Le Bal des Murènes est l'un de ses premiers... Au passage, son dernier livre sort fin mars !amélie-sens a écrit :je n'ai pas trouvé "la vie heureuse", mais il y avait de nouveaux titres, "le bal des murènes" par exemple...
Appelez-la par son prénom (Nina Bouraoui).
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Avital.Ronell
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Ah oui j'ai lu un article dans un journal, je vais lire au moins un livre par curiosité mais en tout cas j'ai pas du tout aimé l'article qui l'érotisait à fond (bon déjà j'aime pas trop ce journal là à la base donc bon), le journaliste insistait sur son décolleté ect...ça faisait limite monter la sauce.
En fait ce qui était dit sur elle, ça faisait un peu cliché, l'écrivain qui a du mal à assumer son "identité lesbienne" pour reprendre les termes de l'article...ça donnait pas trop envie.
En fait ce qui était dit sur elle, ça faisait un peu cliché, l'écrivain qui a du mal à assumer son "identité lesbienne" pour reprendre les termes de l'article...ça donnait pas trop envie.
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C'est sans doute l'article de Libé que tu as lu... Que j'ai retrouvé sur le net :Simoneveil a écrit :Ah oui j'ai lu un article dans un journal, je vais lire au moins un livre par curiosité mais en tout cas j'ai pas du tout aimé l'article qui l'érotisait à fond (bon déjà j'aime pas trop ce journal là à la base donc bon), le journaliste insistait sur son décolleté ect...ça faisait limite monter la sauce.
En fait ce qui était dit sur elle, ça faisait un peu cliché, l'écrivain qui a du mal à assumer son "identité lesbienne" pour reprendre les termes de l'article...ça donnait pas trop envie.
Ce que j'en retire ? La journaliste a du mal avec les espaces entre les mots et les guillemets (oui, j'ai tout remis correctement) et j'ai envie de lire le livre. Mais j'avais déjà envie avant. L'article est sympa, un peu maladroit parfois, mais pas si "érotisant" que ça.Libération, le 24 mars 2010 a écrit :Baisers Brûlants
Nina Bouraoui. L’auteure franco-algérienne publie son douzième roman. Elle y dévoile comme jamais sa sensualité, ses souvenirs, son goût des femmes. Dans une nostalgie joyeuse.
Par Françoise-Marie Santucci
Elle diffuse une séduction naturelle, calme, douce, enveloppante, féminine. Des sourires. Une façon de ne pas y toucher. « Vous préférez quel fauteuil ? » La rencontre a lieu chez son éditeur, Stock, puisque son appartement parisien est en travaux. Un petit trèfle à quatre feuilles, en or, caresse l’espace, au creux de son décolleté, où le tee-shirt noir fait ressortir sa peau bronzée et laisse deviner les seins. Par-dessus, une veste anthracite. Le reste est noir, pantalon et bottes montantes.
Nina Bouraoui, écrivaine, franco-algérienne, obsessionnelle, pudique, libérée, mystique, jolie, homosexuelle (tous les qualificatifs sont d’elles, sauf « jolie »), publie aujourd’hui son nouveau livre. Elle n’ose pas appeler ses œuvres des « romans ». Nos baisers sont des adieux est pourtant son douzième. Une sorte d’almanach où des filles, des garçons ou des œuvres d’art sont croqués, brossés depuis la fin des années 70 jusqu’à nos jours, dans le désordre, à l’aune de ce qui la tient, la traverse, la fait vivre : « Le désir ». Ses « baisers » se nourrissent aussi d’autres chairs. L’Algérie, l’enfance, la jeunesse. Quelque chose de solaire, fait de ruptures et d’emballements.
Commençons par hier. Père haut fonctionnaire algérien du FMI, mère bretonne issue d’un milieu catholique et conservateur, grande lectrice, idéaliste, et son époux plus encore. Ils font naître Nina (Yasmina en vrai) à Rennes et vivent ensuite à Alger dans une ambiance aisée mais pas tant, sans domestiques (on est de gauche, cultivé), il y a également une grande sœur, cinq ans de plus et trois enfants aujourd’hui, femme au foyer et danseuse du ventre à ses heures perdues. Alors que le père court les capitales du monde entier, c’est la mère, la Bretonne, qui fait découvrir l’Algérie à ses filles, le week-end de village en village dans sa vieille guimbarde. Joyeux et détonnant trio que cette blonde et ses deux brunettes explorant un pays arabe sans en parler la langue -que Nina étudia pourtant quinze ans durant. (Navrée par la question de l’identité nationale, elle dit se sentir profondément française même si « la lumière d’Algérie » reviendra toujours l’électriser comme une décharge de chaleur.)
