Un bout de mon histoire
Un bout de mon histoire
Ceci est un pan de mon histoire. L'histoire d'une rencontre qui fut belle. Envie de vous la faire partager. Ca fait quelque temps que je me tâte... A lire si vous avez du temps à tuer et si l'hitoire commune des filles larguées ayant du mal à se remettre vous intéresse. Sur ce, bonnne lecture (et bon courage).
Le père de ma fille voulait me faire découvrir une chanteuse sur laquelle il avait flashée. Il m'emmène donc à un concert de cette fille qui passe à Paris. Il se savait pas à l'époque que ceci signifierait la fin de ma vie d'hétéro, le pauvre... La chanteuse en question (Pauline Croze) me fait un effet dingue. Tout de suite, j'achète son album, je l'écoute des heures durant, tous les jours, voire plusieurs fois par jour. Un jour, je trouve un forum qui lui est consacré. J'hésite à m'inscrire, trouvant un peu ridicule le fait de jouer les groupies. Bref, je passe outre mes premiers freins. Je me connecte régulièrement, trouve les gens bien sympas, me découvre pas mal d'affinités avec certains personnes. Tout cela pendant plusieurs semaines.
Je précise, que le papa de ma puce et moi sommes en train de nous séparer à l'époque (les raisons sont trop longues à expliquer et trop intimes...)
Je converse avec plusieurs personnes, on parle de tout, du futil, du grave. Je repère qu'une personne, assez populaire, réagit à certains de mes posts. Je ne savais s'il s'agissait d'une fille ou d'un garçon... Ca me fit bien rire plus tard...
Un de mes posts dit que je vais sortir draguer, que ça fait longtemps que ça ne m'est pas arrivée patati patata. Là, elle répond "Si tu veux, je peux te donner quelques conseils éclairés". A partir de là, nous échangeons des messages privés. On se rapproche l'une de l'autre à grands pas. Elle m'apprend qu'elle est homo, qu'elle vit en Belgique, qu'elle vient de se séparer de sa nana, que ça s'est fait dans la douleur. Un soir, elle propose qu'on montre nos trombines via la cam. Et là, le choc. Je craque. Le menton heurte le bureau, mes yeux me sortent des orbites. Brune, les cheveux très courts, une bouche sensuelle, un regard de ouf... Je n'en reviens pas. Elle voit ma tête de l'autre côté et se met à rire, sure d'elle. A l'époque, elle "dragouille" à droite à gauche pour s'aérer la tête et rattrapper le temps perdu, passé avec son ex-tortionnaire...
De mon coté, je n'attends rien. D'autant plus qu'elle me demande mon avis sur les filles qu'elle drague, dont elle m'envoie les photos... Et puis, un défilé était prévu, contre le Sida, à Paris. J'annonce sur le forum que je compte m'y rendre. Elle saute sur l'occasion et dit "Je viens". Quoi ? Comment ? Non. C'est pas possible. Elle vient. Elle débarque. Je me rends compte qu'elle me fait vraiment complètement craquer. Nos mails échangés avant son arrivée se font de plus en plus tendres et impatients. Et là, je comprends que si elle vient, il se passera forcément quelque chose. Il ne pourra en être autrement. Je sens qu'elle en a envie. Je sais que moi j'en crève.
Je lour J arrive. Elle vient me chercher à la gare Montparnasse. On se cherche, elle s'est perdue. Et là, je la découvre. De dos. Je tremble à l'idée qu'elle se retourne. Elle se retourne et là je sens que mon coeur est à la limite de me lâcher pour de bon. Elle me sourit. Putain, qu'est-ce qu'elle est belle. Une bise sur la joue (il paraît qu'en Belgique, une bise suffit...) On prend le métro, on se frôle en se servant du pretexte que la rame tangue... Elle a son bras derrière mon dos, me protège. Elle mesure 1.79 m... Elle m'attire comme personne. Je la regarde à la dérobée. Les gens dans la rame la regarde pas mal aussi, elle impressionne un peu : le cheveux ultra court, grande, brune, belle... Pour sortir de la rame bondée, après un "pardon" timide de ma part, elle se met à demander aux gens de se pousser, en allemand. Les gens se poussent de trois mètres. Elle me fait rire !
