comme ça a été dit plutot je pense qu'on peut difficilement rester insensible à ton histoire...
je ne peux pas te dire que la souffrance va disparaître totalement, mais je pense qu'elle s'apaisera avec le temps même si tu peux difficilement l'imaginer. Les raisons de son acte ... resteront un mystère je pense et c'est cette idée qu'il va te falloir accepter.
je pense que tu devrais partager ta souffrance avec qqn de ton entourage parce que c'est un fardeau trop lourd à porter pour une seule personne. même si la personne ne te comprends pas ce n'est pas l'essentiel, seul le fait d'être écouté devrait t'aider à continuer ...
Maintenant ne t'attend pas à retrouver la même relation que tu as eut avec lui avec une autre personne. chaque rapport à une personne est unique mais tu auras d'autres relations aussi belles qui ne finiront pas de cette manière.
Je crois que tu ne l'oubliera jamais. il vivra toujours dans ton coeur (même si ça fait roman à l'eau de rose de dire ça) . ne prends pas votre relation comme un échec ... parce que ça n'en est pas un. Cette histoire fera toujours partie de ta vie et son souvenir fera toujours parti de toi
Je te remercie pour le courage que tu as eut de poster
et je pense que peut être ça a été un moyen pour toi de partager ta souffrance donc tu es sur la bonne voie
garde espoir de voir des jours meilleurs car ils viendront
et encore bravo pour le courage dont tu fais preuve
( je ne sais pas si j'en aurai autant dans de telles circonstances)
Geo
A bout de force
vous avez tous exprimé ce pour quoi je ne trouvais pas les mots et j'attendais de les trouver, Mady, Filament et Nefer.
D'abord, non, tu n'es pas coupable, et là-dessus Pulp_Version a trouvé les mots qu'il faut. Ce n'est pas surprenant que tu aies cette réaction de te demander ce que tu aurais pu faire, mais dis-toi bien que tu n'en avais pas les moyens, il ne te les a pas donnés, en toute connaissance de cause. Et il a vécu l'amour avec d'autant plus d'intensité qu'il pressentait, puis savait cette issue.
Puis je rejoins complètement Mady, personne ne peut comprendre ni juger ce qui se passe, lorsqu'un être humain décide d'en finir avec la vie. Il se passe alors des choses à l'intérieur de la personne que nous ne comprendrons jamais, que nous ne devons pas juger avec des critères aussi simplistes qu'"égoïsme".
Nerfer le dit également :
"Les causes du suicide sont profondément enfouies dans celui qui commet ce geste, elles viennent de très loin, elles le rongent de l'intérieur sans qu'il puisse en parler" et j'irais même plus loin, même celui qui commet le geste n'en comprend pas nécessairement les causes. Elles sont si profondes... que je pense qu'il ne peut pas en parler, qu'il ne peut aller jusqu'au bout de la réflexion, qu'il ne peut pas forcément y faire face, ou alors par ce geste terrible parce que irréversible.
Et il est possible de donner le change, tu l'as vécu avec lui.
Quant à toi, ne donne plus le change, fais-toi aider, s'il te plaît.
Captain a raison aussi, mets-toi en colère, cela peut te faire avancer, mais en aucun cas ne dirige ta colère contre toi "il faut que la tristesse explose d'une manière ou d'une autre"
Je n'ai pas tout compris dans le post de bobby, sauf ceci, je pense qu'il parle de toi zappa, " peut être qu'il ne veux pas au fond de lui, oublier en quelque sorte, L'oublier même, qu'il ne veux pas se donner le droit de commencer une vie nouvelle???". Il faut que tu arrives à chasser ce sentiment, que tu ne veux pas te donner le droit de commencer une vie nouvelle, donne-toi le droit, pas d'une vie "nouvelle" forcément, mais de la vie tout court. C'est important.
zappa, tu vois que tu es présent désormais dans les pensées d'un certain nombre de personnes, Samikenzz s'est ajouté à nous pendant que je rédigeais, nous ne pouvons pas être à ta place ni alléger ta souffrance, mais nous te disons que nous pensons très fort à toi.
iorini
D'abord, non, tu n'es pas coupable, et là-dessus Pulp_Version a trouvé les mots qu'il faut. Ce n'est pas surprenant que tu aies cette réaction de te demander ce que tu aurais pu faire, mais dis-toi bien que tu n'en avais pas les moyens, il ne te les a pas donnés, en toute connaissance de cause. Et il a vécu l'amour avec d'autant plus d'intensité qu'il pressentait, puis savait cette issue.