La famille est rentrée en France (où tout le monde habite désormais) quand la cadette fêtait ses 14 ans. Puis les pérégrinations ont repris au gré des affectations du père : Zurich, Abou Dhabi. Et enfin Paris, elle seule.
Attention : Nina Bouraoui fait son entrée dans la vie. En entrant dans la nuit, dans les femmes. Le Katmandou, le Boy, ces lieux où les homosexuel(le)s s’encanaillaient pour se débarrasser de la honte, pour se (re)trouver, déployer leurs ailes et leurs appétits dans un univers parallèle. « J’étais excitée d’échapper à la vie des autres. […] D’avoir la certitude que le désir, dans notre cas, constituait une sorte de destin », raconte-t-elle dans Nos Baisers. Voilà dix ans que Nina Bouraoui dévoile ce qu’elle écrit désormais sans fard, sans peurs : son goût des femmes. Depuis ses travestissements en garçon d’Alger, cheveux courts et collé aux basques du père, depuis la première humiliation, adolescente à Zurich dénoncée par sa petite amie, depuis sa grande histoire avec « l’Amie », ex-amante qui partage désormais sa vie en âme sœur.
Le désir, donc. Elle est convaincue que l’énergie de l’amour relie les êtres, on la sent sincère, tendre, pleine de cette bonté à partager, il y a dans ce postulat quelque chose d’assez caricaturalement féminin. Non ? « C’est peut-être naïf de dire ça, en effet. Mais j’ai un immense besoin que l’amour circule. » Paraphrase de fille pour dire « séductrice » ? « Amoureuse, plutôt. J’adore être portée par cet état d’exaltation. J’ai vécu une multitude de passions. Ce qui n’est pas forcément bon pour écrire. Il faut avoir le cœur qui saigne un peu. » Elle préfère qu’il saigne, précise-t-elle, que d’être fanée.
Elle a des doigts plutôt courts, ongles ras, sans vernis, des mains fermes, des mains pour attraper, pour vivre, pour tripoter un élastique ainsi qu’elle le fait sans relâche pendant l’interview.
On évoque ces jeunes femmes enamourées qui lui courent après, qui l’insultent lorsqu’elle ne répond pas (aux messages, aux suppliques, aux invitations). « Des cannibales », dit-elle presque suavement, et l’on soupçonne qu’en ce domaine elle n’a rien à leur envier. Quoiqu’elle précise, évoquant ces nuits à danser, mater, chasser, qui furent et sont encore le lot de nombreuses amazones : « Oh [mine lasse et amusée], mais je ne sors plus ! » Malgré sa « fierté » de ne pas s’être cachée, sa « joie » que jusqu’à Alger ses livres soient bien reçus, elle ne se sent ni porte-drapeau ni vraiment promariage, selon le raisonnement qui ferait de la différence, subie puis revendiquée, l’un des piliers d’une « identité » homosexuelle. Et quant aux enfants, c’est encore plus clair : zéro envie, jamais.
Le « sujet », comme d’habitude chez elle qui n’écrit « pas de romans d’aventures, c’est sûr », il n’y en a pas. « A part moi. » Qu’importe, puisque ce « moi », elle le traite de mieux en mieux. S’est allégée. A repoussé la peur des autres, des mots, du sexe dans les mots (les scènes entre deux femmes, il y a cinq ans, elle n’avait pas « l’équilibre » pour oser les écrire).