Du métro Etienne Marcel au Troisième Lieu, je ne touche plus terre. C'est petite vanne sur regard de travers, je n'en peux plus. Je n'ai qu'une envie, l'embrasser, là, tout de suite maintenant.
On s'installe au bar, on parle, on se marre, on boit, on mange.
On nous demande de nous rapprocher, les clients d'à côté n'ayant pas assez de place. Nous genoux finissent pas se toucher. Après les rhums arangés, je me détends un peu.. Et puis, elle prend ma main dans les siennes. Merde. Gloups. Oh purée. Je veux mourir. Elle me regarde et là, n'en pouvant plus, je retire ma main et plonge mon regard dans mon verre. Elle sort de sa poche une petite pochette, j'en sors un porte clés rigolo. Moi, sachant qu'elle faisait collection de string Snoopy (si si), je lui en avait acheté un. Je décide, après l'épisode du porte-clés et de ma foutue timidité de réserver mon cadeau pour plus tard...(aujourd'hui, je me dis que ça aurait pu m'être fatale, cette réaction, punaise !!)
Elle se lève, va aux toilettes, reviens. On continue de parler, de se marrer. Moi, je me dis "mais qu'est ce que t'as foutu !!!!! Tu en rêves depuis des lustres de ses mains, de sa bouche ! Solveig, je te hais, je déteste".
Et puis, on se rapproche, on se parle, on se regarde. Et là, nos visages finissent par s'approcher, nos joues se frolent et enfin nos bouches ! Mazette. Alleluia. Si le paradis existe, il était sur terre, au troisième lieu, et il s'appelait Nathalie.
La suite à un autre moment, il faut que je mange...
Le père de ma fille voulait me faire découvrir une chanteuse sur laquelle il avait flashée. Il m'emmène donc à un concert de cette fille qui passe à Paris. Il se savait pas à l'époque que ceci signifierait la fin de ma vie d'hétéro, le pauvre... La chanteuse en question (Pauline Croze) me fait un effet dingue. Tout de suite, j'achète son album, je l'écoute des heures durant, tous les jours, voire plusieurs fois par jour. Un jour, je trouve un forum qui lui est consacré. J'hésite à m'inscrire, trouvant un peu ridicule le fait de jouer les groupies. Bref, je passe outre mes premiers freins. Je me connecte régulièrement, trouve les gens bien sympas, me découvre pas mal d'affinités avec certains personnes. Tout cela pendant plusieurs semaines.
Je précise, que le papa de ma puce et moi sommes en train de nous séparer à l'époque (les raisons sont trop longues à expliquer et trop intimes...)
Je converse avec plusieurs personnes, on parle de tout, du futil, du grave. Je repère qu'une personne, assez populaire, réagit à certains de mes posts. Je ne savais s'il s'agissait d'une fille ou d'un garçon... Ca me fit bien rire plus tard...
Un de mes posts dit que je vais sortir draguer, que ça fait longtemps que ça ne m'est pas arrivée patati patata. Là, elle répond "Si tu veux, je peux te donner quelques conseils éclairés". A partir de là, nous échangeons des messages privés. On se rapproche l'une de l'autre à grands pas. Elle m'apprend qu'elle est homo, qu'elle vit en Belgique, qu'elle vient de se séparer de sa nana, que ça s'est fait dans la douleur. Un soir, elle propose qu'on montre nos trombines via la cam. Et là, le choc. Je craque. Le menton heurte le bureau, mes yeux me sortent des orbites. Brune, les cheveux très courts, une bouche sensuelle, un regard de ouf... Je n'en reviens pas. Elle voit ma tête de l'autre côté et se met à rire, sure d'elle. A l'époque, elle "dragouille" à droite à gauche pour s'aérer la tête et rattrapper le temps perdu, passé avec son ex-tortionnaire...
De mon coté, je n'attends rien. D'autant plus qu'elle me demande mon avis sur les filles qu'elle drague, dont elle m'envoie les photos... Et puis, un défilé était prévu, contre le Sida, à Paris. J'annonce sur le forum que je compte m'y rendre. Elle saute sur l'occasion et dit "Je viens". Quoi ? Comment ? Non. C'est pas possible. Elle vient. Elle débarque. Je me rends compte qu'elle me fait vraiment complètement craquer. Nos mails échangés avant son arrivée se font de plus en plus tendres et impatients. Et là, je comprends que si elle vient, il se passera forcément quelque chose. Il ne pourra en être autrement. Je sens qu'elle en a envie. Je sais que moi j'en crève.
