Sinon je suis probablement peu attentive mais je ne vois pas le lien, Norma, entre l'état de la psychiatrie en France d'une part, ce qu'est la psychanalyse d'autre part et l'avis de Fana que tu sembles pourtant lier.
Comment va votre psy ?
Re: Comment va votre psy ?
Un gros plussoiement pour Crown qui m'ôte les mots de la bouche - même si j'hésitais à rédiger ma réponse par manque de temps et perfectionnisme outrancier.
Sinon je suis probablement peu attentive mais je ne vois pas le lien, Norma, entre l'état de la psychiatrie en France d'une part, ce qu'est la psychanalyse d'autre part et l'avis de Fana que tu sembles pourtant lier.
Sinon je suis probablement peu attentive mais je ne vois pas le lien, Norma, entre l'état de la psychiatrie en France d'une part, ce qu'est la psychanalyse d'autre part et l'avis de Fana que tu sembles pourtant lier.
Re: Comment va votre psy ?
Je n'ai jamais eu de bonnes expériences avec les psys quand j'étais plus petite. J'ai souvent changé, parce que l'un fumait comme un pompier devant moi, et l'autre me grondait dès que j'osais toucher aux jeux dans la salle (c'est débile mais j'étais petite quoi, ça me touchait).
J'ai toujours mis au loin mes envies d'aller voir quelqu'un, j'ai toujours préféré régler mes soucis seule, passer outre, ne pas appuyer mes "problèmes" pour éviter d'en faire justement des "problèmes" (j'me comprends).
Sauf que. A chaque fois que mon moral va au plus bas, j'me dis qu'il faut que j'aille voir quelqu'un, que ça ne peut plus durer... et vu que ça passe aussi vite, j'lâche l'idée.
Mais là, je me suis enfin décidée. J'en ai marre de tourner autour du pot, de faire des hauts et des bas - toujours les mêmes. Si quelque chose coince, je dois bien pouvoir régler ça vraiment. En fait, j'ai pas vraiment d'espoir, j'm'en fiche un peu, j'me porte plutôt bien. J'ai juste envie de parler, besoin de parler, à quelqu'un d'extérieur, celui dont je suis sûr - ou presque - qu'il ne me jugera pas, qu'il restera un inconnu. J'ai besoin de me mettre face à des choses qui sont dures, et que je fuis trop souvent. Alors voilà, j'ai pris rendez-vous pas plus tard qu'hier avec mon CMP. Affaire à suivre.
A mon avis quand même, la vraie thérapie reste quand on a une passion - ou plusieurs - et qu'on s'y engage jusqu'au bout, en se lançant des défis à soi-même. Cela peut être tout aussi bien le théâtre, ou un sport comme le vélo.
Voilà.
J'ai toujours mis au loin mes envies d'aller voir quelqu'un, j'ai toujours préféré régler mes soucis seule, passer outre, ne pas appuyer mes "problèmes" pour éviter d'en faire justement des "problèmes" (j'me comprends).
Sauf que. A chaque fois que mon moral va au plus bas, j'me dis qu'il faut que j'aille voir quelqu'un, que ça ne peut plus durer... et vu que ça passe aussi vite, j'lâche l'idée.
Mais là, je me suis enfin décidée. J'en ai marre de tourner autour du pot, de faire des hauts et des bas - toujours les mêmes. Si quelque chose coince, je dois bien pouvoir régler ça vraiment. En fait, j'ai pas vraiment d'espoir, j'm'en fiche un peu, j'me porte plutôt bien. J'ai juste envie de parler, besoin de parler, à quelqu'un d'extérieur, celui dont je suis sûr - ou presque - qu'il ne me jugera pas, qu'il restera un inconnu. J'ai besoin de me mettre face à des choses qui sont dures, et que je fuis trop souvent. Alors voilà, j'ai pris rendez-vous pas plus tard qu'hier avec mon CMP. Affaire à suivre.
A mon avis quand même, la vraie thérapie reste quand on a une passion - ou plusieurs - et qu'on s'y engage jusqu'au bout, en se lançant des défis à soi-même. Cela peut être tout aussi bien le théâtre, ou un sport comme le vélo.
