Besoin d'avis : Comment réagiriez-vous si...
Re: Besoin d'avis : Comment réagiriez-vous si...
C'est naze cette histoire.
Si elle voulait, elle l'aurait fait car elle doit bien avoir une vie hors du boulot quand meme hein?
bouah.
Si elle voulait, elle l'aurait fait car elle doit bien avoir une vie hors du boulot quand meme hein?
bouah.
Re: Besoin d'avis : Comment réagiriez-vous si...
Mais non, mais non, c'est pas naze ! (: C'est un numéro de poste, seulement au travail,que tu lui as donné, n'est ce pas?
Sinon, ouais, c'est un peu délicat de la relancer. Je crois me souvenir qu'elle ne t'a pas donné son numéro... difficile de l'appeler.
A part la recroiser et lui parler... jvois pas. Le top, ce serait que ce soit elle qui t'envoie un mail. Mais ça tu n'y peux rien.
Ca n'avance pas beaucoup ce que je viens de dire. Mais je suis ton histoire avec intérêt.
Hug
Sinon, ouais, c'est un peu délicat de la relancer. Je crois me souvenir qu'elle ne t'a pas donné son numéro... difficile de l'appeler.
A part la recroiser et lui parler... jvois pas. Le top, ce serait que ce soit elle qui t'envoie un mail. Mais ça tu n'y peux rien.
Ca n'avance pas beaucoup ce que je viens de dire. Mais je suis ton histoire avec intérêt.
Hug
Re: Besoin d'avis : Comment réagiriez-vous si...
Alors en tant qu'hétéro perspicace et gayfriendly, je trouverais ça rigolo et sympa.
Si j'étais homo et free, je me dirais, gogogo, c'est qui cette fille !?!?
Mais je ne peux pas me projeter plus loin...
Si j'étais homo et free, je me dirais, gogogo, c'est qui cette fille !?!?
Mais je ne peux pas me projeter plus loin...
Re: Besoin d'avis : Comment réagiriez-vous si...
Bon, je commence à rédiger ce post, et je sais que ça va me prendre 3 plombes avant de l'envoyer. Mais c'est important car y a du concret qui arrive enfin !!!!! yeaaaaah !!!!
Tout d’abord, je réagis aux derniers posts que vous avez laissés sur ce topic, parce que je constate que les gens ne se font pas une idée suffisamment juste des conditions dans lesquelles nous travaillons et nous nous croisons.
Louki a bien compris : c’est mon n° de poste que je lui ai donné. Et elle, elle n’a pas de téléphone attitré. Il y a simplement, au bout de la plupart des couloirs, un poste de téléphone que le personnel de production peut utiliser pour appeler les n° d’urgence (cas d’incendie, blessure corporelle etc) ou pour demander aux techniciens de maintenance d’intervenir en cas de panne de machine. Donc elle a la possibilité d’utiliser n’importe quel poste de téléphone pour m’appeler, alors que moi, pour la joindre, il faudrait que je me tape tous les n° de tel des couloirs où elle peut potentiellement se trouver, et alors n’importe qui, qui se trouve à proximité du poste, peut décrocher. Donc, Bonjour la discrétion dans l’usine : mais c’est qui cette Bidule qui fait tous les n° tel de la zone de production pour demander à parler à Machine ?? une psychopathe ne s'y prendrait pas mieux.
Je suis d’accord avec la Noiraude et Louki, il est hors de question de relancer par mail, oui ça ferait psychopathe. Le mail, c’était juste pour l’aborder pour la première fois, justifier qu’une parfaite inconnue vienne l’aborder en vrai ensuite. Donc, puisqu’elle ne m’appelle pas, la seule solution pour moi, c’est d’espérer la croiser sur le site, et de pouvoir lui adresser la parole, si les circonstances dans lesquelles je la croise le permettent. En gros, je dois simplement compter sur la chance (ou le destin, pour ceux qui y croient) pour la croiser et me retrouver dans des conditions propices à un bout de discussion. Je ne sais pas si j’ai suffisamment décrit le contexte de notre travail auparavant, alors je (re-)précise qu’on se croise uniquement en zone de production, qu’elle est opératrice, et qu’on demande de la cadence. Alors quand je la croise, c’est rarement le moment de stopper l’activité qu’on est en train de faire, pour papoter. En particulier, elle, elle doit traiter le plus de produits possible sur plusieurs machines en parallèle, et chaque fois qu’un produit est fini de traiter, elle doit contrôler si la qualité obtenue est bonne et doit apporter à une collègue le produit pour que celle-ci applique un autre traitement sur le produit. C’est similaire à du travail à la chaîne. Et à la fin de la journée, les managers comptabilisent le nombre de produits qui sont sortis par opérateur et par machine, et calculent le rendement (parce que y a du rebut aussi) : il y a des objectifs à atteindre. Donc, je ne peux pas trop me permettre de l’interrompre dans ses tâches à chaque fois que j’ai l’occasion de la croiser. Comprenez-vous mieux, à présent, les difficultés auxquelles je suis confrontée pour discuter avec elle, en plus de ma propre timidité ?
