C'est exactement ce que je ressens, mais pour les hommesZünisch a écrit :Les femmes m'attirent clairement. Je n'ai jamais ressenti aucune attraction envers un homme. A partir de là, j'ai du mal à m'envisager hétérotte refoulée.![]()
Mais en fait, quand j'y pense, si jamais un mec m'attirait, je crois que ça ne remettrais même pas en compte mon choix de vie. J'aurais peut être une relation avec lui mais ça ne changera rien au fait que je sais pertinemment que j'aime les filles. Et donc que je peux potentiellement faire ma vie avec l'une d'entre elles.
*Lalala*, je ne sais pas du tout comment expliquer ce que je ressens.
Avez-vous douté de votre homosexualité ?
Pour ma part, je n'ai jamais ressenti de doute à proprement parlé.
Quand je suis tombée amoureuse d'une fille pour la première fois, je n'ai pas eu de grande période de remise en question, j'ai accepté le plus naturellement du monde.
Et jusqu'à mes 17 ans, je n'avais jamais ressenti quelque chose pour un homme. Juste un... mais je n'étais pas attiré par lui comme j'ai pu l'être avec une femme. Juste que je me sentais proche de lui.
Au final, ça c'est mal terminé... mais je ne me voyais pas non plus complétement bisexuelle, puisqu'il n'y a eu que lui qui a attiré mon attention.
Aujourd'hui, je m'aperçois que certains hommes peuvent me plaire, mais dès qu'il s'agit de sentiment, je ne peux tomber amoureuse que de femmes. Alors je papillonne ^^
Quand je suis tombée amoureuse d'une fille pour la première fois, je n'ai pas eu de grande période de remise en question, j'ai accepté le plus naturellement du monde.
Et jusqu'à mes 17 ans, je n'avais jamais ressenti quelque chose pour un homme. Juste un... mais je n'étais pas attiré par lui comme j'ai pu l'être avec une femme. Juste que je me sentais proche de lui.
Au final, ça c'est mal terminé... mais je ne me voyais pas non plus complétement bisexuelle, puisqu'il n'y a eu que lui qui a attiré mon attention.
Aujourd'hui, je m'aperçois que certains hommes peuvent me plaire, mais dès qu'il s'agit de sentiment, je ne peux tomber amoureuse que de femmes. Alors je papillonne ^^
J'ai vécu une vie hétérosexuelle pendant les 18-19 premières années de mon existence. J'avais des doutes sur l'hétérosexualité de temps en temps, puis de plus en plus, jusqu'à une période de totale confusion / paumée comme jamais y a deux ans, quand je suis arrivée sur le forum (enfin, un peu avant). [Edit: Le forum m'a donc beaucoup aidée à trouver ma propre réponse]. Puis j'ai eu ma première copine qqes mois après et mon attirance pour les filles s'est confirmée. Maintenant je suis sûre et certaine d'aimer les filles, mais je me demande parfois si mes expériences hétéros avaient été satisfaisantes, j'aurais alors pu continuer à sortir avec des hommes. Donc je ne doute pas de mon attirance pour les filles, et je me définis désormais comme lesbienne, mais je me dis que peut-être que je suis bi finalement, peut-être qu'un jour je pourrais me sentir amoureuse/attirée par un mec... Pour résumer: peut-être donc que je suis bi.
Mais je me prend pas trop la tête avec ça.
Mais je me prend pas trop la tête avec ça.
Je vais essayer de répondre.Kliban a écrit :Pourquoi c'est important pour toi, de te ranger dans cette catégorie ci plutôt que dans celle-là ? Le mot (bi, gay) aurait une influence ensuite sur quoi, tu sais ? Ton comportement ? Ton état intérieur ? Tu peux nous dire pourquoi ça compte ?
