Bref, passons aux choses sérieuses. (Enfin justement y'a rien de sérieux là d'dans!)
Pour clore cette préface (ouais on va dire que je fais un récit structuré, mais ça va être dur, vu l'état des tiroirs de mon cerveau), je dirais que j'avertis quiconque commencera à lire ce roman qu'il doit à tout prix se munir d'une bouteille d'eau, de choco BN, de quelques mouchoirs (pour l'émotion) ainsi que d'une boite de vitamine C (histoire de pas s'endormir avant la fin). Veillez à faire des pauses toutes les 2heures. Les sorties de secours sont la touche Echap et la petite croix en haut à droite.
(J'arrive pas à trouver une bonne phrase pour commencer cette histoire sans brutalité! (oui j'aime bien porter le lecteur avec douceur dans mon monde (oui j'utlise pas mal de parenthèses))) J'avais un petit copain. On sortait ensemble depuis pas longtemps mais on était très bons amis depuis un bail, et d'ailleurs je crois que j'ai confondu amitié et amour (oui parce que je ressentais rien quand je l'embrassais et il me dégoutait un peu, mais je pensais que ça allait venir, m'enfin bref). C'était pendant les vacances d'été et on sortait tous les soirs.
Un soir, donc, il m'a présenté une amie à lui. Super sympa, marrante et tout, j'ai même cru trouver mon double à un moment (même humour, même aversion contre la conformité, itou itou (bon après faut pas que je fasse trop de compliments d'elle vu que je viens de dire qu'on était presque pareil (je me deteste) mais qu'une chose soit claire: elle était comme moi mais en mieux)). Je me disais "ah vraiment je sens qu'on va bien s'entendre, qu'on peut devenir amies".
Puis le lendemain mon copain m'a appris qu'elle était homo. Pas pu dormir la nuit suivante. Je pensais qu'à elle mais vraiment qu'à ça.. Je souriais comme chépakoi rien qu'à savoir que j'allais la voir le soir. Et après vint une soirée un tit peu arrosée, (et mon copain ce boulet etait raide mort) alors je me sentais beaucoup moins timide (oui, je suis timide) et puis j'suis allée à ses côtés, je me sentais super bien..
Ensuite vint le jour fatidique où il m'a larguée. J'étais pas très bien, et elle m'a vraiment réconfortée, en me disant tout plein de compliments comme quoi je valais mieux que lui et tout. (Ce qui m'a fait bizarre, d'ailleurs, puisque elle le connaissait depuis des années alors qu'elle me connaissait que depuis 1 semaine, et elle est pas du genre faux-cul) Bref, donc je sais pas où j'en suis. Est-ce que je l'aime d'une amitié immense? (en sachant que je ressens pas ça pour ma meilleure amie, ou quoi) Est-ce que je l'aime tout court?
Y'a aussi un détail que vous devez savoir, c'est que je suis souvent 'la seule fille du groupe' quand je traine, donc j'ai l'habitude d'entendre toutes les conneries de mes amis, leur machisme, et caetera. Et c'est pour ça que je me demande si j'aime les hommes. En fait, je peux trouver aussi bien un garçon qu'une fille attirants, mais je me dis qu'une fille c'est mieux, plus doux, attentionné, itou itou..
Un autre truc important, c'est que j'ai toujours été super discrete, du genre à pas vouloir se faire remarquer et tout (c'est souvent raté, d'ailleurs). Par exemple, depuis que je suis toute petite, j'ai toujours detesté qu'on dise "ah c'est elle la copine de untel? // ah elle elle sort avec untel! ", alors imaginez ma peur d'entendre " ah elle sort avec une fille? ". Alors que cette fille, elle, est totalement outée.. (Et elle a 2 ans de plus que moi, mais bon, au point où on en est, c'est pas le plus important. Faut se réjouir: elle aurait pu être hétéro!)
Un message aux survivants du grand récit de mon Iliade: merci d'avoir prix un peu de votre (courte
Les problèmatiques sont: Aime-je les hommes? Aime-je les femmes? Suis-je bi? Aime-je cette fille? Qu'est ce que je fais? J'attends?
(ah ça fait du bien de se livrer
