Suicide et Depression : regroupement des sujets sur ce thème
Merci pour vos conseils.
Hors de question que je dise du mal de lui. D'une manière ou d'une autre, personne ne dit du mal de lui, tout le monde l'aime. Cela devrait donner tout naturellement naissance à des défauts de l'ordre de l'arrogance, mais si il l'est, il le cache bien alors. C'est inconcevable pour moi de le descendre, et je ne connais personne qui puisse faire la liste de ses défauts.
Je ne sais toujours pas si je vais lui dire. Ne puis-je pas espérer que mon amour passe pour laisser place à la seule amitié ?
Hors de question que je dise du mal de lui. D'une manière ou d'une autre, personne ne dit du mal de lui, tout le monde l'aime. Cela devrait donner tout naturellement naissance à des défauts de l'ordre de l'arrogance, mais si il l'est, il le cache bien alors. C'est inconcevable pour moi de le descendre, et je ne connais personne qui puisse faire la liste de ses défauts.
Je ne sais toujours pas si je vais lui dire. Ne puis-je pas espérer que mon amour passe pour laisser place à la seule amitié ?
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Deckard2501
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- Inscription : mer. mai 31, 2006 8:24 pm
Épuisé
Hier j’ai passé ma nuit et ma journée à Tour. Aujourd’hui à voisin le bretoneux puis à Colombes. De retour à Puteaux j’ai fait des exercices de nages et d’apnée. Deux journées bien remplies, deux journées où je n’ai pas eu le temps de penser à l’insignifiance de ma vie d’homme. Beaucoup aurais eu le sentiment d’avoir accompli quelque chose, se serait satisfait de tous ses moments ou l’on croit avoir réalisé quelque chose d’utile. Nous courrons tous, nous remplissons notre vide par le travail, les divertissements-spectacles, le sport... Si jamais nous nous arrêtons ; seul avec nous-mêmes ; le vide nous effraie, nous déprimons. Comment faire pour trouver la sagesse d’accepter notre destin d’homme ? Profiter du soleil, de la pluie et mourir …
pas forcément la sensation d'avoir accompli quelque chose d'utile, mais pourquoi pas? un travail bien fait, qui est utile à ceux à qui il est destiné, on peut en être satisfait, sinon heureux.
Peut-être d'ailleurs est-on d'autant plus satisfait d'un travail accompli qu'il a été difficile à accomplir?
Surtout la surprise d'avoir vu passer deux jours plus "calmes" (?), sans questionnements insistants, ça te fait quel effet?
l'effet d'une pause dans tes recherches épuisantes de toi-même?
ou au contraire l'effet d'un retard dans cette recherche?
tout autre chose encore?
Sur le fond, il y a sans doute peu de gens qui peuvent affirmer n'avoir jamais utilisé la tactique du "je suis débordé, j'ai trop de choses à faire" pour faire tout, sauf ce qui est utile, à savoir se poser et se demander ce qu'on fait là.
Ne te laisse pas déborder par l'épuisement, mais n'hésite pas à accepter la détente qu'il t'apporte, peut-être?
iorini
Peut-être d'ailleurs est-on d'autant plus satisfait d'un travail accompli qu'il a été difficile à accomplir?
Surtout la surprise d'avoir vu passer deux jours plus "calmes" (?), sans questionnements insistants, ça te fait quel effet?
l'effet d'une pause dans tes recherches épuisantes de toi-même?
ou au contraire l'effet d'un retard dans cette recherche?
tout autre chose encore?
Sur le fond, il y a sans doute peu de gens qui peuvent affirmer n'avoir jamais utilisé la tactique du "je suis débordé, j'ai trop de choses à faire" pour faire tout, sauf ce qui est utile, à savoir se poser et se demander ce qu'on fait là.
