Impasse pro ? Panique ? Phobie ?
Publié : mer. avr. 16, 2014 1:49 pm
Bonjour tous.
J'ai un problème qui s'installe depuis un petit moment, et je vous sais de bon conseil alors je me permet de vous mettre à contribution.
Il y a maintenant 3 années de cela, j'étais pas bien dans mon master. Je ne m'y sentais pas à ma place, je ne réussissais pas à me projeter sur l'après. Il faut dire que c'était un master recherche en art, je l'avais cherchais.
J'hésitais alors entre repartir sur autre chose (plutôt orienté gestion/juridique) ou élever des chèvres dans le Larzac quand je suis tombée sur mon stage dans mon domaine, stage long avec emploi à la clef.
J'ai donc lâché les études après un M1 recherche pour me faire embaucher dans ma boite avec promesse de formation et d'évolution en interne.
Ca tombait plutôt bien, parce que j'étais tellement pas bien ans mon cursus que je développais une phobie scolaire. Boule au ventre à l'idée de faire quoi que ce soit concernant le diplôme ou à parler avec qui que ce soit en rapport avec le diplôme, incapacité total de rédiger le mémoire, paralysie devant le PC crise d'angoisse sueur froide incapacité à me concentrer.
Je ne pouvais pas l'écrire, ce mémoire. C'était devenu un objet de flippe très profond qui me paralysait littéralement.
Or donc, je suis arrivée dans la boite. J'ai été formée à des fonctions qui objectivement sont entre la secrétaire et l'assistant administratif. J'ai obtenu un CDI, mais un CDI au SMIC. Sans augmentation possible dans les prochaines années puisque l'entreprise a une situation de trésorerie problématique et que la stratégie de développement, en cas de résolution des problèmes de trésorerie, irait plutôt vers une augmentation d'effectif de bas salaire plutôt qu'une revalorisation des salaires de l'effectif en place. Salaire réglée au lance pierre à cause d'une situation économique très instable de la boite, et parfois des semaines plus tard quand il n'y a plus de sous dans les caisses (non, je n'irais pas aux prud'hommes car faire couler la boite qui nous emploie c'est scier la branche sur laquelle on est assis). Poste qui au final ne va pas évoluer parce que quand ils ont besoin d'une personne au niveau au-dessus, ils ne forment pas en interne mais emploient pour le temps de la mission un prestataire expérimenté.
Soyons clairs : je rempli des formulaires et je prend les coups de fils des créanciers qui ragent de ne pas être payés. Je me fais chier comme un rat mort et j'ai l'impression de servir de paillasson auprès de nos prestataires.
Je suis dans un domaine où le tissue économique fonctionne sur des microentreprise à embauche rare. Je n'ai pas de réseaux professionnel digne de ce nom puisque les personnes extérieurs ne rentrent en contacte avec moi que quand ma boite les a baisé de plusieurs milliers d'euros ou quand mon patron a manqué à ses engagements. Le GIGN ne m'a pas donné de formation en négociation terroriste et je n'ai pas de dons surhumains de diplomatie qui me permettrait d'avoir tout de même des contacts positifs avec les gens que ma boite encule.
Le gros soucis, c'est que je sens les mêmes symptômes que ceux que j'ai vécu en fin de master arriver. Panique, boule au ventre, incapacité à faire ma tâche. Je m'étiole dans mon taff et du coup, j'en viens à vivre une forme de paralysie qui m'empêche de faire mon travail. J'évite le téléphone, j'évite de rédiger des courriers, je ne réagit plus assez vite, je ne produit plus de documents parce que je suis sous le coup d'une sorte de peur irraisonnée qui m'empêche de parler ou d'écrire dès que ça concerne mon travail.
Et c'est fort con parce que je vais finir par faire une faute grave qui va me griller dans tout le secteur.
Du coup, je ne sais pas quoi faire.
Les obstacles principaux :
Mon compagnon n'a pas de vrai boulot, donc je ne peux pas me permettre un break "je fais le point sur ma carrière et il assure la survie matériel". Actuellement c'est plutôt l'inverse et j'aimerais bien qu'il se grouille de faire son point sur sa carrière que je puisse avoir la marge de moi rebondir. Ma meilleure pote s'est reconvertie dans un master d'école de co' en prenant un gros emprunt pour les frais de scol : c'était possible pour elle car sa frangine bosse dans la finance et a pu se porter garant. Ma sœur étant employée de bureau alourdie de crédits ce genre de solutions est inapplicables à mon cas.
J'ai fais un an de stage, un an de CDD et je suis en CDI depuis l'été dernier. J'ai un droit à la formation mais pas énorme car je suis "récente" dans ma boite. Les VAE sont impossibles avant la rentrée 2015 car l'année de stage n'est pas prise en compte dans les minimum d'ancienneté requis.
