Etant donné qu'il y a de nombreux commentaires favorables à Potiche, je vais en remettre une couche contre Potiche.
Je comprends que beaucoup aiment Potiche, rient des différents gags, passent un bon moment. J'ai moi même aimé certaines choses et ai plutôt passé un bon moment aussi.
Comme j'ai déjà plus ou moins dit, c'est un peu un sous-emploi pour ces grrrraaaands acteurs du cinéma français, alors que c'est une pièce de théâtre que probablement de nombreuses troupes amateur sont capables de monter honorablement.
Mais ce que je ne peux pas supporter avec ce film, c'est l'idée qu'il va être exporté à l'étranger (1) propageant une image totalement ringarde de la France, et alimentant toutes les francophobies ordinaires : le bourgeois dépassé par les évènements, l'idéologue qui ne s'aperçoit pas que le mur de Berlin est en train de s'écrouler, le mec efféminé qui n'a rien dans la tête, tout juste bon à décorer des parapluies, la politicienne hystérique qui croit qu'elle va changer le monde avec ses bisounourseries à deux balles.
Au sujet des films qui sont vus dans le monde entier et qui propagent une certaine image de la France, j'ai en mémoire, dans des genres très différents :
« La Mémoire dans la peau » où l'on voit Matt Damon prendre le TGV et ne pas avoir peur d'endosser l'identité de quelqu'un qui habite à Paris, une ville où il se passe des choses sur le plan diplomatique.
« Le Diable s'habille en Prada » où Paris est la ville qui compte, où il faut être, pour exister dans le domaine de la mode.
(1)
Le Potiche de François Ozon, vendu à l'international