Voilà.
-
ExMembre
Re: Comment va votre psy ?
Absolument. C'est d'ailleurs exactement ce que j'ai fait. C'est un complément tout à fait bienvenu à la thérapie.Erual a écrit :A mon avis quand même, la vraie thérapie reste quand on a une passion - ou plusieurs - et qu'on s'y engage jusqu'au bout, en se lançant des défis à soi-même. Cela peut être tout aussi bien le théâtre, ou un sport comme le vélo.
Re: Comment va votre psy ?
Boin en gros, moi et mon demi neurone actif aujourd'hui, on pense que tant que 90% des psy seront dans du post freudisme archaique, la psychologie/psychanalyse n'aidera pas, et qu'il vaut mieux se démmerdouiller seul.Maïzena a écrit :Sinon je suis probablement peu attentive mais je ne vois pas le lien, Norma, entre l'état de la psychiatrie en France d'une part, ce qu'est la psychanalyse d'autre part et l'avis de Fana que tu sembles pourtant lier.
Pour la psychiatrie, tant qu'une belle majorité sera en mode "testing" médicamenteux, genre on te met telle dose, ça marche pas on tente autre chose, en revoit le machin, qui fait que mes amis étant passés en HP on d'abord du se faire méga déséquilibré par des traitements pas du tout adapté à leur pathologie (souvent diagnostiqué ar la suite selon le médicament qui a marché et pas avant de médicamenter) ce sera lpus nefaste qu'autre chose.
En gros, la psychiatrie est necessaire mais dans sa politique actuelle en france je la trouve bien souvent risquée et néfaste.
>Et la partie psychanalyse psychologie, sachant que ceux qui sont admis en M2 sont ceux qui vont dans le même sens que leur prof qui ont un demi siècle de retard dans le monde de la pensée du mental, ne permet pas ou difficilement de former des soignants compétents en raison du caractère de cooptation de ce corps de métier.
Bref, sur le principe oui à la psy, mais sur les faits aujourdh'ui en france, mieux vaut s'en passer.
-
Régal Délice
Re: Comment va votre psy ?
Je crois que tu as été clairement victime d'une pression trop importante de la part de ta hiérarchie, entre ces études obligatoires et les problèmes de mutation de ton copain. Normal de craquer. O_ORay Steam a écrit :Tiens, ça me parle beaucoup, ce que tu as vécu, De Luxe.
Ce qui m'est arrivé a aussi eu lieu pendant des études tardives ...
Personnellement, je n'avais pas tant de pression, c'est moi qui me suis mis dedans tout seul : je voulais faire cette thèse parce que je me sentais frustré d'avoir dû arrêter mes études trop tôt faute de sous, et puis je croyais devoir prouver quelque chose ; surtout, c'était une démarche entièrement conditionnée par le fait que j'avais une histoire familiale à régler, et j'essayais de le faire par ce biais plutôt que d'aller voir un psy ; c'est à dire que mon sujet de recherche et même ma discipline (l'histoire = l'enquête) étaient symboliquement reliés à ce problème ; la dépression est intervenue non pas à un moment de grande pression (bien que ça n'était pas facile de travailler à mi-temps tout en bossant la thèse à plein temps, c'était une vie misérable, sans loisir et sans repos) mais plutôt lorsque j'ai trouvé la réponse à une question que je ne pouvais pas aborder : l'effondrement a été une sorte de censure ultime, dans mon inconscient il y a un dispositif qui a dit "Oh-là, là tu vas aborder le fond du problème, celui dont on ne doit pas parler, alors j'appuie sur le signal d'alarme et je coupe tout" ; et les premiers symptômes, ça a été la perte des compétences nécessaires pour continuer ce travail : plus possible de lire, plus possible d'écrire. C'est remarquable aussi dans ton histoire, l'impossibilité de faire une opération de calcul simple. Ce moment de perte de compétences, ça a été absolument horrible, c'est une expérience atroce, en plus j'en avais clairement conscience, mais je ne pouvais rien y faire, et la nuit, je rêvais que je perdais encore plus de capacités (dans mes rêves j'étais amnésique, ou analphabète, ou muet, je ne comprenais plus la langue de mes interlocuteurs, des choses comme ça).
