Oh il est trop bien celui làKefka a écrit :Le Huit de Katherine Neville (un thriller efficace avec un jeu d'échecs en trame de fond). Ca fait beaucoup et c'est pas bon signe.
Que lisez-vous ?
Je fais une petite pause dans le Postone, dont j'ai achevé la première des trois parties.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est vraiment époustouflant !
Il s'inscrit dans la lignée des situationnistes, c'est à dire la théorie critique de l'économie politique (et donc de la valeur et du travail). Sa lecture critique de l'Ecole de Francfort (sans trop s'appesantir sur Habermas ou Honneth qui n'en valent de toute façon absolument pas la peine) et de Lucaks est vraiment autrement plus enrichissante que des baudruches staliniennes comme Sartre et Althusser, qu'il renvoie intelligemment dos à dos. Son concept de ricardisme de gauche est vraiment très bien vu.
Mais là où il est vraiment très fort, c'est qu'il reste très accessible, y compris quand il aborde des thèmes assez abscons comme le travail abstrait.
Bref, ça promet pour la suite, surtout que le bouquin fait près de 600 pages !
Mais là, j'ai vraiment besoin d'une pause, de m'aérer l'esprit : un livre d'entretiens d'Ismaïl Kadaré.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est vraiment époustouflant !
Il s'inscrit dans la lignée des situationnistes, c'est à dire la théorie critique de l'économie politique (et donc de la valeur et du travail). Sa lecture critique de l'Ecole de Francfort (sans trop s'appesantir sur Habermas ou Honneth qui n'en valent de toute façon absolument pas la peine) et de Lucaks est vraiment autrement plus enrichissante que des baudruches staliniennes comme Sartre et Althusser, qu'il renvoie intelligemment dos à dos. Son concept de ricardisme de gauche est vraiment très bien vu.
Mais là où il est vraiment très fort, c'est qu'il reste très accessible, y compris quand il aborde des thèmes assez abscons comme le travail abstrait.
Bref, ça promet pour la suite, surtout que le bouquin fait près de 600 pages !
Mais là, j'ai vraiment besoin d'une pause, de m'aérer l'esprit : un livre d'entretiens d'Ismaïl Kadaré.
Tiens, je partage ça aussi : plus j'en lis, et moins c'est bon signe... Fuites en tous sens. Très tangent en ce moment.Kefka a écrit :De la liberté de John Stuart Mill, avec en plus La criminologie dans la collection Que sais-je ? et je relis aussi Le Huit de Katherine Neville (un thriller efficace avec un jeu d'échecs en trame de fond). Ca fait beaucoup et c'est pas bon signe.
Ah bah aucune idée j'en suis qu'au premier tome. je suis complètement d'accord sur le coup des descriptions et de la psychologie des personnages. On verra bien si y a de sis gros écarts quand j'aurais entamé les prochaines tomes.Kefka a écrit :Très bon choix. Et contrairement à Tolkien, il ne s'attache pas trop aux descriptions mais à la psychologie de ses personnages et il y a même un souçon de réflexion dans l'ensemble. Mais après, les tomes sont inégaux entre eux, par contre.lowooh a écrit :La première leçon du sorcier de Terry GOODKING
L'athéisme abordé sous l'angle métaphysique ne pourra jamais convaincre, car il ne se fonde sur rien de tangible, contrairement au matérialisme scientifique : ce n'est d'ailleurs pas par hasard que l'on trouve plus de 90% d'athées dans l'Académie US des sciences !Ainsi que le dernier Savater - La vie éternelle - Eloge des incrédules qui, pour n'être pas du tout dans la lignée de ce que je crois - et sais - a le mérite de poser correctement les problèmes, même si une fois encore le rationalisme proféré ne se donne pas les moyens de démontrer ce qu'il veut croire - et ne vaut donc pas intellectuellement vraiment mieux que les obscurantismes religieux dont il se départit et qu'il dénonce.
Ainsi que le dernier Savater - La vie éternelle - Eloge des incrédules qui, pour n'être pas du tout dans la lignée de ce que je crois - et sais - a le mérite de poser correctement les problèmes, même si une fois encore le rationalisme proféré ne se donne pas les moyens de démontrer ce qu'il veut croire - et ne vaut donc pas intellectuellement vraiment mieux que les obscurantismes religieux dont il se départit et qu'il dénonce.
Je me lance dans une bio d'Enver Hoxha, le dictateur stalinien albanais qui a rompu successivement avec l'URSS, la Yougoslavie et la Chine, pour finir dans un autisme paranoïaque complet. Et lisez Ismaïl Kadaré, surtout si vous aimez Orwell et Zamiatine.
Je plussoie. J'ai lu 7/8 tomes, je sais pas je compte plus ^^Kefka a écrit :Très bon choix.lowooh a écrit :La première leçon du sorcier de Terry GOODKING
Du bon pavé, mais ca se lit avec grand plaisir
Sinon en ce moment je feuillete La vie devant soi, de Romain Gary, que j'avais lu y'a quelques années. Public visé : les 10-14 ans je pense, mais il donne le sourire à tout age.
(C'est un narrateur d'un dizaine d'année qui vit chez une vieille dame.)
"Je savais bien qu'à 9 ans c'est pas possible, j'étais encore trop minoritaire"
"Elle avait tellement peur que je n'osais pas rester seul"
"Pendant longtemps, je n'ai pas su que j'étais arabe, pq personne ne m'insultait"
"La vie, c'est pas un truc pour tout le monde"
"Je ne vois pas à quoi ça sert de rêver en arrière et à son âge elle ne pouvait plus rêver en avant"
"Moi j'aurais préféré avoir un père que ne pas avoir un héros"
"Il m'a regardé et a observé le silence. Il devait penser que j'étais encore interdit aux mineurs et qu'il y avait des choses que je ne devais pas savoir"
"La seule chose que j'étais sur, c'est que ma mère était une femme, on ne peut pas autrement"
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Régal Délice
Mashiro a écrit :Sinon en ce moment je feuillete La vie devant soi, de Romain Gary, que j'avais lu y'a quelques années. Public visé : les 10-14 ans je pense, mais il donne le sourire à tout age.
Euh, je ne pense pas, ce n'est pas un livre pour enfants ! C'est un très très bon livre et c'est donc bien de le lire jeune ou vieux, mais je ne crois pas qu'un public précis ait été visé par Gary.
C'est sûr que ça doit être un livre intéressant à faire lire en classe, à condition, à mon avis, d'aider les élèves à démêler l'extraordinaire confusion qui règne dans l'esprit du personnage principal.
Si tu as aimé "La vie devant soi", tu aimeras aussi probablement "Gros-Câlin", toujours de Gary sous pseudonyme Ajar. C'est dans la même veine, le narrateur vit dans une solitude et une impossibilité à communiquer extrêmes, son langage est très altéré, son seul ami est un boa constrictor. C'est énorme. J'ai lu ça dans le métro, je me sentais vraiment très "démographique".
C'est marrant, autant j'adore Gary quand il signait "Ajar", autant je le déteste quand il signait "Gary".
Moi en ce moment je lis "Dur, dur", des nouvelles de Banana Yoshimoto. Ca ne me déplaît pas...