J'ai vraiment besoin de parler.
J'ai rencontré une fille il y a dix jours (onze plus exactement), cela peut paraître ridicule mais dès le début c'était génial, sexuellement parlant, dans la conversation, dans notre relation, dans ce qu'on se disait, dans les fous rires qu'on avait ensemble. On a passé une semaine collées l'une à l'autre, elle était en colocation, mais son coloc était rarement là, moi je vis dans une petite chambre et on était tout le temps chez l'une ou chez l'autre.
il y a quand même eu un hic, elle a trouvé une caméra cachée dans la chambre où on avait passé la nuit, elle n'a pas voulu me la montrer, elle a dit que ça devait être son coloc qui l'avait mise, elle n'en a pas non plus parlé à son coloc alors qu'il me semblait que c'était quand même le meilleur moyen d'éclaircir la chose, elle n'a pas voulu qu'on en reparle, j'ai accepté de ne plus lui en parler (même si je suis assez inquiète, je n'ai pas très envie de me retrouver en sex-tape sur le net
Et jeudi elle me demande si elle peut venir emménager chez moi. J'ai hésité, j'avais peur, pour notre relation, parce que je sais que je suis difficile à vivre au quotidien, elle s'est énervée, elle m'a insultée ("t'es chiante, t'es conne, tu me dégoutes d'avoir aussi peur de tout"), finalement j'ai accepté qu'elle vienne (j'ai même dû la supplier pour qu'elle vienne), elle a emménagé chez moi. Il faut dire qu'elle s'énerve très facilement et que j'ai du mal à supporter les cris, la violence verbale. mais je voulais faire des efforts pour ne pas la perdre.
Le week-end s'est plutôt bien passé, quand on se disputait je m'excusais pour qu'elle arrête de crier, ça me faisait trop de mal de la voir fâchée contre moi.
Dimanche soir j'étais fatiguée, on s'est disputé pour la énième fois, elle m'a dit "je me fais chier", j'ai craqué, je lui ai dit "alors va-t-en", elle m'a regardé comme si la foudre lui était tombée sur la tête, elle a crié, elle a pleuré, elle m'a insultée, le tout en faisant ses valises, je me suis excusée, je lui ai dit de rester, elle disait "non", elle a dû rester cette nuit parce qu'il était trop tard pour qu'elle trouve un endroit où aller, on n'a pas dormi de la nuit, on ne se parlait pas, quand elle ouvrait la bouche c'était pour me dire "tu est trop difficile tu finiras célibataire", "tu n'as pas de coeur, pas d'âme"...
Elle est partie ce matin, je l'ai aidée à porter ses bagages et elle ne m'a pas adressé la parole.
Je suis triste, pourtant je sais que ça n'aurait pas marché, j'ai besoin de douceur et elle est tout sauf douce, mais je suis triste de l'avoir perdue. dire que ça n'a duré que dix jours... je n'arrive pas à savoir si j'ai bien fait ou si j'ai tout gâché avec mes besoins de douceur et de respect...
Désolée pour ce long message, j'avais besoin de parler.
Clocloclo