J'ai vu que plein de gens ici, notamment blessés par des consultations obligatoires ou faites chez des psy avec qui ils n'ont pas accroché, disent "le psy, ça sert à rien, c'est mieux de se débrouiller tout seul" ; moi je crois que si j'avais essayé plus tôt de régler mes problèmes avec un psy compétent, je me serais évité bien des ennuis et j'aurais gagné beaucoup de temps ; en essayant de régler les choses tout seul, j'ai perdu des années et des années dans une quête inutile et impossible ; avec le psy, en deux ans on a fait le tour du problème (en gros, bien sûr, c'est pas magique, mais ça a vraiment changé beaucoup de choses pour moi). Et surtout je voudrais dire aux gens : si il y a un problème bloquant, si votre vie quotidienne est altérée, c'est qu'il faut consulter.
Re: Comment va votre psy ?
C'est "marrant" mais j'ai eu les mêmes types de rêves pendant une période, quand j'avais 16 ans, c' était effectivement terrifiant. Et au réveil il n'y avait pas vraiment le soulagement du retour à la réalité, parce que je n'arrivais toujours pas à me concentrer pour lire trois lignes ou suivre une conversation. Je voyais bien que mes amis étaient effrayés quand ils me parlaient et il fallait qu'ils répètent 3 fois leurs question et je mettais 2 minutes pour répondre, ou quand au milieu du mois d'avril je ne me rappelais plus de l'emploi du temps qu'on suivait depuis septembre. J'avais honte de ce que je lisais dans leurs yeux, honte d'être un zombie, peur de m'enfoncer un peu plus loin dans le brouillard et d'y rester et d'avoir encore plus honte.De Luxe a écrit :(dans mes rêves j'étais amnésique, ou analphabète, ou muet, je ne comprenais plus la langue de mes interlocuteurs, des choses comme ça).
Ça n'aide pas trop pour chercher de l'aide, en fait.
Re: Comment va votre psy ?
Ben moi j'apporte un commentaire positif
Si ma mère avait été voir un psy, elle serait toujours en vie! Elle était paranoiaque (vraiment sévère!...) et pour elle aussi, c'était dégradant/honteux/stupide...
Du coup elle a été jusqu'au bout de son délire, et n'est plus là pour en parler aujourd'hui
Et moi, j'ai toujours été dépressive. Je pensais m'en sortir très bien, et puis au bout d'un moment, les crises de larmes à répétitions... les semaines où je m'enfermais sans voir personne...
J'ai heureusement rencontré ma psy il y a six mois, et ça n'a plus rien à voir! je ne pensais pas pouvoir me sentir réellement bien un jour :') .
Elle me fait faire du rêve éveillé, je la vois une fois toutes les deux/trois semaines. D'accord, ça coûte un bras, mais le bonheur de pouvoir recommencer à parler avec des gens sans me sentir angoissée, recommencer à évoluer professionnellement, voir sa vie qui ressemble peu à peu à celle qu'on aurait voulu avoir... ça n'a pas de prix!!
Tout ça pour dire que les psy ça marche
Par contre, il faut trouver le bon, celui qui vous met à l'aise... Et il faut avoir une vraie volonté de remise en question. Parce que "s'accepter", c'est bien beau, reconnaître qu'on a été quelqu'un de pas bien et vouloir évoluer, c'est mieux!!
Si ma mère avait été voir un psy, elle serait toujours en vie! Elle était paranoiaque (vraiment sévère!...) et pour elle aussi, c'était dégradant/honteux/stupide...
Du coup elle a été jusqu'au bout de son délire, et n'est plus là pour en parler aujourd'hui
Et moi, j'ai toujours été dépressive. Je pensais m'en sortir très bien, et puis au bout d'un moment, les crises de larmes à répétitions... les semaines où je m'enfermais sans voir personne...
J'ai heureusement rencontré ma psy il y a six mois, et ça n'a plus rien à voir! je ne pensais pas pouvoir me sentir réellement bien un jour :') .
