La mendicité
Re: Mo problème : ma voix
Spoiler : :
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monwen
Re: La mendicité
*pavé*
Alors déjà, la mendicité, quand on se place orgueilleusement "au-dessus" de ça sans même s'en rendre compte, ça fait l'effet d'une maladie qui gangrène la société.
Quelque part c'est primaire... les forts n'aiment pas être confrontés à la vue des faibles, mais ça c'est un truc qui date de la nuit des temps, hein. Puis la lâcheté se transforme vite en mépris... et il en faut peu pour que la majorité partage cette vision des choses et ce ressenti. sans compter que les propos comme les tiens sont vraiment très contagieux.
... l'attitude des mendiants dans les rues ?! Je trouve ceux de Paris plutôt silencieux par rapport à ceux de Dijon, même si paradoxalement ils sont partout et à l'infini fois + nombreux.
moi perso y'en a qui m'agacent par leur approche, y'en a d'autres au contraire qui me touchent et à qui je suis heureuse de donner un ou deux euros à l'occaz.
Mais tu sais, j'en ai autant pour tous les autres de la population.
alors tu repères tous ceux qui sont agressifs, (ou comme dit ailleurs, ton attitude engendre leur réponse agressive, ce qui m'étonnerait pas...), mais ceux-là ne doivent même pas représenter 15% de tous les mendiants d'une ville.
La plupart restent installés toute une journée, par terre, silencieux, le regard vide avec même plus la force de demander quoi que ce soit à la foule qui piétonne leur trottoir les 12heures de la journée.
Pour le petit exemple... il y avait un mendiant à Dijon, qui squattait chaque jour de la semaine l'entrée du supermarché où j'allais faire mes courses. Il n'avait pas l'air particulièrement mal en point, et pourtant j'ai pris l'habitude de lui donner une pièce de 50 centimes de temps à autres lorsque j'y allais, cad ~ tous les 3 jours. Parce que ça me faisait plaisir.
Parfois je lui achetais même un ou deux trucs à bouffer. Ben ce mec là... y'a des jours ou des semaines où je ne lui donnais rien, et sans m'en excuser pour autant. Ben ça n'a pas empêché qu'on discute et qu'il soit rayonnant d'avoir eu un soupçon de contact humain dans la journée.
Et pour ce qui est de l'agressivité... encore une fois tu dois vraiment t'y prendre mal, parce que je ne me suis jamais faite insultée pour avoir dit "non". Suffit de regarder les gens en face, une seconde ça tue pas, si? et de les considérer comme toute autre personne.
Et quelque part, l'agressivité se comprend... Non seulement un mendiant est hors-système, il sait très bien être la plaie, la gêne de la société (faut pas croire qu'ils l'ignorent) ...mais en plus essuyer que du mépris et des échecs tous les jours...? je te défie de le supporter et de rester stoïque.
Et juste : si tu espères ne plus avoir sous ta vue, ou ne plus avoir à entendre la misérable réclamation d'une ou deux pièces... Parce que c'est vraiment troop insupportable et que ça te parasite le confort... Ah ou le "connard" qui s'ensuit lorsque le bobo qui passe pue le mépris, le dédain ou le déni d'existence d'un autre être humain en situation de misère lorsqu'il lui répond "non!" ou ne regarde même pas en face : alors t'es pas sorti de l'auberge...
parce que le taux de mendicité ne va pas baisser, et même si certains maires de France l'interdisent, la mendicité va juste trouver d'autres moyens de se faire être et ce ne sera qu'une esquive de plus en surface.
Maintenant, tout comme c'est un fantasme de croire que parce qu'on va l'interdire, la mendicité va s'évaporer par magie, c'en est un tout autant de croire que l'on est 100% à l'abri de finir mendiant un jour. Je ne te le souhaite pas, mais un peu de réalisme : ces gens là, ils étaient peut-être dans ta situation il fut un temps,. ou du moins ils se seraient jamais imaginés finir dans la rue.
Mais imagine-toi, sans rien, par un très mauvais concours de circonstances, finir dans leur situation... et devine quelle attitude tu aurais si, chaque jour (et surtout au début), tu étais dans l'obligation de mendier, même temporairement, avec ce sentiment de honte envers toi-même, et que l'on ne te répondait/regardait même pas. Que tout ce à quoi tu aurais droit, ce serait de l'indifférence, des vents ou de la hauteur.
