Vos citations favorites

Délirium tremens et autres débilités
Répondre
Jabal
Messages : 1060
Inscription : lun. sept. 15, 2008 10:41 pm

Vos citations favorites

Message par Jabal »

Je vais commencer par une citation qui m'a marqué à vie : la lettre écrite par Valerie dans le film V for Vendetta.

I know there's no way I can convince you this is not one of their tricks, but I don't care, I am me. My name is Valerie, I don't think I'll live much longer and I wanted to tell someone about my life. This is the only autobiography ill ever write, and god, I'm writing it on toilet paper. I was born in Nottingham in 1985, I don't remember much of those early years, but I do remember the rain. My grandmother owned a farm in Tuttlebrook, and she use to tell me that god was in the rain. I passed my 11th lesson into girl's grammar; it was at school that I met my first girlfriend, her name was Sara. It was her wrists. They were beautiful. I thought we would love each other forever. I remember our teacher telling us that is was an adolescent phase people outgrew. Sara did, I didn't. In 2002 I fell in love with a girl named Christina. That year I came out to my parents. I couldn't have done it without Chris holding my hand. My father wouldn't look at me, he told me to go and never come back. My mother said nothing. But I had only told them the truth, was that so selfish? Our integrity sells for so little, but it is all we really have. It is the very last inch of us, but within that inch, we are free. I'd always known what I wanted to do with my life, and in 2015 I starred in my first film, "The Salt Flats". It was the most important role of my life, not because of my career, but because that was how I met Ruth. The first time we kissed, I knew I never wanted to kiss any other lips but hers again. We moved to a small flat in London together. She grew Scarlet Carsons for me in our window box, and our place always smelled of roses. Those were there best years of my life. But America's war grew worse, and worse. And eventually came to London. After that there were no roses anymore. Not for anyone. I remember how the meaning of words began to change. How unfamiliar words like collateral and rendition became frightening. While things like Norse Fire and The Articles of Allegiance became powerful, I remember how different became dangerous. I still don't understand it, why they hate us so much. They took Ruth while she was out buying food. I've never cried so hard in my life. It wasn't long till they came for me.It seems strange that my life should end in such a terrible place, but for three years, I had roses, and apologized to no one. I shall die here. Every inch of me shall perish. Every inch, but one. An Inch, it is small and it is fragile, but it is the only thing the world worth having. We must never lose it or give it away. We must never let them take it from us. I hope that whoever you are, you escape this place. I hope that the world turns and that things get better. But what I hope most of all is that you understand what I mean when I tell you that even though I do not know you, and even though I may never meet you, laugh with you, cry with you, or kiss you. I love you. With all my heart, I love you. -Valerie

Elle est mieux en anglais, mais voci la traduction :

Je sais qu'il n'existe aucun moyen de vous prouver que ce n'est pas une de leurs machinations, mais ce n'est pas grave. Ça vient de moi. Mon nom est Valerie. Je crois que ma vie touche à sa fin et je veux raconter ma vie à quelqu'un. C'est la seule et unique autobiographie que j'aurais écrite, et, Seigneur ! je l'écris sur du papier-toilette.

Je suis née à Nottingham en 1985. Je ne garde pas beaucoup de souvenirs de mon enfance, mais je me souviens de la pluie. Ma grand-mère possédait une ferme à Torrebuck et nous disait que Dieu était dans chaque goutte de pluie. J'ai passé mes examens et je suis rentrée dans un prestigieux lycée pour filles. C'est là que j'ai rencontré l'amour pour la première fois. Elle s'appelait Sarah. J'adorais ses poignets. Ils étaient ravissants.

J'ai cru que notre amour durerait toujours. Je me rappelle que notre professeur nous disait que c'était normal à notre âge mais que ça passerait.

Ce fus le cas pour Sarah, mais pas pour moi. En 2002, je suis tombée amoureuse d'une dénommée Christina. Il a fallu l'annoncer à mes parents. Je n'en aurais jamais eu le courage si Christina ne m'avait pas tenu la main. Mon père était furieux. Il m'a dit de partir et de ne jamais revenir.

Ma mère, elle, s'est contentée de pleurer. Mais je leur avait dit la vérité, était-ce si égoïste de ma part ? Notre intégrité ne vaut pas cher, mais on n'a vraiment que ça. C'est notre dernière parcelle, celle qui coule dans nos veines.

C'est grâce à elle que nous sommes libres. J'ai toujours su ce que je voulais faire, et en 2015, j'ai tourné dans mon premier film, Les Marais salants. Ce rôle a été un tournant dans ma vie, pas professionnellement, mais parce que j'y ai rencontré Ruth. La première fois que nous nous sommes embrassées, j'ai su que je ne voudrai jamais poser mes lèvres sur d'autres lèvres que les siennes. Nous avons emménagé ensemble dans un petit appartement à Londres.

Sur le bord de la fenêtre, elle faisait pousser des Scarlett Carson, et l'air embaumait les effluves de roses. Ce furent les plus belles années de ma vie. Mais la guerre en Amérique s'était aggravée, de pis en pis, et s'était propagée jusqu'à chez nous. À partir de ce moment-là, il n'y eut plus de roses… pas pour tout le monde. C'est à ce moment-là que le sens des mots a commencé à changer. D'obscurs mots comme dommage collatéral ou reddition nous glacèrent le sang. Tandis que nordicité ou serment de loyauté devenaient redoutables. Je me souviens de quand différent devint synonyme de dangereux.

