Ceux qui détestent la lecture devraient s'abstenir fortement. Pour les autres, allez-y !
Certaines choses ne sont pas faciles à dire mais elles doivent être dites. On dit souvent que qui ne tente rien n'a rien. Ce que l'on ne dit pas c'est que parfois, tenter quelque chose peut-être la chose la plus dure à faire. Faut-il risquer de tout perdre en tentant ou ne rien faire et souffrir en silence ? Tout perdre ou ne rien avoir. Joli dilemne.
Pourquoi ai-je l'impression de me débattre, de me débattre avec tout ? Avec moi-même, avec mes sentiments, avec ma vie toute entière. C'est un combat incessant, un combat intérieur. Je continue à sourire, à rire. Je fais tellement bien semblant que je pourrais y croire moi-même parfois. Mais moi, je connais mes pensées. Et elles s'entrechoquent tellement que parfois j'ai l'impression d'être sur le point d'exploser. J'aimerais tellement sortir tout cela de ma tête pour avancer enfin. Je voudrais être fixée. Pouvoir efin me poser quelque part, savoir où est ma place. Réussir à dire que l'on est peut-être lesbienne ne règle pas tous les problèmes. La vie n'est pas aussi simple, cela se saurait. Je voudrais juste mettre un point final à ce cheminement. Arrêter de me poser sans cesse les mêmes questions.
Rien n'est jamais facile. Je crois que découvrir qui l'on est et réussir à l'être est l'une des choses les plus difficiles. Il faut se poser les bonnes questions et savoir y répondre. Mais le plus dur, c'est d'assumer ces réponses et de se dévoiler. J'ai trouver mes réponses, je crois. Il reste le prochain pas à faire, et je me débat avec moi-même pour le faire. Le fait d'être lesbienne, j'ai réussi à l'accepter. Cela ne me fais plus peur maintenant. Mais je n'ai pas encore trouver le courage d'aller plsu loin. Pour l'instant je fais l'autruche, tout en cachant bien aux autres que je la fait. Tous les jours, je remet mon masque, j'accroche mon sourire et je repart. Je le fais depuis tellement longtemps que je ne me rend plus compte. Je ne l'ai pas toujours fait pour les mêmes raisons, mais c'est comme si il faisait parti de moi. Il faut juste que je réussisse à l'ôter et à redevenir moi, tout simplement. Juste Lucile.
Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai écris cela, j'espère juste que peut-être vous pourrez m'aider à atteindre l'état d'esprit de cette nouvelle : La danse des nuages
" Alyson marche dans les rues. Il est encore tôt, le soleil se lève à peine. Elle sens sur sa peau ce léger vent qui soulève ses cheveux. Elle est sortie pour déambuler dans les rues, au hasard. Elle aime ce sentiment d'être seule au monde, ces instants où plus rien ne peut l'atteindre. Seul compte les battements de son cœur, le doux vent, la chaleur diffuse du soleil et ses pensées qui s'emmêlent et s'entremêlent. Elle se sent simplement heureuse. Un sourire flotte sur ses lèvres. Elle ne peut le retenir.
Alyson s'assoit sur le rocher. Elle aime cet endroit. Calme, à l'écart des gens. Elle pose sa tête sur ses genoux et observe l'eau. Il y a ses insectes à la surface. Leurs déplacements provoquent de légères ondulations de l'eau. Elle observe leur ballet. Un rayon de soleil vient caresser son visage. Elle ferme les yeux et en profite pleinement, comme pour recharger ses batteries. Puis elle les rouvre et regarde le ciel, les nuages et leur étrange danse.
Alyson se lève. Elle enlève son sweat et son jean. Elle attache ses cheveux. Elle souris puis plonge. Elle entre sans éclaboussure dans l'eau. Elle s'y fond comme si elle en faisait parti. Elle reste un moment sous l'eau puis remonte. Elle se sens tellement bien dans l'eau. Elle nage jusqu'à ce que ses bras ne puisse plus. A ce moment-là, elle s'arrête et se laisse porter. Elle observe de nouveau la danse des nuages et laisse ses pensées les chevaucher.
