C'est pas loin de comment je vis. Exemple, pour sortir en boîte. Quand j'étais plus jeune, j'étais hyper mal à l'aise dans les lieux gays seul. Du coup je faisais la tronche, je restais dans mon coin, je ne dansais pas et je rentrais dégoûté. A force, je me suis demandé pourquoi quand j'étais avec des amis tout allait bien alors que seul c'était l'horreur. La fois d'après, je suis sorti en appliquant la méthode Coué (pas Cauet...) : "je suis le plus beau, c'est moi qui danse le mieux, les autres sont tous des nazes... etc", bref le discours du débile de service. Mais ça a eu l'effet escompté, en me mettant dans la peau de quelqu'un qui n'en avait rien à foutre des autres, j'ai pris de l'assurance et je me suis amusé comme un petit fou, j'ai rencontré des gens.La Noiraude a écrit :Hé hé ! Je m'autocite, ce soir ! Y'a pas longtemps, au sujet de l'absurité flagrante de la vie, je disais à une toute jeune fille hélas fort lucide à ce propos que "y'a quand même une chose très rigolote à faire : se donner l'illusion qu'on a des illusions... On se bouge comme si on y croyait, avec au fond le recul suffisant pour pas se prendre des gros rateaux dans la gueule si on foire un truc... Ca permet d'apprécier les bons moments, et ça atténue la douleur dans les moments durs... Des fois on finit par se prendre au jeu..."
Ca te rejoint pas tout à fait, mais presque, ça, non, Eedee ?
Dans les moments vraiment difficiles, ça m'est arrivé aussi de faire ça mais inconsciemment, en en plus extrême. Genre pendant le moment le pire de ma vie, j'avais l'impression de me regarder à la télé en train de jouer la situation comme un acteur. Je pense que c'était un réflexe d'auto protection.