Que lisez-vous ?
Je l'ai relu il y a deux ou trois ans, et ce livre reste vraiment excellent, terriblement lucide : naufragés du Batavia, etc.Là je vais attaquer euh... "Sa Majesté des Mouches" de William Golding, que j'avais lu quand j'étais petit et qui m'avait choqué. Je veux savoir ce que j'en pense aujourd'hui. C'est l'histoire d'un groupe d'enfants échoués sur une île et qui reproduisent spontanément le modèle de société anglais dont ils sont issus... en plus violent.
Ca m'avait profondément ennuyé, ces types qui passent leur temps à se taper dessus en brûlant un boeuf pour les dieux de temps à autres.J'enchaînerai avec "L'Illiade", d'Homère (en français, quand même, mais en vers).
Relecture d'été (et de crise) : Le capital de Marx.

Le Matricule des anges est un magazine littéraire qui existe depuis 1992 et consacré à la littérature contemporaine. C'est un magazine indépendant, vous n'y trouverai donc aucune pub mais des articles critiques exprimant seulement le goût de leurs auteurs et non les accointances de ceux-ci avec telle ou telle maison d'édition.
Chaque numéro (mensuel) consacre un dossier à un écrivain en particulier et depuis quelques temps aux évènements littéraires d'une ville précise.
Ce magazine m'a permis de découvrir de nombreux auteurs contemporains dont vous n'entendrez jamais parler à la radio et encore moins à la télé tels : Christian Prigent, Pierre Guyotat, Pierre Michon, Richard Millet etc.
Bref, je vous le conseille (et non je ne travaille pas au Matricule des Anges)
Je plussoie d'envergure. Je ne savais pas le numéro de juillet-août sorti, je file chez mon libraire.Brouzouf a écrit :Le Matricule des anges est un magazine littéraire qui existe depuis 1992 et consacré à la littérature contemporaine. C'est un magazine indépendant, vous n'y trouverai donc aucune pub mais des articles critiques exprimant seulement le goût de leurs auteurs et non les accointances de ceux-ci avec telle ou telle maison d'édition.
Chaque numéro (mensuel) consacre un dossier à un écrivain en particulier et depuis quelques temps aux évènements littéraires d'une ville précise.
Ce magazine m'a permis de découvrir de nombreux auteurs contemporains dont vous n'entendrez jamais parler à la radio et encore moins à la télé tels : Christian Prigent, Pierre Guyotat, Pierre Michon, Richard Millet etc.
Bref, je vous le conseille (et non je ne travaille pas au Matricule des Anges)
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Panda-Eater
- Messages : 137
- Inscription : mer. juil. 01, 2009 4:08 pm
Aujourd'hui c'est les vacances. Et je ne peux que vous conseiller quelques lectures que j'ai moi-même adorées.
On va commencer par la littérature américaine, parce que y'a que ça de vrai !
Le Maître des illusions, de Donna Tartt (son unique masterpiece, ses autres bouquins étant largement en dessous)
Récit d'amitiés maléfiques et d'élites décadentes décrites par un héros tragiquement passif et hors du monde, dans une université du Vermont. Se lit d'un seul trait. Indescriptible. Un chef-d'œuvre et, accessoirement, mon livre préféré.
Plus littérature de vacances, mais de la bonne, de l'excellente littérature de vacances (Dan Brown et Guillaume Musso peuvent faire trois fois le tour de leur slip direction Tombouctou tellement ils sont pas à la hauteur), j'ai nommé :
Le Livre de Joe, de Jonathan Tropper
Joe a fui sa petite ville de province, a écrit un brûlot ravageur sur ladite ville et ses habitants, et est désormais enfermé dans son appartement new-yorkais, entouré des millions de son best-seller, menant la vie que doit mener tout jeune auteur dans le vent. Seulement voilà, au moment où il réalise le vide abyssal de sa vie, il apprend que son père est en train de mourir, et doit donc retourner à Bush Falls pour la première fois depuis des années, affronter son passé, sa famille et surtout les Bushfalliens, plutôt inhospitaliers...