Puis je rejoins complètement Mady, personne ne peut comprendre ni juger ce qui se passe, lorsqu'un être humain décide d'en finir avec la vie. Il se passe alors des choses à l'intérieur de la personne que nous ne comprendrons jamais, que nous ne devons pas juger avec des critères aussi simplistes qu'"égoïsme".
Nerfer le dit également :
"Les causes du suicide sont profondément enfouies dans celui qui commet ce geste, elles viennent de très loin, elles le rongent de l'intérieur sans qu'il puisse en parler" et j'irais même plus loin, même celui qui commet le geste n'en comprend pas nécessairement les causes. Elles sont si profondes... que je pense qu'il ne peut pas en parler, qu'il ne peut aller jusqu'au bout de la réflexion, qu'il ne peut pas forcément y faire face, ou alors par ce geste terrible parce que irréversible.
Et il est possible de donner le change, tu l'as vécu avec lui.
Quant à toi, ne donne plus le change, fais-toi aider, s'il te plaît.
Captain a raison aussi, mets-toi en colère, cela peut te faire avancer, mais en aucun cas ne dirige ta colère contre toi "il faut que la tristesse explose d'une manière ou d'une autre"
Je n'ai pas tout compris dans le post de bobby, sauf ceci, je pense qu'il parle de toi zappa, " peut être qu'il ne veux pas au fond de lui, oublier en quelque sorte, L'oublier même, qu'il ne veux pas se donner le droit de commencer une vie nouvelle???". Il faut que tu arrives à chasser ce sentiment, que tu ne veux pas te donner le droit de commencer une vie nouvelle, donne-toi le droit, pas d'une vie "nouvelle" forcément, mais de la vie tout court. C'est important.
zappa, tu vois que tu es présent désormais dans les pensées d'un certain nombre de personnes, Samikenzz s'est ajouté à nous pendant que je rédigeais, nous ne pouvons pas être à ta place ni alléger ta souffrance, mais nous te disons que nous pensons très fort à toi.
iorini
Bon là je crois qu'on a assez expliqué et dit sur le sujet, à plusieurs pour que je me fâche.bobby a écrit : même s'il s'avére que le suicide est égoiste (je n'approuve pas mady, peux être qu'on abroge nos souffrances mais on en créées de nouvelles...)
Quand je lis ce type de chose, ça me met les tripes en l'air.
Alors, je vais dire ici ce que je me refusais à dire, j'ai fait de nombreuses tentatives de suicides pendant plusieurs années vers mes 35 ans, ce n'est encore pas si loin mais je sais maintenant qu'on ne se suicide pas selon un libre arbitre, comme si on décidait le matin en se levant de se suicider, certes il est possible que ca arrive pour certains. Mais sinon, ceux qui sont plongés dans un enfer de souffrance au quotidien qui on le cerveau ruiné à ne plus avoir de sérinité ne serait-ce que deux minutes, n'en sont plus à se demander si leur acte est bien ou non, s'il est égoiste ou s'il y a des gens qui vont souffrir autour. Les gens qui en sont réduit à ce stade là, sont passés de l'autre côté du miroir où les références ne sont plus les mêmes, on en arrive au stade du mort-vivant, où vivre et respirer est une souffrance épouvantable, et ce n'est plus tant se tuer mais c'est de tuer la souffrance. Et la souffrance nous guide vers la solution du suicide, la souffrance prend les commandes, et nous montre la voie du soulagement!
Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, mais lire que mon acte est un acte égoiste me met dans la colère. Car à chaque fois je n'était pas dans un état normal ('même si extérieurement on a l'air en bonne santé) et c'est d'ailleurs pourquoi mes tentatives ont été des échecs, car mal préparé. J'aurais pu ête gravement handicapé surtout une fois, mais je suis passé au travers. Je peux aussi dire que chaque acte était pour moi un apprentissage, car je savais prendre expérience du précédent.
