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Kikikadi ?
Re: Kikikadi ?
Dernière modification par Luka le lun. nov. 15, 2010 6:47 pm, modifié 1 fois.
Re: Kikikadi ?
Merdum. Antoine Blondin ?
Edit : Ah non, faut pas googler, spa du jeu hein ! Du coup je l'ai fait aussi... j'ai perdu.
Edit pour Luka : Je ne doute pas de ton éthique ma chère, je dis ça pour ceux qui songeraient à de basses manoeuvres.
Edit : Ah non, faut pas googler, spa du jeu hein ! Du coup je l'ai fait aussi... j'ai perdu.
Edit pour Luka : Je ne doute pas de ton éthique ma chère, je dis ça pour ceux qui songeraient à de basses manoeuvres.
Dernière modification par Brouzouf le lun. nov. 15, 2010 10:29 pm, modifié 2 fois.
Re: Kikikadi ?
Ponge, Le parti pris des choses ?
(mais je crois que c'est Kefka qui a raison, parce que j'ai beaucoup plus lu Daudet que Ponge et que la citation me rappelle pas mal de trucs...
)
(mais je crois que c'est Kefka qui a raison, parce que j'ai beaucoup plus lu Daudet que Ponge et que la citation me rappelle pas mal de trucs...
Re: Kikikadi ?
C'est Daudet, en effet. C'est une nouvelle intitulée "Les oranges", tirée des Lettres de mon moulin. Le texte intégral est disponible ici pour les petits curieux qui souhaiteraient en lire plus.
A vous l'honneur cher Kefka !
Flicht : 1
Mestic : 1
Kefka : 1
A vous l'honneur cher Kefka !
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Kefka : 1
Re: Kikikadi ?
Un passage un peu long ...
Alors les nuages crevèrent, libérant une véritable cataracte. L'eau cascadait sur le flanc de la montagne, arrachait sur son passage les feuilles et les branches, et se déversait comme une douche froide sur la grappe humaine accrochée à sa proie. La grappe se désintégra enfin et quelques silhouettes s'éloignèrent en trébuchant. Mais le monstre, à quelques mètres de la mer, restait immobile. La pluie ne masquait pas sa petite taille ; et déjà son sang rougissait le sable.
Le vent se leva, chassa la pluie et secoua l'eau des branches. Au sommet de la montagne, le parachute se gonfla et se déplaça ; le pantin glissa, se dressa tout debout, tournoya sur lui-même, oscilla à travers l'espace mouillé et frôla de ses pieds maladroits le sommet des hautes futaies. Il tomba, tomba, et s'abattit sur la plage où les garçons fuyaient, éperdus, dans les ténèbres. Le parachute emporta le pantin plus loin, encore plus loin, sillonnant le lagon sur toute sa largeur pour franchir le bord de l'atoll auquel il se heurta avant de s'abîmer au large.
Alors les nuages crevèrent, libérant une véritable cataracte. L'eau cascadait sur le flanc de la montagne, arrachait sur son passage les feuilles et les branches, et se déversait comme une douche froide sur la grappe humaine accrochée à sa proie. La grappe se désintégra enfin et quelques silhouettes s'éloignèrent en trébuchant. Mais le monstre, à quelques mètres de la mer, restait immobile. La pluie ne masquait pas sa petite taille ; et déjà son sang rougissait le sable.
Le vent se leva, chassa la pluie et secoua l'eau des branches. Au sommet de la montagne, le parachute se gonfla et se déplaça ; le pantin glissa, se dressa tout debout, tournoya sur lui-même, oscilla à travers l'espace mouillé et frôla de ses pieds maladroits le sommet des hautes futaies. Il tomba, tomba, et s'abattit sur la plage où les garçons fuyaient, éperdus, dans les ténèbres. Le parachute emporta le pantin plus loin, encore plus loin, sillonnant le lagon sur toute sa largeur pour franchir le bord de l'atoll auquel il se heurta avant de s'abîmer au large.
Re: Kikikadi ?
Le pantin, la plage, le parachute, les garçons, l'atoll. ça ressemble très fortement à Sa Majesté des mouches de Golding 
Re: Kikikadi ?
Trop simple, j'aurais dû m'en tenir au premier paragraphe
A toi, très chère !
Mestic 2
Flicht : 1
Kefka : 1
A toi, très chère !
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Re: Kikikadi ?
Hop !
Quand Eustache sortit du triangle de la place Dauphine, le soleil dardait à plomb ses rayons poudreux sur le pont, et l'affluence y était grande, les promenades les plus fréquentées de toutes à Paris étant d'ordinaire celles qui ne sont fleuries que d'étalages, terrassées que de pavés, ombragées que de murailles et de maisons.
Eustache fendait à grand-peine ce fleuve de peuple qui croisait l'autre fleuve et s'écoulait avec lenteur d'un bout à l'autre du pont, arrêté du moindre obstacle, comme des glaçons que l'eau charrie, formant de place en place mille tournants et mille remous autour de quelques escamoteurs, chanteurs ou marchands prônant leurs denrées.
Quand Eustache sortit du triangle de la place Dauphine, le soleil dardait à plomb ses rayons poudreux sur le pont, et l'affluence y était grande, les promenades les plus fréquentées de toutes à Paris étant d'ordinaire celles qui ne sont fleuries que d'étalages, terrassées que de pavés, ombragées que de murailles et de maisons.
Eustache fendait à grand-peine ce fleuve de peuple qui croisait l'autre fleuve et s'écoulait avec lenteur d'un bout à l'autre du pont, arrêté du moindre obstacle, comme des glaçons que l'eau charrie, formant de place en place mille tournants et mille remous autour de quelques escamoteurs, chanteurs ou marchands prônant leurs denrées.
Re: Kikikadi ?
On dirait bien du Nerval
Re: Kikikadi ?
En tout cas, c'est joli. Je ne me souviens d'aucun bouquin avec un Eustache dedans... 