Je ne connaissais pas encore très bien le groupe des deux frères franco-suédois mais heureusement, je viens de découvrir leur jolies mélodies pop-folk empreintes de mélancolie joyeuse et terriblement efficaces avec leur nouvel album Giant. N'en déplaise à certains, cet album est un petit bijou. J'ai mis de côté mes albums de Sufjan Stevens, Devendra Banhart, Bonnie Prince Billy et Belle and Sebastian, et je me passe le cédé en boucle depuis la semaine dernière, je kiffe grave et je suis devenue accro.
Si les légumes me procuraient autant de plaisir (Paulette, je te tends une perche, très longue la perche... ) que les chansons d'Herman Düne, je pense que moi aussi je pourrais devenir végétarienne.

Un lien pour écouter quelques chansons
Le site du groupe: http://www.hermandune.com/
Le clip I wish that i could see you soon
Télérama a écrit :Depuis dix ans, de Stockholm à New York, de Berlin à Paris, David-Ivar et André Herman Düne font le bonheur de leurs très fidèles admirateurs. A chacun de ses concerts, la fratrie suédoise nomade, américanophile et ultracool, fait partager son chaleureux folk-rock lo-fi dans la plus grande des convivialités. Les fans retrouvent aussi dans les disques un peu brouillons de leur tribu fétiche (n’oublions pas le batteur, Neman) tout le sel de leurs prestations si humaines. Pourtant, les non-convertis n’y entendaient qu’une version approximative du Grateful Dead acoustique d’American Beauty. Sympathique, mais pas bouleversant. Avec Giant, premier album doté d’une production digne de ce nom, Herman Düne fait un pas de géant. Sans renier ce qu’il est, le groupe sonne comme ce qu’il a toujours voulu être : le pendant européen (ou apatride) de Jonathan Richman, l’éternellement juvénile enfant du Velvet qui n’a de cesse de porter le message d’un rock innocent, à l’abri de tout ce qui l’a perverti.
Les amateurs de la première heure craignent déjà que « leur » Herman Düne ne perde ici un peu de son âme : trop de « vieilles » chansons présentes et, surtout, le sentiment que le plus assuré David-Ivar a définitivement pris le pas sur le plus hésitant (et donc touchant) André, rompant ainsi un fragile équilibre, fondement même du groupe. Peut-être. Mais il serait dommage de bouder son plaisir pour autant. Car Giant est un disque qui s’écoute avec une joie continue du début jusqu’à la fin. Une suite de vignettes pop aux mélodies instantanément attachantes, enrichies (mais sans ostentation) par des chœurs féminins (les Woo-Woos) et des cuivres (les flûtes quasi péruviennes du délicieux Bristol, les trompettes mariachis de I wish that I could see you soon). Un tendre carnet de voyage où chaque nouveau port d’attache ne sert qu’à songer avec humour ou mélancolie à celui que l’on vient de quitter. A l’image de Take him back to NYC, fabuleux clin d’œil au Walk on the wild side de Lou Reed revu à la sauce Richman.