Je me souviens d'une fois en hopital psy, nous avons appris le suicide et la mort, d'un ancien patient. Outre le fait que nous avions de la peine pour lui, nous savions qu'il avait trouvé le soulagement et c'était une consolation pour nous, l'arrêt de sa souffrance.
Je me dis que je ne suis pas en vie pour m'entendre dire que je suis égoiste.
Le premier des égoismes est de ne pas prendre en compte la souffrance des autres et de les juger. Allez rendre visite à des gens en hopital psy pour des dépressions sévères pour savoir comme ils sont abandonnés par tous, comment la famille, les amis traitent généralement les gens qui souffrent du psychisme.
Pour ma part j'étais entouré d'amour, un amour qui aurait pu me voir mourir mais un amour qui m'a accompagné jusqu'à la guérison complète, qui a tout subi, tout vécu avec moi, mais qui ne viendrait jamais me dire que j'ai été égoiste, jamais, il a trop souffert de mes souffrances, trop vécu mes souffrances, trop souffert trop, pour savoir qu'on se bat contre une souffrance et que c'est elle qui peut emporter celui qu'on aime.
Le suicide n'est pas un acte égoiste, mais un acte de DESESPOIR.
Et puis un petit discours militant pour la route, les dépressions coûtent la vie par suicide à environ 10 000 personnes par an... on sait l'état de la psychiatrie en France, un vrai désastre y compris dans les hopitaux... que fait-on? a peu près rien, surtout pas d'informer la popualtion sur cette maladie, surtout pas de collecter des fonds en faveur de la recherche et des malades, et puis les patients trouvent le traitement tout seul, hein?
Pour les 10 000 morts par accident de voiture, on a trouvé les radars pour faire chuter le nombre de morts, car il s'agissait d'un scandale autant de morts tous les ans, mais pour ceux qui se suicident, ça se n'est pas un soucis, d'autant qu'il semblerait que ce sont des égoistes...
à bout de force
Filament a écrit :
(...) Les gens qui en sont réduit à ce stade là, sont passés de l'autre côté du miroir où les références ne sont plus les mêmes, on en arrive au stade du mort-vivant, où vivre et respirer est une souffrance épouvantable, et ce n'est plus tant se tuer mais c'est de tuer la souffrance. Et la souffrance nous guide vers la solution du suicide, la souffrance prend les commandes, et nous montre la voie du soulagement!
Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, (nb)
Oh que oui, Filament, tu te fais bien comprendre ! Je crois que notre ami Zappa a bien compris lui aussi ; il est peut-être temps maintenant de clore la discussion sur ce qu'est l'acte suicidaire pour revenir au sujet initial : aider, autant que faire se peut, Zappa, a avancer un peu sur le chemin de sa reconstruction... Il nous a courageusement écrit sa souffrance ; peut-être nos modestes conseils lui permettront-ils d'avoir la force de demander de l'aide autour de lui, au moins dans un premier temps de parler à ses proches.
Zappa, essaie de te persuader qu'il te faut de l'aide, que celle que tu peux éventuellement retirer de nos propos ici est loin d'être suffisante...
Très amicalement,
Mady
(nb) : Filament, je peux comprendre ta réaction mais ne t'énerves pas... tu te fais du mal... et tu vas encore griller une ampoule
(...) Les gens qui en sont réduit à ce stade là, sont passés de l'autre côté du miroir où les références ne sont plus les mêmes, on en arrive au stade du mort-vivant, où vivre et respirer est une souffrance épouvantable, et ce n'est plus tant se tuer mais c'est de tuer la souffrance. Et la souffrance nous guide vers la solution du suicide, la souffrance prend les commandes, et nous montre la voie du soulagement!
Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, (nb)
Oh que oui, Filament, tu te fais bien comprendre ! Je crois que notre ami Zappa a bien compris lui aussi ; il est peut-être temps maintenant de clore la discussion sur ce qu'est l'acte suicidaire pour revenir au sujet initial : aider, autant que faire se peut, Zappa, a avancer un peu sur le chemin de sa reconstruction... Il nous a courageusement écrit sa souffrance ; peut-être nos modestes conseils lui permettront-ils d'avoir la force de demander de l'aide autour de lui, au moins dans un premier temps de parler à ses proches.
