C'est juste qu'il ne faut pas compter sur Aronofsky pour exposer la danse moderne, et encore moins le public pour aller à sa rencontre. Ça va encore véhiculer une image symbolico-traditionnelle que la majorité colle sur la danse, du lieu où on va exposer cette image, avec les guerres intra-muros ou familiales qu'elle entraîne, et c'est cette image qui va m'agacer en sortant de ce film lorsque, une fois de plus, je vais entendre la majorité clamer x ou y manière de faire étant à des années lumières de ce que l'on pourrait en attendre aujourd'hui (et, au passage, de ce que moi j'en attends).
D'où mon mouais : je m'attends à un film efficace et plaisant, aussi bien sur l'image que sur le son, c'est Aronofsky, quand même. Mais je m'attends aussi au public qui va avec, ce public avec qui il est majoritairement impossible de parler
Die Klage der Kaiserin pour l'exemple. Donc non, ce n'est pas de LA danse dont Aronofosky parle, mais bel et bien UNE image de ballet (comme par hasard, un de Tchaïkovsky, avec la chorégraphie traditionnelle que tout le monde veut en attendre, allez, on se foule pas). Et rien qu'à l'idée d'entendre à la sortie de la salle une voix irritante commencer son discours sur « LA danse », moi, intérieurement, ça va me faire faire cette tête là :
