amoureuse d'une femme battue
J'ai eu beaucoup de mal à m'endormir hier soir. J'ai repensé à tout ça et surtout aux mises en garde de plusieurs d'entre vous, et notament à celle de Lulu.
Je dois reconnaitre que dans ma réponse d'hier, je crane un peu.
Bien que tous les signaux soient au rouge, et que je sois lucide que cette histoire n'a que peu de chance de déboucher sur une happy end, je n'ai jamais sérieusement envisagé un nouvel échec.
Lulu, tu me demandes si j'attends de la reconnaissance. A ta question tu connais la réponse. Dans tous mes rêves, que je sois endormie ou éveillée, j'arrache ma douce Virgine aux griffes de son mec et elle me tombe dans les bras à chaque fois plus éprise. je vivrais mal le fait qu'elle m'ignore ensuite c'est évident.
En fait, je ne peux pas m'empêcher d'espérer. Je cherche toujours à me convaicre que cette fois ça va être différent que cette nana est celle que je cherchais...
Je ne sais pas exactement ce que tu entends par "je connais les femmes amoureuses" mais moi dans ces moments la c'est carrément mono neurone. c'est d'ailleurs pour cela que je fini invariablement par faire une grande consomation de kleenex.
Je tenais à cette mise au point. tu m'as parlé franchement et je ne dois pas te raconter d'histoires et encore moins m'en raconter à moi même.
En fait, j'essayerai de faire attention à ne pas trop me bercer d'illusion mais je me connais.
Tiens je réalise que j'ai passé une nuit blanche ou presque et qu'au matin j'ai un petit coup de déprime avant même d'avoir fait ma déclaration. D'habitude c'est plutôt après.
Ca passera , dans deux heures je la revois et je serais à nouveau sur mon petit nuage.
Je dois reconnaitre que dans ma réponse d'hier, je crane un peu.
Bien que tous les signaux soient au rouge, et que je sois lucide que cette histoire n'a que peu de chance de déboucher sur une happy end, je n'ai jamais sérieusement envisagé un nouvel échec.
Lulu, tu me demandes si j'attends de la reconnaissance. A ta question tu connais la réponse. Dans tous mes rêves, que je sois endormie ou éveillée, j'arrache ma douce Virgine aux griffes de son mec et elle me tombe dans les bras à chaque fois plus éprise. je vivrais mal le fait qu'elle m'ignore ensuite c'est évident.
En fait, je ne peux pas m'empêcher d'espérer. Je cherche toujours à me convaicre que cette fois ça va être différent que cette nana est celle que je cherchais...
Je ne sais pas exactement ce que tu entends par "je connais les femmes amoureuses" mais moi dans ces moments la c'est carrément mono neurone. c'est d'ailleurs pour cela que je fini invariablement par faire une grande consomation de kleenex.
Je tenais à cette mise au point. tu m'as parlé franchement et je ne dois pas te raconter d'histoires et encore moins m'en raconter à moi même.
En fait, j'essayerai de faire attention à ne pas trop me bercer d'illusion mais je me connais.
Tiens je réalise que j'ai passé une nuit blanche ou presque et qu'au matin j'ai un petit coup de déprime avant même d'avoir fait ma déclaration. D'habitude c'est plutôt après.
Ca passera , dans deux heures je la revois et je serais à nouveau sur mon petit nuage.
Vu mon peu de "connaissances" dans le domaine des violences conjugales, je n'ai rien à ajouter qui pourrait faire avancer le schmilblik de ce point de vue, si ce n'est qu'il me semble effectivement que ton amitié va lui être précieuse et utile pour avancer.
Par contre, pour aller dans le sens de Lulu, je pense qu'il est important que tu essaies de garder tes sentiments amoureux en arrière-plan au moins pour l'instant.
A mon avis, il est fort possible que par la suite, si elle voit en toi un grand soutien, elle se rapproche de toi et que ce rapprochement te donne de faux espoirs. Enfin ce que je veux dire, c'est qu'il faut être prudente, et si tu veux vraiment l'aider et préserver votre amitié, ne surtout pas "passer à l'attaque" (oui c'est moche je sais ) avant que sa situation ne se soit vraiment arrangée, et qu'elle n'ait besoin de toi que comme amie et non comme soutien, et cela même si tu as l'impression d'avoir une ouverture. Je sais pas si c'est clair...
