Votre conception d'une relation ?
Bizarre,
Je n'ai pas de conception générale d'une relation.
Ou plutôt : toutes celles que j'ai, je les tiens pour fausses.
Ce sont rêves et cauchemars d'enfants, pétris de désirs d'adultes.
Rien de réel là-dedans. Et rien qui puisse se donner dans la durée. Aucune conception ne survit à la durée - en cela d'ailleurs, la philosophie est merveille et leurre.
Si une seule. Une relation, ça rend libre. C'est tout.
Je n'ai pas de conception générale d'une relation.
Ou plutôt : toutes celles que j'ai, je les tiens pour fausses.
Ce sont rêves et cauchemars d'enfants, pétris de désirs d'adultes.
Rien de réel là-dedans. Et rien qui puisse se donner dans la durée. Aucune conception ne survit à la durée - en cela d'ailleurs, la philosophie est merveille et leurre.
Si une seule. Une relation, ça rend libre. C'est tout.
Dificile de donner une conception générale à une relation.
Pour moi c'est ce fils invisible qui nous lie. Une magie comme vous décrivez souvent. 2 ans après une relation avec une fille, la relation reste encore et cela pour la vie.Pourtant beaucoup de chose nous sépare entre nous mais on vie avec car nous 2 c'est plus fort... Je sais que tout le bazard entre nous tombera et que notre relation sera encore plus fort et sereine entre nous deux...
Tous les regard, peuvent remplacer les mots...les touchers...C'est souvent une belle et forte FORCE dans une relation.
Pour moi c'est ce fils invisible qui nous lie. Une magie comme vous décrivez souvent. 2 ans après une relation avec une fille, la relation reste encore et cela pour la vie.Pourtant beaucoup de chose nous sépare entre nous mais on vie avec car nous 2 c'est plus fort... Je sais que tout le bazard entre nous tombera et que notre relation sera encore plus fort et sereine entre nous deux...
Tous les regard, peuvent remplacer les mots...les touchers...C'est souvent une belle et forte FORCE dans une relation.
Les débuts de relation... J'en ai connu de deux sortes. La première sorte et de loin la plus douloureuse à tous points de vue, c'est la fameuse magie dont vous êtes quelques uns à parler. Celle de la boule au ventre et des mains moites quand on croise celle ou celui qui nous massacre tout à l'intérieur et nous laisse livide quand rien n'a encore débuté. Par chance (ou pas) j'ai connu deux fois la réciprocité dans ce genre de relations. Les débuts sont merveilleux effectivement, ils rendent invincibles, tout s'efface autour, les contrariétés n'existent plus vraiment parce qu'on aime passionnément et qu'on est aimé de la même manière en retour. L'écueil que je n'ai pas su éviter dans ces deux relations là est la fusion. La perte progressive de mes attaches extérieures, l'isolement consenti, voulu même, la création d'un monde à part autour d'une individualité, le couple. Finie l'individualité tout court, fini soi même, fini l'autre, ce qui importe c'est le nous. Jusqu'au jour où le reste vient à manquer, où on commence à étouffer sous la tonne de ouate qu'on s'est échiné à fabriquer pour recouvrir toutes les aspérités du monde extérieur, où la bulle devient une prison plus qu'un espace particulier dans lequel se ressourcer. J'ai beaucoup de mal, même si je tire ce genre de conclusions sur ce type de relation, à les éviter en général. La sensation d'extrême légèreté des débuts me transporte toujours autant et je me convaincs que la souffrance éventuelle à venir n'est rien en comparaison du bonheur ressenti à l'instant même. Mon côté idéaliste princesse charmante et tout le bordel revient me susurrer à l'oreille sa douce mélodie et je plonge sans aucune hésitation.