Comme le dit très bien The ChaBox, je trouve rassurant le fait de se mettre dans une case, de savoir ce que l'on est et ce que l'on veut. En effet j'ai l'impression qu'être dans le flou n'aide pas vraiment pour les relations sentimentales. En fait je me suis imposé une barrière durant longtemps vis à vis des garçons qui m'attiraient parce que je voulais être hétéro et je ne voulais même pas envisager le fait que je sois gay. Ce qui fait que je n'ai rien tenté du côté des gars à cause de cette barrière, et rien du côté des filles parce qu'elles ne m'attiraient pas. En prépa j'étais dans une période "ne surtout pas penser aux garçons, tu finiras de toute façon par devenir hétéro" qui m'a totalement bloqué au niveau relationnel. Mais lorsqu'enfin j'enlève cette barrière et j'accepte le fait d'être gay, l'attirance physique envers les garçons baisse et je remarque les filles alors qu'auparavant je n'y faisais pas attention. Et alors que je pensais enfin me débarrasser de ces interrogations en assumant mon homosexualité, d'autres questions apparaissent! Je pensais enfin être sûr de ce que je voulais, et bien non!
On me dira sans doute (d'ailleurs on me l'a déjà dit! ):"Relativise Doubt, vis ta vie, rencontre des gens et tu verra bien si quelqu'un t'attire!"
Ce qui est plein de bon sens! Mais admettons que je vive ma vie. Si je rencontre une fille qui me plaît, il y a des chances qu'une relation plus qu'amicale se mette en place. Mais par contre si je rencontre un gars qui me plaît, il faut déjà qu'il soit gay, et ça c'est pas gagné. Ce que je veux dire, c'est que j'aurais bien plus de chance de me trouver un copain si je le cherche là où il faut. Sinon je vais passer mon temps à flasher sur des hétéros et il ne se passera rien.
De plus le flou pose égalment problème pour un éventuel CO.
"Euhhh, en fait jvoulais vous dire chui pas vraiment hetero jpense que chui gay ou bi mais en fait j'en sais rien..." Je pense que ce type de déclaration ne sert pas vraiment à quelque chose, à part peut être embrouiller les gens à qui on parle.
Le pire dans ce flou c'est que j'ai l'impression que je peux effectivement "choisir" mon orientation, et je me sentirai plus tranquille si je n'avais pas le choix.
Non je n'en ai jamais douté. Quand j'étais gosse, je faisais avoir des histoires d'amour avec mes peluches, et mes peluches c'était toutes des garçons (enfin... des chiens, chevaux, whatever- garçons).
Et je me rappelle encore regarder quasiment en cachette "Parting Glances" (Clin d'Oeil Pour un Adieu) quand j'avais 11 ans... Le coeur battant, j'avais vu que c'était avec des HOMOSEXUELS dedans dans le programme TV
Et je me rappelle encore regarder quasiment en cachette "Parting Glances" (Clin d'Oeil Pour un Adieu) quand j'avais 11 ans... Le coeur battant, j'avais vu que c'était avec des HOMOSEXUELS dedans dans le programme TV
Oui, j'en ai douté.
Et, apparemment, c'est plutôt courant.
Entre le moment où j'ai commencé à me poser des questions sur mon orientation sexuelle et le moment où je suis passé à l'acte (comprendre: une rencontre sentimentale), je suis passé par une phase de questionnement au cours de laquelle je me demandais si j'étais bien sûr de moi, si cette homosexualité n'était pas une fiction, si je ne me raccrochais pas à elle pour me prouver que je pouvais être amoureux / ressentir des choses comme tout un chacun, voire si je ne m'inventais pas cette homosexualité juste pour faire le mâlin.
Oui, on peut être incohérent quand on doute.
Et bizarrement, les doutes disparaissent assez vite.
La première rencontre aide sans doute mais je ne pense pas que ce soit un passage obligé.
De toute manière, indépendemment de la question de l'orientation sexuelle, on ne maîtrise pas forcément de qui on est amoureux / par qui on est attiré. On peut bien sûr contrôler ces attirances mais on ne peut en aucune manière les inventer.
Que ce soit une fille ou un garçon, tu ne choisiras pas tout à fait rationnellement la personne qui t'attire. Donc, encore une fois, ne cherche pas à te raccrocher à des cases, de toute manière si tu es attiré par une fille au point de vouloir renoncer à l'homosexualité (honte à toi!)
tu le sentiras très clairement. Et à ce moment-là, tu n'auras pas le choix. Inversement, si tu es attiré par un charmant garçon, dans la mesure où tu as déjà fait une large part du travail d'acceptation, tu sauras de suite ce que tu as à faire.... Conclusion: ça ne sert à rien de chercher à résoudre la pseudo question duchoix de l'orientation dans la mesure où ce n'est pas la question centrale. Si tu étais hétéro, te dirais-tu "ai-je le choix de tomber amoureux de Machine ou plutôt de gribouillette?" .... Non. Parce que partir de l'idée que l'on décrète des sentiments, c'est faire erreur. Eh bien il en va de même si ton "choix" réside entre Machin et Machine. La question centrale est une question d'attirance envers une personnes ou des personnes, non envers un sexe.