En tout cas je comprends que tu aies envie de l'aider....
Emmène là à un cours de self-defense...
Par contre, pour aller dans le sens de Lulu, je pense qu'il est important que tu essaies de garder tes sentiments amoureux en arrière-plan au moins pour l'instant.
A mon avis, il est fort possible que par la suite, si elle voit en toi un grand soutien, elle se rapproche de toi et que ce rapprochement te donne de faux espoirs. Enfin ce que je veux dire, c'est qu'il faut être prudente, et si tu veux vraiment l'aider et préserver votre amitié, ne surtout pas "passer à l'attaque" (oui c'est moche je sais ) avant que sa situation ne se soit vraiment arrangée, et qu'elle n'ait besoin de toi que comme amie et non comme soutien, et cela même si tu as l'impression d'avoir une ouverture. Je sais pas si c'est clair...
En tout cas je comprends que tu aies envie de l'aider....
Emmène là à un cours de self-defense...
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ExMembre L
par femme amoureuse j'entends exactement le type de rêve romantico moelleux que tu décris et que nous avons sans doute toutes fait! on est belle, grande, forte, désirable, un point d'appui, une épaule secourable, on écoute jusqu'à des heures indues de la nuit, on est d'autant plus valeureuses qu'on souffre en silence en taisant la passion qui nous dévore, mais un jour viendra ou, dans la lueur du couchant notre chevelure de feu ondoyant sous les derniers rayons du soleil, la belle découvrira enfin notre vrai visage et aura une gratitude sans bornes pour l'abnégation infinie dont nous avons fait preuve pour elle, et qu'alors elle saura que nous sommes LA personne qu'elle avait toujours attendue pour atteindre un équilibre éternel.
C'est ça le raisonnement d'une femme amoureuse. Malheureusement il y a plein d'objections à celà, évidemment! la première est que l'équilibre est un truc chiant : on s'emmerde quand on estimmobile, y a qu'à voir si derrière la soleil couchant y a pas les ventilos de chez l'Oréal, les tifs retombent lamentablement, et on perd de son panache!
ensuite la femme amoureuse fera preuve d'une abnégation certaine jusqu'au jour ou y en aura marre quand même. Et ensuite quoi? on se scie un bras pour oublier, on pleure beaucoup, ou on finit par se lasser. C'est fatal s'il n'y a pas d'issue favorable possible, si on reste paralysé par ses peurs, si l'autre ne nous considère jamais comme nous aurions bien voulu, et surtout si à ses yeux nous n'avons finalement eu qu'une part minime dans l'évolution de sa situation. N'oublie pas que de ton côté tu souffres le martyr, mais qu'elle ne le sait pas. Sa situation à elle change au pas à pas, et ça peut prendre un temps infini. Sauf qu'à ce niveau là, la notion de temps va être sacrément différente pour vous deux : ça va durer dix ans de plus de ton point de vue.
Sincèrement, quelque chose m'intrigue : tu as 35 ans... est-ce ta première heu... est-ce la première fois dont tu tombes amoureuse d'une femme ou as-tu un peu d'expérience déjà? ça peut jouer quand même dans la balance. ce qui m'intrigue c'est quand même qu'à ton âge tu devrais avoir une expérience humaine un peu poussée... et savoir qu'il y a peu de chances pour que le scénario idéal se produise. Malgré celà on ne peut aller à l'encontre de ses sentiments... alors s'il s'agissait de moi je pense que directement j'essaierais tout en l'aidant, de limiter au maximum mon implication affective à son égard pour la laisser ne me donner que ce qu'elle peut, et surtout ne rien attendre. Souffrir intérieurement ne lui apportera rien à elle et te coutera beaucoup. C'est dur, mais on sait bien que pour venir en aide aux gens une emphatie infinie n'est pas généralement la solution la plus appropriée.... c'est plutôt d'être cartésien, d'avoir la tête sur les épaules et de trouver des issues pratiques rapidement. Ensuite seulement quand le materiel est assuré, on peut laisser le coeur prendre le dessus.... enfin je crois.