Maintenant, venons-en au plus intéressant : aujourd’hui la chance était avec moi (j’aurai dû jouer au loto !) Je l’ai croisée un paquet de fois dans cette même journée, après toutes ces semaines consécutives sans la voir ou si peu… Et j’ai pu lui parler. Ca s’est déroulé en 2 temps.
Temps 1 : on est chacune à l’extrémité d’un couloir, on marche l’une en direction de l’autre, et au fur et à mesure qu’on se rapproche, on se regarde, et je me demande intérieurement si elle me reconnaît... et oh joie, c’est elle qui commence à m’adresser la parole
:
- Bonjour
- Salut Machine !
- Ca va ?
- Oui et toi?
- Ça va
Pendant cet échange aucune de nous ne s’est arrêtée de marcher, si bien que les 2 dernières phrases on se les est dites dans le dos l’une de l’autre.
Mais, j’étais vraiment contente qu’elle m’ait reconnue
et que ce soit elle qui commence par dire bonjour, c’est une première !
YES!
Temps 2 : surprise! je tombe nez à nez avec elle en sortant d’un virage de couloir, mais cette fois, la situation est inédite : elle n’est pas en mouvement, elle est en train de décharger des produits d’un chariot pour les ranger sur une étagère. Elle voit que je la vois, et je me dis c’est le moment, va lui parler ! allez ! et je m’arrête pour lui dire ceci :
"Dis Machine, je voulais te proposer qu’on se voie…" et patatras! je me prends les pieds dans le tapis, je bafouille magistralement, je m’embrouille... et je suis bien incapable de vous retranscrire la succession de syllabes qui sont sorties de ma bouche. Je me dis intérieurement m*rde ! je suis vraiment trop nulle… tant pis, allez, ne te démonte pas, va jusqu’au bout de ton intention.
En résumé, je lui propose qu’on se voie à 14h (heure à laquelle elle débauche cette semaine) à la cafet’ du site, pour discuter. Elle m’a pas laissé le temps de lui demander quel jour ou quelle semaine pourrait lui convenir, elle m’a dit d’emblée "non je peux pas aujourd’hui", et je la sentais bien bousculée… mais si elle m’avait laissée aller au bout de ma proposition, elle l’aurait pas pris comme ça. Elle était pressée de reprendre son travail, quoi, et j’ai perdu du temps à bafouiller, et donc si j’avais pas bafouillé autant, y aurait pas eu cette confusion dans son esprit : croire que je lui demandais de se voir tout-à-l’heure, c’est-à-dire 2h à peine après cette conversation. Je l’ai donc aussitôt rassurée, en lui disant qu’on était pas obligé de se voir aujourd’hui, que ça pouvait se faire une autre fois, et surtout, que je comprenais très bien qu’elle n’ait pas envie de traîner plus longtemps sur le site après sa journée de travail, qu’elle soit pressée de rentrer chez elle ou qu’elle ait d’autres choses à faire, des rendez-vous etc. Je lui propose qu’on se voit juste 5-10 min à la cafet’ pour commencer un peu à faire connaissance, je veux pas la retenir trop longtemps. Et là, elle me propose demain. Je lui dis alors de m’appeler au moment où elle s’apprêtera à sortir de la zone de production pour que je la rejoigne qq minutes après (le temps qu’elle retire sa combinaison de travail et qu’elle récupère ses effets personnels), et lui explique que ce petit coup de fil, c’est aussi l’occasion de vérifier que je suis bien toujours disponible pour la rencontrer, on sait jamais les changements de planning qu’on peut m’imposer en dernière minute.
Voilà donc : demain (si on ne me modifie pas mon emploi du temps) on est censée se retrouver à la cafet’ en début d’après-midi pour entamer une discussion de quelques minutes afin de commencer à faire connaissance.