Je lour J arrive. Elle vient me chercher à la gare Montparnasse. On se cherche, elle s'est perdue. Et là, je la découvre. De dos. Je tremble à l'idée qu'elle se retourne. Elle se retourne et là je sens que mon coeur est à la limite de me lâcher pour de bon. Elle me sourit. Putain, qu'est-ce qu'elle est belle. Une bise sur la joue (il paraît qu'en Belgique, une bise suffit...) On prend le métro, on se frôle en se servant du pretexte que la rame tangue... Elle a son bras derrière mon dos, me protège. Elle mesure 1.79 m... Elle m'attire comme personne. Je la regarde à la dérobée. Les gens dans la rame la regarde pas mal aussi, elle impressionne un peu : le cheveux ultra court, grande, brune, belle... Pour sortir de la rame bondée, après un "pardon" timide de ma part, elle se met à demander aux gens de se pousser, en allemand. Les gens se poussent de trois mètres. Elle me fait rire !
Du métro Etienne Marcel au Troisième Lieu, je ne touche plus terre. C'est petite vanne sur regard de travers, je n'en peux plus. Je n'ai qu'une envie, l'embrasser, là, tout de suite maintenant.
On s'installe au bar, on parle, on se marre, on boit, on mange.
On nous demande de nous rapprocher, les clients d'à côté n'ayant pas assez de place. Nous genoux finissent pas se toucher. Après les rhums arangés, je me détends un peu.. Et puis, elle prend ma main dans les siennes. Merde. Gloups. Oh purée. Je veux mourir. Elle me regarde et là, n'en pouvant plus, je retire ma main et plonge mon regard dans mon verre. Elle sort de sa poche une petite pochette, j'en sors un porte clés rigolo. Moi, sachant qu'elle faisait collection de string Snoopy (si si), je lui en avait acheté un. Je décide, après l'épisode du porte-clés et de ma foutue timidité de réserver mon cadeau pour plus tard...(aujourd'hui, je me dis que ça aurait pu m'être fatale, cette réaction, punaise !!)
Elle se lève, va aux toilettes, reviens. On continue de parler, de se marrer. Moi, je me dis "mais qu'est ce que t'as foutu !!!!! Tu en rêves depuis des lustres de ses mains, de sa bouche ! Solveig, je te hais, je déteste".
Et puis, on se rapproche, on se parle, on se regarde. Et là, nos visages finissent par s'approcher, nos joues se frolent et enfin nos bouches ! Mazette. Alleluia. Si le paradis existe, il était sur terre, au troisième lieu, et il s'appelait Nathalie.
La suite à un autre moment, il faut que je mange...
La suiiiiiiiiiite stp!!!
Quel suspens!!!
Et puis y aurait peut-être même des points communs avec la mienne, de première histoire avec une fille.....
Brune, cheveux ultra courts, grande tige, sûre d elle et de son pouvoir de séduction........
Euh......réflexion faite, vaudrait peut-être mieux se mettre aux petites blondes aux cheveux longs si ça se trouve, hein?????
Ok, on patiente, mais pense à ton auditoire!!!
Quel suspens!!!
Et puis y aurait peut-être même des points communs avec la mienne, de première histoire avec une fille.....
Brune, cheveux ultra courts, grande tige, sûre d elle et de son pouvoir de séduction........
Euh......réflexion faite, vaudrait peut-être mieux se mettre aux petites blondes aux cheveux longs si ça se trouve, hein?????
Ok, on patiente, mais pense à ton auditoire!!!
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La Noiraude
- Messages : 6664
- Inscription : lun. avr. 03, 2006 7:14 am
Celle que tu attendais M-A, la voici, la voilà, la suite !!!
Avec peine, on separe nos lèvres, nous sentant quelque peu observées par une bonne dizaine de paire d'yeux. Mais ce qui peut se passer autour de nous finalement, on s'en fout. Je suis irrémédiablement attirée par elle, on est sur le même nuage, ça se voit. Pendant près de deux heures, on va parler, se marrer, s'embrasser, se chercher. Avec l'envie d'elle qui monte minute après minute. Décidant que ça suffit bien comme ça, on prend nos cliques et nos claques, un taxi et on rentre. Dans le taxi, je joue au guide touristique pour essayer de dissiper la gêne de se retrouver avec un inconnu alors que la seule chose à la quelle je pense est passer ma main dans son cou, sa nuque. On finit enfin par arriver. J'invente un prestexte bidon : trouver le chat dans l'appart pour voir s'il va bien alors que d'habitude, c'est la cadet de mes soucis. JE flippe de lui faire face. On se retrouve dans le silence, dans l'intimité de mon appartement refuge. Nous n'avons pas fermé l'oeil de la nuit.