Voilà donc ce qui me semble juste : te protéger, rationnaliser pour le moment tes sentiments, car objectivement ce n'est pas ce dont elle à besoin ni toi par ailleurs, essayer de garder la tête froide et savoir agir de la façon juste qui te fera le moins souffrir. Il y a une situation d'urgence a régler avant tout celà. Si ensuite elle est libre et qu'elle se reconstruit... alors... peut-être... sera-t-elle disponible pour remarquer la femme que tu es, et surtout voir enfin les sentiments que tu nourris pour elle. Mais cela viendra ensuite.
Personne n'est apte à répondre à des sentimenst amoureux de façon appropriée en situation de crise, et inversement, je pense qu'il est extrêmement dur d'être clair sur ce que l'on ressent quand les événements déforment nos sentiments réels, les exacerbent ou les paralysent.
Bonne chance en tout cas!
Heuh, juste un grain de sel...
Pour avoir vécu une situation de violence conjugale (même si nettement plus larvée, plus tendance isolation relationnelle et violence verbale / persécutions "invisibles") dans cette période toute "offre d'aide interessée" (ou pouvant être interprétée comme telle) était une agression pure et simple...
Alors le scénario des "rêves" à mon avis vaut mieux éviter tu vois... N'importe qui m'aurait fait ce coup là je l'aurais immédiatement classifié(e) "charognard(e) qui en profite", je ne suis pas certaine que ce soit ton but exact...
Donc pour l'aide, oui tu peux l'aider à condition de savoir que c'est pas le moment pour elle au niveau amoureux et qu'en plus elle a très peu de chances d'être homo ou bi (genre une sur 10 tu vois)... Très méritoire car qd même peu de chances d'une histoire d'amour à la sortie, tout au plus d'amitié... Es tu vraiment prête à l'aider même à ces conditions là?
Quant à l'histoire d'amour hypothétiquement éventuelle, je ne sais pas si faire peser le poids de la "reconnaissance" dessus est une bonne chose pour l'avenir... Ca risque plutot d'être tendance boulet que ta douce trainera (toute seule) ensuite... Surtout si tu en fais un beau souvenir romantique que tu rappellera bien souvent...
Pour avoir vécu une situation de violence conjugale (même si nettement plus larvée, plus tendance isolation relationnelle et violence verbale / persécutions "invisibles") dans cette période toute "offre d'aide interessée" (ou pouvant être interprétée comme telle) était une agression pure et simple...
Alors le scénario des "rêves" à mon avis vaut mieux éviter tu vois... N'importe qui m'aurait fait ce coup là je l'aurais immédiatement classifié(e) "charognard(e) qui en profite", je ne suis pas certaine que ce soit ton but exact...
Donc pour l'aide, oui tu peux l'aider à condition de savoir que c'est pas le moment pour elle au niveau amoureux et qu'en plus elle a très peu de chances d'être homo ou bi (genre une sur 10 tu vois)... Très méritoire car qd même peu de chances d'une histoire d'amour à la sortie, tout au plus d'amitié... Es tu vraiment prête à l'aider même à ces conditions là?
Quant à l'histoire d'amour hypothétiquement éventuelle, je ne sais pas si faire peser le poids de la "reconnaissance" dessus est une bonne chose pour l'avenir... Ca risque plutot d'être tendance boulet que ta douce trainera (toute seule) ensuite... Surtout si tu en fais un beau souvenir romantique que tu rappellera bien souvent...
Merci de ton témoignage Miss Hada. Le planning familial ou je suis passée tantot m'a également mise en garde, si elle apprenait mes sentiments dès à présent, elle pourrait se sentir agressée.
En fait il me faut prendre beaucoup plus de recul. D'un côté lui dire que je suis prête à l'aider, l'écouter si elle veux parler être présente en cas de besoin, d'un autre côté me changer les idées le plus souvent possible, pas essayer d'oublier mes sentiments, mais ne pas me laisser emporter par la passion. Enfin si j'ai bien compris, éviter de me morfondre lorsque elle est éloignée de moi.
Il me faut prendre une résolution et m'y tenir: en dehors du temps que je passe avec elle, uniquement le lieu professionnel, il me faut m'occuper l'esprit par exemple en lisant toute la doc que j'ai rammenée sur les violences conjugales, et beaucoup sortir, voir du monde.