Ses phrases, d’une économie, d’une justesse si délicate qu’on pourrait ne pas remarquer le travail « obsessionnel » qui les fait naître, ses phrases ont la couleur un peu passée des étoffes laissées au soleil, une couleur d’arrière-saison, un reflet de nostalgie mêlée de fulgurances. Ainsi : « Notre amour existait mais nous n’arrivions pas à le partager » ; ou « J’avançais vers elle, bombardée d’atomes d’azur qui crépitaient comme des insectes ». (Son éditeur, Jean-Marc Roberts, dit qu’elle se (re)met sans cesse en jeu avec l’envie d’en découdre, même si elle a trouvé sa « propre voix/e ». Elle se cache moins, elle pratique la « violence du doux », elle est forte. Tiens, il la verrait bien faire du karaté. )
Nina Bouraoui aime parler de ses livres. L’élastique entre les mains. Souriante. Elle précise, on la sent sincère, ne pas éprouver un amour fou pour elle-même. « J’ai l’impression d’être différente de mon image, je m’en sens prisonnière. » On imagine ; parfois peinée qu’on voit (avant tout) sa beauté mais jouant (un minimum) avec, tant elle sait combien cela est charmant, fait vendre, fait fantasmer.
Elle revisitera toujours son enfance, sa jeunesse, l’Algérie. Où elle n’est jamais retournée. Ce pays est une carte postale intime qu’elle tient serrée sur le cœur. « Je craindrais de refermer quelque chose si j’y allais. » Refermer la boucle des souvenirs. Le sel sur la peau, le ciel aveuglant, le silence des criques. C’est peut-être un avantage, dit-elle, de ne pas revoir l’endroit où l’on a grandi. Ça fixe une éternité. « J’aime bien l’adolescente que j’ai laissée là-bas. »
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Avital.Ronell
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Oui, c'est celui là.
Tu as raison.
Pardon, c'est moi qui suis en manque du coup il m'en faut peu.
Mais la journaliste est homo aussi ou c'est moi qui me fait un scénar' comme quoi elle en pouvait plus quand elle a écrit son article???
Et puis la théorie de l'amour qui relie les êtres entre eux avec en parallèle la réfutation du désir. C'est franchement pitoyable. "Moi je suis une gentille petite lesbienne qui écrit des belles histoires et je mouille pas, jamais..." on y croit tous.
Moi je pense qu'il faut assumer nos pulsions sexuelles, elles sont les symptome de notre capacité à ne pas être lâches et à augmenter notre puissance d'être.
Conclusion: encore une idiote de Platonicienne.
Et c'est pas bien de juger les gens sur leurs physiques mais sa tête ne me revient vraiment pas.
Tu as raison.
Pardon, c'est moi qui suis en manque du coup il m'en faut peu.
Mais la journaliste est homo aussi ou c'est moi qui me fait un scénar' comme quoi elle en pouvait plus quand elle a écrit son article???
Et puis la théorie de l'amour qui relie les êtres entre eux avec en parallèle la réfutation du désir. C'est franchement pitoyable. "Moi je suis une gentille petite lesbienne qui écrit des belles histoires et je mouille pas, jamais..." on y croit tous.
Moi je pense qu'il faut assumer nos pulsions sexuelles, elles sont les symptome de notre capacité à ne pas être lâches et à augmenter notre puissance d'être.
Conclusion: encore une idiote de Platonicienne.
Et c'est pas bien de juger les gens sur leurs physiques mais sa tête ne me revient vraiment pas.
Merci, c'est exactement ce que j'avais besoin de lire/entendre ce soir, une vraie bouffée d'air frais en comparaison de toutes ces conneries que je peux lire/entendre à longueur de journée.Et puis la théorie de l'amour qui relie les êtres entre eux avec en parallèle la réfutation du désir. C'est franchement pitoyable. "Moi je suis une gentille petite lesbienne qui écrit des belles histoires et je mouille pas, jamais..." on y croit tous.
Moi je pense qu'il faut assumer nos pulsions sexuelles, elles sont les symptome de notre capacité à ne pas être lâches et à augmenter notre puissance d'être.
Je trouve qu'elle s'expose davantage en se triturant le cerveau et en se la racontant et en écrivant ses émois comme elle le fait que si elle écrivait une scène de sexe un peu crue en gardant un peu de réserve. Comme quoi la pudeur n'est pas toujours là où on le croit.
C'est une branleuse intellectuelle, certes, mais elle a au moins le mérite de proposer autre chose aux adolescentes de province que les fantasmes de Baudelaire et ses horribles femmes damnées.