Elle me fait faire du rêve éveillé, je la vois une fois toutes les deux/trois semaines. D'accord, ça coûte un bras, mais le bonheur de pouvoir recommencer à parler avec des gens sans me sentir angoissée, recommencer à évoluer professionnellement, voir sa vie qui ressemble peu à peu à celle qu'on aurait voulu avoir... ça n'a pas de prix!!
Tout ça pour dire que les psy ça marche
Par contre, il faut trouver le bon, celui qui vous met à l'aise... Et il faut avoir une vraie volonté de remise en question. Parce que "s'accepter", c'est bien beau, reconnaître qu'on a été quelqu'un de pas bien et vouloir évoluer, c'est mieux!!
Re: Comment va votre psy ?
J'en ai vus de toutes sortes, de toutes tailles, des rigolos, des pas marrants du tout, des filles, des garçons.
Mmmmm... Celui qui m'a fait le plus rire, finalement (avec le recul, parce que sur le moment, j'aimais pas tellement tellement) c'est le grand vieux (qui se trouvait très beau), un peu salace qui me racontait sa vie sexuelle. Sa rencontre avec ses amies, toussa. C'était passionnant. Ah et puis aussi, qu'est ce que je marrais quand , lancée dans mon monologue, il m'interrompait pour aller se chercher un café. Et là où j'ai cru que j'allais faire pipi dans ma culotte c'est quand il m'a dit "Mlle, vous serez dépressive tout votre vie". "D'accord, à la semaine prochaine, alors ?".
Le plus efficace reste le dernier. Il a dit, à l'issue de la première séance ce qu'aucun n'avait cerné jusqu'ici. Il a sorti cette phrase, et je me suis arrêtée, l'ai regardé comme s'il venait de me révéler le secret de la vie éternelle. Les mots qui sont sortis de ma bouche, ont été "Mais oui, c'est ça Docteur, c'est exactement ça." L'impression d'être comprise. Pardonnez-moi mais ça fout les boules qu'un type que vous voyez pour la première fois parvienne à détecter quelque chose chez vous que personne, ni ami, ni membre de la famille, ni médecin n'a jamais évoqué.
Mon psy (que je dois absolument retourner voir, je l'ai un peu abandonné, il doit s'emmerder avec ses autres patients, on se marre bien tous les deux) m'aide à aller mieux. M'aide à trouver la vie un peu plus légère, m'aide à me délester un peu de ce que je me traîne depuis la nuit des temps. Il m'aide à ne pas foncer dans le ravin. Dans les deux sens du terme.
Je donnerais n'importe quoi pour ne pas avoir à consulter. N'importe quoi...
Mmmmm... Celui qui m'a fait le plus rire, finalement (avec le recul, parce que sur le moment, j'aimais pas tellement tellement) c'est le grand vieux (qui se trouvait très beau), un peu salace qui me racontait sa vie sexuelle. Sa rencontre avec ses amies, toussa. C'était passionnant. Ah et puis aussi, qu'est ce que je marrais quand , lancée dans mon monologue, il m'interrompait pour aller se chercher un café. Et là où j'ai cru que j'allais faire pipi dans ma culotte c'est quand il m'a dit "Mlle, vous serez dépressive tout votre vie". "D'accord, à la semaine prochaine, alors ?".
Le plus efficace reste le dernier. Il a dit, à l'issue de la première séance ce qu'aucun n'avait cerné jusqu'ici. Il a sorti cette phrase, et je me suis arrêtée, l'ai regardé comme s'il venait de me révéler le secret de la vie éternelle. Les mots qui sont sortis de ma bouche, ont été "Mais oui, c'est ça Docteur, c'est exactement ça." L'impression d'être comprise. Pardonnez-moi mais ça fout les boules qu'un type que vous voyez pour la première fois parvienne à détecter quelque chose chez vous que personne, ni ami, ni membre de la famille, ni médecin n'a jamais évoqué.
