Que lisez-vous ?
-
fredouille
- Messages : 8234
- Inscription : mer. juin 29, 2005 8:31 pm
Je suis rassuré, on me l'a offert récemment, mais j'avais un peu peur .. je vais pouvoir m'y mettre !fredouille a écrit :je viens de finir le bouquin de Hugh Laurie
c'est excellent quoique mal traduit, on y retrouve le mauvais esprit rafraichissant de la serie, en fait ce n'est pas un role de composition
-
fredouille
- Messages : 8234
- Inscription : mer. juin 29, 2005 8:31 pm
J'ai juste fini ça, de Catherine Malabou :

Ou la recherche de la plasticité négative : ce qui advient aux grands malades mentaux, à la vieillesse, à l'orée de la mort - une mutation de l'être même, une entrée dans l'innommable, hors du temps, hors la stabilité des références. L'envers de la plasticité positive qui serait celle de la transformation bénéfique de soi. Une tentative pour penser une sortie absolue de la messianité et de toute forme de salut - en dehors de toute possibilité de récupération affirmative/positive de la négation.
1. Je ne pense pas que, dans cet essai essentiellement évocateur et exploratoire, Catherine Malabou parvienne totalement à remplir ce contrat (on a fait mieux, d'un point de vue strictement théorique et programmatique) ;
2. Il me semble que certaine emphase, notamment sur la mort, témoigne du plâtrage de peurs non dites et relevée en concepts - et c'est dommage, non que la peur soit relevée en concept, mais qu'on ne l'y voit pas apparaître et jouer explicitement.
3. Sans doute aussi le concept vient-il parfois à manquer sous certain lyrisme - non que je le regrette, mais que cela nous laisse au fond sans outil réel pour penser plus loin que l'affect, parfois neuf et terrible, ici noué à la pensée.
4. Des pages intéressante sur Spinoza. Je reste plus mitigé quant à l'approche de Kafka ou de Freud.
5. Mais cette idée d'une négation qui passerait toutes les autres - une négation plus forte encore que celle des nihilismes et qui donc permettrait de les résoudre - comme on résout une équation - peut avoir son intérêt si l'on souhaite dépasser le côté encore trop affirmatif du non-sens (Il faut imaginer Sisyphe heureux). Cela dit, on flirte alors avec des formes de l'humain radicalement angoissantes. Il est clair que la perspective m'en effraie. Il est possible de procéder différemment, tout en n'en rabattant pas sur la force de la négation (je reste elliptique sur ce sujet, pour de simples raisons de discrétion, pas envie de me livrer à Google).
Edité le 10/04/09.

Ou la recherche de la plasticité négative : ce qui advient aux grands malades mentaux, à la vieillesse, à l'orée de la mort - une mutation de l'être même, une entrée dans l'innommable, hors du temps, hors la stabilité des références. L'envers de la plasticité positive qui serait celle de la transformation bénéfique de soi. Une tentative pour penser une sortie absolue de la messianité et de toute forme de salut - en dehors de toute possibilité de récupération affirmative/positive de la négation.
1. Je ne pense pas que, dans cet essai essentiellement évocateur et exploratoire, Catherine Malabou parvienne totalement à remplir ce contrat (on a fait mieux, d'un point de vue strictement théorique et programmatique) ;
2. Il me semble que certaine emphase, notamment sur la mort, témoigne du plâtrage de peurs non dites et relevée en concepts - et c'est dommage, non que la peur soit relevée en concept, mais qu'on ne l'y voit pas apparaître et jouer explicitement.
3. Sans doute aussi le concept vient-il parfois à manquer sous certain lyrisme - non que je le regrette, mais que cela nous laisse au fond sans outil réel pour penser plus loin que l'affect, parfois neuf et terrible, ici noué à la pensée.
4. Des pages intéressante sur Spinoza. Je reste plus mitigé quant à l'approche de Kafka ou de Freud.
5. Mais cette idée d'une négation qui passerait toutes les autres - une négation plus forte encore que celle des nihilismes et qui donc permettrait de les résoudre - comme on résout une équation - peut avoir son intérêt si l'on souhaite dépasser le côté encore trop affirmatif du non-sens (Il faut imaginer Sisyphe heureux). Cela dit, on flirte alors avec des formes de l'humain radicalement angoissantes. Il est clair que la perspective m'en effraie. Il est possible de procéder différemment, tout en n'en rabattant pas sur la force de la négation (je reste elliptique sur ce sujet, pour de simples raisons de discrétion, pas envie de me livrer à Google).
Edité le 10/04/09.
Dernière modification par Kliban le ven. avr. 10, 2009 6:42 pm, modifié 1 fois.
-
Jacques Álvares
- Messages : 43
- Inscription : mer. avr. 08, 2009 6:00 pm