Ne te laisse pas déborder par l'épuisement, mais n'hésite pas à accepter la détente qu'il t'apporte, peut-être?
iorini
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Deckard2501
- Messages : 146
- Inscription : mer. mai 31, 2006 8:24 pm
Deux jours sans recherches épuisantes sur moi-même c’est un peu comme se coucher le soir puis se réveiller le matin. Le songe n’est même plus un souvenir…
Une chose est sûre, j’ai l’impression de perdre mon temps. Le train train quotidien à quelque chose de rassurant pour beaucoup, moi je m’ennui. Le plus grand ennui c’est d’exister sans vivre.
10 :15 Samedi soir et le robinet goutte goutte goutte goutte
J’ai vraiment du mal à établir le contact avec mes contemporains ; comme si je ne connaissais pas leurs codes. Comme un animal privé de jeu durant sont enfance, le monde est incompréhensible, tout événement déclenche une réaction d’auto-agression. L’animal se bat, désespère, s’isole…
Une chose est sûre, j’ai l’impression de perdre mon temps. Le train train quotidien à quelque chose de rassurant pour beaucoup, moi je m’ennui. Le plus grand ennui c’est d’exister sans vivre.
10 :15 Samedi soir et le robinet goutte goutte goutte goutte
J’ai vraiment du mal à établir le contact avec mes contemporains ; comme si je ne connaissais pas leurs codes. Comme un animal privé de jeu durant sont enfance, le monde est incompréhensible, tout événement déclenche une réaction d’auto-agression. L’animal se bat, désespère, s’isole…
Re: Morose, renfermé, sombre, silencieux, triste
Cette description de comportementale me ressemble beaucoup mdrr, je parle pas beaucoup , je préfère écouter les autres, mais ne pas être bavard est une qualité tu sais mais je n'en souffre pas ou peu mais j'avoue c'est pas facile tout les jours, tu peux faire une introspection de toi même si tu crois que cela peu d'aider mais je te conseille de t'accepter tel que tu es , et essayer de faire en sorte que les autres apprécie des qualitésDeckard2501 a écrit :Taciturne, voilà l’adjectif qui me qualifie le mieux. C’est mon père qui l’a choisi il y a 15 ans de cela et il est toujours d’actualité. Définition du dictionnaire : Qui parle peu, qui n'est pas d'humeur à parler. Se dit d'un caractère sombre.
Qui parle peu : c’est vrai je parle très peu, jamais de moi. Je me contente d’écouter les autres, alimenter leur monologue, garder un air concentré et attentif sur l’histoire de leur vie, ils aiment tous parler d’eux, ils adorent parler d’eux. Cela ne me dérange pas de les écouter mais j’ai horreur de parler de moi.
Qui n'est pas d'humeur à parler : Vrai aussi. Je vie en dehors du monde, dans ma tête, les événements extérieurs glissent sur ma peau de téflon. Aujourd’hui j’écris (parle) dans un but thérapeutique. J’ai une envie irrépressible d’ivresse, la pression interne de mon cerveau est accablante, écrire me permettra de ne pas foutre en l’air six mois d’abstinence alcoolique même si c’est prendre le risque d’ennuyer certain lecteur…
Se dit d'un caractère sombre : Exact, mon meilleur ami de lycée (et dieu sais que j’en ai eu peu) m’a dit un jour : « tu te plains tout le temps, rien ne te réjouis ». Mon psy m’a dit aujourd’hui « Il a un fond obscure en vous, vous vous interdisez d’être heureux ». Mais c’est quoi s’autoriser à être heureux ? Devenir acteur, jouer la comédie, refouler tous sentiments négatif ? Le bonheur peut-il être le résultat d’une pratique ou d’un art de vivre ?
Je ne me comprends pas ? Qui suis-je ? Faut-il philosopher pour bien vivre ? Il me semble que je comprends mieux les autres que je ne me comprends. J’ai l’impression d’être seul sur cette terre, inhumain, la schizonévrose me guette. Je ne puis me résoudre à vivre tel une plante grasse profitant du soleil et de la pluie. Que dois-je refouler ? Que dois-je construire pour continuer à fonctionner ? Comment faire cesser cette souffrance ?