Le lendemain, le réveil est fabuleux. On se prépare pour rejoindre une copine avec laquelle nous allons au défilé. ELle nous voit débouler sur le quai de métro et nous demande "Ca va les filles" ? Hehehe.
Mais le problème avec Nathalie, c'est qu'elle est belge et qu'elle doit rentrer. Insupportable. Quand allons-nous nous revoir ? On se dit des choses définitives. Des mots dangereux. Déjà. On se sépare, sur le quai de la gare du nord, arrivée Bruxelles-Midi...
Les semaines qui suivent sont explosion de sentiments, déclarations enflammées de part et d'autre, d'envie commune de se revoir le plus vite possible. On échaffaude des plans, on organise notre emploi du temps en fonction de ses horaires de taf et des miennes. Son travail de nuit, mes horaires décalées, bref, rien n'est pratique dans notre histoire. On se revoit, moi en Belgique, elle en France, pas assez souvent. Pas autant qu'on le souhaite. On est folle l'une de l'autre. La grande passion, la promesse d'un avenir avec elle et moi, on en est certaines. Elle me reproche souvent mes absences, le fait que je sorte avec mes potes, de temps en temps. Car je sens que je dois me protéger un peu, un tout petit peu. J'ai des amis qui comptent énormément pour moi, une fille et je ne peux pas être autant présente qu'elle le souhaite. Elle me fait part de ses doutes quant à mes sentiments. Je lui jure que je l'aime de toutes mes forces, comme jamais je n'ai aimé quiconque. Elle me dit m'aimer plus que je ne l'aime. Elle me dit qu'une femme comme moi ne peut pas aimer une femme comme elle. Elle veut des preuves de mon amour. L'éloignement est une plaie ouverte. Je fais tout ce que je peux pour lui faire sentir que je ferais n'importe quoi pour elle. Mais qu'avec ma puce de 2 ans, je ne peux pas me permettre de tout plaquer. Elle, de son côté, n'a plus d'amis, son ex ayant fait le vide autour d'elle. Elle me reproche de sortir alors que nous pourrions passer nos nuits chacune derrière notre écran. Je sais que j'en ai envie aussi. Je ne veux qu'elle. Je ne pense qu'a elle du matin au soir, ne parle que d'elle. Je parle d'elle à mes amis à qui j'annonce mon homosexualité (quelques petites amies avant elle mais jamais le grand amour), leur dis que je veux qu'ils la rencontrent, qu'elle est extraordinaire, qu'on s'aime... Un jour, alors que nous sommes installées dans un bar à Bruxelles, dégustant une bière (je n'en ai jamais bues autant de ma vie !!), elle me regarde et me dit "Epouse-moi". J'éclate de rire, la regarde en lui disant d'arrêter ses conneries, que c'est trop drôle. Et finalement, je comprends qu'elle est sérieuse. Alors je lui dis oui, Nath. Je le veux moi aussi. Moi qui avait toujours tenu un discours très tranché sur le mariage, me voilà à vouloir me marier avec une femme ! Et puis...
L'être qui a toujours été le pilier de la vie de NAthalie : son père. Il est malade depuis des années et se trouve, alors que je viens d'arriver pour passer 15 jours avec elle, à l'hôpital. Arrivée le lundi soir, nous organisons l'emploi du temps de la semaine. LEs choses qui nous semblent importantes. Mais surtout, ne pas se quitter de plus de 5 minutes. Profiter à fond. Envie de nous brûler. De tout oublier...
On prévoit donc de rendre visite à son père le lendemain de mon arrivée. Elle dit qu'elle veut lui présenter la femme de sa vie, lui montrer qu'elle est enfin heureuse, qu'il peut être soulagé.
