Votre adolescence en tant que gay/lesbienne... ?
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inconnu n
Re: Votre adolescence en tant que gay/lesbienne... ?
Personnellement, bilan plutôt mitigé.
Mon ancien meilleur ami est gay, donc déjà j'ai pas eu le problème de pas pouvoir me confier (d'autant plus depuis que j'ai découvert EA en 1ère). De ce côté là, j'ai eu une belle chance.
Dans mon lycée (au collège la question se posait pas), en seconde la question s'est globalement pas posée à part la rencontre de mon meilleur ami justement. En première, la question s'est posée, j'ai eu un copain, même si ça a pas été super long. Je vais pas développer là dessus, le sujet c'est comment on a vécu le fait d'être homo ou bi, pas les relations. Et en première, des gens ont commencé à me soupçonner, la dernière semaine de première d'ailleurs, les allusions de ces personnes arrêtaient pas, ça devenait très stressant, mais malgré tout je gardais toujours un grand sourire et je répondais avec humour, en faisant comme si c'était une blague. J'avais pris ma décision, que j'ai tenue jusqu'au bout : pas de CO au lycée, à personne. Non pas qu'ils soient tous homophobes, loin de là, mais je voulais pas que ça tourne, donc j'ai choisi de carrément rien dire.
En terminale, les soupçons ont continué, et de temps en temps les allusions. Mais toujours j'esquivais, ou je répondais sur le ton de la blague. Et surtout, j'ai fait une grosse brèche, par amour, et il y a eu une rumeur, qui par miracle est restée parmi les collégiens et est (a priori) pas remontée à ma classe. J'ai stressé comme un malade tout le reste de l'année à cause de ça, mais je l'ai très bien caché. Les gens qui ont su voyaient bien que j'assumais pas, et que j'étais mal à l'aise avec eux, mais à force de me fondre dans la masse j'ai fini par me faire oublier.
Bref, je sais pas si j'ai bien fait. J'ai caché la vérité, soit en mentant soit en esquivant ou en tournant ça en blague, et même si j'ai laissé de gros doutes, j'ai jamais fait (sauf une fois) d' "aveu" certain (je sais que beaucoup aiment pas le terme aveu mais bon). Ca a quand même été une grosse source de stress.
Mais je regrette pas. Parce que, si il y avait très peu d'homophobes déclarés, j'ai pu en découvrir certains, de gros homophobes, bien hypocrites. Et si j'avais été outé, voir des gens m'éviter, me poser des questions, ou de n'importe quelle manière, changer leur comportement avec moi, ça m'aurait profondément dérangé. Au moins en laissant le doute aux gens, j'ai évité ça. Et puis quand les gens doutent, savent pas, se demandent...ça attire aussi un peu d'attention sur toi, ça alimente le mystère du personnage. Ce qui me déplaisait pas totalement.
Mon ancien meilleur ami est gay, donc déjà j'ai pas eu le problème de pas pouvoir me confier (d'autant plus depuis que j'ai découvert EA en 1ère). De ce côté là, j'ai eu une belle chance.
Dans mon lycée (au collège la question se posait pas), en seconde la question s'est globalement pas posée à part la rencontre de mon meilleur ami justement. En première, la question s'est posée, j'ai eu un copain, même si ça a pas été super long. Je vais pas développer là dessus, le sujet c'est comment on a vécu le fait d'être homo ou bi, pas les relations. Et en première, des gens ont commencé à me soupçonner, la dernière semaine de première d'ailleurs, les allusions de ces personnes arrêtaient pas, ça devenait très stressant, mais malgré tout je gardais toujours un grand sourire et je répondais avec humour, en faisant comme si c'était une blague. J'avais pris ma décision, que j'ai tenue jusqu'au bout : pas de CO au lycée, à personne. Non pas qu'ils soient tous homophobes, loin de là, mais je voulais pas que ça tourne, donc j'ai choisi de carrément rien dire.
En terminale, les soupçons ont continué, et de temps en temps les allusions. Mais toujours j'esquivais, ou je répondais sur le ton de la blague. Et surtout, j'ai fait une grosse brèche, par amour, et il y a eu une rumeur, qui par miracle est restée parmi les collégiens et est (a priori) pas remontée à ma classe. J'ai stressé comme un malade tout le reste de l'année à cause de ça, mais je l'ai très bien caché. Les gens qui ont su voyaient bien que j'assumais pas, et que j'étais mal à l'aise avec eux, mais à force de me fondre dans la masse j'ai fini par me faire oublier.