Han! Si tu continues comme ça je vais tombé amoureux moi ! : *Deckard2501 a écrit :Hier j’ai passé ma nuit et ma journée à Tour. Aujourd’hui à voisin le bretoneux puis à Colombes. De retour à Puteaux j’ai fait des exercices de nages et d’apnée. Deux journées bien remplies, deux journées où je n’ai pas eu le temps de penser à l’insignifiance de ma vie d’homme. Beaucoup aurais eu le sentiment d’avoir accompli quelque chose, se serait satisfait de tous ses moments ou l’on croit avoir réalisé quelque chose d’utile. Nous courrons tous, nous remplissons notre vide par le travail, les divertissements-spectacles, le sport... Si jamais nous nous arrêtons ; seul avec nous-mêmes ; le vide nous effraie, nous déprimons. Comment faire pour trouver la sagesse d’accepter notre destin d’homme ? Profiter du soleil, de la pluie et mourir …
Je crois que ton reméde serait de parler à d'autres personnes. Il m'arrive souvent de déprimer moins, quand je sais les malheurs des autres, et qui sont par moment beaucoup plus graves, quand en plus on voit que la personne en question sourit et rigole! La chose est tellement charmante que t'oublies presque tout le reste, tu es juste ébloui sur le moment, et tu en retires plus qu'une leçon, mais un sentiment d'assurance. Vraiment, je ne suis pas optimiste du tout, mais il fait bon vivre avec des gens espiégles malgré tout. Il y a un vieu dicton de crevards qui dit: "Peu de misére fait pleurer, trop de misére fait rire" Alors quoi! Si tu n'a plus grand chose à perdre par exemple, au lieu de s'en lamenter ris en! et laisses aux hormones d'euphorie le reste du travail : )
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Deckard2501
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- Inscription : mer. mai 31, 2006 8:24 pm
j'en connais un autre : "L'humour et la dérision c'est le luxe des désespérés" Albert CamusGal-El a écrit : Il y a un vieu dicton de crevards qui dit: "Peu de misére fait pleurer, trop de misére fait rire" Alors quoi! Si tu n'a plus grand chose à perdre par exemple, au lieu de s'en lamenter ris en! et laisses aux hormones d'euphorie le reste du travail : )
Voilà, par exemple, c'est beaucoup plus recherché que mon dicton de vieilles fillesDeckard2501 a écrit :j'en connais un autre : "L'humour et la dérision c'est le luxe des désespérés" Albert CamusGal-El a écrit : Il y a un vieu dicton de crevards qui dit: "Peu de misére fait pleurer, trop de misére fait rire" Alors quoi! Si tu n'a plus grand chose à perdre par exemple, au lieu de s'en lamenter ris en! et laisses aux hormones d'euphorie le reste du travail : )
(entre parenthéses, sache donc que les hommes cultivés et mélancoliques ont un incroyable succés côté sentimental, c'est phéromonal, je serais toi je vérifierais s'il n y a pas quelques dizaines de gens qui me regarde les yeux doux et la bouche mi ouverte quand je parle
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Deckard2501
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- Inscription : mer. mai 31, 2006 8:24 pm
Enfermé dans ma coquille
Hier soir j’ai oublié de rallumer mon téléphone portable. Oublié ou inconsciemment commit alors que mes obligations professionnelles ne m’autorisent pas à le faire. Je n’allais pas vraiment bien hier soir et ce matin je n’en suis pas encore tout à fait remis.
J’ai coupé Msn, débranché mon téléphone portable, me suis allongé en position fœtal, le dos face à la télévision, le visage blotti contre des oreillers. Si, comme un humanoïde, j’avais pu déconnecter l’ouïe, l’odorat, la vu, le touché je l’aurais surement fait. Ce qu’il a de terrible c’est que je ne saurais pas relier ce besoin de déconnection au monde à des faits précis, pourquoi hier, pourquoi pas avant-hier, la semaine dernière ?
