et bien si on se demande pourquoi je vis avec So watt, c'est aussi pour ça, je suis totalement d'accord avec elle: J'ai lu ce bouquin cet été et une énorme déception a été la conséquencecici a écrit :complètement d'accord avec so wattGolgotino a écrit :Merci pour cette appréciation, qui vient confirmer ce que je craignais un peu, en fait.So Watt a écrit : Pour ma part, j'ai été emballée puis déçue par l'histoire. Le style et les références sont certes appréciables mais j'ai trouvé que la forme desservait le fond transformant ce livre en un exercice de style littéraire au mépris de la profondeur de ses personnages. D'ailleurs, j'ai trouvé que l'histoire s'achevait en queue de poisson. Je ne justifierai néanmoins pas là mes dires afin de ne pas gâcher le plaisir d'éventuels autres lecteurs.
Je ne suis pas vraiment client des livres "très écrits", comme on dit gentiment.
Mais à chacun ses goûts et ce livre semble rencontrer son public avec un grand succès.
Les goûts et les couleurs...
et alors la fin... ça fait vraimentt genre "bon je ne saispas comment finir ùmon livre, il me faut absolument UNE fin (et pas LA fin).
bref grosse déception dans l'ensemble.
Muriel BARBERY - L'Elégance du Hérisson
Re: Muriel BARBERY - L'Elégance du Hérisson
J'ai refermé ce livre hier soir. Je pense que c'est le livre qui m'a le plus ému de tous ceux que j'ai lus — je n'avais jamais autant ri et autant pleuré tout seul devant un livre — pour des raisons qui ont déjà été évoquées dans ce fil, et pour d'autres (mouais, je sais pas si ça sert à grand chose ce que je dis là)
La question que je me pose maintenant est : Muriel Barbery partage-t-elle cette particularité avec ses personnages ou bien est-elle « simplement » une personne pleine de ressources et de savoirs ?
édit : je me rends compte que je n'ai pas évoqué la fin du livre ; je le ferai plus tard.
Tu parles des associations d'idées dans la tête de Renée ? La façon qu'elle a de partir d'un point pour nous amener loin, très loin de ce point d'origine sans forcément cerner le chemin parcouru ? J'ai trouvé ces digressions amusantes parce qu'à moi aussi il m'arrive de me rendre très loin dans ma pensée à partir d'un tout petit rien.Thunder Bird a écrit :parfois les disgressions sont un peu capilotractées
Je partage en partie ton avis. Je pense que Paloma n'avait pas toutes les clefs pour parvenir à des conclusions plus appropriées. En revanche, sa capacité d'analyse et de discernement dépasse de loin celle des enfants de son âge, et même de la plupart des adultes. En cela elle est semblable à Renée et à M. Ozu.SuperGarfield a écrit :On peut effectivement s'agacer des écrits de la fille de douze ans (je l'ai moi-même fait), mais arrivé à la fin, on comprend qu'elle se fourvoyait dans sa pensée, et que tous les événements survenus durant tout le bouquin lui ont permis d'avancer, de comprendre qu'elle aussi était dans l'erreur.
Oui, mais comment alors faire passer les émotions et le ressenti de Renée ? Pour pouvoir parler avec beaucoup de justesse de ces personnes peu communes, il fallait bien que l'auteure soit elle aussi érudite.SuperGarfield a écrit :Le seul reproche que je pourrais faire à l'auteur(e), c'est l'impression ponctuelle que celle-ci (l'auteure, pas la concierge) étale un peu trop sa grande et large culture. Par moments, le côté "Regardez tout ce que je connais, et regardez comme c'est beau" peut paraître pesant.
La question que je me pose maintenant est : Muriel Barbery partage-t-elle cette particularité avec ses personnages ou bien est-elle « simplement » une personne pleine de ressources et de savoirs ?
édit : je me rends compte que je n'ai pas évoqué la fin du livre ; je le ferai plus tard.
