niveau théologique, j'en ai pas des masses, donc pour avoir un grand débat ça risque pas de décoller bien loin, hormis "la religion c'est de la merde"
En quoi les religions sont-elles de la merde ? Parce que ce sont des religions.
Qu'est-ce qu'une religion ? De la merde. On dirait du Michel Onfray.
Heureusement que l'athéisme, notamment philosophique, est infiniment au-dessus de ce genre de non-pensée qui ne dépasse le niveau du créationnisme le plus bas de plafond : pourquoi dieu existe ? parce qu'il a crée le monde dans lequel nous vivons.
C'est tout le drame de ces pseudo-athées qui, fiers de leur ignorance religieuse (pour critiquer il faut au moins connaitre, sinon on est un Nouveau philosophe à la BHL, l'éditeur de Michel Onfray justement).
L'athéisme est une ascèse, une volonté de connaitre et de comprendre un monde exempt de toute divinité, où la métaphysique est l'interrogation centrale.
Voir ce film à travers sa dimension religieuse est effectivement grotesque : nous ne sommes pas chez Mel Gibson !
Il n'y a finalement pas plus religieux que les athées de ton genre : comme les intégristes, ils sont toujours obsédé par la religion et ne voient tout qu'à travers son prisme. D'un manichéisme l'autre, mais la même bêtise à l'arrivée, finalement.
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[quote]comme dit les cahiers, le cinéma de Kechiche renoue avec le cinéma populaire et brise la frontière avec le cinéma d'auteur, ce dans quoi est trop cloisonné le cinéma français, et je trouve avec des hommes et des dieux on nage en plein dedans, dans ce cinéma français long et ennuyeux, parler de gros sujets n'en fait pas un film forcément populaire[/quote]
Rappelons que pendant longtemps, lesdits Cahiers encensaient Mao et Godard, et donc vomissaient Les chinois à Paris de Jean Yanne. Outre un cinéma populaire d'une incontestable qualité, le film est avant tout une féroce critique de l'attitude des Français sous l'occupation, alors que l'on venait juste de traduire Paxton, qui suscitait de violentes controverses. En plus de sa violente charge anti-française, il ridiculisait également les Godard, Badiou et autres flagorneurs du totalitarisme chinois.
Rappelons également que la même revue a longtemps vomi les dialogues d'Audiard. Il est amusant de la voir aujourd'hui encenser le cinéma populaire qu'elle agonissait autrefois. |
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