La seconde sorte de relation dont je parle, je l'ai vécue deux fois aussi, quelle parfaite symétrie. C'est celle qui commence par une attirance physique, doublée d'une complicité évidente avec l'autre. Rien ne signale une passion soudaine, on a juste le sourire quand on se voit, les mains sont sèches et le cœur se tient tranquille. On est juste heureuses de se voir, de parler, de rigoler, de partager des moments sympas. Et puis à un moment, un truc différent se passe, une sorte d'ambiance propice à l'acte se dégage du reste et on tente le coup. Pourquoi pas après tout? On ne se sent pas amoureuses, mais on est au moins déjà sûres de s'apprécier, c'est déjà un sacré bon début. Et puis, comme on a un peu de chance, en plus de s'apprécier, il se trouve que l'on se désire physiquement et qu'on n'a absolument aucune raison de résister à la tentation, alors on essaie. Et c'est bien. C'est même vachement mieux que bien. Et la relation se tisse tranquillement, sans questionnements étranges sur un avenir commun ou pas. Sans appropriation de l'autre, on continue de passer des moments fabuleux avec l'autre, sans être sûre d'être amoureuse comme on l'a été d'autres, mais on s'en fout un peu puisqu'on est heureuse. Et puis parfois l'amour se pointe, il est arrivé progressivement, on ne l'attendait pas vraiment et maintenant il est là, motivé par la découverte sans pression de l'autre qu'on a eu le temps de faire à notre rythme. Motivé aussi par la complicité qui n'a jamais fait défaut et par l'institution couple sans doute qui veut que si ça dure un bon moment dans ce genre de circonstances c'est que peut-être au final on est bel et bien un couple. On n'aurait pas misé un kopeck dessus et voilà que finalement on se sent bien plus libre et bien mieux dans ce genre de relation amoureuse non préméditée que dans l'autre type.
Les ruptures sont différentes dans les deux cas. On souffre atrocement dans le cas de la première sorte de relation, l'impression d'être amputée d'une partie de soi même, une impression de vide abyssale. Une douleur très vive et obsédante qui peut mettre un certain temps avant de se calmer. Dans le deuxième cas, on a l'impression de moins souffrir, mais la douleur s'installe dans le temps. Rétrospectivement, les souvenirs de bien être sont bien plus fréquents et présents dans le deuxième cas et laissent un goût nostalgique qui ne passe jamais vraiment.
Je crois définitivement à la construction et à l'entretien de l'amour, bien plus qu'à un amour déjà fondé avant le début d'une relation. Mais je n'ai pas toujours pensé comme ça et il m'arrive encore par moments de succomber à mon ancienne vision idéaliste.
La seconde sorte de relation dont je parle, je l'ai vécue deux fois aussi, quelle parfaite symétrie. C'est celle qui commence par une attirance physique, doublée d'une complicité évidente avec l'autre. Rien ne signale une passion soudaine, on a juste le sourire quand on se voit, les mains sont sèches et le cœur se tient tranquille. On est juste heureuses de se voir, de parler, de rigoler, de partager des moments sympas. Et puis à un moment, un truc différent se passe, une sorte d'ambiance propice à l'acte se dégage du reste et on tente le coup. Pourquoi pas après tout? On ne se sent pas amoureuses, mais on est au moins déjà sûres de s'apprécier, c'est déjà un sacré bon début. Et puis, comme on a un peu de chance, en plus de s'apprécier, il se trouve que l'on se désire physiquement et qu'on n'a absolument aucune raison de résister à la tentation, alors on essaie. Et c'est bien. C'est même vachement mieux que bien. Et la relation se tisse tranquillement, sans questionnements étranges sur un avenir commun ou pas. Sans appropriation de l'autre, on continue de passer des moments fabuleux avec l'autre, sans être sûre d'être amoureuse comme on l'a été d'autres, mais on s'en fout un peu puisqu'on est heureuse. Et puis parfois l'amour se pointe, il est arrivé progressivement, on ne l'attendait pas vraiment et maintenant il est là, motivé par la découverte sans pression de l'autre qu'on a eu le temps de faire à notre rythme. Motivé aussi par la complicité qui n'a jamais fait défaut et par l'institution couple sans doute qui veut que si ça dure un bon moment dans ce genre de circonstances c'est que peut-être au final on est bel et bien un couple. On n'aurait pas misé un kopeck dessus et voilà que finalement on se sent bien plus libre et bien mieux dans ce genre de relation amoureuse non préméditée que dans l'autre type.
Les ruptures sont différentes dans les deux cas. On souffre atrocement dans le cas de la première sorte de relation, l'impression d'être amputée d'une partie de soi même, une impression de vide abyssale. Une douleur très vive et obsédante qui peut mettre un certain temps avant de se calmer. Dans le deuxième cas, on a l'impression de moins souffrir, mais la douleur s'installe dans le temps. Rétrospectivement, les souvenirs de bien être sont bien plus fréquents et présents dans le deuxième cas et laissent un goût nostalgique qui ne passe jamais vraiment.
Je crois définitivement à la construction et à l'entretien de l'amour, bien plus qu'à un amour déjà fondé avant le début d'une relation. Mais je n'ai pas toujours pensé comme ça et il m'arrive encore par moments de succomber à mon ancienne vision idéaliste.
J'acquiesse tout à fait.Kliban a écrit :Bizarre,
Je n'ai pas de conception générale d'une relation.