Zappa, essaie de te persuader qu'il te faut de l'aide, que celle que tu peux éventuellement retirer de nos propos ici est loin d'être suffisante...
Très amicalement,
Mady
(nb) : Filament, je peux comprendre ta réaction mais ne t'énerves pas... tu te fais du mal... et tu vas encore griller une ampoule
-
Pulp_versioN
- Messages : 157
- Inscription : ven. juil. 01, 2005 7:25 pm
Dans les réponses précédentes, vous parlez du suicide et des tentatives de suicide. Ce n'est pas comparable en soi !
Selon moi, faire une tentative est loin de vouloir se liquider. Là, le rôle des proches, d'un ami, d'un père, d'une mère, d'un confident, est primordial. Encore faut-il s'y prendre à temps. Les indicateurs se remarquent, on voit les plaies sur les poignets, on peut agir, écouter, parler, interpeller, et donc secourir.
Mais le suicide, c'est une terrible démission, loin d'une tentative car c'est le passage à l'acte le plus abominable, le crime sur soi-même. Et là, personnellement, je n'éprouve aucun sentiment car c'est trop tard, c'est fini. Mais le suicidé n'a pas le droit de plonger tous ses proches dans la spirale de la déprime, et en cela c'est égoïste de sa part. A ce niveau-là, on ne peut plus rien, et certainement rien se reprocher.
Le message d'un suicidaire, c'est je tente de me suicider mais vous ne le voyez pas, vous ne m'aidez pas, et je passe à l'étape ultime sans votre consentement, tout seul dans ma cave ou dans ma chambre.
La tentative de suicide n'est pas tabou, celui qui l'a commise en parle presque avec fierté bien des années après. Il la vit comme une étape, certes dure, de sa propre évolution. Et c'est tant mieux !
Selon moi, faire une tentative est loin de vouloir se liquider. Là, le rôle des proches, d'un ami, d'un père, d'une mère, d'un confident, est primordial. Encore faut-il s'y prendre à temps. Les indicateurs se remarquent, on voit les plaies sur les poignets, on peut agir, écouter, parler, interpeller, et donc secourir.
Mais le suicide, c'est une terrible démission, loin d'une tentative car c'est le passage à l'acte le plus abominable, le crime sur soi-même. Et là, personnellement, je n'éprouve aucun sentiment car c'est trop tard, c'est fini. Mais le suicidé n'a pas le droit de plonger tous ses proches dans la spirale de la déprime, et en cela c'est égoïste de sa part. A ce niveau-là, on ne peut plus rien, et certainement rien se reprocher.
Le message d'un suicidaire, c'est je tente de me suicider mais vous ne le voyez pas, vous ne m'aidez pas, et je passe à l'étape ultime sans votre consentement, tout seul dans ma cave ou dans ma chambre.
La tentative de suicide n'est pas tabou, celui qui l'a commise en parle presque avec fierté bien des années après. Il la vit comme une étape, certes dure, de sa propre évolution. Et c'est tant mieux !
Hum.... c'est assez compliqué de parler de tentatives de suicide quand on n'a pas vécu les souffrances de la personne qui a voulu se suicider.
Je ne pense pas que le suicide est un acte égoïste en soit.
Je lisais un article sur Claire Quilliot
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 937,0.html
Je trouvais cet article plutôt intéressant. Ses idées sont plutôt compréhensibles.
L'égoïsme, c'est donc penser pour soi... je ne crois pas que l'on pense pour soi quand on tente d'en finir. Je dirais que l'on pense à s'échapper.
L'égoïste ne s'échappe pas quand il vit, bien au contraire. Il tente de tout faire pour vivre pour lui. L'égoïste se fait du bien. Je ne vois pas en quoi avaler des médicaments procure du plaisir ou tout autre acte pour se nuire...
Je ne pense pas que le suicide est un acte égoïste en soit.