Moi je parie qu'il te faudrait même pas deux ou trois échecs avant de te montrer agressif.
Et tout ce speech, ça veut pas dire que quand je suis dans le métro, je râle pas intérieurement d'entendre le même discours à la pelle, du mendiant x ou y qui se tape tous les wagons.
Ça veut juste dire que ton semblant d'argumentation pour éradiquer la mendicité sonne comme un désir d'extermination de la vue dela faiblesse [...], mais aussi comme de la naïveté, et que j'ai du mal avec ce genre de discours utopique ou intolérant.
Alors déjà, la mendicité, quand on se place orgueilleusement "au-dessus" de ça sans même s'en rendre compte, ça fait l'effet d'une maladie qui gangrène la société.
Quelque part c'est primaire... les forts n'aiment pas être confrontés à la vue des faibles, mais ça c'est un truc qui date de la nuit des temps, hein. Puis la lâcheté se transforme vite en mépris... et il en faut peu pour que la majorité partage cette vision des choses et ce ressenti. sans compter que les propos comme les tiens sont vraiment très contagieux.
... l'attitude des mendiants dans les rues ?! Je trouve ceux de Paris plutôt silencieux par rapport à ceux de Dijon, même si paradoxalement ils sont partout et à l'infini fois + nombreux.
moi perso y'en a qui m'agacent par leur approche, y'en a d'autres au contraire qui me touchent et à qui je suis heureuse de donner un ou deux euros à l'occaz.
Mais tu sais, j'en ai autant pour tous les autres de la population.
alors tu repères tous ceux qui sont agressifs, (ou comme dit ailleurs, ton attitude engendre leur réponse agressive, ce qui m'étonnerait pas...), mais ceux-là ne doivent même pas représenter 15% de tous les mendiants d'une ville.
La plupart restent installés toute une journée, par terre, silencieux, le regard vide avec même plus la force de demander quoi que ce soit à la foule qui piétonne leur trottoir les 12heures de la journée.
Pour le petit exemple... il y avait un mendiant à Dijon, qui squattait chaque jour de la semaine l'entrée du supermarché où j'allais faire mes courses. Il n'avait pas l'air particulièrement mal en point, et pourtant j'ai pris l'habitude de lui donner une pièce de 50 centimes de temps à autres lorsque j'y allais, cad ~ tous les 3 jours. Parce que ça me faisait plaisir.
Parfois je lui achetais même un ou deux trucs à bouffer. Ben ce mec là... y'a des jours ou des semaines où je ne lui donnais rien, et sans m'en excuser pour autant. Ben ça n'a pas empêché qu'on discute et qu'il soit rayonnant d'avoir eu un soupçon de contact humain dans la journée.
Et pour ce qui est de l'agressivité... encore une fois tu dois vraiment t'y prendre mal, parce que je ne me suis jamais faite insultée pour avoir dit "non". Suffit de regarder les gens en face, une seconde ça tue pas, si? et de les considérer comme toute autre personne.
Et quelque part, l'agressivité se comprend... Non seulement un mendiant est hors-système, il sait très bien être la plaie, la gêne de la société (faut pas croire qu'ils l'ignorent) ...mais en plus essuyer que du mépris et des échecs tous les jours...? je te défie de le supporter et de rester stoïque.
Et juste : si tu espères ne plus avoir sous ta vue, ou ne plus avoir à entendre la misérable réclamation d'une ou deux pièces... Parce que c'est vraiment troop insupportable et que ça te parasite le confort... Ah ou le "connard" qui s'ensuit lorsque le bobo qui passe pue le mépris, le dédain ou le déni d'existence d'un autre être humain en situation de misère lorsqu'il lui répond "non!" ou ne regarde même pas en face : alors t'es pas sorti de l'auberge...
parce que le taux de mendicité ne va pas baisser, et même si certains maires de France l'interdisent, la mendicité va juste trouver d'autres moyens de se faire être et ce ne sera qu'une esquive de plus en surface.
Maintenant, tout comme c'est un fantasme de croire que parce qu'on va l'interdire, la mendicité va s'évaporer par magie, c'en est un tout autant de croire que l'on est 100% à l'abri de finir mendiant un jour. Je ne te le souhaite pas, mais un peu de réalisme : ces gens là, ils étaient peut-être dans ta situation il fut un temps,. ou du moins ils se seraient jamais imaginés finir dans la rue.
