Que lisez-vous ?

Les bouquins et les maisons d'édition.
edogawa
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Message par edogawa »

Canary-Bay a écrit :Wouw ça fait un petit moment que je ne suis pas repassé par ce topic
Pour répondre à ta question Edogawa, en fait, je trouve que les auteurs japonais sont plus libérés dans leur façon d'écrire, sur beaucoup de sujets, et notamment le sexe et les sentiments, peut être à cause d'une culture fondamentalement différente.
Il y a peu d'auteurs américains ou français (ou autre) qui n'éprouvent aucune contrainte, Anne Rice en fait partie.
Je ne sais pas trop comment expliquer ça, peut être même que je me trompe, mais c'est l'impression que j'ai.

Justement j'ai fini Merrick d'Anne Rice et je compte m'attaquer à Anna Karénine, de Tolstoï, histoire d'avoir lu du Tolstoï au moins une fois dans ma vie.

(Entre autres j'ai lu Danse, danse, danse de Murakami et j'aime toujours autant cet auteur)
La littérature japonaise peut être assez surprenante au niveau de cette absence de contrainte apparente - je te suis donc à ce niveau. Par contre je ne te suis pas du tout lorsque tu dis qu'il y a peu d'auteurs américains ou français qui n'éprouvent aucune contrainte. La littérature française a produit un auteur comme Sade quand même. Et des auteurs comme Rabelais ou Charles Sorel (17ème siècle) étaient incroyablement libres (lis l'"Histoire comique de Francion" de ce dernier, il y a un chapitre entier sur une orgie sexuelle!). Tout ça sans parler du 20ème siècle (va faire un tour du côté de chez Bataille). Quant à la littérature américaine, il te suffira de lire un livre de l'auteur de ta signature pour voir de quoi il en retourne. En fait je pense que la littérature française, historiquement, est même la littérature qui a le plus réussi à baffouer les contraintes.
Ce qui est intéressant avec le Japon, c'est que c'est un pays bourré de codes, où les contraintes sont multiples (il est même rare, par exemple, de voir un couple se tenir par la main). D'une manière un peu schizophrène, cela a amené des auteurs ou des cinéastes à transgresser un peu toutes les règles et à produire des oeuvres souvent extrêmes et dérangeantes.
Nico
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Message par Nico »

Je suis en train de lire ça :

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J'ai l'impression d'y lire des choses que j'ai vécu(es?)...
Et pis je dois avouer que Philippe Besson, tout comme Amélie Nothomb, font partie de ces auteurs qui se lisent facilement (enfin pour moi).
Korrigan
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Message par Korrigan »

Russka, d'Edward Rutherfurd
Zünisch
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Message par Zünisch »

Yuhe a écrit :
phoenix85 a écrit :Allez, après avoir fini Clausewitz et Ardant du Picq (je pensais qu'ils me tiendraient plus longtemps ...), je reste dans la même veine, et je commence :

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C'est très court, ça va pas me résister très longtemps :mrgreen:
J'ai la même édition et franchement, il est à lire et à relire encore et encore, j'adore !! :D
Oh j'ai toujours voulu le lire celui là ! Yuhe, la prochaine fois qu'on se voit, tu sais ce que tu dois amener. :mrgreen:

Et à part ca, je lis un livre de John Connolly, L'ange noir. Ce n'est pas un chef-d'oeuvre mais c'est divertissant.
nono27
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Message par nono27 »

Nico a écrit :Je suis en train de lire ça :

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J'ai l'impression d'y lire des choses que j'ai vécu(es?)...
Et pis je dois avouer que Philippe Besson, tout comme Amélie Nothomb, font partie de ces auteurs qui se lisent facilement (enfin pour moi).
tout à fait d'ailleurs avec toi au sujet de ces deux auteurs.
tu me dira ce que tu en as pensé. je ne l'ai pas encore lu celui ci.
edogawa
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Message par edogawa »

"Le vieux gringo" de l'écrivain mexicain Carlos Fuentes :

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En 1914, un vieil Américain passe la frontière mexicaine dans le but de rejoindre les troupes révolutionnaires de Pancho Villa. Pour quelle raison ? Ne serait-ce pas pour y chercher la mort ?
J'avais adoré "L'oranger" de Fuentes, je suis un peu moins emballé par celui-ci. J'aurais voulu plus de descriptions de cette révolution mexicaine en cours. A la place, l'auteur s'arrête bien longuement sur les états d'âme de ses personnages principaux. Quelques beaux moments, pas mal d'ennui également (malheureusement).
LeonardoForEver
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Message par LeonardoForEver »

Je relis deux romans de William S. Burroughs, que j'avais abandonné en cours de lecture il y a quelques mois.

Les garçons sauvages.
Image Image issue du site Amazon.fr.

La machine molle.
Image Image issue du site Amazon.fr.

J'avoue avoir eu du mal avec sa narration décousue (il avait pour habitude de "coller", de façon aléatoire, des paragraphes n'ayant pas de rapport entre eux), et son obsession de la s*d*m*e comme meilleur moyen de dynamiter l'ordre social. Et le sexe est présent presque à chaque ligne, autant le savoir avant de le lire.
Mais j'ai repris la lecture, en essayant de ne pas avoir de préjugés. Et finalement, malgré encore quelques difficultés à m'immerger dans son univers si spécial, j'apprécie peu à peu son style qui s'affranchit allègrement de toute contrainte littéraire.
Ces deux bouquins sont inclassables, tout comme leur auteur, et c'est ce qui fait leur force et leur valeur selon moi.