Je lisais un article sur Claire Quilliot
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 937,0.html
Je trouvais cet article plutôt intéressant. Ses idées sont plutôt compréhensibles.
L'égoïsme, c'est donc penser pour soi... je ne crois pas que l'on pense pour soi quand on tente d'en finir. Je dirais que l'on pense à s'échapper.
L'égoïste ne s'échappe pas quand il vit, bien au contraire. Il tente de tout faire pour vivre pour lui. L'égoïste se fait du bien. Je ne vois pas en quoi avaler des médicaments procure du plaisir ou tout autre acte pour se nuire...
Et bien dis donc, quel débat autour d’un sujet qui n’aura surement aucune réponse.
Puisque vous vous mettez a parler sur les raisons qui pousse vers le suicide je vais donner ma version, peut-être qu’en même temps ça permettrai de me soulager. Qui sait ?
Peut-être qu’il y a de l’égoïsme dans le suicide. Sûrement. Je n’en sais rien. Je ne suis ni plus, ni moins intelligent que vous. Mais je pense plutot, que si Eric a pus franchir ce pas, c’est qu’il avait quelque chose de…caché au fond de lui (oui je sais ça fait un peu débile profond mais c’est comme ça que je le vois). Et je pense que cette chose a pus créer en lui un mal-être, une sorte de vide que même tout l’amour que j’aurai pus lui donner n’aurai pus combler. Mais je pense également, qu’une personne qui se suicide n’est pas « réellement » consciente de ce qu’elle fait. Elle est aveuglée par sa souffrance. C’est ce qui la pousse ensuite a commettre cet acte. Alors oui peut-être est-ce un point de vue, de dire de quelqu’un qui se suicide qu’il est égoïste. Mais dans ce cas, on pourrais également dire de la part des autres qu’ils sont égoïste pour n’avoir pensé qu’a eux et ne pas s’être penché un peu plus sur cette personne pour voir, ou même entrevoir cette souffrance. Oh je sais, certains ne me prendrons pas au sérieux. Mais je connais beaucoup de personne de mon entourage qui quand on commence a laisser pressentir le pire, ne font rien, strictement rien. Ils se permettent de laisser couler la chose et d’attendre que ça passe, comme s’il ne croyaient pas réellement que cette personne puisse se suicider. Mais quand ça arrive (et malheureusement ça arrive) et qu’ils voient qu’ils n’ont rien pus faire, alors là on pourrais dire dans leur cas qu’ils ont eux aussi été égoïste.
Mais je pense également que c’est trop simple de mettre des mot sur cet acte. Egoisme, culpabilité, souffrance… Ce ne sont que des mots. Des lettres assemblées le plus simplement du monde.
Mais jamais on ne pourras savoir ce qui se passe dans la tête de quelqu’un qui se suicide. Les mots ne pourront jamais retranscrire ce que peut sentir ou endurer la personne qui le fait.
Je pense même d’ailleurs que celui ou celle qui se suicide n’est pas vraiment conscient de ce qu’il (elle) fait. Je me souviens de mes tentatives peu après la mort d’Eric, et je me souviens que je ne pensais qu’a une seule chose : Le rejoindre. Alors après, oui peut-être que c’est égoiste, je n’en sais rien, je ne me permet pas de juger de ce qui est bon ou pas.
Quoi qu’il en sois, je me lève un peu pour dire à ceux qui pensent que se suicider et faire une tentative de suicide est différent qu’ils ne regarde pas cet acte dans toute ses facettes.
En quoi est-ce différent ?
Par définition, faire une tentative de suicide c’est vouloir faire le grand saut, mais ne pas y arriver a cause de quelque chose (ou de quelqu’un…)
Mais reflechissez un peu, si cette chose ou si cette personne ne serais pas arrivé a temps. Que se serai-t-il passé ? Et bien la tentative n’en serai plus une. Le seul facteur qui différencie une tentative d’un véritable suicide, c’est cette chose ou cette personne qui peut arriver a temps pour changer un destin.
Bien sur tout cela n’est que mon point de vue et n’engage que moi.
Quand a vos messages, je les ai tous lu avec attention. J’aimerai en parler a des gens de mon entourage, mais c’est trop dur, c’est encore trop encré dans mon cœur.
