C'était tout de même il y a presque dix ans mon cher Olivierz. Il y a eu tout de même d'autres choses depuis.Olivierz a écrit :la publication non-expurgée de Thérèse et Isabelle, le roman de Violette Leduc.
Les lesbiennes -et le lesbianisme- sortent enfin du bois !
Que lisez-vous ?
Certes, mais le fait de sortir enfin une version non expurgée du bouquin était un pas important. Il y avait aussi eu Teleny, le roman érotique attribué à Wilde.C'était tout de même il y a presque dix ans mon cher Olivierz. Il y a eu tout de même d'autres choses depuis
Fini le King (publié sous le nom de Bachman), plutôt surpris par la tournure de l'histoire. Quand King signe Bachman, il me fait penser par moment à James Hadley Chase : même coté brut de l'écriture, et brutalité de l'histoire.
Fini également les Matériaux pour l'économie de Marx. C'est assez fascinant de voir décrite près de 150 avant la crise que nous traversons. Ses dégâts sont là pour nous rappeler que la l'économie politique a finalement bien peu progressé. Et je passe sous silence le nom des abrutis qui nous affirment que les crises sont impossible, et qui ont bien mérité leur prix Dynamite. Avec comme toujours chez Marx, un goût prononcé et jouissif pour la polémique (contre Bastiat, Say, Proudhon et consorts).
Je vais enfin lire Psychose de Bloch, dont je dois bien dire à ma grande honte que je ne l'ai jamais lu. Il fait partie de ces romans éclipsés par leur adaptation cinématographique, comme Les sentiers de la gloire, roman de Humphrey Cobb.
-
Prince Hypocrite
- Messages : 827
- Inscription : sam. sept. 26, 2009 4:06 pm
Fini le Bloch. Hé bien je l'ai trouvé encore meilleur que le film.
Cela ne tient cependant absolument pas à Hitchcock, même s'il opte pour un découpage très différent de l'intrigue. Mais aussi pour le physique : le Bates de Bloch est chauve, alcoolique et bedonnant.
Je trouve que le roman nous permet de mieux pénétrer dans l'esprit du psychopathe, ses traumatismes notamment, de mieux comprendre sa folie. C'est une chose presque impossible à rendre à l'écran, à moins d'opter pour de longs monologues en voix off. Et je trouve que la fin, avec la mouche, est encore plus percutante dans le roman.
J'ai commencé une relecture du premier volume des Essais, articles et lettres d'Orwell, pour la période 1920-1940, quand il a écrit la majorité de ses livres (hé oui !), mais aussi sa double formation, à la fois comme romancier et comme penseur politique (sa pensée politique est d'ailleurs extrêmement méconnue en France, si l'on excepte quelqu'un comme l'excellent Bruce Bégout). C'est absolument passionnant.
Cela ne tient cependant absolument pas à Hitchcock, même s'il opte pour un découpage très différent de l'intrigue. Mais aussi pour le physique : le Bates de Bloch est chauve, alcoolique et bedonnant.
Je trouve que le roman nous permet de mieux pénétrer dans l'esprit du psychopathe, ses traumatismes notamment, de mieux comprendre sa folie. C'est une chose presque impossible à rendre à l'écran, à moins d'opter pour de longs monologues en voix off. Et je trouve que la fin, avec la mouche, est encore plus percutante dans le roman.
J'ai commencé une relecture du premier volume des Essais, articles et lettres d'Orwell, pour la période 1920-1940, quand il a écrit la majorité de ses livres (hé oui !), mais aussi sa double formation, à la fois comme romancier et comme penseur politique (sa pensée politique est d'ailleurs extrêmement méconnue en France, si l'on excepte quelqu'un comme l'excellent Bruce Bégout). C'est absolument passionnant.
-
amélie-sens
- Messages : 3378
- Inscription : mer. août 26, 2009 10:29 am
-
amélie-sens
- Messages : 3378
- Inscription : mer. août 26, 2009 10:29 am