Bref, je sais pas si j'ai bien fait. J'ai caché la vérité, soit en mentant soit en esquivant ou en tournant ça en blague, et même si j'ai laissé de gros doutes, j'ai jamais fait (sauf une fois) d' "aveu" certain (je sais que beaucoup aiment pas le terme aveu mais bon). Ca a quand même été une grosse source de stress.
Mais je regrette pas. Parce que, si il y avait très peu d'homophobes déclarés, j'ai pu en découvrir certains, de gros homophobes, bien hypocrites. Et si j'avais été outé, voir des gens m'éviter, me poser des questions, ou de n'importe quelle manière, changer leur comportement avec moi, ça m'aurait profondément dérangé. Au moins en laissant le doute aux gens, j'ai évité ça. Et puis quand les gens doutent, savent pas, se demandent...ça attire aussi un peu d'attention sur toi, ça alimente le mystère du personnage. Ce qui me déplaisait pas totalement.
Re: Votre adolescence en tant que gay/lesbienne... ?
Quant à moi, mon adolescence s'est en soi assez bien passée car tout simplement, je ne sais pas si j'avais vraiment réalisé que j'étais homo à ce moment-là (pourtant famille ouverte, et amis je pense aussi) et par conséquent, personne n'était au courant que je l'étais non plus. Donc l'avantage, c'est que je n'ai eu à subir aucune brimade, etc.
L'inconvénient, c'est que je n'ai pas vécu la vie d'ado qu'on peut avoir quand on est hétéro, c'est-à-dire pas de petits copains, pas de premiers pas de drague, etc. Avec l'impression d'avoir fait les étapes à l'envers en étant étudiant
L'inconvénient, c'est que je n'ai pas vécu la vie d'ado qu'on peut avoir quand on est hétéro, c'est-à-dire pas de petits copains, pas de premiers pas de drague, etc. Avec l'impression d'avoir fait les étapes à l'envers en étant étudiant
Re: Votre adolescence en tant que gay/lesbienne... ?
Aucun problème pour moi.
C'est arrivé, j'ai constaté que les garçons m'attiraient dès l'éveil de ma sexualité et... "ça me passait au-dessus". Je ne le formalisais pas par des mots ou des pensées, c'était juste "Oh tiens il est carrément canon, lui", sans avoir la moindre notion de "minorité" ou de "marginalité". L'avantage d'être égoïste.
Je n'en parlais pas, mais simplement parce que "j'étais moche et que je n'étais amoureux de personne", en gros, pas parce que c'était mal. Jusqu'au lycée, je ne pense vraiment pas avoir pensé une seule fois au concept d'homosexualité, alors que je matais depuis la cinquième.
Un beau jour, j'ai quand même fini par me dire "Je suis homo". Ah ouais. Mais dis donc, c'est vrai, et ça fait déjà 4 ans.
Bon ben, euh, voilà. C'était là, c'était comme ça, c'était un peu tard pour y changer quoi que ce soit. Mon CO à moi-même est donc passé comme une lettre à la poste (quand la Poste fonctionnait encore).
Mes seules prises de tête ont été au moment où j'ai envisagé de le dire à mes amis et à ma famille, parce qu'il fallait que je maîtrise la mise en scène et parce que les réactions potentielles m'inquiétaient. La rencontre avec "le monde gay" (c'est-à-dire Monchoix et Et-Alors, dans un premier temps) m'a aussi fait un peu stresser. Mais en fin de compte, tout ça aussi s'est très bien passé.
Finalement, l'homosexualité n'a eu qu'une part très très très marginale dans mon mal être adolescent. Au contraire, en fait, j'étais plutôt amusé (fier ?) d'être différent.
C'est arrivé, j'ai constaté que les garçons m'attiraient dès l'éveil de ma sexualité et... "ça me passait au-dessus". Je ne le formalisais pas par des mots ou des pensées, c'était juste "Oh tiens il est carrément canon, lui", sans avoir la moindre notion de "minorité" ou de "marginalité". L'avantage d'être égoïste.
Un beau jour, j'ai quand même fini par me dire "Je suis homo". Ah ouais. Mais dis donc, c'est vrai, et ça fait déjà 4 ans.
Mes seules prises de tête ont été au moment où j'ai envisagé de le dire à mes amis et à ma famille, parce qu'il fallait que je maîtrise la mise en scène et parce que les réactions potentielles m'inquiétaient. La rencontre avec "le monde gay" (c'est-à-dire Monchoix et Et-Alors, dans un premier temps) m'a aussi fait un peu stresser. Mais en fin de compte, tout ça aussi s'est très bien passé.