Youpi.
et victoire sur moi-même (même si avec cette foutue timidité, je suis pas passée loin de la cata, là)
et vaut mieux pas essayer d'imaginer quelles misères ma timidité me réserve pour demain... non, vraiment, vaut mieux pas y penser...
Tout d’abord, je réagis aux derniers posts que vous avez laissés sur ce topic, parce que je constate que les gens ne se font pas une idée suffisamment juste des conditions dans lesquelles nous travaillons et nous nous croisons.
Louki a bien compris : c’est mon n° de poste que je lui ai donné. Et elle, elle n’a pas de téléphone attitré. Il y a simplement, au bout de la plupart des couloirs, un poste de téléphone que le personnel de production peut utiliser pour appeler les n° d’urgence (cas d’incendie, blessure corporelle etc) ou pour demander aux techniciens de maintenance d’intervenir en cas de panne de machine. Donc elle a la possibilité d’utiliser n’importe quel poste de téléphone pour m’appeler, alors que moi, pour la joindre, il faudrait que je me tape tous les n° de tel des couloirs où elle peut potentiellement se trouver, et alors n’importe qui, qui se trouve à proximité du poste, peut décrocher. Donc, Bonjour la discrétion dans l’usine : mais c’est qui cette Bidule qui fait tous les n° tel de la zone de production pour demander à parler à Machine ?? une psychopathe ne s'y prendrait pas mieux.
Je suis d’accord avec la Noiraude et Louki, il est hors de question de relancer par mail, oui ça ferait psychopathe. Le mail, c’était juste pour l’aborder pour la première fois, justifier qu’une parfaite inconnue vienne l’aborder en vrai ensuite. Donc, puisqu’elle ne m’appelle pas, la seule solution pour moi, c’est d’espérer la croiser sur le site, et de pouvoir lui adresser la parole, si les circonstances dans lesquelles je la croise le permettent. En gros, je dois simplement compter sur la chance (ou le destin, pour ceux qui y croient) pour la croiser et me retrouver dans des conditions propices à un bout de discussion. Je ne sais pas si j’ai suffisamment décrit le contexte de notre travail auparavant, alors je (re-)précise qu’on se croise uniquement en zone de production, qu’elle est opératrice, et qu’on demande de la cadence. Alors quand je la croise, c’est rarement le moment de stopper l’activité qu’on est en train de faire, pour papoter. En particulier, elle, elle doit traiter le plus de produits possible sur plusieurs machines en parallèle, et chaque fois qu’un produit est fini de traiter, elle doit contrôler si la qualité obtenue est bonne et doit apporter à une collègue le produit pour que celle-ci applique un autre traitement sur le produit. C’est similaire à du travail à la chaîne. Et à la fin de la journée, les managers comptabilisent le nombre de produits qui sont sortis par opérateur et par machine, et calculent le rendement (parce que y a du rebut aussi) : il y a des objectifs à atteindre. Donc, je ne peux pas trop me permettre de l’interrompre dans ses tâches à chaque fois que j’ai l’occasion de la croiser. Comprenez-vous mieux, à présent, les difficultés auxquelles je suis confrontée pour discuter avec elle, en plus de ma propre timidité ?
Maintenant, venons-en au plus intéressant : aujourd’hui la chance était avec moi (j’aurai dû jouer au loto !) Je l’ai croisée un paquet de fois dans cette même journée, après toutes ces semaines consécutives sans la voir ou si peu… Et j’ai pu lui parler. Ca s’est déroulé en 2 temps.
Temps 1 : on est chacune à l’extrémité d’un couloir, on marche l’une en direction de l’autre, et au fur et à mesure qu’on se rapproche, on se regarde, et je me demande intérieurement si elle me reconnaît... et oh joie, c’est elle qui commence à m’adresser la parole
- Bonjour
- Salut Machine !
- Ca va ?
- Oui et toi?
- Ça va
Pendant cet échange aucune de nous ne s’est arrêtée de marcher, si bien que les 2 dernières phrases on se les est dites dans le dos l’une de l’autre.
Mais, j’étais vraiment contente qu’elle m’ait reconnue
Temps 2 : surprise! je tombe nez à nez avec elle en sortant d’un virage de couloir, mais cette fois, la situation est inédite : elle n’est pas en mouvement, elle est en train de décharger des produits d’un chariot pour les ranger sur une étagère. Elle voit que je la vois, et je me dis c’est le moment, va lui parler ! allez ! et je m’arrête pour lui dire ceci :
"Dis Machine, je voulais te proposer qu’on se voie…" et patatras! je me prends les pieds dans le tapis, je bafouille magistralement, je m’embrouille... et je suis bien incapable de vous retranscrire la succession de syllabes qui sont sorties de ma bouche. Je me dis intérieurement m*rde ! je suis vraiment trop nulle… tant pis, allez, ne te démonte pas, va jusqu’au bout de ton intention.
