La preuve que je te vois, c'est que je te réponds !
J'ai connu ça à ton âge, ce sentiment de changement mais qui laisse froid tout ton extérieur. Je me suis conçu une carapace qui m'empêchait de souffrir et en même temps j'en profitais pour me replier sur moi-même en alimentant ma propre timidité, ce qui rendit encore plus difficile le contact avec l'extérieur, d'où une carapace encore plus épaisse, je te laisse voir le cercle vicieux s'installer. Il a fallu que j'attendes mes dix-neuf ans et mon entrée en troisième année de Licence pour que je commence à m'extérioriser (et encore très difficilement).
Bref si je te racontes tout ça c'est pour ne pas que tu vives la même chose car j'en ai beaucoup souffert. Donc participe aux conversations, expose ton point de vue, fais toi entendre et respecter (mais toujours de manière correcte). Ne provoque pas les conflits et s'ils arrivent quand même, essaie de les résorber : ne jette pas de l'huile sur le feu. Tu arrives à l'âge critique où tu te poses en rupture de la société et où tu rentres en conflit avec le reste du monde, c'est tout à fait normal et nécessaire. Essaie de voir quelqu'un de confiance avec qui tu peux parler de tes malheurs.
Et puis si tu ne trouves personne..., pense que nous sommes là, nous !
je dirais... cesse de cacher. de toutes façons les secrets c'est fait pour être révélés, de toutes façons, ça se saura un jour, de toutes façons il faudra affronter les retombées positives ou négatives un jour
de toutes façons ce sera mieux pour toi
de toutes façons tu finiras par craquer car trop de pression est insupportable.
Celà étant, nous savons, nous t'écoutons, nous pouvons te répondre, alors n'hésite pas, parles en prépare toi avec nous au jour ou tu diras ce que tu caches, prend ce qu'il y a a prendre de soutien ici... et quand tu le sentiras lance toi!
(ceci étant, je suppose que tu parles de ton homosexualité, si ce n'est pas le cas excuse moi...)
et enfin... tu sais... je peux le dire aujourd'hui, mais cacher son homosexualité n'est pas un malheur en soi. C'est certes pesant frustrant, on a le sentiment d'être méconnu... celà étant, tu as un avenir plus ou moins heureux assuré puisque la société est tolérante, et qu'un jour tu ne te cacheras plus de personne.
bonsoir coconut,
C'est vraiment fort ce que tu écris et ça m'interpelle particulièrement, parce que je me rends compte que moi aussi je fais partie de ces adultes qui n'entendent pas assez les cris de leurs proches.
Essaie de comprendre ce qui se passe, nous sommes loin, et si tu te sens aussi désemparé, et sans personne sur qui compter, pense à te protéger en sollicitant l'aide là où tu peux la trouver (adultes du collège par exemple, médecins, infirmières, soumis au secret médical).
Par ailleurs, tu as le soutien que t'apporte LuluG (et avec elle l'ensemble du forum), et les remarques fort avisées de Unstraight, qui peuvent déjà te montrer un peu de lumière. Si tu crois que cela ne suffit pas, tu es le seul à pouvoir alerter ton entourage sur ce que tu ressens.
Moi non plus ton appel (au secours ?) ne peut me laisser indifférente...
Sache qu'ici tu n'as pas à te cacher, pas à te te taire ; tu seras lu, écouté, compris je l'espère, et réconforté, voire même conseillé, virtuellement, modestement, mais sincèrement.
Tu dis cacher ton malheur sous des sourires (et des "ça va" lancés à la va vite et qui sont en réalité des : ça ne va pas mais vous ne m'écouterez pas si je vous dis pourquoi.., et puis je n'arrive pas à vous le dire).
Mais de quel malheur parles-tu ????? sans doute de ton homosexualité (si ce n'est pas ça, je te prie de m'en excuser) ; si c'est cela, saches en premier lieu que ce n'est surtout pas un malheur
Pour le moment, ça te semble énorme, anormal, trop lourd pas toi, tu penses porter tte la misère du monde sur tes très jeunes épaules, et peut-être même avoir honte : alors là dis toi bien que tu n'as pas à rougir de quoi que ce soit, que tu n'as rien fait de mal (ni tes parents non plus), que tu es comme des millions de gens.
