oh! interessant! j'aimes beaucoup ce qu'écrit hubert reeves.Guillaum. a écrit :Un livre qu'on m'a offert pour Noël...
...Une surprise totale pour un voyage tout simplement magique...
Patience dans l'azur, Hubert Reeves
Que lisez-vous ?
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Defying Gravity
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Ça me rappelle qu'il faut que j'aille chercher les suivants à la bibliothèque ou à la librairie ! J'ai dévoré et adoré Patience dans l'azur, et le langage imagé qu'il emploie pour parler de choses si passionnantes que sont l'Univers, les étoiles, notre planète... C'est un livre magnifique sur un sujet déjà passionnant, ça incite qu'au rêve...Defying Gravity a écrit : oh! interessant! j'aimes beaucoup ce qu'écrit hubert reeves.
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Defying Gravity
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Il y en a deux que je te conseilles si tu ne les a pas lu, c'est Poussières d'étoiles, ainsi qu'un autre, mais qu'il n'est pas qu'avec hubert reeves, c'est sommes-nous seuls dans l'univers?Guillaum. a écrit :Ça me rappelle qu'il faut que j'aille chercher les suivants à la bibliothèque ou à la librairie ! J'ai dévoré et adoré Patience dans l'azur, et le langage imagé qu'il emploie pour parler de choses si passionnantes que sont l'Univers, les étoiles, notre planète... C'est un livre magnifique sur un sujet déjà passionnant, ça incite qu'au rêve...Defying Gravity a écrit : oh! interessant! j'aimes beaucoup ce qu'écrit hubert reeves.
L'astronomie me passionne, et c'est vrai que la manière dont Hubert Reeves présente les choses est très poétique
Je vais lancer mes recherches dès lundi, je connaissais Poussières d'étoiles, mais merci pour les références du second !Defying Gravity a écrit :Il y en a deux que je te conseilles si tu ne les a pas lu, c'est Poussières d'étoiles, ainsi qu'un autre, mais qu'il n'est pas qu'avec hubert reeves, c'est sommes-nous seuls dans l'univers?Guillaum. a écrit :Ça me rappelle qu'il faut que j'aille chercher les suivants à la bibliothèque ou à la librairie ! J'ai dévoré et adoré Patience dans l'azur, et le langage imagé qu'il emploie pour parler de choses si passionnantes que sont l'Univers, les étoiles, notre planète... C'est un livre magnifique sur un sujet déjà passionnant, ça incite qu'au rêve...Defying Gravity a écrit : oh! interessant! j'aimes beaucoup ce qu'écrit hubert reeves.
L'astronomie me passionne, et c'est vrai que la manière dont Hubert Reeves présente les choses est très poétique
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amélie-sens
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Je viens de terminer Stardust de Neil Gaiman.
Bon alors, petit livre qui passe vite, sur le modèle du conte. Pas vraiment noir, pas vraiment rose, on s'approcherait plus du type conte de Grimm, si l'auteur avait trempé sa plume dans un peu plus de venin. Gaiman est excellent pour jongler avec les éléments du fantastique en leur ajoutant juste ce qu'il faut de réalité, mais son Stardust veut jouer sur trop de registres et trop de publiques différents pour convaincre réellement. Néanmoins les personnages sont attachants chacun dans leur genre et on a plaisir à les suivre.
Il est juste définitivement dommage que Gaiman suive autant son continuum même pour les personnages secondaires là où Pratchett les faits évoluer séparément et en en tirant une réelle quintessence.
Bon alors, petit livre qui passe vite, sur le modèle du conte. Pas vraiment noir, pas vraiment rose, on s'approcherait plus du type conte de Grimm, si l'auteur avait trempé sa plume dans un peu plus de venin. Gaiman est excellent pour jongler avec les éléments du fantastique en leur ajoutant juste ce qu'il faut de réalité, mais son Stardust veut jouer sur trop de registres et trop de publiques différents pour convaincre réellement. Néanmoins les personnages sont attachants chacun dans leur genre et on a plaisir à les suivre.
Il est juste définitivement dommage que Gaiman suive autant son continuum même pour les personnages secondaires là où Pratchett les faits évoluer séparément et en en tirant une réelle quintessence.
Et la collaboration Pratchett-Gaiman a quand même donné un excellent bouquin !
@ Farfalla : N'hésite pas, lis Miller et Bataille !
Pour en revenir à mes dernières lectures :
J'ai fini la bio monumentale de Mao signée Jung Chang et John Halliday.
Texte magistral et sans appel sur la monstruosité du personnage et de son régime. D'ailleurs, le fait que les traducteurs remercient René Vienet pour son aide en est une confirmation éclatante. La bio a le mérite de mettre en lumière des aspects que Philip Short avait un peu oublié, comme la relation entre Mao et Chou En-laï. Elle a également le mérite de faire voler en éclat de nombreux mythes, à commencer par cette gigantesque escroquerie que fut la Grande marche (avec une citation fot judicieuse du livre éponyme de Simone de Beauvoir, où elle affirme que Mao exerce un pouvoir tout aussi démocratique que Roosevelt...).