Ou plutôt : toutes celles que j'ai, je les tiens pour fausses.
Ce sont rêves et cauchemars d'enfants, pétris de désirs d'adultes.
Rien de réel là-dedans. Et rien qui puisse se donner dans la durée. Aucune conception ne survit à la durée - en cela d'ailleurs, la philosophie est merveille et leurre.
Si une seule. Une relation, ça rend libre. C'est tout.
A ceci près qu'une ligne de conduite peut très bien faire office de "garde-fou", comme le décrit moniiique. Même si l'expérience rentre invariablement et immanquablement en compte et vient généralement chambouler ce qui a a déjà été bien pré-formé dans la boîte à idées.
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Panda-Eater
- Messages : 137
- Inscription : mer. juil. 01, 2009 4:08 pm
C'est marrant, moniiique, t'as exactement décrit ce que je m'apprêtais à dire (ah bah bravo, merci beaucoup, vraiment, hein, nan mais franchement, merci, v'la mes plaques rouges qui reco...ah nan, s'pas ça).
La fusion c'est mal. Oooooh oui, c'est mal. La fusion tue. La fusion viole des bébés chats. La fusion regarde le JT de Jean-Pierre Pernaud. La fusion lit BHL. La fusion...enfin, voilà quoi. La fusion c'est mal.
Mais pour en revenir au sujet, sans attraction préalable, ça marche jamais. Et si y'a que de l'attraction, ça marche aussi, mais c'est plus (et en règle générale) exclusivement physique. Pour la communion mentale et tantrique, on repassera. Alors bon, pour une relation en tant que telle, je crois qu'il faut vraiment le truc qui fait 'clic', qu'il vienne lentement ou d'un seul coup.
La fusion c'est mal. Oooooh oui, c'est mal. La fusion tue. La fusion viole des bébés chats. La fusion regarde le JT de Jean-Pierre Pernaud. La fusion lit BHL. La fusion...enfin, voilà quoi. La fusion c'est mal.
Mais pour en revenir au sujet, sans attraction préalable, ça marche jamais. Et si y'a que de l'attraction, ça marche aussi, mais c'est plus (et en règle générale) exclusivement physique. Pour la communion mentale et tantrique, on repassera. Alors bon, pour une relation en tant que telle, je crois qu'il faut vraiment le truc qui fait 'clic', qu'il vienne lentement ou d'un seul coup.
Oui bien sûr qu'il faut le truc qui fait "clic" je suis d'accord avec toi. Je me dis juste que des fois il n'arrive pas du premier coup comme ça après un simple regard et éventuellement un roulage de pelle et qu'il serait dommage de tout arrêter avant de savoir s'il arrivera ou non. Je me dis aussi qu'à force de se dire "oh mon Dieu je ne suis pas amoureuse, rho la la c'est mal, je dois être amoureuse pour avoir une relation" des fois on ne laisse pas la chance à l'amour de s'installer tranquillement, persuadée qu'on est qu'il est là ou non point final. Je suis sûre qu'on peut tomber amoureuse au bout d'un moment même si on pensait ne pas l'être.
Bonjour,
La relation passe bien evidemment par la rencontre. Personnellement je demeure convaincu que le developpement d'une relation demeure un tout, une alchimie parfois difficile à expliquer.
Pour ma part, je ne sais pas trop ce qu'est le concept de coup de foudre, bien que j'ai eu cette chance d'être amoureux et en couple plusieurs fois. Je dirais que cela debute souvent pour moi par une attirance concernant l'intelect et l'esprit de l'autre. Bien evidemment l'enveloppe est aussi une source d'envie.
Quant à être amoureux, dans mon cas, j'ai la sensation que cela se construit avec le temps, petit à petit en échanges, compréhension de l'autre, la place que la personne prend dans ma propre vie, puis peu à peu cette place devient indisppensable. Je pourrais dire que je suis un moteur diesel des sentiments amoureux
qui ressent piano piano. Il est vrai que le sentiment amoureux implique un lacher prise de la carapace personnelle, chose pas évidente pour tout le monde. Donc bien souvent je démarre une relation avec des sentiments balbutiant et sans certitude mais avec beaucoup d'envie.
Démarrer une relation est un moment délicat mais aussi le debut d'une phase de découverte vraiment appréciable. Je dirais que le file conducteur est l'envie, envie de partager de connaître la personne, de retrouver cet état de grâce qu'est être amoureux.
Ensuite et bien, la relation passe à mes yeux par communication, confiance et franchise, se laisser aller en la personne que l'on aime tout comme lui laisser la place qu'elle mérite et doit prendre dans notre vie.
