Evil, mad : Comment et pourquoi en êtes vous venu là ?

Pour parler de tout et de rien, pas de thème imposé.
popy
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Message par popy »

Edit : après MPisation avec Lulu, je pense je peux confirmer que je n'ai pas fait volontairement du mal. De plus, on peut lire cette anecdote dans l'un de mes articles sur ce forum
et ceci reprend la phrase de lestump
la raison n'est pas la seule chose que possède l'homme, parfois il agit, et la raison vient après, sinon on est juste une tête et tout le reste est accessoire...
J'ai un peu perdu le fil de la discussion...
Désolé, je peux pas répondre quelque chose de plus consistant..
lestump
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Message par lestump »

et puis autre question, beaucoup pensent n'avoir jamais fait de mal, mais en fait ce n'est pas eux qui devraient juger, on peut faire mal et ne pas le comprendre parce que notre échelle des valeurs n'est pas la même que "notre victime"'...
spécimen
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Message par spécimen »

popy a écrit :
Edit : après MPisation avec Lulu, je pense je peux confirmer que je n'ai pas fait volontairement du mal. De plus, on peut lire cette anecdote dans l'un de mes articles sur ce forum
et ceci reprend la phrase de lestump
la raison n'est pas la seule chose que possède l'homme, parfois il agit, et la raison vient après, sinon on est juste une tête et tout le reste est accessoire...
J'ai un peu perdu le fil de la discussion...
Désolé, je peux pas répondre quelque chose de plus consistant..
Euuh non, j'insiste :roll:
Je n'ai pas fait de mal. Il n'y avait pas de raison. C'était à l'occasion d'une discussion où je décrivais ce que je ressentais, j'endurais.
ExMembre L

Message par ExMembre L »

oui mais la question est de savoir quand l'a-t-on fait EXPRES?

faire du mal exprès ça arrive pour moi à tous les gosses hein. Ne serait-ce que accuser l'autre d'avoir fait une connerie qui nous revient, non?
Stigmate
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Message par Stigmate »

lulu galipette a écrit :oui mais la question est de savoir quand l'a-t-on fait EXPRES?

faire du mal exprès ça arrive pour moi à tous les gosses hein. Ne serait-ce que accuser l'autre d'avoir fait une connerie qui nous revient, non?
Mon frère devais être un grand gamin... quand j'en avait 9 il en avait 18 et il me balançait
lestump
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Message par lestump »

tout s'explique !!! :lol:
Kliban
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Message par Kliban »

oui, je sais lestump, je n'ancre pas tout ce que je dis dans des récits - mais je suis comme ça depuis que j'ai 6 ans - le jeu de la prise de distance en est un que je pratique un peu trop bien.

Qui dit prise de distance, dit évaluation. Je suis pris dans ces pièges du bien/mal depuis aussi longtemps. Je mets des échelles de valeur partout. Elles sont flottantes, labiles, sans cesse remises en cause, mais elles existent - c'est une façon d'être. Je passe trop de mon temps à percevoir les hiérarchies et à les subvertir. Mais je reste globalement pris dans le jeu des hiérarchies - et des catégories. Assumer ce qu'on est... :) Je ne me pose pas en modèle. Vraiment pas.

Et comme je suis plutôt empathe (pas très, mais pas peu), du coup je n'ai pas une tendance prononcée à faire des crasses - juste une dont je me souviens dans mon enfance, oui, dont la peine me reste encore.

Je ne sais plus son prénom. Pas une gosse de riche, ça non. Toujours habillée avec une jupe de rien et des chaussures à l'avenant. Un cheveu raide, mal peigné, ébouriffé comme des graminées rêches l'avait fait surnommer "la pouilleuse". Les enfants sont des anges, j'en étais déjà très conscient. Nous étions, je ne sais plus, en CP, CE ou CM. Par là. Moi, tête de classe, elle, aux tréfonds. On se défendait l'un l'autre. Pas que je puisse faire grand chose à l'époque, les cours de récréation étaient déjà ma hantise. Mais bon, une façon de se tenir les coudes sous la brimade. Rien de plus. La fin des classes signait la fin de nos camaraderies..

Et puis c'est une habitude que j'ai perdue. Je me souviens bien, une ou deux fois, avoir tourné casaque. Du côté des persécuteurs, d'abord comme pour plaisanter, j'y ai trouvé du plaisir. Cela me libérait de la tension d'être toujours le vilain petit canard. Le dernier de la chaîne des brimades psychologiques. Je crois que je suis devenu instable dans mes protections. Un jour oui, un jour non. Et s'est éloignée. Petit à petit, je crois. Ma mémoire passoire est très floue. Puis une année, elle n'était plus là.


