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[Paris] Mini-MEATING : Thé Littéraire 14 mars 19 h 00
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Dolly Prane
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maptitesoeur
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La Noiraude
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La Noiraude
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Ah on ne t'avait pas prévenu à ce que je vois !!! Alors je le fais maintenant : c'est toujours le de dernier arrivé en date qui se fait chambrer par tout le monde. Si tu veux qu'on change de victime, débrouille-toi pour ramener un nouveau !maptitesoeur a écrit :admiratif et timide ? Ah bon ?elle s'est lancée , sous le regard timide mais admiratif de Maptitesoeur![]()
Après le regard de petite fille....
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Dolly Prane
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Comblée! Ma lanterne est enfin eclairee. Ce genre de mise au point est vraiment indispensable au bon fonctionnement du forum et tout specialement de ce sujet. Merci, merciiiiiiii...
Et pis, en ce qui em concerne: samedi, les bouclettes, cutcutcutcutcut! Gnnnneeeeeeeeeeek!
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La Noiraude
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Re: Début de compte rendu
Il n'y avait pas eu la proposition pour un thème sur l'influence de la langue sur la pensée?La Noiraude a écrit :Je laisse le soin à Potiron de terminer le récit, et d'ajouter la date du prochain rendez-vous, dont le sujet sera : qu'est-ce qu'un livre ?
Suite mate du brillant compte-rendu de cécile.
Une fois la ruminante partie, la parole est revenue à Cici, si ma mémoire est bonne (et l’infâme a fâcheusement tendance à défaillir ces derniers temps). Cici, donc, qui nous présenté succinctement son bouquin du jour, en l’occurrence l’histoire de Pi, récit de la relation que tisse un jeune garçon avec un tigre alors qu’ils ont échoué sur le même radeau après un naufrage dont ils sont les seuls survivants (entre autres ; c’est juste une partie de l’histoire). Que les allergiques aux mathématiques et à ce charmant trois quatorze et des breloques soient donc rassérénés : de chiffres il n’est nullement question –sauf bien sûr si vous voulez compter le nombre de pages. Il vous est par ailleurs vivement recommandé rien que pour l’épilogue, ce qui, convenons-en, est une manière très futée de titiller la curiosité insatiable des lecteurs compulsifs pour les pousser à se plonger dedans.
Sur ce, le micro est passé à Spoutnik (sponsorisée par Bernadette Chirac et Décathlon ce soir), qui a réussi l’exploit de susciter chez la majorité de son auditoire (votre servante y compris) une irrépressible envie de se procurer sur le champ le fameux Règles typographiques de l'Imprimerie nationale. Ce merveilleux bouquin est un petit guide du bon usage de plein de trucs de notre belle mais indomptable langue française. Si l’écriture des heures vous pose un cas de conscience si poignant que vous n’arrivez plus à en dormir, si vous vous arrachez les cheveux à force de ne pas savoir si la virgule est interdite ou indispensable avant une conjonction de coordination, cet opuscule est fait pour vous ! À noter tout de même, suivant la précision du satellite rouge : il faut savoir que s’il existe des règles d’usage, on ne peut dire d’une formulation qu’elle est interdite. N’empêche, la chose est précieuse à avoir.
Paulette est la suivante. N’ayant pas le livre dont elle allait nous entretenir sur elle, elle est descendue le chercher dans les bas-fonds de Blue Book qui a le bon goût d’être une librairie –bien achalandée, qui plus est. Donc, « feunne homme de alissonneu bêcheudelle » (traduire Fun Home, de Alison Bechdel). Une bande dessinée, autobiographique, qui explore les relations de l’auteure avec sa propre sexualité et avec celle de son père (qui aimait les jeunes hommes), alors même que ce dernier s’est, semble-t-il, suicidé juste après le coming out de sa fille. C’est une œuvre tout simplement géniale –oui, je pèse mes mots à la louche, vivement conseillée par toutes celles qui l’ont lue. L’enthousiasme était tellement débordant qu’une des clientes de Blue Book s’est empressée d’acheter l’exemplaire qu’on semblait avoir sorti juste pour elle (bon, elle comptait l’acheter, mais on a précipité l’acquisition).
Paf, ça a été mon tour. J’ai brièvement présenté le Roi se meurt, de Ionesco, avant une petite levée de boucliers. L’histoire est simple : on assiste à l’agonie d’un roi qui ne veut pas mourir. C’est une pièce très forte, mais j’ai toujours du mal à dire pourquoi quelque chose me plaît. Spoutnik n’aime pas Ionesco : ayant vu une fois au théâtre une représentation de Rhinocéros, elle l’a trouvé très peu subtil (quelque chose comme « j’en ai marre des gens qui parlent du totalitarisme sans savoir de quoi ils parlent exactement » -je parle sous sa caution, qu’elle me corrige si j’ai tout faux). Je suis en profond désaccord avec cette vision des choses, c’est beaucoup plus intelligent que ce qu’elle en a retenu. Je pense que beaucoup de choses peuvent passer par l’absurde, qui paraîtraient plates ou absconses dans une pièce plus classique. Mais là encore, j’aurais du mal à expliquer exactement pourquoi. Et puis, ce n’est pas l’endroit pour effectuer une analyse littéraire in extenso de la pièce. Je la réserve pour plus tard. Miss Hada n’aime pas non plus l’absurde, à ce qu’il semble. C’est là que la conversation a fait un petit écart sur Ubu roi de Jarry, Alfred de son petit nom (que je peux te filer, Paulette, si tu veux –ça t’évitera d’avoir une autre Claudine dans ta bibliothèque
). Ubu roi, c’est une grosse farce, bien grasse. Mais c’est aussi une très subtile satire, une immense parodie des tragédies classiques (la trame, c’est Macbeth). C’est génial –et je conseille vivement aussi.
