Que lisez-vous ?
Je viens de terminer cette autobiographie coup de poing d'un grand écrivain cubain :

Il y aurait tant de choses à dire (ça mériterait un article d'ailleurs, mais je ne crois pas que j'aurai le courage). Disons que lorsque l'on est intellectuel et que l'on ouvre sa gueule sous un régime dictatorial, on est déjà dans la merde. Lorsqu'en plus on est homo, je vous raconte pas. Arenas à largement payé de sa personne ses prises de position (prison, violences en tous genres). Lorsqu'enfin il arrive à échapper à la terreur castriste (au début des années 80) puis de rejoindre les Etats-Unis, il attrape rapidement cette saloperie de sida. Les dernières années de sa vie se font dans la souffrance, jusqu'au jour de la délivrance - il se suicide en 1990. Ce livre n'est pas prêt d'avoir fini de me hanter.

Il y aurait tant de choses à dire (ça mériterait un article d'ailleurs, mais je ne crois pas que j'aurai le courage). Disons que lorsque l'on est intellectuel et que l'on ouvre sa gueule sous un régime dictatorial, on est déjà dans la merde. Lorsqu'en plus on est homo, je vous raconte pas. Arenas à largement payé de sa personne ses prises de position (prison, violences en tous genres). Lorsqu'enfin il arrive à échapper à la terreur castriste (au début des années 80) puis de rejoindre les Etats-Unis, il attrape rapidement cette saloperie de sida. Les dernières années de sa vie se font dans la souffrance, jusqu'au jour de la délivrance - il se suicide en 1990. Ce livre n'est pas prêt d'avoir fini de me hanter.
Le livre a été adapté au cinéma, j'en ai un très bon souvenir, très dur aussi.edogawa a écrit :Je viens de terminer cette autobiographie coup de poing d'un grand écrivain cubain :
Il y aurait tant de choses à dire (ça mériterait un article d'ailleurs, mais je ne crois pas que j'aurai le courage). Disons que lorsque l'on est intellectuel et que l'on ouvre sa gueule sous un régime dictatorial, on est déjà dans la merde. Lorsqu'en plus on est homo, je vous raconte pas. Arenas à largement payé de sa personne ses prises de position (prison, violences en tous genres). Lorsqu'enfin il arrive à échapper à la terreur castriste (au début des années 80) puis de rejoindre les Etats-Unis, il attrape rapidement cette saloperie de sida. Les dernières années de sa vie se font dans la souffrance, jusqu'au jour de la délivrance - il se suicide en 1990. Ce livre n'est pas prêt d'avoir fini de me hanter.
De mon côté, je termine la trilogie de Chattam, Maléfices.

J'avoue bien moins crocher que pour les 2 premiers... (j'imagine que c'est dû au fait de ne pas avoir la moindre peur des araignées...) mais il reste très agréable à lire, avec ces passages qui font froid dans le dos, d'autres qui sont extrêmement tendus.

J'avoue bien moins crocher que pour les 2 premiers... (j'imagine que c'est dû au fait de ne pas avoir la moindre peur des araignées...) mais il reste très agréable à lire, avec ces passages qui font froid dans le dos, d'autres qui sont extrêmement tendus.
-
amélie-sens
- Messages : 3378
- Inscription : mer. août 26, 2009 10:29 am
A priori, Areinas avait tout de même romancé son autobiographie. Voir sa vraie biographie, signée Liliane Hasson : Un cubain libre, Reinaldo Arenas.
Ceci étant, son bouquin reste néanmoins une oeuvre d'une très grande force. En plus de dissiper toute illusion sur Cuba, Castro, Guevara, and co.
Pour ma part, j'ai fini le Lansdale, comme toujours, c'est très bon.
J'ai enchaîné sur le second tome, précédé d'une relecture du premier de Putain de guerre !, BD de Tardi et récapitulatif historique signé Vernay. C'est tout simplement excellent. J'ai rarement lu quelque chose d'aussi stimulant, par sa double approche, à la fois fiction (Tardi) et documentaire (Vernay). Du grand, du très très grand art. Avec notamment une analyse très intéressante sur le rôle des sociaux-démocrates dans l'élaboration du mythe du coup de couteau dans le dos. Plus je m'intéresse à cette période de l'histoire allemande, plus je trouve la social-démocratie d'alors particulièrement ignoble.
J'enchaîne sur Marxisme et philosophie de Karl Korsch, qui rappelait dès 1923 l'incompatibilité totale entre Marx et Lénine.
Ceci étant, son bouquin reste néanmoins une oeuvre d'une très grande force. En plus de dissiper toute illusion sur Cuba, Castro, Guevara, and co.
Pour ma part, j'ai fini le Lansdale, comme toujours, c'est très bon.
J'ai enchaîné sur le second tome, précédé d'une relecture du premier de Putain de guerre !, BD de Tardi et récapitulatif historique signé Vernay. C'est tout simplement excellent. J'ai rarement lu quelque chose d'aussi stimulant, par sa double approche, à la fois fiction (Tardi) et documentaire (Vernay). Du grand, du très très grand art. Avec notamment une analyse très intéressante sur le rôle des sociaux-démocrates dans l'élaboration du mythe du coup de couteau dans le dos. Plus je m'intéresse à cette période de l'histoire allemande, plus je trouve la social-démocratie d'alors particulièrement ignoble.
J'enchaîne sur Marxisme et philosophie de Karl Korsch, qui rappelait dès 1923 l'incompatibilité totale entre Marx et Lénine.
On peut effectivement le sentir en lisant son bouquin. Ce qui n'enlève rien, comme tu le dis fort justement, à la puissance phénoménale qui se dégage de ces pages.Olivierz a écrit :A priori, Areinas avait tout de même romancé son autobiographie. Voir sa vraie biographie, signée Liliane Hasson : Un cubain libre, Reinaldo Arenas.
Ceci étant, son bouquin reste néanmoins une oeuvre d'une très grande force. En plus de dissiper toute illusion sur Cuba, Castro, Guevara, and co.
Et effectivement, plus de doute possible sur qui est réellement Castro après la lecture du livre.
"Spare the rod and spile the child, as the good book says. I'm a-laying up sin and suffering for us both, I know. He's full of the old scratch, but laws-a-me! He's my own dead sister's boy, poor thing, and I ain't got the heart to lash him somehow. Every time I let him off my conscience does hurt me so; and every time I hit him my old heart 'most breaks."Pygargue a écrit :Je reste dans les classiques, j'ai attaqué Tom Sawyer, de Mark Twain, en VO.
C'est coton (si je puis dire) l'anglais du sud des États-Unis !