Le lendemain matin, elle devant son pc et moi installée à feuilleter le National Géographic, son portable sonne. L'instinct ? Je ne sais pas comment appeler ça mais j'ai tout de suite su que ce coup de fil amenait une mauvaise nouvelle. Elle prend l'appel, dit, que oui, elle est bien la fille de Mr Untel. Moi, je n'ose pas lever la tête. Car je sais ce qu'elle entend au bout du fil. Et puis elle raccroche. Et tombe à genoux. Son père, ce papa qui savait la soutenir, lui parler, et qu'elle aimait tant vient de mourir. Je l'accompagne à l'enterrement. J'assiste impuissante à sa douleur. Et là, pendant 15 jours, je tente tout pour la réconforter. MAis je sens que je ne fais ce qu'il faudrait ou pas assez.
Le moment de rentrer chez moi est arrivé, bien trop vite, évidemment. On se quitte et je me demande à ce moment là "Comment va t-elle faire pour tenir le coup toute seule, dans on immense appart. J'ai peur qu'elle fasse une connerie". ALors je suis encore plus présente qu'avant. Je refuse toute proposition de sortie avec mes amis, dépense des sommes folles de téléphone, monopolise le pc des heures durant. Elle me dit que son ex a été mise au courant du décès de son père et qu'elle pense qu'elle a va vouloir l'appeler ou la revoir. Je lui dis qu'elle est libre, que si son ex peut lui être utile en cette péiorde difficile (malgré ce qu'elle a pu lui faire endurer), que je n'y vois pas d'inconvénient. Je ne supporte pas de la savoir seule avec sa tristesse qui semble incurable. Elle revoit alors son ex de temps en temps, puis régulièrement. Je lui avoue que ça me pèse de la savoir avec elle, dans son appart, elle, son ex et la fille de son ex... Ca ressemble à s'y méprendre à une famille, ça non ?
Allez, une pause...
Avec peine, on separe nos lèvres, nous sentant quelque peu observées par une bonne dizaine de paire d'yeux. Mais ce qui peut se passer autour de nous finalement, on s'en fout. Je suis irrémédiablement attirée par elle, on est sur le même nuage, ça se voit. Pendant près de deux heures, on va parler, se marrer, s'embrasser, se chercher. Avec l'envie d'elle qui monte minute après minute. Décidant que ça suffit bien comme ça, on prend nos cliques et nos claques, un taxi et on rentre. Dans le taxi, je joue au guide touristique pour essayer de dissiper la gêne de se retrouver avec un inconnu alors que la seule chose à la quelle je pense est passer ma main dans son cou, sa nuque. On finit enfin par arriver. J'invente un prestexte bidon : trouver le chat dans l'appart pour voir s'il va bien alors que d'habitude, c'est la cadet de mes soucis. JE flippe de lui faire face. On se retrouve dans le silence, dans l'intimité de mon appartement refuge. Nous n'avons pas fermé l'oeil de la nuit.
Le lendemain, le réveil est fabuleux. On se prépare pour rejoindre une copine avec laquelle nous allons au défilé. ELle nous voit débouler sur le quai de métro et nous demande "Ca va les filles" ? Hehehe.
Mais le problème avec Nathalie, c'est qu'elle est belge et qu'elle doit rentrer. Insupportable. Quand allons-nous nous revoir ? On se dit des choses définitives. Des mots dangereux. Déjà. On se sépare, sur le quai de la gare du nord, arrivée Bruxelles-Midi...
