Kefka a écrit :
C'est l'un des plus pénibles, à mon avis, car il y discourt de sa méthode, et pas d'un objet spécifique de science politique. C'est son ouvrage le plus philosophique et le plus proche d'un essai d'épistémologie. Je te conseillerais plus Histoire de la folie à l'âge classique, Surveiller et punir ou Histoire de la sexualité qui ont, tous les trois, un objet plus facilement identifiable : la folie, la prison ou la sexualité.
En même temps je l'ai cherché, c'était justement l'attrait épistémologique de l'objet-livre qui m'avait incitée à sa lecture. C'est ce qui fait son intérêt, ce discours sur son propre objet, même si les précautions de balisage du chemin emprunté sont exhaustives à la limite de la lourdeur, à en flinguer mon temps de lecture habituel pour à peine 2XX pages. Sur le créneau Foucault, je pense poursuivre dans quelques temps avec Les mots et les choses qui semble être dans la même veine en moins abouti que celui que j'ai fini, puis par Surveiller et punir. (L'avantage lorsqu'on se préoccupe de la bibliographie d'un auteur mort, c'est qu'on a la possibilité de lire d'abord le mode d'emploi de sa méthode avant les études de cas, ce qui a une certaine cohérence logique en un sens, hum.) Si j'accroche à Surveiller et punir, j'embraierai sûrement sur les deux autres que tu as cités
Rhô, mais moi aussi je lis Foucault. Je peux faire partie de la confrérie des intellos d'et-alors ? You-pi (je nomme ce smiley "le smiley bondulant suisse", ce qui me permet de grâcieusement assumer mon racisme intériorisé jusqu'à présent) !
Mizc a écrit :Ces dernières jours j'ai grignoté un Foucault (L'archéologie du savoir ... j'espère que les autres sont moins pénibles à lire, même si indubitablement ce qu'il y dit est intéressant ) et un Kundera (La lenteur. Pas mon préféré, il n'ira pas dans ma short-list...), et je m'attaque en ce moment à la (pessimiste) lecture de l'Eloge de la fuite de Laborit, et du (tout aussi pessimiste) Voyage au bout de la nuit de Celine.
Bon courage pour Celine, c'est long mais ça reste intéressant.
Kefka a écrit :
C'est l'un des plus pénibles, à mon avis, car il y discourt de sa méthode, et pas d'un objet spécifique de science politique. C'est son ouvrage le plus philosophique et le plus proche d'un essai d'épistémologie. Je te conseillerais plus Histoire de la folie à l'âge classique, Surveiller et punir ou Histoire de la sexualité qui ont, tous les trois, un objet plus facilement identifiable : la folie, la prison ou la sexualité.
En même temps je l'ai cherché, c'était justement l'attrait épistémologique de l'objet-livre qui m'avait incitée à sa lecture. C'est ce qui fait son intérêt, ce discours sur son propre objet, même si les précautions de balisage du chemin emprunté sont exhaustives à la limite de la lourdeur, à en flinguer mon temps de lecture habituel pour à peine 2XX pages. Sur le créneau Foucault, je pense poursuivre dans quelques temps avec Les mots et les choses qui semble être dans la même veine en moins abouti que celui que j'ai fini, puis par Surveiller et punir. (L'avantage lorsqu'on se préoccupe de la bibliographie d'un auteur mort, c'est qu'on a la possibilité de lire d'abord le mode d'emploi de sa méthode avant les études de cas, ce qui a une certaine cohérence logique en un sens, hum.) Si j'accroche à Surveiller et punir, j'embraierai sûrement sur les deux autres que tu as cités
Rhô, mais moi aussi je lis Foucault. Je peux faire partie de la confrérie des intellos d'et-alors ? You-pi (je nomme ce smiley "le smiley bondulant suisse", ce qui me permet de grâcieusement assumer mon racisme intériorisé jusqu'à présent) !
Haha. Idem! J'ai bien aimé Surveiller et Punir, et je vais lire un extrait de son Histoire de la sexualité dans la semaine.
En ce moment, je lis du Hemingway (A Moveable Feast, mais pas entier, pas le temps), Flaubert toujours dans un coin de ma tête/temps et je viens de commencer Zone Cirque, de Joachim Topol, qui me ramène à mes amours tchèques. Le tout entremêlé de Butler, Katherine Hayle et Julia Kristeva.
Pour ma part je navigue entre Elie Wiesel avec "Le mendiant de Jérusalem", et "L'exorciste" de Blatty, ainsi que d'autres trucs au passage, mais y a que le Blatty qui me retient pour l'instant ^^
Moilux a écrit : You-pi (je nomme ce smiley "le smiley bondulant suisse", ce qui me permet de grâcieusement assumer mon racisme intériorisé jusqu'à présent) !
Mais pourquoâ suisse ? Les gènes récessifs helvètes qui se cachent en moi ne peuvent réprimer l'élan de bouderie intense qui leur prend soudainement à la lecture de ton message.
Et puis je refuse de passer l'examen d'entrée au club très select des intellos d'et-alors, de toute façon je n'ai jamais aimé le principe des concours, et j'ai bien trop peur de ne pas avoir le niveau le plus élémentaire pour y entrer. Alors en attendant, je m'amuse.
J'ai lu Le thé au harem d'Archi Ahmed de Mehdi Charef, hier. Et me suis demandé comment j'avais pu ne jamais en avoir parlé auparavant. J'ai bien aimé.
J'ai terminé Démolir Nisard d'Eric Chevillard et j'ai adoré ; il était vraiment nécessaire de démolir ce vieux salaud de Nisard, incarnation de toutes les complaisances, de toutes les sottises dogmatiques, de toutes les tristesses et de toutes les laideurs. On devrait ériger à l'entrée de chaque bibliothèque de France une grande statue allégorique représentant Eric Chevillard démolissant Nisard, ce serait la moindre des choses.
Dans la foulée, j'ai lu L'Ennemi, de Pinget ; cela m'a moins plus que L'Apocryphe. J'ai été étonné de voir tant de ressemblances entre ces deux livres, apparemment c'est la technique de Pinget de reprendre toujours les mêmes motifs ? On retrouve les même éléments, le manuscrit dément et chaotique, les oncles et neveux, les différentes maisons que l'on confond, le brocanteur, le domestique ; cette fois dans une démarche plus policière, avec un fait divers mal identifié en trame de fond, et une logique plus concrètement compréhensible (le manuscrit-labyrinthe a cette fois un but clair : brouiller les pistes). Pas mal de références à l'alchimie. C'est intéressant, c'est riche, plein de sens et de non-sens, mais je l'ai lu avec moins de plaisir que le précédent. Il y avait quelque chose de christique dans l'Apocryphe ; ce livre-ci est plus diabolique.
(Je m'aperçois que le titre de ce livre, L'Ennemi, représente la thématique générale des trois derniers livres que j'ai empruntés à la bibliothèque : le livre de Fry mettait en scène une machine temporelle permettant d'éliminer Hitler avant sa naissance, celui de Chevillard démolissait Nisard, celui de Pinget d'un ennemi flou et insaisissable)
Le Seigneur des anneaux, pour la deuxième fois. J'avais moyennement apprécié la première lecture, mais c'était il y a 10 ans. J'aurai peut-être une autre approche ...