Dans la tourmente...
Publié : jeu. août 12, 2010 6:32 pm
Si je viens vers vous aujourd'hui, c'est que je suis complètement perdue ... Je n'arrive plus à discerner ce qu'il faut que je fasse ou pas. Tout s'embrouille et j'ai besoin de vous.
Il faut d'abord que je vous raconte tout. Ca va être un peu long, je m'excuse platement à l'avance.
J'ai rencontré une femme, il y a de ça deux ans environ. On a très vite été attirées l'une par l'autre. On s'est cherché, beaucoup...jusqu'à se "trouver". C'était en octobre 2008.
Notre histoire a débuté sur les chapeaux de roues. C'était magique. On avait beaucoup de mal à se décoller, à se quitter. On est tombées amoureuses l'une de l'autre. C'est resté magique pendant un peu plus de trois mois.
A ce stade de l'histoire, je vais faire un aparté. Pour toutes les deux, c'est notre première relation homosexuelle sérieuse. Et que ce soit de son côté ou le mien, seuls les amis étaient au courant de notre homosexualité, pas nos familles. Cependant, mon frère a rapidement été mis au courant.
Tout s'est dégradé au retour des fêtes de Noël . Mon amie s'était fixé comme objectif de mettre au courant sa sœur mais elle n'y était pas arrivée.
Une semaine après les fêtes de Noël, c'est donc la douche froide pour moi. Un soir, elle me dit qu'elle ne sait plus où elle en est, qu'elle est en plein dans le doute, qu'elle ne comprend pas ce qu'il se passe. S'en suivent des pleurs, beaucoup, de son côté comme du mien. On se console mutuellement. Je ne comprends plus rien : moins de deux semaines avant, elle me disait qu'elle m'aimait pour la 1ère fois... Néanmoins, nous restons ensemble la nuit, dans les bras l'une de l'autre, et je m'en vais au petit matin lui promettant de lui laisser quelques jours pour réfléchir. C'est elle qui revient vers moi deux/trois jours après et notre relation continue. Entre-temps, elle parvient à parler à sa sœur au téléphone et moi à mes parents (difficile d'échapper aux questions quand on pleure tout le temps).
Le mois de janvier est plutôt houleux pour notre relation. Elle n'est pas bien dans sa vie en général et se pose beaucoup de questions sur notre relation. Moi, j'y crois pour deux, je la rassure. Je pense que l'intensité des premiers mois et son incapacité à parler à sa sœur lui ont fait peur.
Petit à petit, les choses s'améliorent. Son moral revient. Et on est de nouveau bien.
Jusqu'aux vacances d'avril. Je pars au Maroc avec des amis et elle va chez sa sœur (petit précision : environ 1000 km les sépare). On a beaucoup de mal à se quitter. Tout va bien dans notre couple malgré le fait qu'elle ait des soucis au travail. Je la retrouve une dizaine de jours après. Elle ne va pas très bien, elle redoute énormément le retour au boulot. Nos retrouvailles se passent très bien mais le climat se détériore rapidement (c'est-à-dire qu'elle me met à distance, qu'elle me parle moins, qu'elle a moins d'attentions) . Je le sens, je lui en parle. Et là, rebelote! De nouveau, elle doute que l'on soit faite l'une pour l'autre, elle doute de ses sentiments... Mais en même temps, elle ne veut pas me perdre, elle est bien dans mes bras (et que les miens). On pleure encore dans les bras l'une de l'autre, on se console. Et on ne veut pas se quitter (elle comme moi).
C'était il y a plus d'un an. Et on est toujours ensemble. On se voit tous les jours ou presque. Bien sûr, il y a des hauts et des bas, des disputes, des ajustements... Une vie de couple quoi! En juin dernier, on parlait de vivre ensemble, elle voulait me présenter sa sœur (très très important ça!). Et en juillet, on a fait un très beau voyage à l'autre bout du Monde, c'était absolument génial.
En rentrant en France, je suis rentrée chez moi et elle, elle est allée chez sa sœur où sa mère devait les rejoindre pour passer quelques jours. Elle est revenue il y a quelques jours à peine (ce lundi), fatiguée, pas le moral de revenir dans le "quotidien". Dès son arrivée, j'ai senti que quelque chose clochait...des signes avant coureurs que je connais très bien : la mise à distance. J'ai quand même rencontré sa sœur le lendemain et en plus, cela s'est très bien passé. Mais je sentais mon amie distante et pas très convaincante dans ses réponses. J'ai laissé courir jusqu'à hier soir où je lui ai dit que je savais ce qu'il se passait. Et ce que je pressentais était vrai. Elle s'attendait à plus en me revoyant après un peu plus d'une semaine de séparation et elle n'a pas ressenti ce qu'elle escomptait. Et ça la replongeait dans le doute... Elle me dit que parfois elle sent qu'elle m'aime parfois elle le sent moins. Ceci dit, elle ne veut pas me perdre, elle n'est bien que dans mes bras. Elle ne s'imagine pas sans moi et moi non plus. On a encore beaucoup pleuré et on s'est consolé toutes les deux.
Au final, on a décidé de laisser passer l'orage. De faire les choses que l'on avait prévu. De continuer à passer du temps ensemble et de voir où cela nous mène. Je lui ai dit qu'à chaque fois qu'on avait eu une crise, on en était sorti plus fortes et plus soudées ensuite. J'ai remarqué (et je lui ai dit) que ses crises survenaient toujours après une semaine passée avec sa famille et qu'il fallait qu'elle s'interroge sur ça. Je lui ai dit que je l'aimais aussi...follement...
Qu'en pensez-vous?
Est-ce que vous pensez que j'ai tort de croire en notre couple?