J'ai lu le livre et ai eu exactement la réaction inverse à celle de djoulie.
Je pensais aimer ces phrases précieuses et d'un vocabulaire recherché. J'ai lu le bouquin d'une traite et ai même ressenti un étrange frisson après l'avoir fermé comme seuls les bons livres m'en procurent.
Sauf que quelques semaines plus tard, après avoir lu différents livres de vrais grands auteurs, je me suis très clairement représenté toute la pédanterie de cette fille, prof de philo, qui par l'intermédiaire de cette morveuse de gamine nous fait la leçon. La richesse lexicale de son livre était ainsi plus importante que celle de Sartre ou de Camus. Pourquoi ? Pourquoi nous en mettre plein la vue ? Avait-elle quelque chose à prouver, à se prouver ?
Je suis en fait devenu absolument persuadé que son seul but était de coucher sur le papier ce refoulement qu'elle avait en elle depuis de nombreuses années, refoulement qui la faisait croire à la possession d'un don particulier d'écriture.
Je pensais aimer ces phrases précieuses et d'un vocabulaire recherché. J'ai lu le bouquin d'une traite et ai même ressenti un étrange frisson après l'avoir fermé comme seuls les bons livres m'en procurent.
Sauf que quelques semaines plus tard, après avoir lu différents livres de vrais grands auteurs, je me suis très clairement représenté toute la pédanterie de cette fille, prof de philo, qui par l'intermédiaire de cette morveuse de gamine nous fait la leçon. La richesse lexicale de son livre était ainsi plus importante que celle de Sartre ou de Camus. Pourquoi ? Pourquoi nous en mettre plein la vue ? Avait-elle quelque chose à prouver, à se prouver ?
Je suis en fait devenu absolument persuadé que son seul but était de coucher sur le papier ce refoulement qu'elle avait en elle depuis de nombreuses années, refoulement qui la faisait croire à la possession d'un don particulier d'écriture.
Bon, je rebondi sur ce sujet un peu tard, mais ce n'est pas de ma faute si je viens a peine d'arriver...!
Je suis extremement surprise par le commentaire de strato2...
J'ai pour habitude de detester les auteurs qui "se la racontent" du genre de Houellebecq par exemple pour ne citer personne...
Mais je n'ai pas l'impression que Barbery nous écrase de pédanterie... au contraire, c'est tres frais, le style est tres travaillé et original, mais loin d'etre incompréhensible ou prétentieux... les mots sont la parcequ'elles (toutes les heroines, et l'auteur aussi) les aiment. on peut utiliser des mots par amour pour eux et pour la langue francaise, et pas seulement pour perorer du haut de sa chaire vers les mortels que nous sommes tu sais...
Si tout le monde avait le meme raisonnement alors on ne lirait plus des livres de Huysmans parcequ'on les considererait comme de banals dico d'expressions perdues et oubliées, et de simples listes de culture G, et que non, décidément, exposer sa culture c'est mal !
par contre je comprends que ceux qui n'ont pas accroché n'aiment pas le livre parceque sa sensibilité n'est pas la leur... quand on ne s'identifie pas aux personnages ca peut effectivement etre dur de rentrer dans l'histoire et de tomber amoureux des personnages... (paloma, qui effectivement par ailleurs se rend compte que ses idées brillantes n'étaient peut etre que des concepts d'ado un peu paumée...)
Bref, donc, vous l'aurez compris, au contraire de tous ceux qui n'ont pas aimé le livre, j'ai trouvé que ce livre était un bon compromis entre une écriture fluide et extrêmement bien travaillées
les personnages sont tres attachants (si je dis que je me suis identifiée à Paloma et a Renée, ca vous fait peur ?) et la fin me semble aller de soi...
bref
ca a vraiment été mon coup de coeur de l'année 2006/2007, c'est pour ca que je le défends avec autant d'acharnement (et je m'en excuse !)