Il n'y plus ni présent, ni passé, ni future, juste ses millions de pensées qui s'entrechoquent. Au début, c'est le chaos. Un chaos infini. Alyson est assaillie par toutes ses pensées, ces questions sans réponses. Puis, petit à petit, elles s'ordonnent. Chacune trouve sa place. Le puzzle prend forme au fur et à mesure de ce rangement. Mais Alyson ne force pas les choses, elles les laissent se mettre en place d'elle-même. Les nuages dansent pour elle et ses pensées en forment l'exacte réplique. Une fois tout mis en place, elle ferme à nouveau les yeux et s'immerge dans l'eau comme en elle-même.
Enfin, elle sortit de l'eau. Elle récupère ses vêtements puis s'allonge dans l'herbe pour sécher. Maintenant, elle voit clairement le puzzle. Il est finit, même si il évoluera surement encore. Alyson sait enfin où elle va. Elle sait aussi d'où elle vient et s'est réconcilier avec cela. Ses pensées ne s'entrechoquent plus. Elle les laisse faire leur chemin mais ce n'est plus un champ de bataille, tout comme son cœur. Elle a réussit a cicatriser une à une ses vieilles blessures. Certaines feront encore mal, mais plus aucune ne se rouvrira.
Alyson se lève. Le soleil a fait son œuvre. Elle se rhabille et tresse ses cheveux. Puis, avec son cœur tout neuf et son puzzle enfin terminé, elle repars. La vie commence tout juste à reprendre ses droits sur la ville. Elle marche d'un pas léger. L'amertume a enfin disparut et le sourire est réapparu. Alyson a mis le temps qu'il fallait pour être a nouveau totalement maître de sa vie, mais elle y est parvenue. Elle se sens prête pour affronter la vie et pour accepter les malheurs comme les bonheurs. Elle est décidée à ne plus baisser les bras et à prendre la vie comme elle vient en appréciant le moment présent. Elle a appris qui elle était et qui elle voulait être.
Alyson tourne dans l'allée et la remonte. Elle pousse la porte. Une bonne odeur vient immédiatement chatouiller ses narines. Le café, les œufs, le pain chaud. Elle referme la porte et se dirige vers la cuisine. Pauline est en train de mettre la table. Elle lève la tête et sourit à Alyson.
« Tu t'es levée tôt ce matin. Tu as été nagée ? »
Alyson s'avance vers Pauline et lui sourit en retour. Elle sait toujours ce qu'elle pense. Alyson enlace Pauline et pose sa tête sur son épaule. Pauline pose une main sur son bras puis se retourne pour lui faire face. Elles se sourient. Pauline écarte une des mèches de cheveux qui s'échappe de sa tresse. Elle laisse son doigt dessiner la courbe de son visage. Alyson l'embrasse alors avec une infinie douceur.
Alyson regarde Pauline dormir. Elle remonte doucement le drap sur ses reins. Elle est tellement belle ainsi. Alyson sourit en regardant le ciel par la fenêtre. Elle sait aujourd'hui où est sa place. Elle n'a plus peur. Peur de la vie, de l'amour, d'elle-même. Elle est qui elle est, entièrement. Cette plénitude, elle la doit à Pauline.
La danse des nuages continue mais l'harmonie est là.
Pour tous ceux qui trouvent enfin qui ils sont vraiment "
Ma vie, ce champ de bataille.
Re: Ma vie, ce champ de bataille.
Seule, cela implique être seule avec soi-même, c’est souvent là, que l’on se pose toujours une multitude de questions. Encore faut-il se poser les bonnes, si on souhaite avancer.