Il y a tout juste quelques petits points très secondaires sur lesquels on peut chipoter : Vichy n'était pas un régime fantoche (les nazis laissaient même une marge de manoeuvre complète pour des opérations franco-françaises comme la Rafle du vel d'hiv ou le statut des Juifs), et l'Albanie n'a pas été détachée du bloc russe par Mao, puisque Hoxha avait rompu avec l'URSS avant de se rapprocher de Mao, en qui il voyait -à juste titre- le dernier vrai stalinien.
Bref, un livre à lire pour qui s'intéresse à la Chine et/ou au totalitarisme.
***
Ensuite, Une brève histoire du roman noir de Poupou.
Avec une superbe citation en exergue :
"Rions en tout cas encore une fois des feuillistes qui affirment sempiternellement de tel ou tel ouvrage qu'il est davantage qu'un "roman policier". Le roman noir, grandes têtes molles, ne vous a pas attendus pour se faire une stature que la plupart des écoles romanesques de ce siècle ont échoué à atteindre." Jean-Patrick Manchette (cité par Pouy) : les érudits reconnaîtront le clin d'oeil à l'immense Lautréamont (quoiqu'il s'agisse ici d'Isidore Ducasse).
Et puis un truc comme on n'en lit que comme dans le polar :
"La première fois que je vis Terry Lennox, il était fin saoûl dans une Rolls Royce Silver Wraith devant la terrasse des Dancers. Le gardien du parking avait sorti la Rolls et maintenait la portière ouverte car le pied gauche de Terry Lennox pendait à l'extérieur comme s'il en avait oublié l'existence." Raymond Chandler, The long goodbye
Assez chouette, même si je regrette qu'il ait oublié un auteur comme Jaouen, à commencer par sa Mariée rouge, que la Série noire avait trouvé trop violent et trop nihiliste pour l'éditer.
Et puis quelques erreurs qui plombent un peu : MKVD pour NKVD, Tyler Durdon pour Tyler Durden, Cosmic banditos pour Cosmix banditos.
A part ça, effectivement quelques très bonnes envies de lecture. Et comme toujours des frustrations, comme de ne pas voir recommandé tout Robin Cook (l'anglais déjanté, pas l'auteur de thriller médicaux us), ou tout Manchette.
Et puis du Pouy pur jus : "Crumley est le Jérôme Bosch du polar".
Enfin, il n'oublie pas les sublimes comètes comme Loughran ou Grubb (La nuit du chasseur, qui est d'abord un fabuleux roman et Grubb est également un formidable nouvelliste).
Petite relecture de L'affaire N'Gustro, la première bombe de Manchette dans le PPF (paysage polaresque français). Un chouette roman à clés sur l'affaire Ben Barka, qui éreinte au passage les glorioles de l'époque dans la continuité situationniste. Et puis bien sûr, un style déjà présent, à nulle-autre pareil. On y voit également tout le coté théoricien de Manchette, puisque ledit polar commence sur l'assassinat de son héros : la vraie question étant bien sûr pourquoi on a tué, et non qui a tué (comme dans les romans policiers).
Je vais probablement enchaîner sur les Préférences de Julien Gracq.
Tout à fait, c'est drôle, subversif, corrosif. Par contre, le Dorian de Will Self est raté."le portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde : très bon, à lire...
@ Farfalla : N'hésite pas, lis Miller et Bataille !
André Brahic est très bien, aussi, dans la catégorie astrophysique.oh! interessant! j'aimes beaucoup ce qu'écrit hubert reeves.
Pour en revenir à mes dernières lectures :
J'ai fini la bio monumentale de Mao signée Jung Chang et John Halliday.
Texte magistral et sans appel sur la monstruosité du personnage et de son régime. D'ailleurs, le fait que les traducteurs remercient René Vienet pour son aide en est une confirmation éclatante. La bio a le mérite de mettre en lumière des aspects que Philip Short avait un peu oublié, comme la relation entre Mao et Chou En-laï. Elle a également le mérite de faire voler en éclat de nombreux mythes, à commencer par cette gigantesque escroquerie que fut la Grande marche (avec une citation fot judicieuse du livre éponyme de Simone de Beauvoir, où elle affirme que Mao exerce un pouvoir tout aussi démocratique que Roosevelt...).
Il y a tout juste quelques petits points très secondaires sur lesquels on peut chipoter : Vichy n'était pas un régime fantoche (les nazis laissaient même une marge de manoeuvre complète pour des opérations franco-françaises comme la Rafle du vel d'hiv ou le statut des Juifs), et l'Albanie n'a pas été détachée du bloc russe par Mao, puisque Hoxha avait rompu avec l'URSS avant de se rapprocher de Mao, en qui il voyait -à juste titre- le dernier vrai stalinien.
Bref, un livre à lire pour qui s'intéresse à la Chine et/ou au totalitarisme.
