
Sicko de Michael Moore et ça sort le 5 septembre
Encore un documentaire du réalisateur américain mais sur le système de santé aux Etats-Unis cette fois-ci, système qui est aussi reluisant que de la boue...
C'est mon premier film de Moore mais pas de quoi ouvrir une bouteille de champagne, vraiment... Sicko s'organise en trois parties. Le documentaire part d'un constat et de divers témoignages effarants d'assurés qui se sont heurtés à la cupidité et au mépris des industriels de la santé. Ensuite, Moore pose ses bagages en Grande-Bretagne, au Canada, en France et à Cuba. But de ce petit tour d'horizon : comparer les différents systèmes de santé de ces pays avec celui du pays de Bush. Enfin, le cinéaste se lance dans une équipée maritime (genre à la Baywatch...) avec un groupe de personnes affectées par diverses maladies vers un lieu sublime des States où, selon les médias, on serait soigné comme des dieux ou presque...
Ca a de la gueule au début, de l'humour, de la causticité mais alors, par la suite, c'est bourré de clichés comme pas possible. Et vas-y que j'te balance qu'en France, le ciel est bleu azur, les gens gagnent du fric plein les poches, puis ils s'embrassent parce que tout le monde il est beau... C'est certain, le trait est volontairement forcé. Moore s'éclate avec tous ces clichés éléphantesques mais le gros problème, c'est qu'à la fin, on obtient une vision ultra-édulcorée des choses et donc mensongère. En gros, pour le réalisateur américain, les Etats-Unis, c'est nul et ailleurs, c'est trop top !... Un truc qui agace aussi : Moore par-ci, Moore par-là, et vas-y que j'te fais le film de Moi, je, moi, je et mon nombril ! Le réalisateur est omniprésent dans la dernière partie et j'ai trouvé ça super malvenu parce que, finalement, même s'il laisse pas mal de témoins s'exprimer sur les failles du système de santé américain, Moore tire à lui un pan de la couverture énorme et l'intérêt du documentaire est complètement dilué dans tout ça...