Honnêtement, je ne sais pas réellement s’il y a un risque à vivre un peu pour soi, en accord avec ce que l’on ressent. Le risque réel pour moi, c’est de s’enfermer dans une stagnation qui te fera tourner en ronds dans tes réflexions, Un enfermement de ta propre pensée qu’elle soit bonne ou mauvaise, irréelle ou simpliste. Bien sur c’est vraiment réduire au maximum d’écrire cela.
En réalité, avancer en accord avec soi je pense pour ma part, qu’il y a risque c’est vrai, je veux bien l’admettre et devenir contradictoire dans mes écrits. Pourquoi ? Et bien parce que c’est difficile, c’est cela que j’admets. Alors, comment répondre à cette question : "Faut-il risquer de tout perdre en tentant ou ne rien faire et souffrir en silence ?" c’est tellement vague. Mais une chose est sur, pour moi souffrir en silence, ce n’est pas donné à tout le monde. A toi de décider, de faire ou non. Pour arrêter de se poser toujours les mêmes questions, c’est simple, y répondre (ou bien faire la fête). C’est tellement facile d’arborer un sourire de façade (sourire commercial), il devient même automatique à force, alors c’est plutôt sympa pour soi lorsque l’on ne veut pas partager certaines choses avec les autres et c’est normale de ne pas vouloir tout partager avec tout le monde, mais à trop en user, on ne partage plus rien, rapidement et sans s’en rendre compte avec personne.
Bref finalement là, de suite je n’ai aucune réponse pour toi, aucunes phrases pour t’aider à atteindre l’état d’esprit que tu cherches. Puisqu’en vrai je ne trouve pas de question. Alors je vais laisser les autres tenter de répondre si ils le désirent, moi après avoir écrit cela je pense juste que je suis en manque de sommeil …
Honnêtement, je ne sais pas réellement s’il y a un risque à vivre un peu pour soi, en accord avec ce que l’on ressent. Le risque réel pour moi, c’est de s’enfermer dans une stagnation qui te fera tourner en ronds dans tes réflexions, Un enfermement de ta propre pensée qu’elle soit bonne ou mauvaise, irréelle ou simpliste. Bien sur c’est vraiment réduire au maximum d’écrire cela.
En réalité, avancer en accord avec soi je pense pour ma part, qu’il y a risque c’est vrai, je veux bien l’admettre et devenir contradictoire dans mes écrits. Pourquoi ? Et bien parce que c’est difficile, c’est cela que j’admets. Alors, comment répondre à cette question : "Faut-il risquer de tout perdre en tentant ou ne rien faire et souffrir en silence ?" c’est tellement vague. Mais une chose est sur, pour moi souffrir en silence, ce n’est pas donné à tout le monde. A toi de décider, de faire ou non. Pour arrêter de se poser toujours les mêmes questions, c’est simple, y répondre (ou bien faire la fête). C’est tellement facile d’arborer un sourire de façade (sourire commercial), il devient même automatique à force, alors c’est plutôt sympa pour soi lorsque l’on ne veut pas partager certaines choses avec les autres et c’est normale de ne pas vouloir tout partager avec tout le monde, mais à trop en user, on ne partage plus rien, rapidement et sans s’en rendre compte avec personne.
Bref finalement là, de suite je n’ai aucune réponse pour toi, aucunes phrases pour t’aider à atteindre l’état d’esprit que tu cherches. Puisqu’en vrai je ne trouve pas de question. Alors je vais laisser les autres tenter de répondre si ils le désirent, moi après avoir écrit cela je pense juste que je suis en manque de sommeil …
Re: Ma vie, ce champ de bataille.
En tout cas merci d'avoir répondu. C'est vrai que ce que tu raconte n'est pas très clair mais j'ai compris le principal. Mais en définitif, vas te couché ce sera mieux, vraiment.xéxé a écrit : Alors je vais laisser les autres tenter de répondre si ils le désirent, moi après avoir écrit cela je pense juste que je suis en manque de sommeil …