Bon allez je me lance! Voici quelques films que j'ai vus ces dernières années, et qui m'ont marqué. Liste non classée, et non exhaustive!

Une histoire d'amour et de mort, une histoire aux accents fantastiques et à l'interprétation sans faille. Un grand film.

Le premier film de Sofia Coppola, une grande réussite. Une atmosphère particulière, étouffante et endormie, bercée par la bande-son de Air. Un film qui reste longtemps en mémoire.

A nouveau un film avec Scarlet Johanson, décidément aussi talentueuse qu'énigmatique. Une vision sans compromis des Etats-Unis aujourd'hui, et de la jeunesse qui y rêve.

Les raisins de la colère, d'après le roman de Steinbeck. Une vision réaliste des conséquences de la grande crise sur les petits agriculteurs, l'envers du rêve américain et du libéralisme. Une colère nécessaire.

Mort à Venise, d'après la nouvelle de Thomas Mann. Là encore une atmosphère dolente, des personnages à fleur de peau, et le destin tragique d'un amour impossible...

Un des films de Cronenberg que je préfère. Un homme en butte avec les autres et avec lui-même, une réflexion sur l'identité menée avec une maestria étonnante.

Une histoire d'amour et d'identité, là encore. Un homme qui a perdu sa mémoire réapprend à vivre, et à aimer. Un film qui m'a bouleversé.

Ah, le couple mythique Gabin-Morgan... Des monstres sacrés du cinéma français, avec l'autre couple mythique du film : Jacques Prévert aux dialogues, et Marcel Carné à la mise en scène. Anthologique.

Un film d'une beauté incroyable. Regardez l'affiche ; eh bien tout le film est aussi beau pendant plus de deux heures.

Le dernier film de Marylin. Poignant. D'après le roman d'Arthur Miller.

Après le succès de In the mood for Love, WKW signe là un film (à mes yeux) plus poétique et plus abouti. Mais les deux oeuvres sont indissociables, et il est difficile d'en désigner une au dessus de l'autre.

Le film de Fellini que je préfère. Il y raconte et revisite ses souvenirs d'enfance, dans un petit village du sud de l'Italie, du temps des fascistes. Une petite merveille.

Un film de Gus Van Sant que j'aime particulièrement. Très lent, très statique, deux acteurs, le désert, et rien d'autre que la quête de soi-même. Et les deux acteurs (Matt Damon et Casey Affleck) sont incroyables.

Léo [en jouant "Dans la compagnie des hommes"], film d'Arnaud Despleschin. L'un des cinéastes français les plus doués de sa génération nous livre pêle-mêle sa vision de notre société, des rapports entre un père et son fils, et (un peu à la manière d'un Al Pacino dans Looking for Richard) des rapports qu'entretiennent théâtre, cinéma et réalité. Un film-choc.

Un film magique, une femme extraordinairement belle, un destin tragique, le génie de la caméra de Mankiewicz...

Elia Kazan, A l'est d'Eden... encore un film extraordinaire, et James Dean en qui la révolte brûle, sourde et dévorante (ouh la c'est que je deviens lyrique moi au fur et à mesure des films! bon c'est pas grave, j'assume). Un classique.

Godard-Karina-Belmondo, la Nouvelle Vague, le cinéma français dans ce qu'il a produit de meilleur (à mon goût, du moins). Une mise en scène révolutionnaire, des acteurs ébouriffants de sincérité.

Le dernier film de Philippe Garrel, avec son fils, Louis, est merveilleux. Mai 68 vu par un de ses acteurs les plus engagés, une photo magnifique en noir et blanc, un film intense.

Un grand film de Costa-Gavras, un Jean-Louis Trintignant hallucinant, un film engagé contre la dictature, un film révolutionnaire et un hymne à la démocratie. Un film indispensable à l'époque de la dictature des colonels, un film encore indispensable aujourd'hui.
Bon je crois que je vais m'arrêter là, mais il y en aurait tellement d'autres!
J'espère vous avoir donné envie d'aller au cinéma, en tous cas