Plus facile à dire qu'à faire, mais il me faut m'y tenir sous peine de tomber en dépression il me semble. J'ai déja connu ma première nuit blanche hier...
Le fait est qu'avec cette situation, depuis début avril environ, je ne cherche plus du tout à être fixée sur les éventuels désirs que je pourrais lui inspirer et que c'est assez frustrant.
Pour répondre à Lulu, ce n'est pas la première fois que je suis amoureuse d'une femme. J'ai rencontrer Virginie il y a 7 mois, un peu plus d'un an après avoir été larguée par ma dernière conquete.
Non je crois que tu as cerné le problème, en tout cas tu me l'a fait touché du doigt. Dans des circonstances normales, et quand on est amoureuse ou simplement attirée par qq, notre interrogation principale repose sur: comment se mettre en valeur, interpretter les signes qui seraient annonciateurs d'ouvertures, comment faire comprendre les sentiments ressentis.
Or dans mon cas, c'est naturellement totalement exclus, ce qui est handicapant. D'autant que je suis romanesque malgré mon age "avancé". Et puis on ne se refait pas. Je n'ai pas été souvent amoureuse mais chaque fois, je suis allé jusqu'au bout à savoir séduction ou rateau, mais je n'ai jamais gardé ça pour moi.
D'ou ce sentiment de frustration de ne pas pouvoir être comme je le voudrais en sa présence, et surtout de devoir refouler mes sentiments.
En fait il me faut prendre beaucoup plus de recul. D'un côté lui dire que je suis prête à l'aider, l'écouter si elle veux parler être présente en cas de besoin, d'un autre côté me changer les idées le plus souvent possible, pas essayer d'oublier mes sentiments, mais ne pas me laisser emporter par la passion. Enfin si j'ai bien compris, éviter de me morfondre lorsque elle est éloignée de moi.
Il me faut prendre une résolution et m'y tenir: en dehors du temps que je passe avec elle, uniquement le lieu professionnel, il me faut m'occuper l'esprit par exemple en lisant toute la doc que j'ai rammenée sur les violences conjugales, et beaucoup sortir, voir du monde.
Plus facile à dire qu'à faire, mais il me faut m'y tenir sous peine de tomber en dépression il me semble. J'ai déja connu ma première nuit blanche hier...
Le fait est qu'avec cette situation, depuis début avril environ, je ne cherche plus du tout à être fixée sur les éventuels désirs que je pourrais lui inspirer et que c'est assez frustrant.
Pour répondre à Lulu, ce n'est pas la première fois que je suis amoureuse d'une femme. J'ai rencontrer Virginie il y a 7 mois, un peu plus d'un an après avoir été larguée par ma dernière conquete.
Non je crois que tu as cerné le problème, en tout cas tu me l'a fait touché du doigt. Dans des circonstances normales, et quand on est amoureuse ou simplement attirée par qq, notre interrogation principale repose sur: comment se mettre en valeur, interpretter les signes qui seraient annonciateurs d'ouvertures, comment faire comprendre les sentiments ressentis.
Or dans mon cas, c'est naturellement totalement exclus, ce qui est handicapant. D'autant que je suis romanesque malgré mon age "avancé". Et puis on ne se refait pas. Je n'ai pas été souvent amoureuse mais chaque fois, je suis allé jusqu'au bout à savoir séduction ou rateau, mais je n'ai jamais gardé ça pour moi.
D'ou ce sentiment de frustration de ne pas pouvoir être comme je le voudrais en sa présence, et surtout de devoir refouler mes sentiments.
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ExMembre L
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La Noiraude
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- Inscription : lun. avr. 03, 2006 7:14 am
Pour en revenir a sujet des violences conjugales, je voulais ajouter ceci : les ecchymoses ne sont souvent, hélas, que la partie visible de l'iceberg.
D'où la honte, comme quelqu'un en parlait plus haut, étant le sentiment principal quand quelqu'un montre qu'il a vu ce qui se passe. Pas la honte d'être battue, mais la honte d'être une mauvaise femme, qui mérite d'être corrigée.
Car hélas hélas, comme Miss Hada l'explique, la violence conjugale, c'est aussi les persécutions invisibles de l'extérieur, et une femme qui porte la marque de coups est en général depuis longtemps laminée de l'intérieur par tous les mots, toutes les humiliations possibles, qui font qu'à un moment elle perd pied et pense que ce qui lui arrive est "normal", "mérité".
