Nuit 1
En ce beau soir de septembre, alors que la FrEAnce s'enfonce lentement mais sûrement dans une crise qui ne manque pas de qualificatifs (politique, sociale, économique, morale, de nerfs et j'en passe), le coup de grâce retentit. La classe politique dans son ensemble, dans un sursaut inattendu de dignité, a décidé de se représenter en toute honnêteté devant le bon peuple de FrEAnce pour lui demander qui, à son avis, est encore légitime pour gouverner.
Enfin ça, c'est la théorie. Dans l'ombre commencent déjà à se tramer des alliances, pendant que chacun peaufine son plan pour poignarder dans le dos son "ami de vingt ans", un peu trop proche du pouvoir pour ne pas être un obstacle et une menace.
Dans d'autres cercles, la Presse Indépendante jubile et affûte ses couteaux. C'est son heure de gloire : à partir d'aujourd'hui et jusqu'à l'élection, elle pourra passer en revue le passé de ces hommes et de ces femmes, dévoiler à l’Électeur qui se cache derrière ce sourire Colgate et cette couche de fond de teint
et lui démontrer qu'au fond, il est bien temps de rejouer la REAvolution française.
Pendant ce temps, le Peuple va se coucher, cynique et désabusé, mais malgré tout ignorant des drames qui se nouent dans les hautes sphères.
C'est la Nuit.
J'attends le nom du joueur :
- protégé par
Christiane Tuvéras.
- protégé par
Rachida Dada.
- sondé par
Michel Tapin (Valérie Trèvilaine sondera demain).
- sondé par
NTM (Dominique de Vieux Lapin sondera demain).
- à qui
Martine Aubrac souhaite coller un malus d'une voix demain (+ texte, le cas échéant).
- à qui
Nadine Murène souhaite coller un malus d'une voix demain (+ texte, le cas échéant).
- qu'
Arlette Laguillerette souhaite charmer.
- que
Marine La Peine souhaite charmer.
- que la
Presse Indépendante souhaite salir (+ texte, le cas échéant).
- que la
Presse Indépendante souhaite sonder.
- que
François Ohlent souhaite salir, s'il souhaite salir quelqu'un (+ texte, le cas échéant).
- que
Jean-François Copain souhaite salir, s'il souhaite salir quelqu'un (+ texte, le cas échéant).
"+ texte, le cas échéant" signifie que vous pouvez, si vous le souhaitez, accompagner votre accusation d'une prose de la longueur de votre choix pour expliquer pourquoi votre cible mérite de quitter le monde politique.
Comme on a deux salvateurs, j'annonce d'emblée que le salvateur protège de la presse et uniquement de la presse.