Mais imagine-toi, sans rien, par un très mauvais concours de circonstances, finir dans leur situation... et devine quelle attitude tu aurais si, chaque jour (et surtout au début), tu étais dans l'obligation de mendier, même temporairement, avec ce sentiment de honte envers toi-même, et que l'on ne te répondait/regardait même pas. Que tout ce à quoi tu aurais droit, ce serait de l'indifférence, des vents ou de la hauteur.
Moi je parie qu'il te faudrait même pas deux ou trois échecs avant de te montrer agressif.
Et tout ce speech, ça veut pas dire que quand je suis dans le métro, je râle pas intérieurement d'entendre le même discours à la pelle, du mendiant x ou y qui se tape tous les wagons.
Ça veut juste dire que ton semblant d'argumentation pour éradiquer la mendicité sonne comme un désir d'extermination de la vue dela faiblesse [...], mais aussi comme de la naïveté, et que j'ai du mal avec ce genre de discours utopique ou intolérant.
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Tabaastiin
- Messages : 720
- Inscription : dim. août 17, 2014 5:29 pm
Re: La mendicité
Pas grand chose à ajouter, Monwen a tout dit.
Juste que, oui, c'est pas agréable de se faire solliciter dès qu'on sort d'un magasin ou quoi. Mais est-ce que tu as réfléchi au pourquoi ? Est-ce que tu t'es demandé ce qui avait pu leur arriver pour qu'ils finissent dans la rue, ces gens là ? Il faut arrêter avec cette idée du SDF totalement raté. Beaucoup, de plus en plus même malheureusement, étaient cadres, avaient une bonne situation mais hé, qui peut prévoir de quoi la vie sera faite ? Comment peux-tu être certain que tu ne seras jamais à leur place ?
Je comprends qu'ils puissent déranger. M'est avis (et ce n'est que mon avis, hein), que ce sentiment découle de notre propre honte. Parce que moi, j'ai honte, quand j'en croise.. Au point de parfois éviter leur regard parce que je me sens coupable. Pourquoi lui il est là et pas moi ?
Quant à l'agressivité des mendiants.. Oui, y'en a qui le sont, mais comme l'a dit Monwen juste au dessus, comment réagirais-tu face à l'indifférence, au dédains et à la haine des gens ? D'accord, certains sont peut être cons, mais des cons, y'en a partout et dans toutes les catégories sociales, alors où est le problème ?
Et puis ce sont des êtres humains qui traversent une période difficile. Comme tous les autres êtres humains, si tu t'adresses à eux avec une pointe d'agressivité, ils vont te répondre de la même façon. Si tu leur disais bonjour, leur adressait un sourire, tu verrais qu'ils te le rendraient également dans la grande majorité des cas.
Pour ce qui est de l'interdiction... En quoi interdire résoudrait le problème ? Tu voudrais quoi ? Une société à la japonaise ? Qui cache ses SDF dans les parcs pour que les passants soient persuadés que la société dans laquelle ils évoluent est parfaitement saine ?
A quoi ça sert de se voiler la face ? S'ils sont là, s'ils en sont réduit à mendier, à mettre leur fierté de côté, c'est justement parce que la société est tout sauf saine.
Alors non, je pense qu'il ne faudrait ni l'interdire, ni la laisser "proliférer", pour utiliser ton terme bien que ce soient des êtres humains, des personnes, et non pas des vermines à abattre à tout prix.
C'est juste un phénomène révélateur d'un profond déséquilibre économique et social, un déséquilibre qui ne cesse de croître. Pourquoi les plus riches s'enrichissent-ils d'avantages à mesure que les plus pauvres s’appauvrissent ? Personnellement, je ne trouve pas cela très normal, mais ça ne semble pas choquer. Non, ce qui choque, ce sont les manifestations, les symptômes, tout ce qui est visible.
Bref, tout ça pour dire que je ne partage pas ton avis. Je pense que plutôt que de s'indigner là-dessus, il vaudrait mieux s'indigner sur la cause de ce phénomène. Et vraiment, la prochaine fois que tu en croises un, essaie de t'imaginer à sa place..
