

*Hum*
Bonjour tout le monde !
Je vais vous parler aujourd’hui du meilleur film d’action du moment : La vengeance dans la peau, troisième et ultime épisode de la franchise Jason Bourne et réalisé par Paul Greengrass – qui avait mis en boîte le précédent volet. Autant vous le dire tout de suite, ce film est une pure tuerie, un orgasme de près de deux heures !

Avoir vu les précédents volets aide forcément à la compréhension et à l’appréciation du film mais n’est pas non plus indispensable. L’histoire, tout le monde ou presque la connaît. Si besoin est, voici le très bon résumé d’allocine.fr – pour une fois qu’il est bien foutu, profitons-en :
Jason Bourne a longtemps été un homme sans patrie, sans passé ni mémoire. Un conditionnement physique et mental d'une extrême brutalité en avait fait une machine à tuer - l'exécuteur le plus implacable de l'histoire de la CIA. L'expérience tourna court et l'Agence décida de le sacrifier.
Laissé pour mort, Jason se réfugie en Italie et entreprend une lente et périlleuse remontée dans le temps à la recherche de son identité. Après l'assassinat de sa compagne, Marie, il retrouve l'instigateur du programme Treadstone qui a fait de lui un assassin et l'a condamné à l'errance. S'estimant vengé par la mort de ce dernier, il n'aspire plus qu'à disparaître et vivre en paix. Tout semble rentré dans l'ordre : Treadstone ne serait plus qu'une page noire ? une de plus - dans l'histoire de l'Agence...
Mais le Département de la Défense lance en grand secret un second programme encore plus sophistiqué : Blackbriar, visant à fabriquer une nouvelle génération de tueurs supérieurement entraînés. Jason est, pour le directeur des opérations spéciales, une menace et une tache à effacer au plus vite. Ordre est donné de le supprimer. La traque recommence, de Moscou à Paris, de Madrid à Londres et Tanger...
Y’a pas mal à dire sur ce film – et que du bon !
Commençons par Maaaaaaaaaaaaaaatt. Erf, non. Lui, on le garde pour le dessert. Parlons de la réal, parce qu’elle poutre un max. Très straight in your face, la façon de filmer de Greengrass est ici basée uniquement dans l’optique d’une shortcut : pas de plan long, pas de fioritures. On va à l’essentiel, caméra à l’épaule. Ça vacille, ça tremble, c’est instable, rapide mais jamais bordélique. Les plans s’entrechoquent, se percutent, donnant ainsi à l’action toute sa mesure. Mais c’est pas tout : assurément nerveuse, la réal n’en est pas moins inventive, comme en attestent la scène sur les toits de Rabba ( lorsque Bourne saute par la fenêtre, le caméraman le suit !!! ) ou la jouissive course poursuite dans New York qui s’achève par un crash foutrement bon ! On en prend plein les yeux et plein la gueule. Miam miam !


A réalisation béton, scénar armé. Et inversement. Si le film est une surenchère d’action – au sens positif du terme ( et je n’en parle pas afin de vous laisser tout le plaisir de la découvrir en salle ) – il n’en reste pas moins un thriller psychologique et somme toute assez sombre. Lorsque Greengrass ralentit un peu le rythme, c’est pour ne pas nous faire oublier que Bourne est avant tout un homme tourmenté, rongé par un passé obscur qu’il peine à découvrir et dont la vie ne tient qu’à bien peu de choses. Sa mémoire est partie en fumée et celle qu'il aimait a été tuée : perpétuellement traqué, seul et désireux de racheter ses fautes en luttant contre sa nature de tueur, il se heurte au secret et à la violence. Et c’est là, entre autre, que l’adaptation des bouquins de Ludlum est réussie : ne pas faire oublier au spectateur que Bournes est avant tout un homme et pas la machine à tuer conçue par la CIA.


Avant de parler de Maaaaaaaaaaaaaaatt, un petit mot sur la pure bande son signée John Powel. Même si elle est oubliée une fois qu’on est sorti du cinéma ( ce n’est pas une OST qu’on retient, comme celles de Shore ou Zimmer par exemple ) elle participe de beaucoup à la réussite du film. Symphonique et bien souvent répétitive, elle colle parfaitement aux images en accentuant la pression subie par un Bourne toujours sur la brèche. Vraiment un plus indéniable.


Bon, on y est : Maaaaaaaaaaaaaaatt !! Pour ceux qui savent pas, chu pédé. Et toujours pour ceux qui savent pas, chu amoureux de Maaaaaaaaaaaaaaatt Damon. Voila, c’est dit. Faut dire qu’il a tout pour lui : beau mec, super bon acteur et déconneur. Capable de tout jouer, celui qui a tourné pour les grands ( Van Sant, Scorcese, Gillian, Spielberg, Soderbergh, Coppola et j’en passe ) habite totalement ses personnages et offre à chaque fois le meilleur. Et on peut dire que cet ultime épisode de la série en est une preuve éclatante. Indubitablement bankable et définitivement fuckable, Maaaaaaaaaaaaaaatt Damon est un putain d’acteur ! Et vous connaissez la dernière ? Il va très probablement jouer aux côtés de Maaaaaaaaaaaaark Wahlberg sous la direction d’Aronofsky ( hélas, ce ne sera pas un porno gay

Haut les mains, peau d'lapin !

Conclusion : histoire de déroger à la règle qui veut que les suites soient foirées, cet ultime volet de la franchise Bourne est le meilleur des trois opus dont la qualité n’avait de cesse d’aller crescendo. Bourré d’action survitaminée, captivante de bout en bout et jouissive comme pas possible, le film réalisé par Greengrass relègue James Bond et consorts au rang de petits joueurs et vous en donnera pour votre argent. Sans nul doute l’un des meilleurs films d’action sortis cette année ( avec Shooter, Die Hard 4 et Smokin’ Aces ).
A ne surtout pas rater !