Je crains d'être confus et redondant....
Et, apparemment, c'est plutôt courant.
Entre le moment où j'ai commencé à me poser des questions sur mon orientation sexuelle et le moment où je suis passé à l'acte (comprendre: une rencontre sentimentale), je suis passé par une phase de questionnement au cours de laquelle je me demandais si j'étais bien sûr de moi, si cette homosexualité n'était pas une fiction, si je ne me raccrochais pas à elle pour me prouver que je pouvais être amoureux / ressentir des choses comme tout un chacun, voire si je ne m'inventais pas cette homosexualité juste pour faire le mâlin.
Oui, on peut être incohérent quand on doute.
Et bizarrement, les doutes disparaissent assez vite.
La première rencontre aide sans doute mais je ne pense pas que ce soit un passage obligé.
Eh bin, il suffit de te convaincre que tu n'as effectivement pas le choix. (méthode persuasive)Le pire dans ce flou c'est que j'ai l'impression que je peux effectivement "choisir" mon orientation, et je me sentirai plus tranquille si je n'avais pas le choix.
De toute manière, indépendemment de la question de l'orientation sexuelle, on ne maîtrise pas forcément de qui on est amoureux / par qui on est attiré. On peut bien sûr contrôler ces attirances mais on ne peut en aucune manière les inventer.
Que ce soit une fille ou un garçon, tu ne choisiras pas tout à fait rationnellement la personne qui t'attire. Donc, encore une fois, ne cherche pas à te raccrocher à des cases, de toute manière si tu es attiré par une fille au point de vouloir renoncer à l'homosexualité (honte à toi!)
Doubt, je me retrouve sur certains points de ton analyse (au féminin ceci ditDoubt a écrit : Je vais essayer de répondre.![]()
Comme le dit très bien The ChaBox, je trouve rassurant le fait de se mettre dans une case, de savoir ce que l'on est et ce que l'on veut. En effet j'ai l'impression qu'être dans le flou n'aide pas vraiment pour les relations sentimentales. En fait je me suis imposé une barrière durant longtemps vis à vis des garçons qui m'attiraient parce que je voulais être hétéro et je ne voulais même pas envisager le fait que je sois gay.
On me dira sans doute (d'ailleurs on me l'a déjà dit! ):"Relativise Doubt, vis ta vie, rencontre des gens et tu verra bien si quelqu'un t'attire!"
Ce qui est plein de bon sens! Mais admettons que je vive ma vie. Si je rencontre une fille qui me plaît, il y a des chances qu'une relation plus qu'amicale se mette en place. Mais par contre si je rencontre un gars qui me plaît, il faut déjà qu'il soit gay, et ça c'est pas gagné. Ce que je veux dire, c'est que j'aurais bien plus de chance de me trouver un copain si je le cherche là où il faut. Sinon je vais passer mon temps à flasher sur des hétéros et il ne se passera rien.
De plus le flou pose égalment problème pour un éventuel CO.
"Euhhh, en fait jvoulais vous dire chui pas vraiment hetero jpense que chui gay ou bi mais en fait j'en sais rien..." Je pense que ce type de déclaration ne sert pas vraiment à quelque chose, à part peut être embrouiller les gens à qui on parle.
Le pire dans ce flou c'est que j'ai l'impression que je peux effectivement "choisir" mon orientation, et je me sentirai plus tranquille si je n'avais pas le choix.
Il faut essayer de ne pas s'obnubiler la tête avec des cases, et fréquenter des gens des deux bords ... de toutes façons, dans la vie, on n'est jamais sûr de rien, et quoi il faut toujours faire des choix, même si on a pas tous les éléments en main à ce moment donné. Il faut également se laisser la possibilité du changement, puisque rien n'est jamais figé dans la vie.
