Metropolis a écrit :JP Vernant - Mythe et pensée chez les grecs
Mouahah... ce cher Vernant, souvenirs de prépa...
mouahah... ce cher Vernant... souvenirs de fac d'histoire...
Là, je commence un livre de Robert Castel, La montée des incertitudes - travail, protections, statut de l'individu.
J'aime les narrations angoissantes.
Aaaaaaaah que de souvenirs aussi! Sa "déstabilisation des stables" dans "les métamorphoses de la question sociale", le concept d'insécurité sociale! Miam! Que du bon, de l'angoissant, du déprimant ...
Je viens de commencer le premier cycle de La Compagnie Noire de Glen Clock : Les livres du Nord. Et je dois avouer qu'adopter une narration au travers d'annales réclame de la concentration de la part du lecteurs (puisque tous les personnage sont sensés être connus), mais est assez inventif et souple pour laisser la part belle à un scénario efficace. On va voir si le reste du livre tient ses promesses !
N'hésitez pas à lire Pouy : c'est un auteur qui sait jongler entre le tragique et le comique comme peu. Mais aussi faire des romans politiques intelligents, comme Nus.
Je viens de finir S'il est minuit dans le siècle de Louis Janover, qui s'inscrit dans la continuité de Voyage en feinte-dissidence et Thermidor mon amour. Comme toujours chez lui, il réussit à trouver l'équilibre délicat qui sied aux meilleurs pamphlets : délicatesse du style, virulence du propos et humour bien senti.
Je vais me remettre à la fiction avec Joe de l'excellent Larry Brown :
Joe Ransom, la cinquantaine, aime l’alcool, le jeu et la castagne. Il conduit trop vite et dégaine encore plus vite. Le jour, il trime dans la moiteur torride des forêts du nord du Mississippi. La nuit, il traîne dans les bordels et les tripots clandestins.
Gary Jones pense qu’il a quinze ans. Il est né dans la mouise et fait les poubelles pour survivre. Son père est un journalier itinérant mauvais comme la gale. Sa mère est devenue folle à force de douleur. Une famille où les gosses n’ont connu que la route, la faim et la sauvagerie. Il faut maintenant que Gary s’occupe d’eux et trouve du travail. Quand leurs chemins se croisent, c’est Joe, l’homme sans avenir, qui offrira sa chance à Gary.
Le territoire de Larry Brown, comme celui de Faulkner, est celui du nord Mississippi, des bois sombres, des baraques délabrées qui s’accrochent encore aux collines et des épaves qui jalonnent le bord des routes. Ses thèmes sont ceux de la littérature éternelle : le bien et le mal, la tentation, le sacrifice et la rédemption.
Comme t'aimes bien les trucs dégueux (j'arrête pas de faire des cauchemars avec des mille-pattes humains ), t'as qu'à lire la bête humaine. Moi je l'avais trouvé cool alors que beaucoup trouvent que Zola, c'est chiant. Flaubert est sarcastique et grinçant dans la plupart de ses livres, tu devrais aimer aussi.