Mon psy (que je dois absolument retourner voir, je l'ai un peu abandonné, il doit s'emmerder avec ses autres patients, on se marre bien tous les deux) m'aide à aller mieux. M'aide à trouver la vie un peu plus légère, m'aide à me délester un peu de ce que je me traîne depuis la nuit des temps. Il m'aide à ne pas foncer dans le ravin. Dans les deux sens du terme.
Je donnerais n'importe quoi pour ne pas avoir à consulter. N'importe quoi...
Re: Comment va votre psy ?
Première psy en école d'ingé. Une salope -si, si - rencontrée à l'occasion d'un cours sur la psychanalyse freudienne. Demandée en consultation - je n'allais pas bien. Bienveillante en début de séance, je lui dit que je suis homo, hop ! changement complet de consistance de sa part, monstrueuse elle devient, comme sévère, tout son corps qui dit "non", bref une gestion de merde du contre-transfert. Mais je n'étais pas encore Kliban. Donc je perds mes moyens. Fais je ne sais plus quel acte manqué et n'y retourne jamais. Ma malédiction n'a pas besoin de la poursuivre, cette connasse est déjà morte (au figuré).
Plus tard - parce que la première m'a échaudé. Un an d'analyse en face à face. Bien. Me fait prendre conscience que je suis tout seul dans ma bulle, que je ne suis pas en contact avec les autres dans le monde magique que je me suis construit. Je la quitte à un retour d'Inde - elle ne comprend rien de ce que je lui dit - il y a là une fuite de ma part, mais pas seulement : elle n'avait réellement aucune idée de quoi je parlais ni de ce que j'éprouvais.Le psy ne comprennent rien à l'inconditionnel - ils y voient un trait pathologique - non qu'ils aient toujours tord, mais bon.
Bien pus tard, 2001, espèce d'Odyssée. Je vois un lacanien pure souche qui s'émerveille de mes gribouillis utilisés pour mes prises de notes, veux absolument que mon inconscient soit plein de nœuds si possible borroméens et insiste pour que j'aie eu envie de baiser ma mère. Dans le processus, je découvre des choses intéressantes sur ma fratrie. Je le quitte de guerre lasse, nous tournons en rond dans ses labyrinthe à lui, son cabinet comme le grand ventre où je me suis déjà assez enfermé, j'ai besoin d'autre chose.Il essaie de me retenir "à ce stade, je ne pense pas qu'il serait bon pour vous d'arrêter". Je lui rigole carrément au nez - signe pour moi que j'ai changé
C'est qu'on m'a conseillé T. et avec T., ça marche. Bienveillant, rigolo, exigeant, et surtout, pas coincé sur la psychanalyse. techniques corporelles à l'appui, en cinq ans, il me débloque tout ça. Entre temps, je suis devenu Kliban sur GA. Je commence à écrire des pouèmes (oh là là !). Puis on stagne, encore. Je le lui dit. Il m'envoie chez N., somathopsychopédagogue - des thérapies corporelles. En deux semaines, hop, c'est fini, je n'ai plus besoin de T., et on finit cette tranche gentiment, d'un commun accord.
Depuis, c'est avec N., mais N. n'est pas psy. Thérapeute, plutôt - soignante, même, devrais-je dire. J'ai fait des découvertes hallucinantes, une autre façon d'habiter mon corps. C'est là qu'est né le Kliban et-alors. N. est impatiente, mais se contrôle. En ce moment, cependant, N. qui vient d'accoucher a une sale tendinite aux poignets. Je l'admire énormément de pouvoir continuer à traiter ses patients, et avec tant de générosité. Elle est toujours aussi désireuse de s'inscrire dans mes rythmes pour y amener celui de la guérison. Je ne sais pas comment elle tient. C'est dur d'aider les gens, dur de s'investir à ce point. Ca doit demander de savoir métaboliser toutes ces saloperies qu'on porte en nous... Bref. C'est super, ce qu'elle fait. Je continue à approfondir ce qu'elle a mis en mouvement. Et c'est lent, parce que je suis lent.
