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Publié : lun. mai 29, 2017 10:06 pm
Bonsoir tout le monde,
*
...j'éprouve le besoin de parler de quelque chose dont je n'aurais jamais cru avoir la nécessité ou la légitimité de parler.
Depuis l'année dernière, disons mi-2016, à partir de l'arrêt du xanax en masse qui m'anesthésiait tout réel ancrage à la réalité de mes proches et connaissances, sans compter la disparition des émotions concrètement liées à ce que je vivais, j'ai commencé à faire des rêves. Plus ou moins récurrents, je dirais d'une fréquence de ~1x tous les 2 ou trois mois; sur le thème du viol.
Au départ, il s'agissait de rêves violents, trash, mentalement insoutenables, moralement douloureux, quant à physiquement je passerai les détails.
J'en ai parlé ce mois de Janvier à Dc. G., une psychiatre très bien qui s'est beaucoup préoccupée de moi à partir du moment où je m'étais enferrée dans un quotidien uniquement rythmé d'alcool et de dérives mélancolico-léthargiques. Pour ne parler que de ce point précis, elle a fini par me dire un jour : "qu'il était possible, voire probable, qu'une réelle expérience d'abus sexuel - pour plusieurs raisons, forcément antérieure à 2001, donc à mes 7ans et 1/2 - ait eu lieu, mais que la quête de cette potentielle "vérité" aujourd'hui serait vaine, considérant le temps qui a passé et l'absence totale de souvenirs.
Ensuite, j'ai cessé de m'y attarder, ayant moult autres choses à penser.
Sauf que. Dimanche matin dernier, un rêve est revenu. Je ne peux pas le raconter ici. Trop dense, trop long. Mais je me suis réveillée avec des spasmes dans la poitrine tellement je venais d'agoniser dans mon sommeil... j'ai fini par me diriger aux toilettes parce que le rêve avait été réellement insoutenable. et donc j'ai failli vomir mes tripes, bon elles étaient vides, #coupdechance, j'avais pas besoin de ça.
une fois les malaises physiques passés, bout de dix min, je me suis réfugiée dans la salle de bain et suis partie en crise de pleurs incontrôlable. Fallait de toute évidence que quelque chose sorte. je n'arrêtais pas de répéter en boucle "c'était horrible, c'était horrible"
Puis le calme est revenu.
Pour la première fois dans ce rêve, je suis littéralement devenue folle, il n'y a eu absolument aucune violence physique, ni explicite, ni viol. Juste du discours, de la suggestion. Mais de loin ce fut le pire. ça m'a rendue malade. Un dernier détail qui n'est pas des moindres, cela impliquait mon père. Vous savez, celui qui est marié et qui a vécu sa double-vie avec ma mère pendant 18 ans.
J'aimerais juste exprimer ceci : si jamais, (parce que pour l'instant, aucune preuve, aucun souvenir, nada) ces rêves perduraient ou que je finissais par apprendre quelque chose, de concret, je jure que je le ferai payer, d'une façon ou d'une autre. Parce que la seule personne que j'ai toujours permise à me faire du mal, c'est moi-même.
Et que la douleur de ne pas avoir su pendant tant d'années - ayant consacré le plus clair de mon temps à analyser mes "traits" névrotiques bordeline dépressifs, quoi, dans le vide !? - serait la pire.
Merci à vous de m'avoir lue.
et si jamais vous aviez des retours, n'importe lesquels, de quelconque nature, à me faire part ici, je pense que ça pourrait me faire du bien, dans tous les cas.
*
...j'éprouve le besoin de parler de quelque chose dont je n'aurais jamais cru avoir la nécessité ou la légitimité de parler.
Depuis l'année dernière, disons mi-2016, à partir de l'arrêt du xanax en masse qui m'anesthésiait tout réel ancrage à la réalité de mes proches et connaissances, sans compter la disparition des émotions concrètement liées à ce que je vivais, j'ai commencé à faire des rêves. Plus ou moins récurrents, je dirais d'une fréquence de ~1x tous les 2 ou trois mois; sur le thème du viol.
Au départ, il s'agissait de rêves violents, trash, mentalement insoutenables, moralement douloureux, quant à physiquement je passerai les détails.
J'en ai parlé ce mois de Janvier à Dc. G., une psychiatre très bien qui s'est beaucoup préoccupée de moi à partir du moment où je m'étais enferrée dans un quotidien uniquement rythmé d'alcool et de dérives mélancolico-léthargiques. Pour ne parler que de ce point précis, elle a fini par me dire un jour : "qu'il était possible, voire probable, qu'une réelle expérience d'abus sexuel - pour plusieurs raisons, forcément antérieure à 2001, donc à mes 7ans et 1/2 - ait eu lieu, mais que la quête de cette potentielle "vérité" aujourd'hui serait vaine, considérant le temps qui a passé et l'absence totale de souvenirs.
Ensuite, j'ai cessé de m'y attarder, ayant moult autres choses à penser.
Sauf que. Dimanche matin dernier, un rêve est revenu. Je ne peux pas le raconter ici. Trop dense, trop long. Mais je me suis réveillée avec des spasmes dans la poitrine tellement je venais d'agoniser dans mon sommeil... j'ai fini par me diriger aux toilettes parce que le rêve avait été réellement insoutenable. et donc j'ai failli vomir mes tripes, bon elles étaient vides, #coupdechance, j'avais pas besoin de ça.
une fois les malaises physiques passés, bout de dix min, je me suis réfugiée dans la salle de bain et suis partie en crise de pleurs incontrôlable. Fallait de toute évidence que quelque chose sorte. je n'arrêtais pas de répéter en boucle "c'était horrible, c'était horrible"
Puis le calme est revenu.
Pour la première fois dans ce rêve, je suis littéralement devenue folle, il n'y a eu absolument aucune violence physique, ni explicite, ni viol. Juste du discours, de la suggestion. Mais de loin ce fut le pire. ça m'a rendue malade. Un dernier détail qui n'est pas des moindres, cela impliquait mon père. Vous savez, celui qui est marié et qui a vécu sa double-vie avec ma mère pendant 18 ans.
J'aimerais juste exprimer ceci : si jamais, (parce que pour l'instant, aucune preuve, aucun souvenir, nada) ces rêves perduraient ou que je finissais par apprendre quelque chose, de concret, je jure que je le ferai payer, d'une façon ou d'une autre. Parce que la seule personne que j'ai toujours permise à me faire du mal, c'est moi-même.
Et que la douleur de ne pas avoir su pendant tant d'années - ayant consacré le plus clair de mon temps à analyser mes "traits" névrotiques bordeline dépressifs, quoi, dans le vide !? - serait la pire.
Merci à vous de m'avoir lue.
et si jamais vous aviez des retours, n'importe lesquels, de quelconque nature, à me faire part ici, je pense que ça pourrait me faire du bien, dans tous les cas.