L'isolation sociale vient aussi de ce sentiment : on préfère se cacher, et nier quand la question est posée, qu'autrui ne sache pas qu'on est si mauvaise épouse que monsieur l'époux est "obligé" de nous corriger.
Bref, c'est simple de conseiller à quelqu'un subissant des violences conjugales de partir le plus vite possible ; c'en est souvent une autre de l'atteindre, de la décider à parler, de lui montrer qu'elle est victime et pas coupable, et que donc elle doit se reconstruire ailleurs. C'est toute sa personnalité qui est souvent détruite, et sa reconstruction doit souvent passer par un professionnel.
Ce que Belle dit ne m'étonne absolument pas à propos de la "fuite" de sa collègue qui l'évite à la moindre allusion de sa situation ; elle doit se sentir honteuse, coupable, et jugée... combien de fois entend-on dire, dans notre bonne vieille société "si elle est battue c'est qu'elle le cherche", avec un sourire entendu ? Ce n'est pas qu'elle le cherche, c'est qu'elle ne sait plus vivre autrement, qu'elle a perdu toute confiance en elle, toute notion de ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas, qu'elle s'en remet au mari qui souvent pendant des années, a effectué son travail de sape pour lui prouvé qu'elle avait perpétuellement tort et qu'elle cherchait les histoires...
En gros, Belle, si cette femme n'a pas eu le déclic qui fait qu'elle veut changer sa vie, tu ne pourras rien faire pour elle, et elle niera tout en bloc, trouvant sans cesse des escaliers dans lesquelles elle sera tombée, et des fenêtres dans lesquelles elle se cognera en se relevant sans faire attention...
Je laisse de côté le "problème" de tes sentiments, certains y ayant répondu, à mon avis, avec une grande justesse.
D'où la honte, comme quelqu'un en parlait plus haut, étant le sentiment principal quand quelqu'un montre qu'il a vu ce qui se passe. Pas la honte d'être battue, mais la honte d'être une mauvaise femme, qui mérite d'être corrigée.
Car hélas hélas, comme Miss Hada l'explique, la violence conjugale, c'est aussi les persécutions invisibles de l'extérieur, et une femme qui porte la marque de coups est en général depuis longtemps laminée de l'intérieur par tous les mots, toutes les humiliations possibles, qui font qu'à un moment elle perd pied et pense que ce qui lui arrive est "normal", "mérité".
L'isolation sociale vient aussi de ce sentiment : on préfère se cacher, et nier quand la question est posée, qu'autrui ne sache pas qu'on est si mauvaise épouse que monsieur l'époux est "obligé" de nous corriger.
Bref, c'est simple de conseiller à quelqu'un subissant des violences conjugales de partir le plus vite possible ; c'en est souvent une autre de l'atteindre, de la décider à parler, de lui montrer qu'elle est victime et pas coupable, et que donc elle doit se reconstruire ailleurs. C'est toute sa personnalité qui est souvent détruite, et sa reconstruction doit souvent passer par un professionnel.
Ce que Belle dit ne m'étonne absolument pas à propos de la "fuite" de sa collègue qui l'évite à la moindre allusion de sa situation ; elle doit se sentir honteuse, coupable, et jugée... combien de fois entend-on dire, dans notre bonne vieille société "si elle est battue c'est qu'elle le cherche", avec un sourire entendu ? Ce n'est pas qu'elle le cherche, c'est qu'elle ne sait plus vivre autrement, qu'elle a perdu toute confiance en elle, toute notion de ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas, qu'elle s'en remet au mari qui souvent pendant des années, a effectué son travail de sape pour lui prouvé qu'elle avait perpétuellement tort et qu'elle cherchait les histoires...
En gros, Belle, si cette femme n'a pas eu le déclic qui fait qu'elle veut changer sa vie, tu ne pourras rien faire pour elle, et elle niera tout en bloc, trouvant sans cesse des escaliers dans lesquelles elle sera tombée, et des fenêtres dans lesquelles elle se cognera en se relevant sans faire attention...