Tout comme toi, j'ai été complètement hétéro-centrée, pendant 21 ans et des poussières, en mettant sur mon compte le manque de réussite (euphémisme !) de mes histoires d'amûr avec le sexe opposé. Je passais mon temps à m'auto-accuser, la petite voix de ma conscience me disant "Tu ne peux décidément rien faire comme tout le monde ? Tu devais faire un effort, tu devrais lui donner une chance, c'est de ta faute, tu ne suis visiblement pas selon le comportement féminin lambda, mais qu'est-ce qui peut bien clocher chez toi ?". Ce qui est un mode de fonctionnement assez usant pour l'estime de soi, à la longue
Et puis un jour fin 2008, ça m'est tombé sur le coin de la tête, j'ai réalisé que je pouvais éprouver pour les filles l'attirance physique qui me faisait défaut chez la plupart des garçons -enfin tout du moins ceux avec qui je suis sortie -. Ouch. Première réaction, "mais pourquoi il a fallu que ça tombe sur moi ?
Une fois le fait accepté (plus facile à dire qu'à faire cela dit ... quelques mois quand même, et même, ce n'est pas tout à fait fini. Et en grande partie grâce à ce merveilleux forum que je remercie d'exister ..) que je puisse être bi ou plus, certains évènements sont curieusement revenus à la frontière de ma mémoire, et c'est là que j'ai réalisé que dans mon parfait conditionnement hétéro, j'ai occulté certaines pensées dans le passé. Beaucoup, même.
Aujourd'hui, j'ai temporairement abandonné l'idée de me choisir une case. Je suis simplement contente d'avoir levé mes inhibitions mentales, d'avoir compris que je pouvais choisir, parmi de nombreuses nuances. Je suis donc libre, libre de vivre ce qui se passera et de me faire ma propre expérience, et de laisser cela me définir, au sens de ces petites cases que sont l'homosexualité et la bisexualité.
Voilà pour mon petit racontage de vie
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chemin faisant
- Messages : 281
- Inscription : mer. mars 22, 2006 9:15 am
"Avez-vous douté de votre homosexualité?"
Elle est trop bizarre cette question!
Au départ, je pensais que j'étais hétéro (tout le monde autour de moi semblait être comme cela!). Et puis, face à des désirs têtus, j'en suis venu à douter de mon hétérosexualité, pour finalement me faire petit à petit à la réalité: je suis homosexuel.
C'est clair qu'aujourd'hui je ne remets pas trop en doute cette réalité. Quand je vois les blocages, les barrages qu'il y avait chez moi pour admettre cette réalité-là, je me dis que si je n'étais pas mais vraiment pd comme un phoque, les barrages auraient tenus bons. C'était tellement plus confortable pour moi de me considérer comme "un hétéro avec qq fantasmes homos".
Elle est trop bizarre cette question!
Au départ, je pensais que j'étais hétéro (tout le monde autour de moi semblait être comme cela!). Et puis, face à des désirs têtus, j'en suis venu à douter de mon hétérosexualité, pour finalement me faire petit à petit à la réalité: je suis homosexuel.
C'est clair qu'aujourd'hui je ne remets pas trop en doute cette réalité. Quand je vois les blocages, les barrages qu'il y avait chez moi pour admettre cette réalité-là, je me dis que si je n'étais pas mais vraiment pd comme un phoque, les barrages auraient tenus bons. C'était tellement plus confortable pour moi de me considérer comme "un hétéro avec qq fantasmes homos".
Je trouve cela très bien dit... et cela me convient aussi.Yuhe a écrit :C'est exactement ce que je ressens, mais pour les hommesZünisch a écrit :Les femmes m'attirent clairement. Je n'ai jamais ressenti aucune attraction envers un homme. A partir de là, j'ai du mal à m'envisager hétérotte refoulée.![]()
Mais en fait, quand j'y pense, si jamais un mec m'attirait, je crois que ça ne remettrais même pas en compte mon choix de vie. J'aurais peut être une relation avec lui mais ça ne changera rien au fait que je sais pertinemment que j'aime les filles. Et donc que je peux potentiellement faire ma vie avec l'une d'entre elles.
*Lalala*, je ne sais pas du tout comment expliquer ce que je ressens.