Est-ce que vous avez connu une histoire similaire (d'un côté ou de l'autre)?
Merci d'avoir pris le temps de me lire.
Il faut d'abord que je vous raconte tout. Ca va être un peu long, je m'excuse platement à l'avance.
J'ai rencontré une femme, il y a de ça deux ans environ. On a très vite été attirées l'une par l'autre. On s'est cherché, beaucoup...jusqu'à se "trouver". C'était en octobre 2008.
Notre histoire a débuté sur les chapeaux de roues. C'était magique. On avait beaucoup de mal à se décoller, à se quitter. On est tombées amoureuses l'une de l'autre. C'est resté magique pendant un peu plus de trois mois.
A ce stade de l'histoire, je vais faire un aparté. Pour toutes les deux, c'est notre première relation homosexuelle sérieuse. Et que ce soit de son côté ou le mien, seuls les amis étaient au courant de notre homosexualité, pas nos familles. Cependant, mon frère a rapidement été mis au courant.
Tout s'est dégradé au retour des fêtes de Noël . Mon amie s'était fixé comme objectif de mettre au courant sa sœur mais elle n'y était pas arrivée.
Une semaine après les fêtes de Noël, c'est donc la douche froide pour moi. Un soir, elle me dit qu'elle ne sait plus où elle en est, qu'elle est en plein dans le doute, qu'elle ne comprend pas ce qu'il se passe. S'en suivent des pleurs, beaucoup, de son côté comme du mien. On se console mutuellement. Je ne comprends plus rien : moins de deux semaines avant, elle me disait qu'elle m'aimait pour la 1ère fois... Néanmoins, nous restons ensemble la nuit, dans les bras l'une de l'autre, et je m'en vais au petit matin lui promettant de lui laisser quelques jours pour réfléchir. C'est elle qui revient vers moi deux/trois jours après et notre relation continue. Entre-temps, elle parvient à parler à sa sœur au téléphone et moi à mes parents (difficile d'échapper aux questions quand on pleure tout le temps).
Le mois de janvier est plutôt houleux pour notre relation. Elle n'est pas bien dans sa vie en général et se pose beaucoup de questions sur notre relation. Moi, j'y crois pour deux, je la rassure. Je pense que l'intensité des premiers mois et son incapacité à parler à sa sœur lui ont fait peur.
Petit à petit, les choses s'améliorent. Son moral revient. Et on est de nouveau bien.
Jusqu'aux vacances d'avril. Je pars au Maroc avec des amis et elle va chez sa sœur (petit précision : environ 1000 km les sépare). On a beaucoup de mal à se quitter. Tout va bien dans notre couple malgré le fait qu'elle ait des soucis au travail. Je la retrouve une dizaine de jours après. Elle ne va pas très bien, elle redoute énormément le retour au boulot. Nos retrouvailles se passent très bien mais le climat se détériore rapidement (c'est-à-dire qu'elle me met à distance, qu'elle me parle moins, qu'elle a moins d'attentions) . Je le sens, je lui en parle. Et là, rebelote! De nouveau, elle doute que l'on soit faite l'une pour l'autre, elle doute de ses sentiments... Mais en même temps, elle ne veut pas me perdre, elle est bien dans mes bras (et que les miens). On pleure encore dans les bras l'une de l'autre, on se console. Et on ne veut pas se quitter (elle comme moi).
C'était il y a plus d'un an. Et on est toujours ensemble. On se voit tous les jours ou presque. Bien sûr, il y a des hauts et des bas, des disputes, des ajustements... Une vie de couple quoi! En juin dernier, on parlait de vivre ensemble, elle voulait me présenter sa sœur (très très important ça!). Et en juillet, on a fait un très beau voyage à l'autre bout du Monde, c'était absolument génial.
En rentrant en France, je suis rentrée chez moi et elle, elle est allée chez sa sœur où sa mère devait les rejoindre pour passer quelques jours. Elle est revenue il y a quelques jours à peine (ce lundi), fatiguée, pas le moral de revenir dans le "quotidien". Dès son arrivée, j'ai senti que quelque chose clochait...des signes avant coureurs que je connais très bien : la mise à distance. J'ai quand même rencontré sa sœur le lendemain et en plus, cela s'est très bien passé. Mais je sentais mon amie distante et pas très convaincante dans ses réponses. J'ai laissé courir jusqu'à hier soir où je lui ai dit que je savais ce qu'il se passait. Et ce que je pressentais était vrai. Elle s'attendait à plus en me revoyant après un peu plus d'une semaine de séparation et elle n'a pas ressenti ce qu'elle escomptait. Et ça la replongeait dans le doute... Elle me dit que parfois elle sent qu'elle m'aime parfois elle le sent moins. Ceci dit, elle ne veut pas me perdre, elle n'est bien que dans mes bras. Elle ne s'imagine pas sans moi et moi non plus. On a encore beaucoup pleuré et on s'est consolé toutes les deux.
Au final, on a décidé de laisser passer l'orage. De faire les choses que l'on avait prévu. De continuer à passer du temps ensemble et de voir où cela nous mène. Je lui ai dit qu'à chaque fois qu'on avait eu une crise, on en était sorti plus fortes et plus soudées ensuite. J'ai remarqué (et je lui ai dit) que ses crises survenaient toujours après une semaine passée avec sa famille et qu'il fallait qu'elle s'interroge sur ça. Je lui ai dit que je l'aimais aussi...follement...
Qu'en pensez-vous?
Est-ce que vous pensez que j'ai tort de croire en notre couple?
Est-ce que vous avez connu une histoire similaire (d'un côté ou de l'autre)?
Merci d'avoir pris le temps de me lire.