Juste que, oui, c'est pas agréable de se faire solliciter dès qu'on sort d'un magasin ou quoi. Mais est-ce que tu as réfléchi au pourquoi ? Est-ce que tu t'es demandé ce qui avait pu leur arriver pour qu'ils finissent dans la rue, ces gens là ? Il faut arrêter avec cette idée du SDF totalement raté. Beaucoup, de plus en plus même malheureusement, étaient cadres, avaient une bonne situation mais hé, qui peut prévoir de quoi la vie sera faite ? Comment peux-tu être certain que tu ne seras jamais à leur place ?
Je comprends qu'ils puissent déranger. M'est avis (et ce n'est que mon avis, hein), que ce sentiment découle de notre propre honte. Parce que moi, j'ai honte, quand j'en croise.. Au point de parfois éviter leur regard parce que je me sens coupable. Pourquoi lui il est là et pas moi ?
Quant à l'agressivité des mendiants.. Oui, y'en a qui le sont, mais comme l'a dit Monwen juste au dessus, comment réagirais-tu face à l'indifférence, au dédains et à la haine des gens ? D'accord, certains sont peut être cons, mais des cons, y'en a partout et dans toutes les catégories sociales, alors où est le problème ?
Et puis ce sont des êtres humains qui traversent une période difficile. Comme tous les autres êtres humains, si tu t'adresses à eux avec une pointe d'agressivité, ils vont te répondre de la même façon. Si tu leur disais bonjour, leur adressait un sourire, tu verrais qu'ils te le rendraient également dans la grande majorité des cas.
Pour ce qui est de l'interdiction... En quoi interdire résoudrait le problème ? Tu voudrais quoi ? Une société à la japonaise ? Qui cache ses SDF dans les parcs pour que les passants soient persuadés que la société dans laquelle ils évoluent est parfaitement saine ?
A quoi ça sert de se voiler la face ? S'ils sont là, s'ils en sont réduit à mendier, à mettre leur fierté de côté, c'est justement parce que la société est tout sauf saine.
Alors non, je pense qu'il ne faudrait ni l'interdire, ni la laisser "proliférer", pour utiliser ton terme bien que ce soient des êtres humains, des personnes, et non pas des vermines à abattre à tout prix.
C'est juste un phénomène révélateur d'un profond déséquilibre économique et social, un déséquilibre qui ne cesse de croître. Pourquoi les plus riches s'enrichissent-ils d'avantages à mesure que les plus pauvres s’appauvrissent ? Personnellement, je ne trouve pas cela très normal, mais ça ne semble pas choquer. Non, ce qui choque, ce sont les manifestations, les symptômes, tout ce qui est visible.
Bref, tout ça pour dire que je ne partage pas ton avis. Je pense que plutôt que de s'indigner là-dessus, il vaudrait mieux s'indigner sur la cause de ce phénomène. Et vraiment, la prochaine fois que tu en croises un, essaie de t'imaginer à sa place..
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inconnu n
Re: La mendicité
Perso je vis à Paris, des SDF et mendiants j'en vois plusieurs fois par jour et on m'a JAMAIS insulté (que je donne ou pas).
Alors comme dit Monwen, des fois quand certains arrivent en déclamant leur speech (surtout quand ils en font un long et/ou sur un ton agressif), ou en chantant ou jouant de la musique j'ai envie d'être tranquille, surtout si c'est pas le premier. Et comme le dit Tabaastin, des fois on est gênés de les voir parce qu'on se sent coupable, surtout si on a rien à donner à ce moment-là.
Mais franchement le fait que ça dérange notre confort de manière minuscule on s'en fout quoi, c'est un micro-problème de rien du tout par rapport à ce que EUX ont à endurer.
Et puis si on parle de choses qui dérangent le confort des "citoyens lambda" en espace public, faut-il aussi enlever les enfants car trop de bruit ? les personnes âgées car trop lentes et gênent le passage (ou alors les autoriser à sortir seulement dans les heures creuses pour pas gêner les travailleurs) ? les handicapés physiques parce que les fauteuils and co ça prend trop de place ? ou les handicapés mentaux parce que pas mal d'entre eux "perturbent" les gens, en les regardant bizarrement, en faisant des bruits bizarres etc ?
Alors comme dit Monwen, des fois quand certains arrivent en déclamant leur speech (surtout quand ils en font un long et/ou sur un ton agressif), ou en chantant ou jouant de la musique j'ai envie d'être tranquille, surtout si c'est pas le premier. Et comme le dit Tabaastin, des fois on est gênés de les voir parce qu'on se sent coupable, surtout si on a rien à donner à ce moment-là.
