Mon copain (appelons-le C.) et moi nous sommes quittés la semaine dernière après un peu moins de quatre mois ensemble (ou plutôt, il m'a quitté alors que moi j'étais prêt à essayer de continuer, sans doute la naïveté du débutant. Mais au final, c'est mieux ainsi, on se voit et j'espère qu'on pourra continuer à se voir mais en tant qu'amis).
Il s'avère que nous avions pas mal d'activités communes, des centres d'intérêt communs, qu'il était facile de se mettre d'accord pour savoir quoi faire (d'où le fait que je souhaite qu'on puisse continuer à se voir mais dans un cadre différent).
Mais, et c'est la raison de notre séparation, nous avons beaucoup de valeurs essentielles différentes, même si on en partage quand même aussi. En gros, en simplifiant, il a des valeurs de droite et moi de gauche. Du coup, dès qu'on parlait de l'actualité (sans forcément atteindre des sujets très politiques), on voyait les choses assez différemment, au point que j'en étais déjà venu à me dire que je ne voudrais pas qu'il élève d'éventuels enfants (oui, quand je me fais des films, je me projette loin).
Un exemple pour comprendre la différence de valeurs : Sarkozy, sujet d'actualité s'il en est. Sans être un sarkolâtre inconditionnel, C. trouve que Sarko fait bouger la France, lui a fait retrouver son rang européen, bref, C. voit en quelque sorte derrière Sarko l'homme providentiel qui va remettre la France au travail et enrayer la spirale du déclin.
En revanche, je déteste Sarko, je ne peux pas le supporter tant sur le fond que sur la forme, il m'agace, m'énerve, et j'en passe. Pour moi, il dévalorise l'image de la France, il est irrespectueux de ses interlocuteurs (français ou étrangers), voire les méprise. Ses discours ne sont pas là pour rassembler mais pour stigmatiser, ce qui n'est pas le rôle d'un président. Aujourd'hui quand la France parle des droits de l'homme, on lui rit au nez en lui rappelant sa politique d'immigration et surtout sa politique d'asile exécrables, ainsi que la situation dans les prisons, régulièrement dénoncée par les instances européennes. J'aurais encore beaucoup de choses à dire là-dessus (vraiment beaucoup
Si je prends un exemple de couple que je connais bien, mes parents (en sachant évidemment qu'entre moins de 4 mois de relation et plus de 25 ans de vie commune, la situation n'est comparable que dans certaines limites très restreintes), quand bien même je regarde, mes parents ont peu d'activités communes (ils ne regardent pas la même chose à la télé, ne font pas partie des mêmes associations, etc.) mais ils partagent les mêmes valeurs, celles qu'ils m'ont inculquées, et c'est très rare qu'ils ne soient pas d'accord de ce point de vue là.
D'où ma question :
Dans une relation, mieux vaut-il avoir des activités communes ou des valeurs communes (si on ne peut pas avoir les deux) ? Quelle importance accorder à chacune des deux notions ? Quelle notion privilégier ? Peut-on en privilégier une par rapport à l'autre ? Laquelle l'emporte sur l'autre ? Dans quelles proportions ? Est-ce possible ?
NB.: Le sujet n'est pas pour ou contre Sarkozy, chacun son opinion, je ne veux pas que cet olibrius vienne polluer mon topic (déjà qu'il l'a fait pour ma relation