Pour en revenir au sujet "je connais un violeur" je propose un "témoignage".
Situation : Alors qu'un garçon de 12 ans dort, un adulte de 20 ans vient dans son lit, le dénude et manipule son sexe.
- Il peut hurler et ameuter les personnes présentes.
- il peut être curieux et laisser faire.
- Il peut dire calmement qu'il n'a pas envie.
Ce ne serait pas perçu de la même manière si je disais :
"Un p*é**do*p*hi*le a violé un enfant de 12 ans, celui ci subjugué par l'appartenance au personnel d'encadrement du violeur n'a pas osé crier afin d'ameuter les enfants et adultes à proximité.
Le jugement sera rendu à huis clôt, l'enfant témoignera, la presse pour le ménager ne donne pas son nom réel."
je vois pas la différence entre les deux versions. Personne n'a à aller dénuder un gosse de douze ans pendant son sommeil, et encore moins pour lui manipuler le sexe. j'avoue que je comprends pas trop non plus où tu veux en venir
Irvel n'a fait qu'un arbre des possibles. Cela ne veut pas dire que chaque branche équivaut à une autre, certaines peuvent avoir une probabilité infinitésimale, c'est tout, pas besoin d'y voir du mal, ni d'en faire une polémique. C'est juste une démarche théorique, du point de vue de l'enfant. Et je ne la vois vraiment pas comme une légitimation ou une accusation du comportement de la victime.
Par contre comparer ce qu'à vécu Ryandu77 à un viol, oula stop, on arrête. Juridiquement parlant, çà n'a rien à voir. Comparons ce qui est comparable. Le ressenti est une chose, la définition juridique en est une autre et prédomine pour définir ce qu'est un viol. Ici, c'est la loi qui définit ce qu'est un viol. Pas le ressenti personnel.
Il y a une différence entre établir des probabilités bien au chaud devant l'écran de son ordinateur (ou ailleurs, peu importe) et se faire pénétrer sexuellement par contrainte, menace, violence ou surprise. On parle d'un crime réel, de victimes qui traîneront toute leur vie un traumatisme, pas d'entités fictives ou de données abstraites. Difficile de ne pas heurter la sensibilité des autres en faisant abstraction de la gravité de l'infraction et en tentant vainement de lui donner un cadre théorique. Ça part d'une bonne intention peut-être, mais c'est amené maladroitement, sans parler de la limite pratique d'une telle démarche. Comment dans ce cas obtenir des réactions autres qu'houleuses, je ne vois pas.