Je suis conscient qu’un isolement total, un refus de dialogue dans ces phases dépressives n’est pas la meilleur chose à faire. Mais je refuse le tulle-gras de l’infermière. Je ne connais pas l’étendu de mes brulures et je redoute la douleur inutile qui accompagne l’application d’un pansement trop petit. Aucune Biafine, aucun baume du Pérou ne peut être efficace. Même si mes brulures cicatrices un jour, mon épiderme en sera marqué.
J’ai coupé Msn, débranché mon téléphone portable, me suis allongé en position fœtal, le dos face à la télévision, le visage blotti contre des oreillers. Si, comme un humanoïde, j’avais pu déconnecter l’ouïe, l’odorat, la vu, le touché je l’aurais surement fait. Ce qu’il a de terrible c’est que je ne saurais pas relier ce besoin de déconnection au monde à des faits précis, pourquoi hier, pourquoi pas avant-hier, la semaine dernière ?
Je suis conscient qu’un isolement total, un refus de dialogue dans ces phases dépressives n’est pas la meilleur chose à faire. Mais je refuse le tulle-gras de l’infermière. Je ne connais pas l’étendu de mes brulures et je redoute la douleur inutile qui accompagne l’application d’un pansement trop petit. Aucune Biafine, aucun baume du Pérou ne peut être efficace. Même si mes brulures cicatrices un jour, mon épiderme en sera marqué.
Je ne suis pas si certaine qu'à un moment donné ce besoin de s'isoler ne soit pas bénéfique, malgré les apparences.
Par contre, ce que je ne sais pas plus que toi, pourqoi ça surgit à un moment précis, sans raison particulière à laquelle le rattacher? Au moins si la "raison" de ce besoin d'isolement si fort était claire, tu pourrais y accéder, y remédier peut-être en partie, par la logique. Là, il n'y a rien d'autre à faire que de faire le dos rond, en attendant que ça passe. Et manifestement, dos rond, c'est aussi bien au sens figuré qu'au sens propre. Il y a des choses qu'on ne sait pas et qu'on ne saura peut-être jamais, mais il me paraît évident que la position que tu as spontanément prise correspond à une façon de chercher du réconfort qui est très ancienne dans notre propre histoire.
Tu as raison aussi de refuser les infirmières qui ne seraient pas capables, mais un jour tu tomberas sur quelqu'un de capable, ou tu trouveras le moyen de communiquer ta souffrance pour que cette hypothétique infirmière soit un instrument de ta guérison, ta guérison qui passe forcément par toi-même, tu as raison sur ce point.
En attendant, puisque ce matin tu es revenu à l'envie de communiquer un minimum, sache que tu peux compter sur mon soutien.
iorini
Par contre, ce que je ne sais pas plus que toi, pourqoi ça surgit à un moment précis, sans raison particulière à laquelle le rattacher? Au moins si la "raison" de ce besoin d'isolement si fort était claire, tu pourrais y accéder, y remédier peut-être en partie, par la logique. Là, il n'y a rien d'autre à faire que de faire le dos rond, en attendant que ça passe. Et manifestement, dos rond, c'est aussi bien au sens figuré qu'au sens propre. Il y a des choses qu'on ne sait pas et qu'on ne saura peut-être jamais, mais il me paraît évident que la position que tu as spontanément prise correspond à une façon de chercher du réconfort qui est très ancienne dans notre propre histoire.
Tu as raison aussi de refuser les infirmières qui ne seraient pas capables, mais un jour tu tomberas sur quelqu'un de capable, ou tu trouveras le moyen de communiquer ta souffrance pour que cette hypothétique infirmière soit un instrument de ta guérison, ta guérison qui passe forcément par toi-même, tu as raison sur ce point.
En attendant, puisque ce matin tu es revenu à l'envie de communiquer un minimum, sache que tu peux compter sur mon soutien.
iorini