Plus tard - parce que la première m'a échaudé. Un an d'analyse en face à face. Bien. Me fait prendre conscience que je suis tout seul dans ma bulle, que je ne suis pas en contact avec les autres dans le monde magique que je me suis construit. Je la quitte à un retour d'Inde - elle ne comprend rien de ce que je lui dit - il y a là une fuite de ma part, mais pas seulement : elle n'avait réellement aucune idée de quoi je parlais ni de ce que j'éprouvais.Le psy ne comprennent rien à l'inconditionnel - ils y voient un trait pathologique - non qu'ils aient toujours tord, mais bon.
Bien pus tard, 2001, espèce d'Odyssée. Je vois un lacanien pure souche qui s'émerveille de mes gribouillis utilisés pour mes prises de notes, veux absolument que mon inconscient soit plein de nœuds si possible borroméens et insiste pour que j'aie eu envie de baiser ma mère. Dans le processus, je découvre des choses intéressantes sur ma fratrie. Je le quitte de guerre lasse, nous tournons en rond dans ses labyrinthe à lui, son cabinet comme le grand ventre où je me suis déjà assez enfermé, j'ai besoin d'autre chose.Il essaie de me retenir "à ce stade, je ne pense pas qu'il serait bon pour vous d'arrêter". Je lui rigole carrément au nez - signe pour moi que j'ai changé
C'est qu'on m'a conseillé T. et avec T., ça marche. Bienveillant, rigolo, exigeant, et surtout, pas coincé sur la psychanalyse. techniques corporelles à l'appui, en cinq ans, il me débloque tout ça. Entre temps, je suis devenu Kliban sur GA. Je commence à écrire des pouèmes (oh là là !). Puis on stagne, encore. Je le lui dit. Il m'envoie chez N., somathopsychopédagogue - des thérapies corporelles. En deux semaines, hop, c'est fini, je n'ai plus besoin de T., et on finit cette tranche gentiment, d'un commun accord.
Depuis, c'est avec N., mais N. n'est pas psy. Thérapeute, plutôt - soignante, même, devrais-je dire. J'ai fait des découvertes hallucinantes, une autre façon d'habiter mon corps. C'est là qu'est né le Kliban et-alors. N. est impatiente, mais se contrôle. En ce moment, cependant, N. qui vient d'accoucher a une sale tendinite aux poignets. Je l'admire énormément de pouvoir continuer à traiter ses patients, et avec tant de générosité. Elle est toujours aussi désireuse de s'inscrire dans mes rythmes pour y amener celui de la guérison. Je ne sais pas comment elle tient. C'est dur d'aider les gens, dur de s'investir à ce point. Ca doit demander de savoir métaboliser toutes ces saloperies qu'on porte en nous... Bref. C'est super, ce qu'elle fait. Je continue à approfondir ce qu'elle a mis en mouvement. Et c'est lent, parce que je suis lent.
Re: Comment va votre psy ?
J'ai oublié de revenir sur ma position après ce RDVErual a écrit :Alors voilà, j'ai pris rendez-vous pas plus tard qu'hier avec mon CMP. Affaire à suivre.
J'avais RDV avec les infirmières (qui allaient m'orienter vers ce qui me correspondait), de vraies connasses en fait. Elles me diagnostiquaient déjà d'emblée des syndromes depressifs de ce que je leur racontais. Elles ne pouvaient pas imaginer que quand on pleure, c'est pas forcément qu'on soit triste, ça peut aussi être qu'on n'est pas très à l'aise en entretien individuel (aussi formel soit-il). Elles m'ont dit qu'il me fallait un psychiatre, et des médicaments blablabla (les médicaments c'est le genre de trucs que je deteste). Elles m'ont démolis alors que j'étais partie pour être rassurée, libérée d'un poids. J'ai hurlé, pleuré, je les ai détesté.
Papa Freud aurait dit "en pleurant tu viens de comprendre quelque chose" Ha ha ha
Le pire dans tout ça c'est que j'y crois. J'ai été élevé par une mère (plutôt) freudienne, et ça, ça me suit, j'arrive pas à m'en détacher !
Du coup, quand elles m'ont rappelé une semaine après pour me donner un nom de psy, et un RDV (elles ont pas précisé s'il était psychiatre ou psycho-thérapeute), je les ai pas rappelé. Qu'elles aillent se faire foutre.