Je ne vous ferai pas de résumé de ces deux livres, car comment résumer William S. Burroughs...
Dernière modification par LeonardoForEver le ven. juil. 18, 2008 4:47 pm, modifié 1 fois.
popy
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Message par popy »

Pygargue a écrit : Mais je ne connais pas ces deux là (le catéchisme de mon enfance m'a amplement suffi comme formation religieuse).
J imagine, me reste plus qu a les acheter (ou me les faire offrir) :roll:
Canary-Bay
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Message par Canary-Bay »

edogawa a écrit :
Canary-Bay a écrit :Wouw ça fait un petit moment que je ne suis pas repassé par ce topic
Pour répondre à ta question Edogawa, en fait, je trouve que les auteurs japonais sont plus libérés dans leur façon d'écrire, sur beaucoup de sujets, et notamment le sexe et les sentiments, peut être à cause d'une culture fondamentalement différente.
Il y a peu d'auteurs américains ou français (ou autre) qui n'éprouvent aucune contrainte, Anne Rice en fait partie.
Je ne sais pas trop comment expliquer ça, peut être même que je me trompe, mais c'est l'impression que j'ai.

Justement j'ai fini Merrick d'Anne Rice et je compte m'attaquer à Anna Karénine, de Tolstoï, histoire d'avoir lu du Tolstoï au moins une fois dans ma vie.

(Entre autres j'ai lu Danse, danse, danse de Murakami et j'aime toujours autant cet auteur)
La littérature japonaise peut être assez surprenante au niveau de cette absence de contrainte apparente - je te suis donc à ce niveau. Par contre je ne te suis pas du tout lorsque tu dis qu'il y a peu d'auteurs américains ou français qui n'éprouvent aucune contrainte. La littérature française a produit un auteur comme Sade quand même. Et des auteurs comme Rabelais ou Charles Sorel (17ème siècle) étaient incroyablement libres (lis l'"Histoire comique de Francion" de ce dernier, il y a un chapitre entier sur une orgie sexuelle!). Tout ça sans parler du 20ème siècle (va faire un tour du côté de chez Bataille). Quant à la littérature américaine, il te suffira de lire un livre de l'auteur de ta signature pour voir de quoi il en retourne. En fait je pense que la littérature française, historiquement, est même la littérature qui a le plus réussi à baffouer les contraintes.
Ce qui est intéressant avec le Japon, c'est que c'est un pays bourré de codes, où les contraintes sont multiples (il est même rare, par exemple, de voir un couple se tenir par la main). D'une manière un peu schizophrène, cela a amené des auteurs ou des cinéastes à transgresser un peu toutes les règles et à produire des oeuvres souvent extrêmes et dérangeantes.
Je prend note ;)
Ca me permettra d'élargir ma culture littéraire, et ce sera pas du luxe :euh:

Enfin là je suis sur du Tolstoï et franchement on peut pas dire qu'il innove... (j'ai tenu 57 pages, la seconde salve sera pour ce soir)
Kefka
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Message par Kefka »

Canary-Bay a écrit : Enfin là je suis sur du Tolstoï et franchement on peut pas dire qu'il innove... (j'ai tenu 57 pages, la seconde salve sera pour ce soir)
Je ne suis pas d'accord : il faut replacer ça dans son contexte. Au XIXème siècle, la Russie est encore un des rares pays européens à pratiquer le servage et à avoir un système social rigoriste. La religion y est omniprésente, la population est à 80% illettrée (je ne suis pas sûr du chiffre, il faut que je vérifie dans mes cours). Les écrivains russes de cette époque sont souvents issus de familles aisées ou ont des rôles de haut-fonctionnaires, l'exception majeure étant Gogol, si je ne me trompe pas. Dès lors, leurs écrits, qui sont bourrés de remises en question de leur société et de questionnements métaphysiques et religieux, s'ancrent dans un monde avec des frontières visibles et presqu'infranchissable. De plus, ils agissent : par exemple, Tolstoï, qui était comte, a voulu donner ses terres à ses serfs qui ont refusé, par peur d'une arnaque. Dès lors, son oeuvre est hantée par une question qu'il se pose sans relâche : "Pourquoi, mais pourquoi donc, ne veulent-ils pas la liberté ?". Il y a eu une profonde innovation de la part de ces auteurs même si il est vrai que pour nous qui avons vécu avec la colère célébrissime de Zola dans sa lettre "J'accuse", ce genre d'engagement ne nous semble pas réellement spectaculaire. Mais si on replace ces oeuvres dans leur contexte, alors on en ressent leur force de persuasion et la beauté de leur écriture ! Et je dois bien l'avouer, Tolstoï, Gontcharov, Dostoïevski et Gogol, j'adore ! :D

Sinon, je viens de commencer ce livre en anglais et je dois bien reconnaître que je souffre un peu :euh: :

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Verrouillé