En résumé, je lui propose qu’on se voie à 14h (heure à laquelle elle débauche cette semaine) à la cafet’ du site, pour discuter. Elle m’a pas laissé le temps de lui demander quel jour ou quelle semaine pourrait lui convenir, elle m’a dit d’emblée "non je peux pas aujourd’hui", et je la sentais bien bousculée… mais si elle m’avait laissée aller au bout de ma proposition, elle l’aurait pas pris comme ça. Elle était pressée de reprendre son travail, quoi, et j’ai perdu du temps à bafouiller, et donc si j’avais pas bafouillé autant, y aurait pas eu cette confusion dans son esprit : croire que je lui demandais de se voir tout-à-l’heure, c’est-à-dire 2h à peine après cette conversation. Je l’ai donc aussitôt rassurée, en lui disant qu’on était pas obligé de se voir aujourd’hui, que ça pouvait se faire une autre fois, et surtout, que je comprenais très bien qu’elle n’ait pas envie de traîner plus longtemps sur le site après sa journée de travail, qu’elle soit pressée de rentrer chez elle ou qu’elle ait d’autres choses à faire, des rendez-vous etc. Je lui propose qu’on se voit juste 5-10 min à la cafet’ pour commencer un peu à faire connaissance, je veux pas la retenir trop longtemps. Et là, elle me propose demain. Je lui dis alors de m’appeler au moment où elle s’apprêtera à sortir de la zone de production pour que je la rejoigne qq minutes après (le temps qu’elle retire sa combinaison de travail et qu’elle récupère ses effets personnels), et lui explique que ce petit coup de fil, c’est aussi l’occasion de vérifier que je suis bien toujours disponible pour la rencontrer, on sait jamais les changements de planning qu’on peut m’imposer en dernière minute.
Voilà donc : demain (si on ne me modifie pas mon emploi du temps) on est censée se retrouver à la cafet’ en début d’après-midi pour entamer une discussion de quelques minutes afin de commencer à faire connaissance.
Youpi.
et victoire sur moi-même (même si avec cette foutue timidité, je suis pas passée loin de la cata, là)
et vaut mieux pas essayer d'imaginer quelles misères ma timidité me réserve pour demain... non, vraiment, vaut mieux pas y penser...
Re: Besoin d'avis : Comment réagiriez-vous si...
super!!!!!!!!!!! 
Re: Besoin d'avis : Comment réagiriez-vous si...
Mais... On dirait un film de SF !! O_O C'est dingue ce milieu professionnel, pour faire connaissance !! En tout cas, t'as assuré grave !!

Re: Besoin d'avis : Comment réagiriez-vous si...
Super! J'aurais été incapable de faire tout ce que tu as fait! 
Re: Besoin d'avis : Comment réagiriez-vous si...
Yeah ! Bien joué ! Premier truc à faire demain soir : me connecter à et-alors 
-
Points.de.suspension
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Re: Besoin d'avis : Comment réagiriez-vous si...
Yipaaaaa !
T'assures, chaussure.
(Oui, je crains.)
Bravo. Et sois toi-même demain. (: Parle-lui de tes passions, un peu. Bon, en 5-10 minutes, c'est pas beaucoup c'est vrai...
T'assures, chaussure.
(Oui, je crains.)
Bravo. Et sois toi-même demain. (: Parle-lui de tes passions, un peu. Bon, en 5-10 minutes, c'est pas beaucoup c'est vrai...
Re: Besoin d'avis : Comment réagiriez-vous si...
D'abord clap clap, c'est cool que tu aies réussi à obtenir ça et à te pousser pour parler avec elle malgré les bafouillements. Ensuite, réfléchis à un film que t'as bien envie de voir au cinoche dans ce qui sort ces jours ci et propose lui ça pour un soir qui l'arrange. Comme ça ça vous fait vous voir ailleurs qu'au taf la prochaine fois, dans un cinéma là où on n'a pas besoin de parler et donc de risquer de bégayer et ça donne un sujet de conversation tout trouvé pour le verre d'après. Des bises et bravo encore.