Mais franchement le fait que ça dérange notre confort de manière minuscule on s'en fout quoi, c'est un micro-problème de rien du tout par rapport à ce que EUX ont à endurer.
Et puis si on parle de choses qui dérangent le confort des "citoyens lambda" en espace public, faut-il aussi enlever les enfants car trop de bruit ? les personnes âgées car trop lentes et gênent le passage (ou alors les autoriser à sortir seulement dans les heures creuses pour pas gêner les travailleurs) ? les handicapés physiques parce que les fauteuils and co ça prend trop de place ? ou les handicapés mentaux parce que pas mal d'entre eux "perturbent" les gens, en les regardant bizarrement, en faisant des bruits bizarres etc ?
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Tompillibi
- Messages : 56
- Inscription : mer. juil. 08, 2015 7:06 pm
Re: La mendicité
Oh c'est beau ce que vous dites !
Je crois que vous avez tous un voile devant les yeux !
En vous lisant, je vois que vous ne les connaissez pas ....
Monwen emploie le terme " peut être " et " si "
Et les gens de L'Est dans les métros - oui vous connaissez bien Paris ! Je souris....
Tous les jours, pour ma part je les sers pour leur compte bancaire.
Et, je discute avec eux....je discute en profondeur.....
Je leur demande pourquoi êtes vous dans la rue ?
Et la majorité me répondent, ras-le bol de la société , on discute entre nous et on nous fait pas chier.
Et le travail ? - on trouve pas !
Ok ! On recherche dans le ménage actuellement des personnes.... Êtes vous prêt à travailler ?
Réponse : je sais pas , ouais....
Mon Dieu quel enthousiasme !
Le monde du travail est dur, trés dur...il faut savoir se battre et surtout accepter certains travaux ( ménage , jardinage ...)
Désolé de vous dire que beaucoup adoptent la facilité
Et les mendiants de l'est , oui effectivement ils sont " chou " ,
Je dirais plutôt que mendier devient une mode, une tendance....
On est à la rue et sans travail, on mendie !
Ont-ils été dans les associations ? Ont-ils été voir le curé de la paroisse ? Ont-ils été se présenter à la mairie ? - non me disent-ils ?
La mendicité est la facilité.......
Je crois que vous avez tous un voile devant les yeux !
En vous lisant, je vois que vous ne les connaissez pas ....
Monwen emploie le terme " peut être " et " si "
Et les gens de L'Est dans les métros - oui vous connaissez bien Paris ! Je souris....
Tous les jours, pour ma part je les sers pour leur compte bancaire.
Et, je discute avec eux....je discute en profondeur.....
Je leur demande pourquoi êtes vous dans la rue ?
Et la majorité me répondent, ras-le bol de la société , on discute entre nous et on nous fait pas chier.
Et le travail ? - on trouve pas !
Ok ! On recherche dans le ménage actuellement des personnes.... Êtes vous prêt à travailler ?
Réponse : je sais pas , ouais....
Mon Dieu quel enthousiasme !
Le monde du travail est dur, trés dur...il faut savoir se battre et surtout accepter certains travaux ( ménage , jardinage ...)
Désolé de vous dire que beaucoup adoptent la facilité
Et les mendiants de l'est , oui effectivement ils sont " chou " ,
Je dirais plutôt que mendier devient une mode, une tendance....
On est à la rue et sans travail, on mendie !
Ont-ils été dans les associations ? Ont-ils été voir le curé de la paroisse ? Ont-ils été se présenter à la mairie ? - non me disent-ils ?
La mendicité est la facilité.......
Re: La mendicité
Tompillibi a écrit :Désolé de vous dire que beaucoup adoptent la facilité
Tu réussis à te relire sans rigoler ?Tompillibi a écrit :Je dirais plutôt que mendier devient une mode, une tendance....
Parce que moi pas.
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Cactus moribond
- Messages : 2207
- Inscription : jeu. août 26, 2010 4:28 pm
Re: La mendicité
Bah quoi, c'est comme se dire homo, c'est tendance, ça fait fun.Norma a écrit :Tompillibi a écrit :Désolé de vous dire que beaucoup adoptent la facilitéTu réussis à te relire sans rigoler ?Tompillibi a écrit :Je dirais plutôt que mendier devient une mode, une tendance....
Parce que moi pas.