Je n'ai pas le permis, ne suis pas véhiculée, et n'ai pas de marge financière suffisante pour investir là dedans à moins de trouver un fond de financement.
Après, je ne suis pas bilingue (je me débrouille en anglais et je comprend ce que je lis, mais sans plus. Puis je suis le genre de personne qui n'a pas la fibre pour les langues. J'ai besoin de beaucoup de temps et de beaucoup d'efforts pour parvenir à un résultats médiocres. Je n'ai aucune aisance dans le domaine. Autant je parvenais à retenir des formules mathématiques, autant des mots de vocabulaire étranger : impossible. Je suis mauvaise pour les conjugaisons et grammaires étrangères et imparfaite dans les conjugaisons et grammaires françaises. Et je suis absolument incapable d'avoir un accent convenable, surement du à des problèmes d'orthophonie laissés en friche quand j'étais gosse (en français, je ne capte pas la différence entre les différentes accentuations, alors dans les langues étrangères, je vous laisse imaginer le carnage).
Ma frangine me conseille de me former dans des trucs genre chef de produit, chargé de projet, audit ou contrôle qualité.
Je comprend l'idée mais ... je sais pas si c'est à cause de ma réaction de blocage comme pour le master, mais j'ai peur à l'idée de travailler dans un bureau à un emploi administratif, maintenant. Ça me déprime d'avance. Ou plutôt ... ça ne déprime pas. Ça me bloque. Ça me provoque la boule au ventre et la peur panique.
Je ne sais plus par quel bout prendre les choses. Je pourrais surement avoir beaucoup de ressources et d'énergie pour obtenir ce que je veux, si seulement je savais ce que je veux. J'ai peur de partir dans une autre boite avoir un autre travail d'employée administrative et de continuer à me faire chier comme un rapport (lapsus) comme un rat mort, à monter en interne à coup de formation si ou ça pour au final juste remplir d'autres formulaires et répondre à d'autres coup de fils mais avec un titre plus ronflant.
Je pensais avoir réussis à prendre de la distance pour voir les choses plus clairement en partant en week end. J'étais revenue en me disant qu'il fallait juste que je rajoute une tâche soit en diversifiant mon taff soit en faisant une formation en plus pour me remotiver. Mais je suis rentrée et j'ai encore eu trois créanciers au bout du fil et pas de salaire le 16 du mois et je me sens de plus en plus incapable de continuer.
J'ai un problème qui s'installe depuis un petit moment, et je vous sais de bon conseil alors je me permet de vous mettre à contribution.
Il y a maintenant 3 années de cela, j'étais pas bien dans mon master. Je ne m'y sentais pas à ma place, je ne réussissais pas à me projeter sur l'après. Il faut dire que c'était un master recherche en art, je l'avais cherchais.
J'hésitais alors entre repartir sur autre chose (plutôt orienté gestion/juridique) ou élever des chèvres dans le Larzac quand je suis tombée sur mon stage dans mon domaine, stage long avec emploi à la clef.
J'ai donc lâché les études après un M1 recherche pour me faire embaucher dans ma boite avec promesse de formation et d'évolution en interne.
Ca tombait plutôt bien, parce que j'étais tellement pas bien ans mon cursus que je développais une phobie scolaire. Boule au ventre à l'idée de faire quoi que ce soit concernant le diplôme ou à parler avec qui que ce soit en rapport avec le diplôme, incapacité total de rédiger le mémoire, paralysie devant le PC crise d'angoisse sueur froide incapacité à me concentrer.
Je ne pouvais pas l'écrire, ce mémoire. C'était devenu un objet de flippe très profond qui me paralysait littéralement.
Or donc, je suis arrivée dans la boite. J'ai été formée à des fonctions qui objectivement sont entre la secrétaire et l'assistant administratif. J'ai obtenu un CDI, mais un CDI au SMIC. Sans augmentation possible dans les prochaines années puisque l'entreprise a une situation de trésorerie problématique et que la stratégie de développement, en cas de résolution des problèmes de trésorerie, irait plutôt vers une augmentation d'effectif de bas salaire plutôt qu'une revalorisation des salaires de l'effectif en place. Salaire réglée au lance pierre à cause d'une situation économique très instable de la boite, et parfois des semaines plus tard quand il n'y a plus de sous dans les caisses (non, je n'irais pas aux prud'hommes car faire couler la boite qui nous emploie c'est scier la branche sur laquelle on est assis). Poste qui au final ne va pas évoluer parce que quand ils ont besoin d'une personne au niveau au-dessus, ils ne forment pas en interne mais emploient pour le temps de la mission un prestataire expérimenté.