Je conçois très bien, au demeurant, qu'on agisse spontanément pour des tas de raisons. La conscience claire du mal, comme du bien, sont secondes. On agi d'abord. Et après, cela s'évalue. Ne pas agir parce qu'on a d'emblée la conscience que c'est mal, c'est un trait potentiellement névrotique - cela le devient lorsque la conscience du "c'est mal" ou "il faut être bon/gentil/serviable" est obsessionnelle - connaissance de cause :)

La question "peut-on vouloir le mal" est une question de philosophe, et potentiellement de névrosé :) (oui, je botte - à moitié - en touche :) ) C'est une question abstraite, à laquelle tu as donné une réponse qui me semble juste. Dans gens qui veulent réellement le mal, en tant que tel, il doit y en avoir très très peu.
Dernière modification par Kliban le jeu. juil. 09, 2009 9:19 pm, modifié 1 fois.
lestump
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Message par lestump »

tu en as mis du temps kliban, je t'attendais beaucoup plus tôt... je suis toujours admiratif du soin que tu met a ne pas froisser les egos, dans ton style tu es toujours admirable...j'ajouterais que parfois on fait du mal, et pour calmer sa conscience on cache tout celà sous des parpings d'excuse aussi large que la morale et on finit par se convaincre soi même que nous étions dans notre juste droit... le "c'est pas ma faute c'est lui qui a commencé"' mais la distance, le plaisir retirer a cette vengeance est il équitable, et puis il y a comme tu l'a souligné cette anonymat dans le mal quand il est commis en groupe ou la culpabilité se dissout dans le nombre, ou nous ne sommes coupables juste de défendre une cause, une personne, un idéal de pensées, parce que cette personne remet en cause tout celà, parce qu'elle remet en cause ce que nous sommes, ce que nous avons construit, nos certitudes du bien et de mal, du bon et du mauvais... mais ce n'est pas tant ca qui nous plait, c'est pour une fois faire du mal dans l'anonymat absolu, c'est même incroyable comme même notre mémoire agi dans ce sens, elle établi d'elle même une vérité, nous avons fait du mal mais il y avait une raison a celà, pourtant le plaisir retiré de cette puissance affirmé sur quelqu'un et quand même jouissif sur l'instant...
mais bon ce n'est que le délire d'un petit homme... je m'en retourne a mes choses plus simples de petit homme...
Dernière modification par lestump le jeu. juil. 09, 2009 10:02 pm, modifié 1 fois.
Drlrleu
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Message par Drlrleu »

Kliban a écrit : Et comme je suis plutôt empathe (pas très, mais pas peu), du coup je n'ai pas une tendance prononcée à faire des crasses - juste une dont je me souviens dans mon enfance, oui, dont la peine me reste encore.

Je ne sais plus son prénom. Pas une gosse de riche, ça non. Toujours habillée avec une jupe de rien et des chaussures à l'avenant. Un cheveu raide, mal peigné, ébouriffé comme des graminées rêches l'avait fait surnommer "la pouilleuse". Les enfants sont des anges, j'en étais déjà très conscient. Nous étions, je ne sais plus, en CP, CE ou CM. Par là. Moi, tête de classe, elle, aux tréfonds. On se défendait l'un l'autre. Pas que je puisse faire grand chose à l'époque, les cours de récréation étaient déjà ma hantise. Mais bon, une façon de se tenir les coudes sous la brimade. Rien de plus. La fin des classes signait la fin de nos camaraderies..

Et puis c'est une habitude que j'ai perdue. Je me souviens bien, une ou deux fois, avoir tourné casque. Du côté des persécuteurs, d'abord comme pour plaisanter, j'y ai trouvé du plaisir. Cela me libérait de la tension d'être toujours le vilain petit canard. Le dernier de la chaîne des brimades psychologiques. Je crois que je suis devenu instable dans mes protections. Un jour oui, un jour non. Et s'est éloignée. Petit à petit, je crois. Ma mémoire passoire est très floue. Puis une année, elle n'était plus là.
Le début est alléchant et on rentre bien dans l'histoire. Le hic est qu'on attend une crasse qui ne vient pas. Ne t'offusque pas, mon vieux, mais on a l'impression que tu avais un truc sur le feu et que tu as baclé la fin.

Alors j'ai décidé de retravailler un peu l'épilogue, ce qui donne, dans une version qui me semble respecter l'esprit de l'auteur :

Et puis c'est une habitude que j'ai perdue. Je me souviens bien, une ou deux fois, avoir tourné casque. Du côté des persécuteurs, d'abord comme pour plaisanter, j'y ai trouvé du plaisir. Cela me libérait de la tension d'être toujours le vilain petit canard. Le dernier de la chaîne des brimades psychologiques. Je crois que je suis devenu instable dans mes protections. Un jour oui, un jour non. Et s'est éloignée. Petit à petit, je crois. Ma mémoire passoire est très floue. Puis une année, elle n'était plus là.

On a jamais découvert son corps. Une fois l'an, je me rends dans le jardin de mes parents ; tout au fond, là où on ne va jamais. Je cueille une fleur. Je la pose délicatement à côté d'un laurier que je me rappelle avoir planté quand j'étais, je ne sais plus, en CP, CE, ou CM.

Et je l'arrose d'une de ces larmes qui m'arrachent mes plus beaux sourires. Je pense : j'étais le seul à la défendre, je suis le seul à fleurir sa tombe.
popy
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Message par popy »

Pourquoi tout de suite la mort physique?
Je trouve cette mort d'une amitié "baclée" tout aussi triste.
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