Je laisse de côté le "problème" de tes sentiments, certains y ayant répondu, à mon avis, avec une grande justesse.
Bonjour Belle (et bienvenue !).
La question que tu abordes est très très délicate ; tt ce qui t'a été dit est tt à fait juste.
C'est d'autant plus délicat que tu es visiblement très amoureuse de cette femme (qui est peut-être 100 % hétéro, j'en suis désolée pour toi).
Elle est fragilisée par la violence qu'elle subit, et bien sûr la honte est sûrement présente à son esprit en permanence (ça m'a tjrs sidéré ça, mais c'est une réalité : les victimes ont honte !!).
Tu la connais très très peu ; il te faut donc y aller "sur la pointe des pieds" et, à mon humble avis, seulement à titre purement et seulement amical, ce qui va être très dur pour toi.
Je pense qu'elle appréciera ton aide, si elle la perçoit comme totalement désintéressée.
Maintenant dans ce genre de situation, il faut être très vigilant et ne pas trop s'investir :
1°) pour soi-même parce qu'on y laisse vite "bcp de plumes".. et ça déstabilise
2°) pour celui/celle que l'on voudrait, répondant à un élan bien légitime de générosité, aider de notre mieux, car trop s'immiscer dans sa sphère privée peut le heurter ; il ne faut pas perdre de vue que, et oui ça arrive : certaines femmes (il y a aussi des hommes battus mais en l'occurrence on parle d'une femme) sont très très attachées à leur "bourreau", et qu'au départ on ne sait rien de leur histoire...
C'est très gentil de ta part de te soucier de cette collègue et tout comme toi, en de telles circonstances, il me serait impossible de ne rien tenter pour lui témoigner ma solidarité et ma volonté de l'aider, mais sois très prudente.
En effet, pas mal d'associations peuvent t'aider ; je suis sûre que seulement en "tapant" (sans violence..
) "femmes battues" sur un moteur de recherche tu trouveras vite des personnes à contacter... Une aide "collective" (quitte à t'allier avec des collègues sensibles à son problème) me semble une bon début de solution.
Bises et courage,
Mady
La question que tu abordes est très très délicate ; tt ce qui t'a été dit est tt à fait juste.
C'est d'autant plus délicat que tu es visiblement très amoureuse de cette femme (qui est peut-être 100 % hétéro, j'en suis désolée pour toi).
Elle est fragilisée par la violence qu'elle subit, et bien sûr la honte est sûrement présente à son esprit en permanence (ça m'a tjrs sidéré ça, mais c'est une réalité : les victimes ont honte !!).
Tu la connais très très peu ; il te faut donc y aller "sur la pointe des pieds" et, à mon humble avis, seulement à titre purement et seulement amical, ce qui va être très dur pour toi.
Je pense qu'elle appréciera ton aide, si elle la perçoit comme totalement désintéressée.
Maintenant dans ce genre de situation, il faut être très vigilant et ne pas trop s'investir :
1°) pour soi-même parce qu'on y laisse vite "bcp de plumes".. et ça déstabilise
2°) pour celui/celle que l'on voudrait, répondant à un élan bien légitime de générosité, aider de notre mieux, car trop s'immiscer dans sa sphère privée peut le heurter ; il ne faut pas perdre de vue que, et oui ça arrive : certaines femmes (il y a aussi des hommes battus mais en l'occurrence on parle d'une femme) sont très très attachées à leur "bourreau", et qu'au départ on ne sait rien de leur histoire...
C'est très gentil de ta part de te soucier de cette collègue et tout comme toi, en de telles circonstances, il me serait impossible de ne rien tenter pour lui témoigner ma solidarité et ma volonté de l'aider, mais sois très prudente.
En effet, pas mal d'associations peuvent t'aider ; je suis sûre que seulement en "tapant" (sans violence..
Bises et courage,
Mady
Encore merci à vous toutes.
Votre soutien et votre compréhension sont de grands réconforts.
J'ai pensé à trouver des collègues suceptibles de s'investir avec moi.
Il faut savoir que lors de ma mutation dans cette ville, j'ai trouvé Virginie très isolée. (Elle fait tout pour ça). Peu d'entre nous font l'effort d'aller lui parler.
Aujourd'hui, je suis la seule à passer autant de temps avec elle, c'est clair.
