A mon humble avis l'homme dans la majorité des cas est effectivement un loup pour l'homme.
Comme tu dis, regarde l'histoire, regarde tes collègues et regarde les informations.
Comment devient-on mauvais ? Aigreur, ambition, colère, complexes, peine... Tous les sentiments négatifs, toutes les frustrations peuvent ressortir de manière négative et pousser quelqu'un à faire souffrir les autres. Toi tu déprimes dans ton coin. Un autre martyrisera ceux qui sont sous ses ordres. Question de tempérament.
Je pense que l'éducation joue aussi : un gamin pourri gâté à qui tout est dû sera probablement moins facile à vivre que le rejeton d'une fratrie de 5 élevée dans une famille joyeuse mais pas exempte d'autorité. A moins que celui-ci développe une certaine frustration et tombe dans le cas précédent.
Il y a aussi des gens méchants "de naissance". Je n'en ai vu qu'un seul cas dans ma vie, mais c'était impressionnant. Ce petit avait un mauvais fond ET un manque cruel d'autorité, ce qui l'a transformé en monstre (il a sciemment cassé le bras de sa petite soeur quand il avait 3 ans et elle six mois par exemple).
Voilà pour les origines de la méchanceté.
Est-ce que c'est le propre de l'homme ? Hum, est-ce qu'une orque qui s'amuse à lancer des otaries dans les airs, est-ce qu'un chat qui fait pareil avec une souris sont moins "méchants" qu'un homme qui bat sa femme ou qu'un enfant qui fait griller des fourmis à la loupe (

) ? Pas sûr, c'est une question de point de vue. On absout le chat et l'orque parce que "c'est naturel", mais au final les humains cruels ont peut-être simplement grattés un peu loin le vernis de civilisation que nous avons presque tous... Dans ce cas, notre intelligence sert juste à nous donner des moyens "ingénieux" de faire souffrir. Je suis sûr que si mon chat comprenait comment fonctionne une fronde, il s'éclaterait comme un malade à lancer des souris contre un mur avec. 8)
Ceci dit, pour être positif (puisque je sais que Phoenix va creuser l'aspect négatif

), je crois qu'on peut parvenir à ses fins de manière "pacifique". Exemple : j'ai tendance à manipuler les gens en douceur, pour qu'ils adoptent mon point de vue sans se sentir brusqués, écrasés ou vexés. J'appelle ça de la diplomatie, d'autres de l'hypocrisie, mais quoiqu'il arrive ça permet d'avancer dans la vie sans faire reculer les autres. Seulement j'agis comme ça parce que j'ai des valeurs qui m'interdisent de froisser les susceptibilités quand je peux l'éviter. Tout le monde ne les a pas.
Par contre : "Est-ce que les bonnes_poires_à_la_ramasse sont condamnées à être écrasées par ceux qui sont manipulateurs ?". Oui, évidemment. Quelqu'un qui ne sait pas se défendre ou au moins faire abstraction de la cruauté des autres se fera bouffer. Le coup du "Pouce" et du "Drapeau blanc", ça ne fonctionne pas, faut pas trop se leurrer. Au contraire, plus on voit que le gars passe pour une victime, plus on a envie de l'enfoncer. C'est naturel. Cf le chat : si la souris lui foutait un gros coup de dents dans les *******, ça le calmerait. Bref, "défends-toi pour avoir la paix, ou tais-toi et souffre".
Et concernant la dernière question, il se peut que tu vives dans une telle naïveté que des trucs totalement banaux (le mensonge, l'hypocrisie) t'apparaissent comme des comportements presque diaboliques. Là je n'ai qu'un conseil : sors de ta carapace et apprends à utiliser les armes qui ont fait leurs preuves. Ca peut aussi être des armes pacifiques, mais c'est une voie plus difficile (Gandhi pourrait t'en parler s'il étaient encore là) et qui n'apporte pas plus de reconnaissance.