Attention, crises de larmes à prévoir (ou suis-je trop sensible?)
Un petit détour du côté de l'Angleterre avec le Maître, l'Ineffable, le Magnifique Jonathan Coe. Si vous n'avez pas le cœur à vous faire tout l'intégrale en cette période estivale, n'en retenez qu'un :
La Maison du sommeil. Juste...magnifique. Toujours aussi indescriptible. Un chef d'œuvre absolu de la littérature contemporaine.
Et puis, direction la République Tchèque pour l'inévitable Milan Kundera, et ses romans-essais philosphiques.
L'insoutenable légèreté de l'être et L'immortalité, réflexions sur l'amour, la mort, l'immortalité (logique), la beauté, et j'en passe énormément. Pas très littérature de vacances, mais bon...
Un détour par Israël pour les amateurs de théâtre, avec Hanokh Levin (attention, disponible uniquement dans des éditions théâtrales, et donc pas trouvable partout et plutôt cher). Toute son œuvre. Un humour grinçant, tendre, terrible parfois, toujours dénonciateur en filigrane ou non, de la politique de son pays d'origine. Contre la guerre, et la spirale de la violence, ses textes restent des références.
Et retour vers la France, toujours pour les amateurs de théâtre et de philosophie, cette fois, avec Kean, de Jean-Paul Sartre (je suis tombée dessus au bac de français, je l'ai lu avec avidité une fois sortie de la salle), réflexion sur le rôle de l'artiste, le paradoxe du comédien, le rôle du public, le regard de la société sur l'art...Dans la grande lignée de sa vulgarisation philosophique.
Bonnes vacances 8)
On va commencer par la littérature américaine, parce que y'a que ça de vrai !
Le Maître des illusions, de Donna Tartt (son unique masterpiece, ses autres bouquins étant largement en dessous)
Récit d'amitiés maléfiques et d'élites décadentes décrites par un héros tragiquement passif et hors du monde, dans une université du Vermont. Se lit d'un seul trait. Indescriptible. Un chef-d'œuvre et, accessoirement, mon livre préféré.
Plus littérature de vacances, mais de la bonne, de l'excellente littérature de vacances (Dan Brown et Guillaume Musso peuvent faire trois fois le tour de leur slip direction Tombouctou tellement ils sont pas à la hauteur), j'ai nommé :
Le Livre de Joe, de Jonathan Tropper
Joe a fui sa petite ville de province, a écrit un brûlot ravageur sur ladite ville et ses habitants, et est désormais enfermé dans son appartement new-yorkais, entouré des millions de son best-seller, menant la vie que doit mener tout jeune auteur dans le vent. Seulement voilà, au moment où il réalise le vide abyssal de sa vie, il apprend que son père est en train de mourir, et doit donc retourner à Bush Falls pour la première fois depuis des années, affronter son passé, sa famille et surtout les Bushfalliens, plutôt inhospitaliers...
Attention, crises de larmes à prévoir (ou suis-je trop sensible?)
Un petit détour du côté de l'Angleterre avec le Maître, l'Ineffable, le Magnifique Jonathan Coe. Si vous n'avez pas le cœur à vous faire tout l'intégrale en cette période estivale, n'en retenez qu'un :
La Maison du sommeil. Juste...magnifique. Toujours aussi indescriptible. Un chef d'œuvre absolu de la littérature contemporaine.
Et puis, direction la République Tchèque pour l'inévitable Milan Kundera, et ses romans-essais philosphiques.
L'insoutenable légèreté de l'être et L'immortalité, réflexions sur l'amour, la mort, l'immortalité (logique), la beauté, et j'en passe énormément. Pas très littérature de vacances, mais bon...
Un détour par Israël pour les amateurs de théâtre, avec Hanokh Levin (attention, disponible uniquement dans des éditions théâtrales, et donc pas trouvable partout et plutôt cher). Toute son œuvre. Un humour grinçant, tendre, terrible parfois, toujours dénonciateur en filigrane ou non, de la politique de son pays d'origine. Contre la guerre, et la spirale de la violence, ses textes restent des références.