Nina Bouraoui dans une petite ville du centre de la France, c'est une couverture discrète, non connotée, t'as pas accès à des livres sur l'homosexualité, t'as 16 ans, tu l'achètes sans te griller et hop! ni vu ni connue! Personne ne sait que tu lis un bouquin de gouines.
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Avital.Ronell
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- Inscription : dim. avr. 19, 2009 11:22 am
Ptdr mais c'est trop ça, c'est un truc pour les collegiennes qui s'assument pas.Imaginary a écrit :Merci, c'est exactement ce que j'avais besoin de lire/entendre ce soir, une vraie bouffée d'air frais en comparaison de toutes ces conneries que je peux lire/entendre à longueur de journée.Et puis la théorie de l'amour qui relie les êtres entre eux avec en parallèle la réfutation du désir. C'est franchement pitoyable. "Moi je suis une gentille petite lesbienne qui écrit des belles histoires et je mouille pas, jamais..." on y croit tous.
Moi je pense qu'il faut assumer nos pulsions sexuelles, elles sont les symptome de notre capacité à ne pas être lâches et à augmenter notre puissance d'être.
Je trouve qu'elle s'expose davantage en se triturant le cerveau et en se la racontant et en écrivant ses émois comme elle le fait que si elle écrivait une scène de sexe un peu crue en gardant un peu de réserve. Comme quoi la pudeur n'est pas toujours là où on le croit.
C'est une branleuse intellectuelle, certes, mais elle a au moins le mérite de proposer autre chose aux adolescentes de province que les fantasmes de Baudelaire et ses horribles femmes damnées.
Nina Bouraoui dans une petite ville du centre de la France, c'est une couverture discrète, non connotée, t'as pas accès à des livres sur l'homosexualité, t'as 16 ans, tu l'achètes sans te griller et hop! ni vu ni connue! Personne ne sait que tu lis un bouquin de gouines.
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amélie-sens
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- Inscription : mer. août 26, 2009 10:29 am
Normalement il est dans beaucoup de librairie, amélie-sens. Je suis très cynique car tout comme SimoneVeil, le côté fleur-bleue-cuicui et nombriliste de l'auteur m'agace mais il y a tout de même des belles phrases qui m'ont parlé quand j'ai lu ses bouquins. Donc je suis mitigée sur Nina Bouraoui. Elle plaît beaucoup aux lesbiennes en tout cas, et elle a le mérite d'être là et de proposer quelque chose qui n'est ni un énième roman hétéro, ni un polar ou roman de gare lesbien vulgaire.
Moi celui que j'ai préféré c'est La vie heureuse, c'est l'histoire de son adolescence à Zurich dans les années 80 et de sa découverte de son homosexualité lorsqu'elle tombe amoureuse d'une amie. Si t'es pas rebutée par les histoires d'ado, je te conseillerais celui là en premier. La voyeuse interdite et Poing mort sont vraiment des bons bouquins aussi, j'ai bien aimé.
En fait je critique mais j'aime... lol.
Moi celui que j'ai préféré c'est La vie heureuse, c'est l'histoire de son adolescence à Zurich dans les années 80 et de sa découverte de son homosexualité lorsqu'elle tombe amoureuse d'une amie. Si t'es pas rebutée par les histoires d'ado, je te conseillerais celui là en premier. La voyeuse interdite et Poing mort sont vraiment des bons bouquins aussi, j'ai bien aimé.
En fait je critique mais j'aime... lol.
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amélie-sens
- Messages : 3378
- Inscription : mer. août 26, 2009 10:29 am
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Points.de.suspension
- Messages : 2468
- Inscription : lun. juin 16, 2008 12:56 pm
Chapitre point com ! Frais de ports gratuits, en plus. Là, en poche.amélie-sens a écrit :merci; je n'ai pas trouvé la vie heureuse( 3 librairies dt une fnac, qd même! déçue...mais je vais le trouver)
Et le plaisir de recevoir un colis tant attendu dans sa boîte aux lettres.
J'ai acheté Nos baisers sont des adieux depuis sa sortie, mais ne l'ai pas encore ouvert...