Soyons clairs : je rempli des formulaires et je prend les coups de fils des créanciers qui ragent de ne pas être payés. Je me fais chier comme un rat mort et j'ai l'impression de servir de paillasson auprès de nos prestataires.
Je suis dans un domaine où le tissue économique fonctionne sur des microentreprise à embauche rare. Je n'ai pas de réseaux professionnel digne de ce nom puisque les personnes extérieurs ne rentrent en contacte avec moi que quand ma boite les a baisé de plusieurs milliers d'euros ou quand mon patron a manqué à ses engagements. Le GIGN ne m'a pas donné de formation en négociation terroriste et je n'ai pas de dons surhumains de diplomatie qui me permettrait d'avoir tout de même des contacts positifs avec les gens que ma boite encule.
Le gros soucis, c'est que je sens les mêmes symptômes que ceux que j'ai vécu en fin de master arriver. Panique, boule au ventre, incapacité à faire ma tâche. Je m'étiole dans mon taff et du coup, j'en viens à vivre une forme de paralysie qui m'empêche de faire mon travail. J'évite le téléphone, j'évite de rédiger des courriers, je ne réagit plus assez vite, je ne produit plus de documents parce que je suis sous le coup d'une sorte de peur irraisonnée qui m'empêche de parler ou d'écrire dès que ça concerne mon travail.
Et c'est fort con parce que je vais finir par faire une faute grave qui va me griller dans tout le secteur.
Du coup, je ne sais pas quoi faire.
Les obstacles principaux :
Mon compagnon n'a pas de vrai boulot, donc je ne peux pas me permettre un break "je fais le point sur ma carrière et il assure la survie matériel". Actuellement c'est plutôt l'inverse et j'aimerais bien qu'il se grouille de faire son point sur sa carrière que je puisse avoir la marge de moi rebondir. Ma meilleure pote s'est reconvertie dans un master d'école de co' en prenant un gros emprunt pour les frais de scol : c'était possible pour elle car sa frangine bosse dans la finance et a pu se porter garant. Ma sœur étant employée de bureau alourdie de crédits ce genre de solutions est inapplicables à mon cas.
J'ai fais un an de stage, un an de CDD et je suis en CDI depuis l'été dernier. J'ai un droit à la formation mais pas énorme car je suis "récente" dans ma boite. Les VAE sont impossibles avant la rentrée 2015 car l'année de stage n'est pas prise en compte dans les minimum d'ancienneté requis.
Je n'ai pas le permis, ne suis pas véhiculée, et n'ai pas de marge financière suffisante pour investir là dedans à moins de trouver un fond de financement.
Après, je ne suis pas bilingue (je me débrouille en anglais et je comprend ce que je lis, mais sans plus. Puis je suis le genre de personne qui n'a pas la fibre pour les langues. J'ai besoin de beaucoup de temps et de beaucoup d'efforts pour parvenir à un résultats médiocres. Je n'ai aucune aisance dans le domaine. Autant je parvenais à retenir des formules mathématiques, autant des mots de vocabulaire étranger : impossible. Je suis mauvaise pour les conjugaisons et grammaires étrangères et imparfaite dans les conjugaisons et grammaires françaises. Et je suis absolument incapable d'avoir un accent convenable, surement du à des problèmes d'orthophonie laissés en friche quand j'étais gosse (en français, je ne capte pas la différence entre les différentes accentuations, alors dans les langues étrangères, je vous laisse imaginer le carnage).
Ma frangine me conseille de me former dans des trucs genre chef de produit, chargé de projet, audit ou contrôle qualité.
Je comprend l'idée mais ... je sais pas si c'est à cause de ma réaction de blocage comme pour le master, mais j'ai peur à l'idée de travailler dans un bureau à un emploi administratif, maintenant. Ça me déprime d'avance. Ou plutôt ... ça ne déprime pas. Ça me bloque. Ça me provoque la boule au ventre et la peur panique.
Je ne sais plus par quel bout prendre les choses. Je pourrais surement avoir beaucoup de ressources et d'énergie pour obtenir ce que je veux, si seulement je savais ce que je veux. J'ai peur de partir dans une autre boite avoir un autre travail d'employée administrative et de continuer à me faire chier comme un rapport (lapsus) comme un rat mort, à monter en interne à coup de formation si ou ça pour au final juste remplir d'autres formulaires et répondre à d'autres coup de fils mais avec un titre plus ronflant.
Je pensais avoir réussis à prendre de la distance pour voir les choses plus clairement en partant en week end. J'étais revenue en me disant qu'il fallait juste que je rajoute une tâche soit en diversifiant mon taff soit en faisant une formation en plus pour me remotiver. Mais je suis rentrée et j'ai encore eu trois créanciers au bout du fil et pas de salaire le 16 du mois et je me sens de plus en plus incapable de continuer.