Finalement, l'homosexualité n'a eu qu'une part très très très marginale dans mon mal être adolescent. Au contraire, en fait, j'étais plutôt amusé (fier ?) d'être différent.
Re: Votre adolescence en tant que gay/lesbienne... ?
J'ai eu une adolescence tout ce qu'il y a de plus normale. J'étais persuadée d'être hétéro, je l'étais peut-être : je ne regardais que les garçons, j'ai eu quelques coups de cœur secrets, mais je n'étais pas du tout sûre de moi, donc je restais seule. Comme ma bande copines, d'ailleurs. Quand j'ai vu le film Bridget Jones, je me suis persuadée que j'allais finir comme elle.
Et puis au lycée, j'ai eu mon premier vrai petit copain, le bonheur. J'ai déçu quelques copines qui étaient sûres que je serai la dernière casée
Il y avait dans ma classe un homo outé, il n'a eu aucun problème à ma connaissance. J'avais aussi une amie qui se posait des questions sur sa sexualité, qui pensait être bi. Rétrospectivement, je crois qu'elle tentait de se rapprocher de moi pour en parler, peut-être que son gaydar lui disait quelque chose, mais moi j'étais à mille lieues de me poser des questions.
J'ai découvert ma bisexualité à 21 ans, quand je n'avais plus de préjugés sur le sujet et quand j'étais assez à l'aise avec moi-même pour que ça ne me pose aucun problème. Nickel, quoi.
Et puis au lycée, j'ai eu mon premier vrai petit copain, le bonheur. J'ai déçu quelques copines qui étaient sûres que je serai la dernière casée
Il y avait dans ma classe un homo outé, il n'a eu aucun problème à ma connaissance. J'avais aussi une amie qui se posait des questions sur sa sexualité, qui pensait être bi. Rétrospectivement, je crois qu'elle tentait de se rapprocher de moi pour en parler, peut-être que son gaydar lui disait quelque chose, mais moi j'étais à mille lieues de me poser des questions.
J'ai découvert ma bisexualité à 21 ans, quand je n'avais plus de préjugés sur le sujet et quand j'étais assez à l'aise avec moi-même pour que ça ne me pose aucun problème. Nickel, quoi.
Re: Votre adolescence en tant que gay/lesbienne... ?
Mon adolescence s'est plutôt bien passée : des potes, la nature, le sport... Et surtout pas de prise de tête.
Pendant la deuxième partie de mon adolescence, j'étais totalement consciente que j'étais homo. Mais ça ne me concernait pas vraiment, d'autant plus que je vivais dans un monde où l'homosexualité n'existait pas vraiment : pas d'ami outé, pas Internet (merci les parents qui vivent à l'âge de pierre
). Et je me portais plutôt bien.
Après le bac, premier co à mes potes, qui l'ont pris sans aucun souci. Puis départ pour la ville, et début de ma nouvelle vie.
Pendant la deuxième partie de mon adolescence, j'étais totalement consciente que j'étais homo. Mais ça ne me concernait pas vraiment, d'autant plus que je vivais dans un monde où l'homosexualité n'existait pas vraiment : pas d'ami outé, pas Internet (merci les parents qui vivent à l'âge de pierre
Après le bac, premier co à mes potes, qui l'ont pris sans aucun souci. Puis départ pour la ville, et début de ma nouvelle vie.
Re: Votre adolescence en tant que gay/lesbienne... ?
Personnellement, je fais désormais plus confiance aux chiffres trouvés dans « Les minorités sexuelles face au risque suicidaire » édité et diffusé gratuitement par l’INPES, et qui compare différentes études dans différents pays occidentaux, même en France, pour tirer des chiffres plus en adéquation avec la réalité (déjà cité là sur et alors)Zünisch a écrit :Sur ce point, c'est toujours discutable. On peut faire dire pas mal de choses aux stats, surtout quand les études renferment des biais, comme le montre si bien tkf. Cela dit, je partage tes réticences sur cette étude.Moooooog a écrit :- Si les ados gays sont moins malheureux que les autres, comment expliquer que leur taux de suicide est 4 à 7 fois supérieur ?