Tu te dis peût-être aussi que tu es le seul dans ce cas dans ton quartier (ton village peut-être, forcément perdu au fond de la province...) ton collège, etc.. et ça non plus ça n'est sûrement pas le cas.
Cette orientation amoureuse différente ne te ferme pas la porte du bonheur, saches le. Simplement, l'adolescence est déjà en soi une période pas facile à vivre, pleine de questionnement, de "rupture de ban" avec la famille, les adultes en général, un âge charnière où il faut sortir de l'enfance et avancer vers le monde des adultes... alors quand s'y ajoute de lourdes questions sur la sexualité, ça fait bcp, je suis d'accord.
Viens ici bavarder avec nous, lis les nombreux témoignages et tu verras, la noirceur qui t'envahit s'estompera peu à peu pour plus de clarté, plus de confiance en toi.
merci pour tout ce que vous m'avez dis .
jep ense que je cache tellemnet bien mes problemes que personne ne s'en apercoit mais je voudrais dire que je ne m'arrete pas de vivre, je rigoles, je pense que je me cache mes problemes a moi meme pour continuer et que j'ai déja fait 4 co .
le probleme est que je ne peux plus porter un masque et mentir a tous tout le temps .sa me fait mal de sourire quand je n'ai qu'une envie, c'est de pleurer .
alors merci peut etre cela s'arrangeras t il un jour . j'espere et attends ....
et maintenant, tu te sens comment?
tu aimes mieux les vacances que le temps scolaire?
continue a nous parler meme si nos reponses sont insuffisantes...
et surtout prends soin de toi du mieux que tu peux.
iorini
En te lisant, je retrouve presque toujours le fil de la même histoire, qui se répète inlassablement comme pour beaucoup de gens, jeunes ou moins jeunes.
En fait, c'est toujours la même chose, on se cache, on porte un masque, on créé son petit jardin secret. La peur de la réaction, des regards, du "qu'en diras t-on", mais, tout cela n'est pas bon.
Au bout du compte, à trop vouloir te forger une carapace protectrice, celle-ci finira par faire corps avec toi, ton petit jardin secret aura des murs qui finirons par ressembler à une citadelle imprenable et ton masque, ton masque lui, il deviendra une vraie "greffe de peau".
Il n'y a pas de solution miracle, il ne faut pas se leurrer.
En fait, lorsque l'on prend le temps de les chercher, on s'aperçoit qu'elles sont peu nombreuses :
-Dans le meilleur des cas, si tu es dans un milieu ouvert, tous se passe bien, mais c'est rare d'être toujoours le cas.
-Tu prends le risque d'en parler et si c'est mal perçu, c'est une atmosphère pesante qui s'installe pour les années qui suivent, à moins de pouvoir prétendre à ton indépendance financière et matérielle, ce qui t'amène à plus ou moins couper les ponts avec certaines personnes.
Tu vois, c'est pas si simple. Dans ton cas, je ne crois pas que l'indépendance soit possible immédiatement compte tenu de ton âge.
Ce qui à mon avis te serait le plus favorable, ce serait d'essayer de rencontrer le maximum de gens qui partagent ton orientation de manière à sortir de ta bulle, t'aérer les neurones et de cette façon, permettre au temps de passer un peu plus vite...
N'hésites pas non plus à franchir la porte des associations, même si ce n'est au début que quelques instants, pour te faire une idée, y boire un coca, y discuter cinq minutes.
Ce sont des moments qui te regonflerons et te permettrons de tenir le temps nécessaire à ce que tu puisses enfin affronter les regards, les reflexions et un beau jour (excuse moi du terme...) dire "M....." à celles et ceux qui ne voudrons pas prendre la peine de t'écouter ou te comprendre.
Dans tous les cas, tu n'y es pour RIEN ! On ne le dira jamais assez.
Si les autres sont assez obtus, bornés et stupides pour ne pas être capable de faire preuve de tolérance, autant les laisser de côté et te construire un univers avec des personnes avec qui tu te sentiras à l'aise.