Et retour vers la France, toujours pour les amateurs de théâtre et de philosophie, cette fois, avec Kean, de Jean-Paul Sartre (je suis tombée dessus au bac de français, je l'ai lu avec avidité une fois sortie de la salle), réflexion sur le rôle de l'artiste, le paradoxe du comédien, le rôle du public, le regard de la société sur l'art...Dans la grande lignée de sa vulgarisation philosophique.
Bonnes vacances 8)
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Régal Délice
Meuh non, c'est génial l'Illiade ! Et puis ils passent aussi beaucoup de temps à bouder, à s'engueuler et à faire divers caprices. C'est un récit que je trouve passionnant, vraiment. Et puis, Achille, ça c'est du héros ! (les héros, ils ont plein, plein de défauts, qui ne sont pas du tout masqués, et ils font plein de grosses conneries, mais comme ce sont des héros, c'est pas grave : le narrateur les aime tous de façon inconditionnelle, Troyens comme Achéens ; même des gros nullards comme Ménélas ou Pâris sont divins). Il faut bien sûr de pas voir ou oublier totalement l'immonde bouse commise par les américains sous le nom de "Troy" et qui n'a aucun rapport avec l'histoire racontée dans l'Illiade, et aucun rapport avec l'histoire tout court.Olivierz a écrit :Ca m'avait profondément ennuyé, ces types qui passent leur temps à se taper dessus en brûlant un boeuf pour les dieux de temps à autres.J'enchaînerai avec "L'Illiade", d'Homère (en français, quand même, mais en vers).
Par contre, en vers, je ne sais pas trop, à moins que ce soit la traduction de Jaccottet qui ne rime pas mais respecte le rythme des vers grecs (et ça c'est très très bon), ça risque d'être assez naze...
Mais je suis d'accord avec Olivierz sur Golding, c'est un auteur génial !
Je viens de finir Fingersmith, en VO.
j'avais lu la VF (Du bout des doigts) l'été dernier, et les 2 versions me plaisent beaucoup d'autant que je ne les appréhende pas de la même manière car la gymnastique intellectuelle de la lecture n'est pas la même (forcément
).
J'hésite, j'ai du Sagan, du Fetjaine, du Lisa See... dans quoi vais-je me lancer ?
j'avais lu la VF (Du bout des doigts) l'été dernier, et les 2 versions me plaisent beaucoup d'autant que je ne les appréhende pas de la même manière car la gymnastique intellectuelle de la lecture n'est pas la même (forcément
J'hésite, j'ai du Sagan, du Fetjaine, du Lisa See... dans quoi vais-je me lancer ?
Excuse Kliban, j'ai mis en photo le numéro de l'été de l'année dernière. Je ne pense pas que celui de juillet août 2009 soit déjà sorti.Kliban a écrit :Je plussoie d'envergure. Je ne savais pas le numéro de juillet-août sorti, je file chez mon libraire.Brouzouf a écrit :Le Matricule des anges est un magazine littéraire qui existe depuis 1992 et consacré à la littérature contemporaine. C'est un magazine indépendant, vous n'y trouverai donc aucune pub mais des articles critiques exprimant seulement le goût de leurs auteurs et non les accointances de ceux-ci avec telle ou telle maison d'édition.
Chaque numéro (mensuel) consacre un dossier à un écrivain en particulier et depuis quelques temps aux évènements littéraires d'une ville précise.
Ce magazine m'a permis de découvrir de nombreux auteurs contemporains dont vous n'entendrez jamais parler à la radio et encore moins à la télé tels : Christian Prigent, Pierre Guyotat, Pierre Michon, Richard Millet etc.
Bref, je vous le conseille (et non je ne travaille pas au Matricule des Anges)
Je vais piocher dans cette liste pour remplir mes journées et mes soirées ! Merci bien. (Par contre, ton avatar me donne des frissons de dégoût. Yeurk)Panda-Eater a écrit :Aujourd'hui c'est les vacances. Et je ne peux que vous conseiller quelques lectures que j'ai moi-même adorées.
On va commencer par la littérature américaine, parce que y'a que ça de vrai !