« Ainsi, selon les enquêtes, les homme homo/bisexuels ont un rapport de risque de 2 à 7 fois plus grand que les hommes exclusivement hétérosexuels, tandis qui les femmes homo/bisexuelles présentent un rapport de risque de tentative de suicide de 1,4 à 2,5 fois supérieur à celui des femmes exclusivement hétérosexuelles. Les estimations de ces rapports de risque varient en fonction du champ pris en compte (classe d’âge, zone géographique) et de la définition de la population (comportement sexuel, attirances, identité sexuelle). » (pp. 37-38)
A défaut d'études standardisées, ces chiffres sont à mes yeux par défaut plus valables.
Cela reste une surreprésentation quand même. D'où mon interrogation sur cette étude citée dans l'article moi aussi. D'autant que l'article dit que les gays ont autant de raisons de se suicider que les hétéros (possible). Mais là on parle de passage à l'acte : ont-ils fait la différence entre les deux ? Ce n'est pas clair.
De toute façon, l'article a un très mauvais titre. Son contenu dit qu'en moyenne les jeunes gays sont aussi heureux que les jeunes hétéros, et que les jeunes gays aujourd'hui sont en moyenne plus heureux que les jeunes gays d'avant (ce que je ne conteste pas). Mais dire que les jeunes gays sont moins malheureux que les autres, c'est une très mauvaise conclusion, complètement fausse, nullement étayée par l'article. Au mieux, c'est mal compris et maladroit, et pire c'est mensonger.
Pour en revenir à la question du topic, mes années collèges, c'étaient l'horreur de la sixième à la quatrième. Le bullying, j'ai connu.
Re: Votre adolescence en tant que gay/lesbienne... ?
Comme Nomade en fait, depuis la 5ème. Je matais les filles sans pour autant me rendre compte que j'appartenais à une quelconque ethnie sociale.
En seconde, j'ai eu le déclic grâce à une fille. Pour mes amis, le CO est passé sans problème. Pour l'ensemble du lycée, moins. Les regards de travers dans les couloirs, les langues qui s'agitent (si si, vous savez, cette très mauvaise imitation du cuni :'] ) pour se moquer... Bof. Ca me passait au dessus. Un jour une fille s'en est prise verbalement un peu trop violemment à une amie qui se trouvait être lesbienne mais pas officiellement. Je lui ai très calmement demandé de fermer sa gueule si elle ne voulait pas rentrer en contact avec mon poing. Elle s'est arrêtée aussi sec et je crois qu'après ça, nous avons été beaucoup plus tranquilles en cours.
Comingouter auprès de ma mère a été difficile (si si) mais elle s'est faite à l'idée je pense...
A noter aussi que mentalement, j'ai été ado très tard et je n'ai arrêté ma crise que quand j'ai trouvé ma voie professionnelle (donc, cette année).
Bref.
Si j'ai eu des problèmes quand j'étais ado, la cause n'en était pas mon homosexualité mais simplement l'adolescence même.![Très drole ! =]](./images/smilies/oldsite_icon_turned.gif)
En seconde, j'ai eu le déclic grâce à une fille. Pour mes amis, le CO est passé sans problème. Pour l'ensemble du lycée, moins. Les regards de travers dans les couloirs, les langues qui s'agitent (si si, vous savez, cette très mauvaise imitation du cuni :'] ) pour se moquer... Bof. Ca me passait au dessus. Un jour une fille s'en est prise verbalement un peu trop violemment à une amie qui se trouvait être lesbienne mais pas officiellement. Je lui ai très calmement demandé de fermer sa gueule si elle ne voulait pas rentrer en contact avec mon poing. Elle s'est arrêtée aussi sec et je crois qu'après ça, nous avons été beaucoup plus tranquilles en cours.
Comingouter auprès de ma mère a été difficile (si si) mais elle s'est faite à l'idée je pense...
A noter aussi que mentalement, j'ai été ado très tard et je n'ai arrêté ma crise que quand j'ai trouvé ma voie professionnelle (donc, cette année).
Bref.
Si j'ai eu des problèmes quand j'étais ado, la cause n'en était pas mon homosexualité mais simplement l'adolescence même.
Re: Votre adolescence en tant que gay/lesbienne... ?
Moi le plus gros fardeau que j'ai eu à affronter pour m'assumer, bah c'est moi en fait.
En fait, ce qui me dérangeait le plus c'était de pouvoir décevoir mes parents, je ne voulais pas, je voulais être un enfant parfait, mais comme la perfection n'existe pas Ahaha
D'ailleurs quand je l'ai enfin dis à mes amis, mes copines m'ont dit "on savait" et mes copains "mais pourquoi tu disais que tu kiffais grave machine alors?" Voilà, pas de réactions homophobes, enfin, la seule personne qui m'a fuit c'est un mec hétéro pour qui je craquais et avec qui j'avais été un peu relou (donc c'est ma faute ^^).