Quand au jour (je te le souhaites proche...) où il te sera possible de laisser connaître et faire savoir ton homosexualité, ce jour là, tu le verras, tu ressentiras comme une grande bouffée d'air frais qui t'emplira d'une nouvelle force.
Les choses t'apparaîtrons sous un nouveau jour, plus belles, plus faciles et quelque part, tu te diras : "Dans le fond, c'était pas grand chose, pourquoi ne l'ai-je pas fais plus tôt...".
En attendant, essaie de ne pas trop focaliser sur le regard des autres, mais, au contraire, concentre toi un peu plus sur TOI, sur ce que tu désires, sur ce à quoi tu aspires.
Voilà, j'espère que tu rencontreras bientôt les personnes qu'il faudra, en attendant, je te souhaites néamoins de très agréables fêtes de fin d'année.
Ce soir je vais mal, depuis le début de l'année une tonne de chose me tracasse et me font peur, certaine de ses choses me pèse vraiment. Je m'excuse par avance des fautes, je n'ai plus Word sur mon pc, je l'ai formaté récemment et je n'ai pas encore réinstallé.
Les choses qui me font peur sont de nature tellement différente que sa en devient d'autant plus flippant. Je vois devant mes yeux tout les jours les infos qui déplorent des morts, des meurtres ect... une montée en croissance de la violence toujours plus virulente, de la violence toujours plus violente. Avant c'était un simple meurtre, de nos jour c'est un massacre filmé et diffusé sur le net, c'est une surenchère à celui qui saura faire le plus de mal... Et ce n'est qu'un début.
Je vois la planète se détériorer, tout le monde qui ne lui donne pas plus de 20 ans alors que nous on y arrive dessus, je n'ose même plus espéré d'avoir des gamins, j'aurais trop honte de les envoyer sur cette planète.
Et il y as une personne que j'aime très fort, un ami très proche qui m'a appris il y as un an qu'il s'était fait violé quand il été gamin, qu'il croisait tout les jours son violeur sans jamais avoir porté plainte... et sa me ronge de l'intérieure sa toujours...
N'oubliions pas le sida, les mst, ist, connerie, saloperie, virus, bactérie, infection, maladie, épidémie et autre chose très réjouissante...
Et bien sur , comme sa aurais été trop beau de finir là il y as mes problèmes perso qui me ronge, j'ai coupé les ponds avec bon nombre "d'amis", j'ai changé la relation que j'avais avec beaucoup d'autre également, la relation fusionnel que j'avais avec mon meilleur pote n'est plus, je ne suis pas capable de rester avec mec un trop longtemps et si c'est le cas je casse pour allé voir ailleurs mais je n'y vais finalement, je suis émotionnellement instable, je passe d'un extrême à l'autre, j'ai une morale qui me pourris la vie puisque beaucoup de chose sont à mon gout à polémique (alcool, drogue, baisé chez les autres... je cite ces exemples parce que j'y suis confronté souvent) Puis il y as mon déménagement dans 1ans et demi, où je vais allé faire ma vie de mon coté alors que j'ai tout pour être heureux actuellement et pourtant je veut allé autres part. Et je ne peut même pas parler de tout ça à mon copain, celui-ci m'a dis que je le soulais avec ma vie à toujours lui raconter mes problèmes...
Et pour finir il y as la photo dans la quels je me lance et j'ai peur de ne pas être assez talentueux alors que j'ai eu de bonne critique mais j'ai peur que sa ne dure pas, parce que même si c'est ma façon de m'exprimer j'ai ce besoin que sa plaise au autres...
Enfin... ce soir je me prend la tête pour trop de choses, comme bien souvent. Mais ce soir j'ai eu envie de l'exprimer...
Vous sentez pas obligé de laisser des commentaires, de toute facon c'est tellement bourré de fautes d'orthographes, sa doit traduire autre chose sa aussi.
Sur ceux bonne nuit ou bon jours pour les autres. La vie est belle.
Pour finir, une phrase que je dis souvent : "la jeunesse se sent obligé de se droguer pour se donner l'impression qu'elle est heureuse" ... ce n'est pas mon cas mais parfois je regrette de ne pas aimé l'alcool ...