Peut être suis je un peu parano mais il me semble que déja certaines causent dans notre dos et que mon tendre secret ne va pas rester secret longtemps. Et puis je n'ai pas vraiment le look lolita.
Ma hantise est qu'une d'entre elle fasse une allusion, une blague de mauvais goût, ou pire, lui dise brutalement ce que certaines doivent deja dire tout bas, "Si tu savais ce qu'elle cherche ta lez". Les gens peuvent être méchants gratuitement et on ne peut pas empecher les mauvaises langues de fonctionner. Je sais de quoi je cause. (je vous raconterai peut être un jour)
Pour ce qui est des collègues, je ne vois guère qu'une ancienne qui m'a donné des signes d'amitié. Je vais la sonder savoir comment elle appréhende la situation de Virginie.
Mady me recommande de ne pas trop m'investir. Elle a raison mais je le répète, le plus déstabilisant est ce sentiment d'impuissance, surtout pour la femme qu'on aime. Et de savoir que son mec va plus vite à la détruire que moi à la reconstruire. Alors, lorsque je visite un site sur les violences, ou que je vais voir une association, que je lis sur le sujet, j'ai l'impression de me rendre utile ça me rapproche d'elle et m'évite de penser à mes sentiments.
Je me rends bien compte que je dois vous gaver un peu mais vous êtes les seules personnes à qui j'en ai parlé pour l'instant. Entre mon installation dans cette ville et ma passion pour ma douce Virginie, je ne suis pas trop sortie depuis mon arrivée et je n'ai personne d'assez intime ici pour me confier.
Je crois que pour mes congés je vais retourner chez moi une semaine ou deux visiter ma famille et revoir qq unes des mes amies. Ca me resourcera je pense.
Bises à toutes.
Votre soutien et votre compréhension sont de grands réconforts.
J'ai pensé à trouver des collègues suceptibles de s'investir avec moi.
Il faut savoir que lors de ma mutation dans cette ville, j'ai trouvé Virginie très isolée. (Elle fait tout pour ça). Peu d'entre nous font l'effort d'aller lui parler.
Aujourd'hui, je suis la seule à passer autant de temps avec elle, c'est clair.
Peut être suis je un peu parano mais il me semble que déja certaines causent dans notre dos et que mon tendre secret ne va pas rester secret longtemps. Et puis je n'ai pas vraiment le look lolita.
Ma hantise est qu'une d'entre elle fasse une allusion, une blague de mauvais goût, ou pire, lui dise brutalement ce que certaines doivent deja dire tout bas, "Si tu savais ce qu'elle cherche ta lez". Les gens peuvent être méchants gratuitement et on ne peut pas empecher les mauvaises langues de fonctionner. Je sais de quoi je cause. (je vous raconterai peut être un jour)
Pour ce qui est des collègues, je ne vois guère qu'une ancienne qui m'a donné des signes d'amitié. Je vais la sonder savoir comment elle appréhende la situation de Virginie.
Mady me recommande de ne pas trop m'investir. Elle a raison mais je le répète, le plus déstabilisant est ce sentiment d'impuissance, surtout pour la femme qu'on aime. Et de savoir que son mec va plus vite à la détruire que moi à la reconstruire. Alors, lorsque je visite un site sur les violences, ou que je vais voir une association, que je lis sur le sujet, j'ai l'impression de me rendre utile ça me rapproche d'elle et m'évite de penser à mes sentiments.
Je me rends bien compte que je dois vous gaver un peu mais vous êtes les seules personnes à qui j'en ai parlé pour l'instant. Entre mon installation dans cette ville et ma passion pour ma douce Virginie, je ne suis pas trop sortie depuis mon arrivée et je n'ai personne d'assez intime ici pour me confier.
Je crois que pour mes congés je vais retourner chez moi une semaine ou deux visiter ma famille et revoir qq unes des mes amies. Ca me resourcera je pense.
Bises à toutes.
