Faire le choix de vivre seul

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Avital.Ronell
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Re: Faire le choix de vivre seul

Message par Avital.Ronell »

C'est marrant ce que tu dis : "j'ai trop pris l'habitude d'avancer seul dans ma vie" car effectivement quand on s'endurcit par nécessité (ça m'est arrivé, c'est pour ça que je sais de quoi je parle) le côté niais s'envole complètement (enfin toi, c'est différent au sens ou tu ne l'as jamais eu.)
Je comprend que tu veuilles connaître ça puisque tu l'as jamais vécu mais dans mon cas ça n'a apporté que des emmerdes : frustration, tristesse, violence (envers moi même, jamais envers autrui), souffrance (ce dernier mot résume bien)
Aujourdhui je vois ces moments de deceptions amoureuse et de douleurs comme une forme d'immaturité et même de bêtise et surtout j'attendais trop.
Je suis devenue et ça m'emmerde de le dire quelque part car je n'aime pas ce mot, beaucoup plus "rationnelle" au niveau sentimentale, j'ai pensé que ça marcherait peut être mieux de ce fait, avec cette "maturité sentimentale" nouvellement acquise, la deuxième passade dont je parle parle date d'après ce passage à la "rationnalité sentimentale" (qui est un peu incompatible avec l'amour finalement) ben, finalement...non.

Un truc qui m'aide c'est aussi d'avoir appris à ne pas me comparer aux autres, très bêtement, j'ai beaucoup souffert de voir que un tel avait déjà eu une belle histoire de deux ans et demi alors qu'il n'a que 18 ans et autres exemples du même genre.
Avant ça me faisait vraiment mal, maintenant je me dis que je suis unique et que le seul comparatif que je peux avoir c'est moi même.
Du coup, moi aussi j'avance seule (c'est marrant d'ailleurs, un mec qui dit qu'il avance seul ça fait cool, un peu aventurier et baroudeur mais une nana ça fait tout de suite "folle" et "torturée")

Je me réfugie dans les livres, le cinéma et dans une certaine hygiène de vie (quand on est seule on a plus le temps n'empêche pour faire des trucs comme son marché, la cuisine, un footing, nager...) on gère le temps differemment que quand on a une vie sociale ou que quand on est en couple : car dans mon cas c'est ni amis ni petite amie.
Mon espoir, maintenant, ne se situe plus du côté des relations humaines : j'ai été trop déçue (ça fait drama queen peut être mais c'est vraiment mon ressenti pourtant.) Même si via le forum j'apprend à me nouer un peu avec les autres, même si c'est de façon très éphémère et superficielle, j'avoue néanmoins qu'il y a parfois quand même de bonnes surprises.
Je parle aussi à un type de ma promo et à une nana qui est en master de philo (une des rares personnes avec qui je prend plaisir à échanger), mes deux seuls liens sociaux hormis mes parents en dehors du forum. :oops:
Au moins j'ai trouvé une forme de stabilité et maintenant je suis convaincue qu'on peut vivre seul sans amour : je précise que cette affirmation peut paraître logique à certains mais beaucoup la trouve choquante et ne sont pas d'accord, je me rappelle que l'année dernière, une nana du forum m'avait incendiée quand j'avais dis ça, elle m'avait traitée de morte vivante. :euh:

Moi c'est ma vie tout simplement, et je pense qu'il faut que je l'assume telle qu'elle, il n'y a pas de normes même s'il y aura toujours des gens pour trouver ça anormal, une personne aussi solitaire.
Brutaldeath a écrit :La plupart du temps, j'en suis fier, d'ailleurs demain j'aurai honte de ce que j'écris présentement, je lirai ça en me disant "Ohhh, mais non, moment de faiblesse, mouhaha, qu'est-ce qu'ils vont croire sur le forum?". Malgré tout, je ne peux pas le nier, il m'arrive de temps en temps d'avoir envie d'être faible, de me laisser aller. J'en viens à souhaiter quelque part que vous ayez raison, vous autres neuneus, quand vous dites que l'amour est plus fort que tout.

Mais ce n'est pas le cas, quelle que soit sa force, dans ma vie à moi, je suis plus fort que le sentiment amoureux, il ne m'atteint pas. Semblable à une bestiole que je choppe, qui m'attendrit passablement et attise ma curiosité: elle ne peut rien me faire, je peux l'écraser sans aucun effort, je le sais, j'ai un sentiment de puissance, puis je finis par la poser et la laisse se balader chez les autres.
C'est beau! :-P
Par contre, le dernier paragraphe laisse à penser que tu résistes.
Je ne cherche pas à t'emmerder hein, je suis bien trop en galère moi même dans ce domaine pour embêter/conseiller qui que ce soit sur la question.
Et tant qu'on en est aux confidences de celibattant, malgré ce que j'ai écris précedemment, pour ma part, je ressens parfois encore une pointe de souffrance lorsqu'une de mes connaissances me jette à la gueule son bonheur conjuguale (par exemple mon collègue de fac ou des gens que je connais depuis longtemps via internet.)
Je ne peux pas nier que ça reste dur à supporter parfois, malgré ma lucidité sur la question au sens ou je me sens un peu plus isolée à chaque fois.
Mais je sais pas ce qui me fait le plus morfler : le fait d'être différente (handicapée sociale pour être un peu crue) ou le fait d'être seule...peut être les deux...
En tout cas je persiste à dire que se détacher du regard et de l'experience des autres, c'est déjà un excellent début pour moins souffrir.

C'est peut être stupide mais il y a auteur littéraire qui m'a beaucoup aidé en ce sens : Herman Hesse, qui dit bien, à travers ses personnages et ses récits que celui qui est différent ne doit pas craindre de se séparer de la société pour vivre en dehors.
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