La seule fois ou j’ai réussi a parler d’Eric librement (et encore ce n’était que durant quelques minutes) et bien je n’était pas…dans mon état normal dirons-nous.
J’avais un peu bu (même beaucoup en fait) et ça c’est mal passé, j’ai repensé a Eric et je me suis mis à pleurer dans les bras d’une amie en lui expliquant tout ça d’un coup. Elle ne comprenait pas vraiment ce que je voulais lui dire puisque ma relation avec Eric était restée très secrète.
Mais une fois que je suis dans mon état normal, impossible de parler de lui. J’ai un véritable blocage. Une boule a mon estomac qui m’empêche de révéler ce secret. Il n’y a eu que ce psy a qui j’ai pus « legerement » en parler. Mais a vrai dire, j’ai un peu été dégoûté de tout ce qui est du domaine psychothérapeutique.
Pour l’instant, le seul moyen d’extérioriser un peu ça à été d’écrire des lettres, et de les brûler après. Comme si je les envoyais au paradis, là où il pourrais les recevoir.
A vrai dire, je ne pense pas mon cas désespéré, comme je me le dit souvent il doit bien y avoir pire que ça. Mais bon le fait est là, pour moi c’est suffisant, ça me fait souffrir, ça me brûle.
Je sais que je ne reverrai jamais Eric, mais j’ai comme un…un espoir qu’un jour je puisse me réveiller et que tout ça n’aura été qu’un souvenir.
Bref, ce soir c’est mon anniversaire, mon chien est mort ce matin (super n’est-ce pas !), et j’ai passé une des pires années de ma vie, que pourrait-il m’arriver d’autre ?
Puisque vous vous mettez a parler sur les raisons qui pousse vers le suicide je vais donner ma version, peut-être qu’en même temps ça permettrai de me soulager. Qui sait ?
Peut-être qu’il y a de l’égoïsme dans le suicide. Sûrement. Je n’en sais rien. Je ne suis ni plus, ni moins intelligent que vous. Mais je pense plutot, que si Eric a pus franchir ce pas, c’est qu’il avait quelque chose de…caché au fond de lui (oui je sais ça fait un peu débile profond mais c’est comme ça que je le vois). Et je pense que cette chose a pus créer en lui un mal-être, une sorte de vide que même tout l’amour que j’aurai pus lui donner n’aurai pus combler. Mais je pense également, qu’une personne qui se suicide n’est pas « réellement » consciente de ce qu’elle fait. Elle est aveuglée par sa souffrance. C’est ce qui la pousse ensuite a commettre cet acte. Alors oui peut-être est-ce un point de vue, de dire de quelqu’un qui se suicide qu’il est égoïste. Mais dans ce cas, on pourrais également dire de la part des autres qu’ils sont égoïste pour n’avoir pensé qu’a eux et ne pas s’être penché un peu plus sur cette personne pour voir, ou même entrevoir cette souffrance. Oh je sais, certains ne me prendrons pas au sérieux. Mais je connais beaucoup de personne de mon entourage qui quand on commence a laisser pressentir le pire, ne font rien, strictement rien. Ils se permettent de laisser couler la chose et d’attendre que ça passe, comme s’il ne croyaient pas réellement que cette personne puisse se suicider. Mais quand ça arrive (et malheureusement ça arrive) et qu’ils voient qu’ils n’ont rien pus faire, alors là on pourrais dire dans leur cas qu’ils ont eux aussi été égoïste.
Mais je pense également que c’est trop simple de mettre des mot sur cet acte. Egoisme, culpabilité, souffrance… Ce ne sont que des mots. Des lettres assemblées le plus simplement du monde.
Mais jamais on ne pourras savoir ce qui se passe dans la tête de quelqu’un qui se suicide. Les mots ne pourront jamais retranscrire ce que peut sentir ou endurer la personne qui le fait.
Je pense même d’ailleurs que celui ou celle qui se suicide n’est pas vraiment conscient de ce qu’il (elle) fait. Je me souviens de mes tentatives peu après la mort d’Eric, et je me souviens que je ne pensais qu’a une seule chose : Le rejoindre. Alors après, oui peut-être que c’est égoiste, je n’en sais rien, je ne me permet pas de juger de ce qui est bon ou pas.