Re: La mendicité
Ben ouais attends, vivre dehors dans le froid, manger de la merde, boire de la merde, inspirer la pitié ou le dégoût aux gens, ne jamais se laver convenablement, avoir des soucis de santé en permanence et mourir jeune. Je comprends que ça devienne une mode.
Re: La mendicité
Tompillibi, pourrais-tu éviter ce ton condescendant en répondant aux autres ? Tu insultes leurs opinions, ce qui est vain lors d'un débat et transforme une conversation en monologue forcé. J'espère juste qu'il ne s'agit que de ton "franc-parler" et que tu ne t'en rends pas spécialement compte. J'espère.
Bon. Sinon. Je peux disons...concevoir l'idée de la mendicité comme facilité. Au sens où on donnera plus volontiers à quelqu'un qui a l'air de s'acharner pour s'intégrer, à force de travail, etc. Je conçois (ce qui ne veut pas dire que j'y adhère, loin de là...très loin de là).
Toutefois, si tu as vraiment tenté de nouer des dialogues comme tu le prétends, cette idée est particulièrement limitée. Les contextes varient. Tout le monde n'est pas non plus talentueux, tout le monde n'est pas toujours dans une situation propice au travail. Les mendiants, c'est souvent un cercle vicieux, celui de "il faut que j'ai un minimum d'argent pour travail" ou un "minimum d'expérience" ou...des papiers ?
Autre question : as-tu déjà mis les pieds dans des associations type Restos ? Non, parce que tu y apprendras peut-être qu'il existe des sélections. On n'y rentre pas uniquement parce qu'on est pauvre ou sans-abri. Il y a des seuils à respecter, il faut avoir des papiers, etc.
Il y a également les histoires de réseaux, absolument dramatiques, qui font que si tu donnes une pièce à un pauvre hère qui mendie, ladite pièce ira à la tête du réseau et pas ce pauvre hère qui t'a touché. Maintenant, réfléchis à la place de cet individu. Bafoué, piétiné par la communauté à laquelle il devrait appartenir, en marge de la nôtre, considéré par une grande majorité de gens comme un rien. T'a-t-on déjà traité de rien ? A-t-on nié ton existence, ton droit d'individualité ? A mon avis, ça doit piquer un peu. Oui, un euphémisme pour désigner une spirale de désespoir assez grandiose qui doit t'arracher la majeure partie de ton intégrité mentale.
La mendicité est un problème, oui, comme souligné plus haut par Monwen et Tabaastiin. Un problème social, un témoin des travers de la société. Tout comme la prostitution, les réseaux de drogue, etc, il est utopique de croire qu'on pourra un jour l'éradiquer. De tout temps, il a existé une marginalité, un échantillon de population "déviant sociologiquement". Que pouvons-nous faire vis-à-vis de cela ? Tâcher de ne pas nier l'existence des mendiants, d'une part, en tant qu'individus, ça serait déjà pas mal. Tenter d'agir de manière pratique par le biais d'associations, en allant sur le terrain, ce serait le must mais rarement facile à mettre en place.
La mendicité est un problème. Les mendiants ? Non. Les mendiants sont des êtres humains. Alors oui, comme ils sont en marge, on peut très bien tomber sur des connards, des fous...ma foi, comme dans tout le reste de la population.
Bon, qu'en dis-tu ? Je suis ouverte au débat.
Bon. Sinon. Je peux disons...concevoir l'idée de la mendicité comme facilité. Au sens où on donnera plus volontiers à quelqu'un qui a l'air de s'acharner pour s'intégrer, à force de travail, etc. Je conçois (ce qui ne veut pas dire que j'y adhère, loin de là...très loin de là).
Toutefois, si tu as vraiment tenté de nouer des dialogues comme tu le prétends, cette idée est particulièrement limitée. Les contextes varient. Tout le monde n'est pas non plus talentueux, tout le monde n'est pas toujours dans une situation propice au travail. Les mendiants, c'est souvent un cercle vicieux, celui de "il faut que j'ai un minimum d'argent pour travail" ou un "minimum d'expérience" ou...des papiers ?
Autre question : as-tu déjà mis les pieds dans des associations type Restos ? Non, parce que tu y apprendras peut-être qu'il existe des sélections. On n'y rentre pas uniquement parce qu'on est pauvre ou sans-abri. Il y a des seuils à respecter, il faut avoir des papiers, etc.