Je n'ai toujours pas compris pourquoi ils nous haïssaient autant. Ils ont rafflé Ruth alors qu'elle faisait les courses. Je n'ai jamais autant pleuré de mon existence. Peu de temps après, c'était mon tour. Il est difficile de concevoir que c'est dans un si terrible endroit que mon cœur va s'arrêter, mais durant trois ans, j'ai eu des roses à mes côtés sans avoir à me justifier

. Je vais mourir ici, et tout ce que je suis disparaîtra. Tout ou presque. Il restera mon intégrité. Cette force invisible qui coulait dans mes veines, et que personne au monde ne pourra m'enlever. Nous devons nous battre pour la protéger et la garder vivante pour l'éternité. Je vous souhaite, qui que vous soyez, de vous échapper de cet endroit. J'espère, qu'avec le temps, les choses se sont améliorées.

Mais d'abord, et par-dessus tout, je veux que vous sachiez que, bien que je ne vous connaisse pas et ne vous connaîtrai jamais, que nous n'ayons partagé ni rire, ni larme, ni un baiser, je vous aime, de tout mon cœur, je vous aime.
Valerie.



à votre tour! :wink:
Dernière modification par Jabal le mar. nov. 24, 2009 10:47 pm, modifié 1 fois.
Blinded
Messages : 8127
Inscription : mar. juin 19, 2007 2:02 pm

Message par Blinded »

Je me presse de tout de peur d'être obligé d'en pleurer.

Si je dors, qui me donnera la Lune ?

Pour un homme sans œillère, il n'est pas de plus beau spectacle que celui de l'intelligence aux prises avec une réalité qui le dépasse.

Le fouet a cet avantage sur les caresses. Ses traces durent longtemps.
Guillaum.
Messages : 687
Inscription : jeu. oct. 08, 2009 10:47 pm

Message par Guillaum. »

Je vais faire beaucoup plus court... Mais j'aime beaucoup ces deux-là :

"Verba volent, scripta manent." (Traduction du latin "Les paroles s'envolent, les écrits restent."), paroles attribuées à Cicéron (mais je n'en suis plus sûr du tout...)
Et
"Je rêve donc je suis.", extrait des paroles de la chanson 07 Dec. de Zazie...
Nomade
Messages : 10064
Inscription : sam. juil. 02, 2005 12:16 pm

Message par Nomade »

On peut s'autociter ?

Une seconde de bonheur vaut mieux qu'une éternité de néant.

Bon, quelqu'un l'a sûrement dit avant moi et/ou d'une autre façon.
ExMembre

Message par ExMembre »

Je n'en ai qu'une qui me vient à l'esprit en ce moment, mais je l'aime bien :

A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Le Cid - Corneille

Mais c'est parce que je travaille trop ... La prochaine sera plus rigolote.
P!nk
Messages : 1072
Inscription : jeu. févr. 19, 2009 7:12 pm

Message par P!nk »

J'aiiiiiime ce topic, sur mon agenda, chaque page comporte au moins une citation que j'écris selon l'humeur du jour :) :)

" Le pire n'est pas de se mentir, mais de se croire" Marc Lebel

"Si vos parents sont stériles, vous avez de grandes chances de l'être aussi " ^^

"Il est plus facile de désintégrer un atome plutôt qu'un préjugé" Albert Einstein

"Forever is half a moment away" L.P dans sa chanson "Get Wasted" (générique de South of Nowhere)

"Si l'argent ne fait pas le bonheur, rendez-le!"

"I speak two languages : Body and English " :lol:

"Dieu nous a donné deux oreilles et une bouche, c'est bien pour écouter plus que parler"
Carlotte
Messages : 17
Inscription : jeu. oct. 29, 2009 5:28 pm

Message par Carlotte »

J'aime bien " il est interdit d'interdire"
Modulo
Messages : 743
Inscription : mar. juin 23, 2009 3:49 pm

Message par Modulo »

Etre libre n'est pas faire ce que l'on veut, mais vouloir ce que l'on fait.

Si vos parents sont stériles, vous avez de grandes chances de l'être aussi


J'adore !
yellowfaith
Messages : 1399
Inscription : dim. juil. 03, 2005 7:27 pm

Message par yellowfaith »

Dryss a écrit :Etre libre n'est pas faire ce que l'on veut, mais vouloir ce que l'on fait.

Si vos parents sont stériles, vous avez de grandes chances de l'être aussi


J'adore !


Où et quand sont ils devennus stériles; quelles en sont les causes ?

Voilà.... c'est même plus drôle.
Jabal
Messages : 1060
Inscription : lun. sept. 15, 2008 10:41 pm

Message par Jabal »

Je l'ai posté il y a quelques jours, j'aime toujours autant :
H. Pinter a écrit :"Il y a pour moi deux sortes de silences : un silence où aucune parole n'est formulée et un autre où l'on emploie des torrents de mots. Le langage que nous entendons, c'est une façon de se dérober, un rideau de fumée violent, rusé, angoissé ou moqueur qui maintient l'autre langage à sa place."...


Sinon :
Jean Cocteau a écrit :La sagesse est d'être fou lorsque les circonstances en valent la peine.

:)
Répondre