Bien a vous tous
Loki
Je suis extremement surprise par le commentaire de strato2...
J'ai pour habitude de detester les auteurs qui "se la racontent" du genre de Houellebecq par exemple pour ne citer personne...
Mais je n'ai pas l'impression que Barbery nous écrase de pédanterie... au contraire, c'est tres frais, le style est tres travaillé et original, mais loin d'etre incompréhensible ou prétentieux... les mots sont la parcequ'elles (toutes les heroines, et l'auteur aussi) les aiment. on peut utiliser des mots par amour pour eux et pour la langue francaise, et pas seulement pour perorer du haut de sa chaire vers les mortels que nous sommes tu sais...
Si tout le monde avait le meme raisonnement alors on ne lirait plus des livres de Huysmans parcequ'on les considererait comme de banals dico d'expressions perdues et oubliées, et de simples listes de culture G, et que non, décidément, exposer sa culture c'est mal !
par contre je comprends que ceux qui n'ont pas accroché n'aiment pas le livre parceque sa sensibilité n'est pas la leur... quand on ne s'identifie pas aux personnages ca peut effectivement etre dur de rentrer dans l'histoire et de tomber amoureux des personnages... (paloma, qui effectivement par ailleurs se rend compte que ses idées brillantes n'étaient peut etre que des concepts d'ado un peu paumée...)
Bref, donc, vous l'aurez compris, au contraire de tous ceux qui n'ont pas aimé le livre, j'ai trouvé que ce livre était un bon compromis entre une écriture fluide et extrêmement bien travaillées
les personnages sont tres attachants (si je dis que je me suis identifiée à Paloma et a Renée, ca vous fait peur ?) et la fin me semble aller de soi...
bref
ca a vraiment été mon coup de coeur de l'année 2006/2007, c'est pour ca que je le défends avec autant d'acharnement (et je m'en excuse !)
Bien a vous tous
Loki
J'ai lu ce livre et je suis tout a fait d'accord avec les commentaires négatifs. Dès les premières pages j'ai remarqué ce style pédant, façon étalage de connaissance. Et alors me direz vous? Sauf que le fond, loin d'être inintéressant, n'est pas pour autant remarquable.
Par ailleur j'ai eut le sentiment que la gamine,12 ans et surdouée, n'a été qu'un prétexte pour ne pas inclure dans son livre une enfant de cet age, dont la réflexion n'aurait nécessairement pas été à la hauteur des prétentions littéraires de l'auteur. (Dans cette hypothèse les motivations de l'écrivaine serait assez risible mais cela ne reste qu'une suggestion).
Tout ce déballage, d'un vocabulaire ostensiblement travaillé, rend l'ensemble lourd, peu subtile. Et puis en le lisant il est facile de deviner la rencontre entre la concierge aigrie et la gamine. En tout cas ça ne m'a nullement surpris et n'a fait qu'accentuer mon désintérêt du bouquin.
En résumé je ne conseille pas ce livre je me suis particulièrement ennuyé en le parcourant. Voila mon avis.
Par ailleur j'ai eut le sentiment que la gamine,12 ans et surdouée, n'a été qu'un prétexte pour ne pas inclure dans son livre une enfant de cet age, dont la réflexion n'aurait nécessairement pas été à la hauteur des prétentions littéraires de l'auteur. (Dans cette hypothèse les motivations de l'écrivaine serait assez risible mais cela ne reste qu'une suggestion).
Tout ce déballage, d'un vocabulaire ostensiblement travaillé, rend l'ensemble lourd, peu subtile. Et puis en le lisant il est facile de deviner la rencontre entre la concierge aigrie et la gamine. En tout cas ça ne m'a nullement surpris et n'a fait qu'accentuer mon désintérêt du bouquin.
En résumé je ne conseille pas ce livre je me suis particulièrement ennuyé en le parcourant. Voila mon avis.