Les semaines qui suivent sont explosion de sentiments, déclarations enflammées de part et d'autre, d'envie commune de se revoir le plus vite possible. On échaffaude des plans, on organise notre emploi du temps en fonction de ses horaires de taf et des miennes. Son travail de nuit, mes horaires décalées, bref, rien n'est pratique dans notre histoire. On se revoit, moi en Belgique, elle en France, pas assez souvent. Pas autant qu'on le souhaite. On est folle l'une de l'autre. La grande passion, la promesse d'un avenir avec elle et moi, on en est certaines. Elle me reproche souvent mes absences, le fait que je sorte avec mes potes, de temps en temps. Car je sens que je dois me protéger un peu, un tout petit peu. J'ai des amis qui comptent énormément pour moi, une fille et je ne peux pas être autant présente qu'elle le souhaite. Elle me fait part de ses doutes quant à mes sentiments. Je lui jure que je l'aime de toutes mes forces, comme jamais je n'ai aimé quiconque. Elle me dit m'aimer plus que je ne l'aime. Elle me dit qu'une femme comme moi ne peut pas aimer une femme comme elle. Elle veut des preuves de mon amour. L'éloignement est une plaie ouverte. Je fais tout ce que je peux pour lui faire sentir que je ferais n'importe quoi pour elle. Mais qu'avec ma puce de 2 ans, je ne peux pas me permettre de tout plaquer. Elle, de son côté, n'a plus d'amis, son ex ayant fait le vide autour d'elle. Elle me reproche de sortir alors que nous pourrions passer nos nuits chacune derrière notre écran. Je sais que j'en ai envie aussi. Je ne veux qu'elle. Je ne pense qu'a elle du matin au soir, ne parle que d'elle. Je parle d'elle à mes amis à qui j'annonce mon homosexualité (quelques petites amies avant elle mais jamais le grand amour), leur dis que je veux qu'ils la rencontrent, qu'elle est extraordinaire, qu'on s'aime... Un jour, alors que nous sommes installées dans un bar à Bruxelles, dégustant une bière (je n'en ai jamais bues autant de ma vie !!), elle me regarde et me dit "Epouse-moi". J'éclate de rire, la regarde en lui disant d'arrêter ses conneries, que c'est trop drôle. Et finalement, je comprends qu'elle est sérieuse. Alors je lui dis oui, Nath. Je le veux moi aussi. Moi qui avait toujours tenu un discours très tranché sur le mariage, me voilà à vouloir me marier avec une femme ! Et puis...
L'être qui a toujours été le pilier de la vie de NAthalie : son père. Il est malade depuis des années et se trouve, alors que je viens d'arriver pour passer 15 jours avec elle, à l'hôpital. Arrivée le lundi soir, nous organisons l'emploi du temps de la semaine. LEs choses qui nous semblent importantes. Mais surtout, ne pas se quitter de plus de 5 minutes. Profiter à fond. Envie de nous brûler. De tout oublier...
On prévoit donc de rendre visite à son père le lendemain de mon arrivée. Elle dit qu'elle veut lui présenter la femme de sa vie, lui montrer qu'elle est enfin heureuse, qu'il peut être soulagé.
Le lendemain matin, elle devant son pc et moi installée à feuilleter le National Géographic, son portable sonne. L'instinct ? Je ne sais pas comment appeler ça mais j'ai tout de suite su que ce coup de fil amenait une mauvaise nouvelle. Elle prend l'appel, dit, que oui, elle est bien la fille de Mr Untel. Moi, je n'ose pas lever la tête. Car je sais ce qu'elle entend au bout du fil. Et puis elle raccroche. Et tombe à genoux. Son père, ce papa qui savait la soutenir, lui parler, et qu'elle aimait tant vient de mourir. Je l'accompagne à l'enterrement. J'assiste impuissante à sa douleur. Et là, pendant 15 jours, je tente tout pour la réconforter. MAis je sens que je ne fais ce qu'il faudrait ou pas assez.
Le moment de rentrer chez moi est arrivé, bien trop vite, évidemment. On se quitte et je me demande à ce moment là "Comment va t-elle faire pour tenir le coup toute seule, dans on immense appart. J'ai peur qu'elle fasse une connerie". ALors je suis encore plus présente qu'avant. Je refuse toute proposition de sortie avec mes amis, dépense des sommes folles de téléphone, monopolise le pc des heures durant. Elle me dit que son ex a été mise au courant du décès de son père et qu'elle pense qu'elle a va vouloir l'appeler ou la revoir. Je lui dis qu'elle est libre, que si son ex peut lui être utile en cette péiorde difficile (malgré ce qu'elle a pu lui faire endurer), que je n'y vois pas d'inconvénient. Je ne supporte pas de la savoir seule avec sa tristesse qui semble incurable. Elle revoit alors son ex de temps en temps, puis régulièrement. Je lui avoue que ça me pèse de la savoir avec elle, dans son appart, elle, son ex et la fille de son ex... Ca ressemble à s'y méprendre à une famille, ça non ?
Allez, une pause...
C'est +3 alorsGé a écrit :bah moi c'était pas une grande brune sure d'elle.. ou alors c'est moi qui devait correspondre aux critères.. En même temps, je ne suis pas grande!
Cela dit, solveig, je plussoie la noiraude.. Tu écris drolement bien, c'est un délice à lire et on attend tous la suite avec impatience