Voilà ce dont je me souviens. La conversation n’a pas suivi ce cours à l’apparence tranquille, mais comme mon neurone n’est pas assez fort pour stocker autant d’informations (d’autant plus qu’on ne l’avait pas prévenu qu’il devrait se coller au compte-rendu) j’ai dû zapper pas mal de choses. Sentez-vous libres de rajouter des choses ou de me houspiller pour mon inattention.
Il reste à préciser que le prochain thé aura lieu sans doute le 3 janvier. Et que son thème sera « qu’est-ce qu’un livre » (Mais pour ce qu’on le suit… On pourra très bien parler d’autres choses).
Une fois la ruminante partie, la parole est revenue à Cici, si ma mémoire est bonne (et l’infâme a fâcheusement tendance à défaillir ces derniers temps). Cici, donc, qui nous présenté succinctement son bouquin du jour, en l’occurrence l’histoire de Pi, récit de la relation que tisse un jeune garçon avec un tigre alors qu’ils ont échoué sur le même radeau après un naufrage dont ils sont les seuls survivants (entre autres ; c’est juste une partie de l’histoire). Que les allergiques aux mathématiques et à ce charmant trois quatorze et des breloques soient donc rassérénés : de chiffres il n’est nullement question –sauf bien sûr si vous voulez compter le nombre de pages. Il vous est par ailleurs vivement recommandé rien que pour l’épilogue, ce qui, convenons-en, est une manière très futée de titiller la curiosité insatiable des lecteurs compulsifs pour les pousser à se plonger dedans.
Sur ce, le micro est passé à Spoutnik (sponsorisée par Bernadette Chirac et Décathlon ce soir), qui a réussi l’exploit de susciter chez la majorité de son auditoire (votre servante y compris) une irrépressible envie de se procurer sur le champ le fameux Règles typographiques de l'Imprimerie nationale. Ce merveilleux bouquin est un petit guide du bon usage de plein de trucs de notre belle mais indomptable langue française. Si l’écriture des heures vous pose un cas de conscience si poignant que vous n’arrivez plus à en dormir, si vous vous arrachez les cheveux à force de ne pas savoir si la virgule est interdite ou indispensable avant une conjonction de coordination, cet opuscule est fait pour vous ! À noter tout de même, suivant la précision du satellite rouge : il faut savoir que s’il existe des règles d’usage, on ne peut dire d’une formulation qu’elle est interdite. N’empêche, la chose est précieuse à avoir.
Paulette est la suivante. N’ayant pas le livre dont elle allait nous entretenir sur elle, elle est descendue le chercher dans les bas-fonds de Blue Book qui a le bon goût d’être une librairie –bien achalandée, qui plus est. Donc, « feunne homme de alissonneu bêcheudelle » (traduire Fun Home, de Alison Bechdel). Une bande dessinée, autobiographique, qui explore les relations de l’auteure avec sa propre sexualité et avec celle de son père (qui aimait les jeunes hommes), alors même que ce dernier s’est, semble-t-il, suicidé juste après le coming out de sa fille. C’est une œuvre tout simplement géniale –oui, je pèse mes mots à la louche, vivement conseillée par toutes celles qui l’ont lue. L’enthousiasme était tellement débordant qu’une des clientes de Blue Book s’est empressée d’acheter l’exemplaire qu’on semblait avoir sorti juste pour elle (bon, elle comptait l’acheter, mais on a précipité l’acquisition).
Paf, ça a été mon tour. J’ai brièvement présenté le Roi se meurt, de Ionesco, avant une petite levée de boucliers. L’histoire est simple : on assiste à l’agonie d’un roi qui ne veut pas mourir. C’est une pièce très forte, mais j’ai toujours du mal à dire pourquoi quelque chose me plaît. Spoutnik n’aime pas Ionesco : ayant vu une fois au théâtre une représentation de Rhinocéros, elle l’a trouvé très peu subtil (quelque chose comme « j’en ai marre des gens qui parlent du totalitarisme sans savoir de quoi ils parlent exactement » -je parle sous sa caution, qu’elle me corrige si j’ai tout faux). Je suis en profond désaccord avec cette vision des choses, c’est beaucoup plus intelligent que ce qu’elle en a retenu. Je pense que beaucoup de choses peuvent passer par l’absurde, qui paraîtraient plates ou absconses dans une pièce plus classique. Mais là encore, j’aurais du mal à expliquer exactement pourquoi. Et puis, ce n’est pas l’endroit pour effectuer une analyse littéraire in extenso de la pièce. Je la réserve pour plus tard. Miss Hada n’aime pas non plus l’absurde, à ce qu’il semble. C’est là que la conversation a fait un petit écart sur Ubu roi de Jarry, Alfred de son petit nom (que je peux te filer, Paulette, si tu veux –ça t’évitera d’avoir une autre Claudine dans ta bibliothèque
Voilà ce dont je me souviens. La conversation n’a pas suivi ce cours à l’apparence tranquille, mais comme mon neurone n’est pas assez fort pour stocker autant d’informations (d’autant plus qu’on ne l’avait pas prévenu qu’il devrait se coller au compte-rendu) j’ai dû zapper pas mal de choses. Sentez-vous libres de rajouter des choses ou de me houspiller pour mon inattention.
Il reste à préciser que le prochain thé aura lieu sans doute le 3 janvier. Et que son thème sera « qu’est-ce qu’un livre » (Mais pour ce qu’on le suit… On pourra très bien parler d’autres choses).