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ExMembre L
hé bé! c'est la journée ou tu voyais tout en noir???
bon, d'abord tu ne nous soules pas, le forum est là pour ça....donc y a pas de problème!!! 8)
ensuite, je ne sais pas dans quelle branche tu travailles, ni si tu as déjà été victime d'homophobie... mais tout de même ce que tu décris là question collègue est un peu rude. Rien ne te permet de dire que ce sont tous des gens fermés malfaisants qui ne font rien qu'à baver dans le dos de pauvres lesbiennes sans défenses si???? Parceque je n'ai jamais rencontré une telle coalition de gens mauvais. La majorité des français reste tolérante et ouverte ou au mieux indifférente à la vie sexuelle et amoureuse du reste des gens hein. Visiblement tu nourris à ce niveau là un malaise qui n'a rien à voir avec la situation de celle que tu veux protèger.
Et puis, aura-t-elle besoin des autres pour se rendre compte que tu es lesbienne? On pourrait aussi postuler qu'elle l'a déjà deviné. C'est étrange que tu veuilles lui venir en aide en la laissant se confier à toi jusqu'au sujet le plus douloureux pour elle, qu'elle sait que tu as mis a jour cette partie très intime de son existence, et que toi à l'inverse, tu ne te sente pas suffisamment en sécurité pour lui dire tout simplement que tu es lesbienne. Je pense que gagner sa confiance ne pourra se faire sans lui donner la tienne.
Je te sens véritablement fragile par rapport à cet environnement professionnel, et très dans la dramatisation de tout ce qui t'entoure. Pour être rassurante, il va falloir te sentir rasurée aussi. A ce niveau là j'ai l'impression que ta vie actuelle ne t'as pas laissé le temps d'y parvenir. Il faudrait peut-être t'en préoccuper avant de faire autre chose.
Tu viens de déménager tu es en situation de fragilité toi aussi. D'où une récéptivité et une sensibilité exacerbée par rapport à tout ce qui t'entoure.
Je ne peux pas en dire plus si je n'en sais pas plus, mais tout simplement... je ne sais pas si tu te portes super bien toi toute seule... un peu comme si toute ta peine à toi était jugulée par cette femme là et s'y reflétait. Tu sais bien qu'elle était dans cette situation bien avant ton arrivée et aurait pu ne jamais croiser ta route...
bon, d'abord tu ne nous soules pas, le forum est là pour ça....donc y a pas de problème!!! 8)
ensuite, je ne sais pas dans quelle branche tu travailles, ni si tu as déjà été victime d'homophobie... mais tout de même ce que tu décris là question collègue est un peu rude. Rien ne te permet de dire que ce sont tous des gens fermés malfaisants qui ne font rien qu'à baver dans le dos de pauvres lesbiennes sans défenses si???? Parceque je n'ai jamais rencontré une telle coalition de gens mauvais. La majorité des français reste tolérante et ouverte ou au mieux indifférente à la vie sexuelle et amoureuse du reste des gens hein. Visiblement tu nourris à ce niveau là un malaise qui n'a rien à voir avec la situation de celle que tu veux protèger.
Et puis, aura-t-elle besoin des autres pour se rendre compte que tu es lesbienne? On pourrait aussi postuler qu'elle l'a déjà deviné. C'est étrange que tu veuilles lui venir en aide en la laissant se confier à toi jusqu'au sujet le plus douloureux pour elle, qu'elle sait que tu as mis a jour cette partie très intime de son existence, et que toi à l'inverse, tu ne te sente pas suffisamment en sécurité pour lui dire tout simplement que tu es lesbienne. Je pense que gagner sa confiance ne pourra se faire sans lui donner la tienne.
Je te sens véritablement fragile par rapport à cet environnement professionnel, et très dans la dramatisation de tout ce qui t'entoure. Pour être rassurante, il va falloir te sentir rasurée aussi. A ce niveau là j'ai l'impression que ta vie actuelle ne t'as pas laissé le temps d'y parvenir. Il faudrait peut-être t'en préoccuper avant de faire autre chose.
Tu viens de déménager tu es en situation de fragilité toi aussi. D'où une récéptivité et une sensibilité exacerbée par rapport à tout ce qui t'entoure.
Je ne peux pas en dire plus si je n'en sais pas plus, mais tout simplement... je ne sais pas si tu te portes super bien toi toute seule... un peu comme si toute ta peine à toi était jugulée par cette femme là et s'y reflétait. Tu sais bien qu'elle était dans cette situation bien avant ton arrivée et aurait pu ne jamais croiser ta route...