Avec le recul de mes expériences en couple, je pense qu'il faut aussi laisser de la place pour 3 entités dans une relation : Je Tu et Nous. Cela peut paraître basique, mais le couple ne devrait pas faire disparaître la réalité des deux personnes qui le composent. Garder à soi un jardin personnel pour ne pas dire secret, peut être ses amis personnels des passions que l'on garde pour soi en parallèle avec tout ce que l'on partage ensemble
Un brin fleur bleue je m'en rends compte, surtout lorsque l'on a été écorché par une précedente relation comme cela peut arriver.
Salutations
La relation passe bien evidemment par la rencontre. Personnellement je demeure convaincu que le developpement d'une relation demeure un tout, une alchimie parfois difficile à expliquer.
Pour ma part, je ne sais pas trop ce qu'est le concept de coup de foudre, bien que j'ai eu cette chance d'être amoureux et en couple plusieurs fois. Je dirais que cela debute souvent pour moi par une attirance concernant l'intelect et l'esprit de l'autre. Bien evidemment l'enveloppe est aussi une source d'envie.
Quant à être amoureux, dans mon cas, j'ai la sensation que cela se construit avec le temps, petit à petit en échanges, compréhension de l'autre, la place que la personne prend dans ma propre vie, puis peu à peu cette place devient indisppensable. Je pourrais dire que je suis un moteur diesel des sentiments amoureux
Démarrer une relation est un moment délicat mais aussi le debut d'une phase de découverte vraiment appréciable. Je dirais que le file conducteur est l'envie, envie de partager de connaître la personne, de retrouver cet état de grâce qu'est être amoureux.
Ensuite et bien, la relation passe à mes yeux par communication, confiance et franchise, se laisser aller en la personne que l'on aime tout comme lui laisser la place qu'elle mérite et doit prendre dans notre vie.
Avec le recul de mes expériences en couple, je pense qu'il faut aussi laisser de la place pour 3 entités dans une relation : Je Tu et Nous. Cela peut paraître basique, mais le couple ne devrait pas faire disparaître la réalité des deux personnes qui le composent. Garder à soi un jardin personnel pour ne pas dire secret, peut être ses amis personnels des passions que l'on garde pour soi en parallèle avec tout ce que l'on partage ensemble
Un brin fleur bleue je m'en rends compte, surtout lorsque l'on a été écorché par une précedente relation comme cela peut arriver.
Salutations
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amélie-sens
- Messages : 3378
- Inscription : mer. août 26, 2009 10:29 am
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anonymeB
Ca a un côté attirant pour le "Comprendre ce que les autres connaissent" et pour le "je me prouve que je peux aussi plaire" mais pour tout le reste... ça me casse les couilles avant même d'avoir été amoureux.
Avoir toujours quelqu'un sur le dos, devoir toujours faire attention à ce qu'on dit, ce qu'on fait, devoir se contrôler, s'imposer des limites, avoir moins de temps pour ses loisirs personnels, devoir passer 1h au téléphone chaque jour, etc...
Avoir toujours quelqu'un sur le dos, devoir toujours faire attention à ce qu'on dit, ce qu'on fait, devoir se contrôler, s'imposer des limites, avoir moins de temps pour ses loisirs personnels, devoir passer 1h au téléphone chaque jour, etc...
Waaaaw le stéréotype ^^Brutaldeath a écrit :Avoir toujours quelqu'un sur le dos, devoir toujours faire attention à ce qu'on dit, ce qu'on fait, devoir se contrôler, s'imposer des limites, avoir moins de temps pour ses loisirs personnels, devoir passer 1h au téléphone chaque jour, etc...
Moi je suis anti symbiose ! Et pourtant je suis fleur bleue au possible sous la couche noire et cassante de l'extérieur. Je trouve normal qu'on puisse sortir séparément, qu'on puisse avoir ses amis à soi et que l'autre n'ai pas d'ingérence à faire dans tout vos moindres faits et gestes. S'imposer des limites ce n'est pas mon genre non plus, plus maintenant en tout cas... J'ai suffisamment servi de paillasson pour ne plus avoir envi de faire des concessions sur mon caractère ou ma manière d'être... J'ai jamais trop demander à mes exs de changer leurs habitudes pour moi et bien maintenant je considère que la réciproque doit être vrai. Quand au téléphone, je déteste déjà ça en temps normal, alors une heure pour se raconter qu'aujourd'hui à été comme tout le autres jours, non merci... Un texto de temps en temps, ça suffira, si tant est qu'on se voit quand même régulièrement.