Quoi qu’il en sois, je me lève un peu pour dire à ceux qui pensent que se suicider et faire une tentative de suicide est différent qu’ils ne regarde pas cet acte dans toute ses facettes.
En quoi est-ce différent ?
Par définition, faire une tentative de suicide c’est vouloir faire le grand saut, mais ne pas y arriver a cause de quelque chose (ou de quelqu’un…)
Mais reflechissez un peu, si cette chose ou si cette personne ne serais pas arrivé a temps. Que se serai-t-il passé ? Et bien la tentative n’en serai plus une. Le seul facteur qui différencie une tentative d’un véritable suicide, c’est cette chose ou cette personne qui peut arriver a temps pour changer un destin.
Bien sur tout cela n’est que mon point de vue et n’engage que moi.
Quand a vos messages, je les ai tous lu avec attention. J’aimerai en parler a des gens de mon entourage, mais c’est trop dur, c’est encore trop encré dans mon cœur.
La seule fois ou j’ai réussi a parler d’Eric librement (et encore ce n’était que durant quelques minutes) et bien je n’était pas…dans mon état normal dirons-nous.
J’avais un peu bu (même beaucoup en fait) et ça c’est mal passé, j’ai repensé a Eric et je me suis mis à pleurer dans les bras d’une amie en lui expliquant tout ça d’un coup. Elle ne comprenait pas vraiment ce que je voulais lui dire puisque ma relation avec Eric était restée très secrète.
Mais une fois que je suis dans mon état normal, impossible de parler de lui. J’ai un véritable blocage. Une boule a mon estomac qui m’empêche de révéler ce secret. Il n’y a eu que ce psy a qui j’ai pus « legerement » en parler. Mais a vrai dire, j’ai un peu été dégoûté de tout ce qui est du domaine psychothérapeutique.
Pour l’instant, le seul moyen d’extérioriser un peu ça à été d’écrire des lettres, et de les brûler après. Comme si je les envoyais au paradis, là où il pourrais les recevoir.
A vrai dire, je ne pense pas mon cas désespéré, comme je me le dit souvent il doit bien y avoir pire que ça. Mais bon le fait est là, pour moi c’est suffisant, ça me fait souffrir, ça me brûle.
Je sais que je ne reverrai jamais Eric, mais j’ai comme un…un espoir qu’un jour je puisse me réveiller et que tout ça n’aura été qu’un souvenir.
Bref, ce soir c’est mon anniversaire, mon chien est mort ce matin (super n’est-ce pas !), et j’ai passé une des pires années de ma vie, que pourrait-il m’arriver d’autre ?
-
ExMembre L
que des trucs mieux fatalement.
bon courage. Si tu tiens à garder le silence, c'est peut être pour ne pas désacraliser ce qui l'est encore beaucoup : ton amour pour lui, le sien pour toi, votre relation vécue dans le secret. C'est peut-être une façon de se taire pour prolonger ce secret, ce bonheur, et la douleur qui désormais l'accompagne...une autre manière de lui rendre l'exclusivité que vous aviez l'un pour l'autre. Tu as eu la chance de vivre une relation extraordinaire qui t'as révélé à toi même, et ton chagrin est proportionnel au bonheur passé. Tu en retires une grande connaissance de la vie et sans doute par la suite une grande force. Bon courage, donc.
bon courage. Si tu tiens à garder le silence, c'est peut être pour ne pas désacraliser ce qui l'est encore beaucoup : ton amour pour lui, le sien pour toi, votre relation vécue dans le secret. C'est peut-être une façon de se taire pour prolonger ce secret, ce bonheur, et la douleur qui désormais l'accompagne...une autre manière de lui rendre l'exclusivité que vous aviez l'un pour l'autre. Tu as eu la chance de vivre une relation extraordinaire qui t'as révélé à toi même, et ton chagrin est proportionnel au bonheur passé. Tu en retires une grande connaissance de la vie et sans doute par la suite une grande force. Bon courage, donc.