Il y a également les histoires de réseaux, absolument dramatiques, qui font que si tu donnes une pièce à un pauvre hère qui mendie, ladite pièce ira à la tête du réseau et pas ce pauvre hère qui t'a touché. Maintenant, réfléchis à la place de cet individu. Bafoué, piétiné par la communauté à laquelle il devrait appartenir, en marge de la nôtre, considéré par une grande majorité de gens comme un rien. T'a-t-on déjà traité de rien ? A-t-on nié ton existence, ton droit d'individualité ? A mon avis, ça doit piquer un peu. Oui, un euphémisme pour désigner une spirale de désespoir assez grandiose qui doit t'arracher la majeure partie de ton intégrité mentale.
La mendicité est un problème, oui, comme souligné plus haut par Monwen et Tabaastiin. Un problème social, un témoin des travers de la société. Tout comme la prostitution, les réseaux de drogue, etc, il est utopique de croire qu'on pourra un jour l'éradiquer. De tout temps, il a existé une marginalité, un échantillon de population "déviant sociologiquement". Que pouvons-nous faire vis-à-vis de cela ? Tâcher de ne pas nier l'existence des mendiants, d'une part, en tant qu'individus, ça serait déjà pas mal. Tenter d'agir de manière pratique par le biais d'associations, en allant sur le terrain, ce serait le must mais rarement facile à mettre en place.
La mendicité est un problème. Les mendiants ? Non. Les mendiants sont des êtres humains. Alors oui, comme ils sont en marge, on peut très bien tomber sur des connards, des fous...ma foi, comme dans tout le reste de la population.
Bon, qu'en dis-tu ? Je suis ouverte au débat.
Dernière modification par Ma'iitsoh le lun. juil. 13, 2015 9:54 am, modifié 1 fois.
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monwen
Re: La mendicité
C'est si bien argumenté, avec des démonstrations tellement pertinentes (cf. les discussions profondesTompillibi a écrit :Oh c'est beau ce que vous dites !
Je crois que vous avez tous un voile devant les yeux !
En vous lisant, je vois que vous ne les connaissez pas ....
Monwen emploie le terme " peut être " et " si "
Et les gens de L'Est dans les métros - oui vous connaissez bien Paris ! Je souris....
Tous les jours, pour ma part je les sers pour leur compte bancaire.
Et, je discute avec eux....je discute en profondeur.....
Je leur demande pourquoi êtes vous dans la rue ?
Et la majorité me répondent, ras-le bol de la société , on discute entre nous et on nous fait pas chier.
Et le travail ? - on trouve pas !
Ok ! On recherche dans le ménage actuellement des personnes.... Êtes vous prêt à travailler ?
Réponse : je sais pas , ouais....
Mon Dieu quel enthousiasme !
Le monde du travail est dur, trés dur...il faut savoir se battre et surtout accepter certains travaux ( ménage , jardinage ...)
Désolé de vous dire que beaucoup adoptent la facilité
Et les mendiants de l'est , oui effectivement ils sont " chou " ,
Je dirais plutôt que mendier devient une mode, une tendance....
On est à la rue et sans travail, on mendie !
Ont-ils été dans les associations ? Ont-ils été voir le curé de la paroisse ? Ont-ils été se présenter à la mairie ? - non me disent-ils ?
La mendicité est la facilité.......
Les mendiants : j'en ai rien à faire qu'il y en aient qui soient là alors qu'ils auraient pu avoir fait un tour à la paroisse du coin.
La société et le système en dégoûte plein, par désespérance il y en a de plus en plus qui font en effet le "choix" d'être à la rue. Mais, et quoi ?
leur voix, leur apparence et leurs sollicitations dérisoires (te demander 1 ou 2€, tu penses... ça te ruine ta journée ) te troublent tant que tu préférerais ne plus les avoir sous le pif ? ça adoucirait ton monde ?
Réveille-toi : la mendicité ne va pas aller en diminuant, et pas qu'à Paris.
et toi qui a ouvert un sujet pour nous servir des propos limites, tu aurais pu au moins faire l'effort pour qu'ils ne semblent pas aussi imbéciles.
la facilité... va mendier dans la rue, va dormir sur les trottoirs. Survis aussi deux semaines sans venir pleurer. Observe le regard qu'on portera sur toi.
Puis ensuite, viens nous reparler de facilité... comparé à aller tailler des haies ou récurer des toilettes.
Spoiler : :