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Ensuite, Une brève histoire du roman noir de Poupou.
Avec une superbe citation en exergue :
"Rions en tout cas encore une fois des feuillistes qui affirment sempiternellement de tel ou tel ouvrage qu'il est davantage qu'un "roman policier". Le roman noir, grandes têtes molles, ne vous a pas attendus pour se faire une stature que la plupart des écoles romanesques de ce siècle ont échoué à atteindre." Jean-Patrick Manchette (cité par Pouy) : les érudits reconnaîtront le clin d'oeil à l'immense Lautréamont (quoiqu'il s'agisse ici d'Isidore Ducasse).
Et puis un truc comme on n'en lit que comme dans le polar :
"La première fois que je vis Terry Lennox, il était fin saoûl dans une Rolls Royce Silver Wraith devant la terrasse des Dancers. Le gardien du parking avait sorti la Rolls et maintenait la portière ouverte car le pied gauche de Terry Lennox pendait à l'extérieur comme s'il en avait oublié l'existence." Raymond Chandler, The long goodbye
Assez chouette, même si je regrette qu'il ait oublié un auteur comme Jaouen, à commencer par sa Mariée rouge, que la Série noire avait trouvé trop violent et trop nihiliste pour l'éditer.
Et puis quelques erreurs qui plombent un peu : MKVD pour NKVD, Tyler Durdon pour Tyler Durden, Cosmic banditos pour Cosmix banditos.
A part ça, effectivement quelques très bonnes envies de lecture. Et comme toujours des frustrations, comme de ne pas voir recommandé tout Robin Cook (l'anglais déjanté, pas l'auteur de thriller médicaux us), ou tout Manchette.
Et puis du Pouy pur jus : "Crumley est le Jérôme Bosch du polar".
Enfin, il n'oublie pas les sublimes comètes comme Loughran ou Grubb (La nuit du chasseur, qui est d'abord un fabuleux roman et Grubb est également un formidable nouvelliste).
Petite relecture de L'affaire N'Gustro, la première bombe de Manchette dans le PPF (paysage polaresque français). Un chouette roman à clés sur l'affaire Ben Barka, qui éreinte au passage les glorioles de l'époque dans la continuité situationniste. Et puis bien sûr, un style déjà présent, à nulle-autre pareil. On y voit également tout le coté théoricien de Manchette, puisque ledit polar commence sur l'assassinat de son héros : la vraie question étant bien sûr pourquoi on a tué, et non qui a tué (comme dans les romans policiers).
Je vais probablement enchaîner sur les Préférences de Julien Gracq.
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MachineGun
- Messages : 775
- Inscription : mar. déc. 15, 2009 6:55 pm
Je l'ai lu aussi. J'ai beaucoup apprécié la précision et l'objectivité des détails (malgré le ton employé qui semble détourner l'auteur de cette objectivité). Cependant, les erreurs historiques (comme celles que tu as relevées) sont assez grossières, ce qui n'est pas idéal quand on lit un texte traitant l'Histoire (ou plutôt, l'une des figures les plus marquantes de l'Histoire). Et le livre tend trop à démontrer l'abominable personnage qu'était Mao, au lieu de donner plus d'informations sur le pourquoi de ses actes.Olivierz a écrit :J'ai fini la bio monumentale de Mao signée Jung Chang et John Halliday.
Texte magistral et sans appel sur la monstruosité du personnage et de son régime. D'ailleurs, le fait que les traducteurs remercient René Vienet pour son aide en est une confirmation éclatante. La bio a le mérite de mettre en lumière des aspects que Philip Short avait un peu oublié, comme la relation entre Mao et Chou En-laï. Elle a également le mérite de faire voler en éclat de nombreux mythes, à commencer par cette gigantesque escroquerie que fut la Grande marche (avec une citation fot judicieuse du livre éponyme de Simone de Beauvoir, où elle affirme que Mao exerce un pouvoir tout aussi démocratique que Roosevelt...).
Il y a tout juste quelques petits points très secondaires sur lesquels on peut chipoter : Vichy n'était pas un régime fantoche (les nazis laissaient même une marge de manoeuvre complète pour des opérations franco-françaises comme la Rafle du vel d'hiv ou le statut des Juifs), et l'Albanie n'a pas été détachée du bloc russe par Mao, puisque Hoxha avait rompu avec l'URSS avant de se rapprocher de Mao, en qui il voyait -à juste titre- le dernier vrai stalinien.
Bref, un livre à lire pour qui s'intéresse à la Chine et/ou au totalitarisme.
Mais sinon, c'était un bon livre.
Sinon, je viens de finir de lire "Io Non Ho Paura" (traduction: "Je n'ai pas peur") de Niccolò Ammaniti.
C'est un livre écrit très simplement. Avec un vocabulaire très simple, comme celui d'un enfant; comme celui du personnage principal, Michele. Pratique pour les débutants/étudiants en Italien, d'ailleurs. Une fiction surprenante et intense. J'ai beaucoup aimé et je vous le conseille vivement.