Le Maître des illusions, de Donna Tartt (son unique masterpiece, ses autres bouquins étant largement en dessous)
Récit d'amitiés maléfiques et d'élites décadentes décrites par un héros tragiquement passif et hors du monde, dans une université du Vermont. Se lit d'un seul trait. Indescriptible. Un chef-d'œuvre et, accessoirement, mon livre préféré.
Plus littérature de vacances, mais de la bonne, de l'excellente littérature de vacances (Dan Brown et Guillaume Musso peuvent faire trois fois le tour de leur slip direction Tombouctou tellement ils sont pas à la hauteur), j'ai nommé :
Le Livre de Joe, de Jonathan Tropper
Joe a fui sa petite ville de province, a écrit un brûlot ravageur sur ladite ville et ses habitants, et est désormais enfermé dans son appartement new-yorkais, entouré des millions de son best-seller, menant la vie que doit mener tout jeune auteur dans le vent. Seulement voilà, au moment où il réalise le vide abyssal de sa vie, il apprend que son père est en train de mourir, et doit donc retourner à Bush Falls pour la première fois depuis des années, affronter son passé, sa famille et surtout les Bushfalliens, plutôt inhospitaliers...
Attention, crises de larmes à prévoir (ou suis-je trop sensible?)
Un petit détour du côté de l'Angleterre avec le Maître, l'Ineffable, le Magnifique Jonathan Coe. Si vous n'avez pas le cœur à vous faire tout l'intégrale en cette période estivale, n'en retenez qu'un :
La Maison du sommeil. Juste...magnifique. Toujours aussi indescriptible. Un chef d'œuvre absolu de la littérature contemporaine.
Et puis, direction la République Tchèque pour l'inévitable Milan Kundera, et ses romans-essais philosphiques.
L'insoutenable légèreté de l'être et L'immortalité, réflexions sur l'amour, la mort, l'immortalité (logique), la beauté, et j'en passe énormément. Pas très littérature de vacances, mais bon...
Un détour par Israël pour les amateurs de théâtre, avec Hanokh Levin (attention, disponible uniquement dans des éditions théâtrales, et donc pas trouvable partout et plutôt cher). Toute son œuvre. Un humour grinçant, tendre, terrible parfois, toujours dénonciateur en filigrane ou non, de la politique de son pays d'origine. Contre la guerre, et la spirale de la violence, ses textes restent des références.
Et retour vers la France, toujours pour les amateurs de théâtre et de philosophie, cette fois, avec Kean, de Jean-Paul Sartre (je suis tombée dessus au bac de français, je l'ai lu avec avidité une fois sortie de la salle), réflexion sur le rôle de l'artiste, le paradoxe du comédien, le rôle du public, le regard de la société sur l'art...Dans la grande lignée de sa vulgarisation philosophique.
Bonnes vacances 8)
Les 2 livres que j'ai lus aujourd'hui m'ont énervée...
Ce crétin de prince charmant, Agathe Hochberg.
Le titre n'a rien à voir avec la fin de l'histoire dont on ne sait même pas d'où elle sort tellement c'est déconnecté des 236 autres pages... on ne me reprendra plus à lire de la Chik'litt' même pour me détendre.
mais ce qui m'a le plus mise en rogne c'est Le Montespan de Jean Teulé. Brrrrrr, tant d'injustice, comme dans le film The Duchess... De toute façon les histoire d'amour finissent maaaaaaaal...

Ce crétin de prince charmant, Agathe Hochberg.
Le titre n'a rien à voir avec la fin de l'histoire dont on ne sait même pas d'où elle sort tellement c'est déconnecté des 236 autres pages... on ne me reprendra plus à lire de la Chik'litt' même pour me détendre.
mais ce qui m'a le plus mise en rogne c'est Le Montespan de Jean Teulé. Brrrrrr, tant d'injustice, comme dans le film The Duchess... De toute façon les histoire d'amour finissent maaaaaaaal...
Dernière modification par Rusalka le dim. juil. 05, 2009 8:48 am, modifié 1 fois.