Idem, un ex à fait des tentatives de suicides tellement il se sentait mal dans sa peau, mais au final quand il s'est assumé, il n'a pas eu de remarques homophobes au lycée.
Je pense d'ailleurs que c'est sa morale inculquée par ses parents qu'on doit surtout affronter, on veut être comme tout le monde, il y a peu d'exemples d'homosexualités visibles (les secondes quand ils arrivent ne parle pas aux terminales qui s'assument) mais au final tout le monde s'en fiche un peu. Bon je nuance tout de même, je sais que les gens qui m'aimaient pas, m'appelaient "tarlouze", etc. Mais moi je me moquais quand ils étaient moches, mal habillés et gros. C'est pas plus glorieux de se moquer d'une sexualité que d'un défaut physique.
Je finirais sur une constatation: il est plus difficile d'être de droite que gay au lycée"
En fait, ce qui me dérangeait le plus c'était de pouvoir décevoir mes parents, je ne voulais pas, je voulais être un enfant parfait, mais comme la perfection n'existe pas Ahaha
D'ailleurs quand je l'ai enfin dis à mes amis, mes copines m'ont dit "on savait" et mes copains "mais pourquoi tu disais que tu kiffais grave machine alors?" Voilà, pas de réactions homophobes, enfin, la seule personne qui m'a fuit c'est un mec hétéro pour qui je craquais et avec qui j'avais été un peu relou (donc c'est ma faute ^^).
Idem, un ex à fait des tentatives de suicides tellement il se sentait mal dans sa peau, mais au final quand il s'est assumé, il n'a pas eu de remarques homophobes au lycée.
Je pense d'ailleurs que c'est sa morale inculquée par ses parents qu'on doit surtout affronter, on veut être comme tout le monde, il y a peu d'exemples d'homosexualités visibles (les secondes quand ils arrivent ne parle pas aux terminales qui s'assument) mais au final tout le monde s'en fiche un peu. Bon je nuance tout de même, je sais que les gens qui m'aimaient pas, m'appelaient "tarlouze", etc. Mais moi je me moquais quand ils étaient moches, mal habillés et gros. C'est pas plus glorieux de se moquer d'une sexualité que d'un défaut physique.
Je finirais sur une constatation: il est plus difficile d'être de droite que gay au lycée"
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inconnu n
Re: Votre adolescence en tant que gay/lesbienne... ?
Et c'est quand même pas tout à fait pareil que d'être moche, puisque la mocheté on peut y changer quelque chose, tandis que l'orientation sexuelle, on peut pas s'en débarrasser. Mais je vois ce que tu veux dire.
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sandoval
Re: Votre adolescence en tant que gay/lesbienne... ?
Avec le recul, je me dis "si j'avais eu le cran de certains" pour m'assumer.
En fait le seul hic dans mon adolescence, ce ne furent pas les autres, mais moi-même!
Au collège je ne me considérais pas comme "gay" car déjà je ne savais pas très bien ce que cela signifiait. Je regardais déjà les garçons mais ça ne me choquait pas en fait. Je me croyais amoureux d'une fille et je réservais mes désirs physiques pour les garçons.
En seconde j'ai pris conscience que j'étais homo et j'ai tellement eu peur que ça se sache que je me suis renfermé sur moi-même alors que personne ne m'avait jamais rien dit à ce sujet.
C'est donc de mon propre chef que je me suis emmuré vivant!
C'est avec le recul très idiot car je tentais de cacher quelque chose qui ne se voyait pas. Bref j'ai passé une adolescence (surtout lycéenne) très spéciale, entre dépression et tristesse.
En fait le seul hic dans mon adolescence, ce ne furent pas les autres, mais moi-même!
Au collège je ne me considérais pas comme "gay" car déjà je ne savais pas très bien ce que cela signifiait. Je regardais déjà les garçons mais ça ne me choquait pas en fait. Je me croyais amoureux d'une fille et je réservais mes désirs physiques pour les garçons.
En seconde j'ai pris conscience que j'étais homo et j'ai tellement eu peur que ça se sache que je me suis renfermé sur moi-même alors que personne ne m'avait jamais rien dit à ce sujet.
C'est donc de mon propre chef que je me suis emmuré vivant!
C'est avec le recul très idiot car je tentais de cacher quelque chose qui ne se voyait pas. Bref j'ai passé une adolescence (surtout lycéenne) très spéciale, entre dépression et tristesse.