Innovant ? Dans quel sens ?Sarablue a écrit :Bon ben c'était très intéressant et inattendu. Et innovant.Sarablue a écrit :Ce soir je vais voir Jacky au royaume des filles. Quelqu'un l'a déjà vu?
Merci. De rien. Au revoir.
Les nouvelles sorties au cinéma
Re: Les nouvelles sorties au cinéma
Re: Les nouvelles sorties au cinéma
La fin est très surprenante (pour moi en tout cas), l'idée de base est intéressante, les mots inventés, le jeu du personnage principal.Blinded a écrit :Innovant ? Dans quel sens ?Sarablue a écrit :Bon ben c'était très intéressant et inattendu. Et innovant.Sarablue a écrit :Ce soir je vais voir Jacky au royaume des filles. Quelqu'un l'a déjà vu?
Merci. De rien. Au revoir.
J'ai trouvé ça bête mais rafraîchissant.
Re: Les nouvelles sorties au cinéma
J'ai vu le vol 2. du Nymphomaniac de Von Trier.
La rhétorique culturellement assez lourde (et parfois tapant parfois comme avec délice dans le cliché) qu'il emploie m'a au départ tellement hérissée que j'étais quasi-sûre de détester ("C'est comme dans le paradoxe de Zénon, vous êtes Zénon, et l'orgasme c'est la tortue", non mais franchement, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ...), mais je me suis faite eue, parce que finalement ça a été un moyen de capter mon attention et de me rendre ultra attentive au film, un moyen comme un autre de me faire réfléchir (ne serait-ce que pour chercher la faille).
Parce que, il faut admettre que s'il tape dans le cliché, c'est surtout parce qu'il cherche des archétypes culturels, finalement comme des prétextes. Et s'il donne dans le cliché culturel, si on parle de Beethoven c'est pour mentionner la lettre à Elise, tout ça est très bien mené car jamais entièrement vain. En fait, il y a beaucoup de classicisme dans ce film à vouloir tout rattacher à des références culturelles, historiques, mystiques. Cela lui confère un certain ton conférencier qui peut franchement irriter parfois, mais qui n'est autre que le regard du personnage de Selligman. Et puisque l'expérience in situ de la sexualité féminine est forcément pour le réalisateur quelque chose d'inatteignable, son regard sur la vie de Joe se traduit par le regard de Selligman, figure monacale et masculine... jusqu'à la fin.
J'ai trouvé certaines métaphores un peu creuses et galvaudées, mais d'autres, beaucoup plus implicites, ont beaucoup plus fortement résonné en moi. Cette idée du lien humain, à la fois lien de survie et lien de contrainte. Cet inévitable retournement de l'amour. Aimer, nouer, et si on ne peut ensuite dénouer, si on est prisonnier, alors couper. Whatever it takes. Et aussi, le fait qu'on soit tous, absolument tous prisonniers de cet enchevêtrement. Nul ne pouvant tôt ou tard y échapper. Bon, il y a une bonne grosse vision d'inspiration biblique derrière, la vallée de larmes, tout ça tout ça. Qu'importe. L'intérêt du film est de remettre au même niveau toutes les pulsions, de vie, de mort, qu'elles soient perverses ou non, et de rappeler qu'humains, on est tous dans la même merde, personne ne peut être juge impartial, et donc de questionner la norme de la bien-pensance qui se met naturellement toujours en place (selon des modalités et des règles différentes suivant les époques)
Je crois qu'il y a (grosso modo) 4 types de films. Ceux qui nous caressent dans le sens du poil mais ne nous contraignent à aucune réflexion, ne résonnent pas, n'éveillent rien qui ne soit déjà auto-contenu dans le langage du film ("The medium is the message" qu'il disait Mac Luhan), ceux qui nous flattent tout autant mais arrivent en outre à faire vibrer quelque chose en nous, ceux qui nous rebutent, qui nous heurtent, dont l'accès est pour une raison ou une autre rendue difficile (peut-être à dessein) mais par pur gribouillage intellectuel masturbatoire (oui bon, c'est de ton avec le sujet du film duquel j'essaie de parler, là, 'permettez la métaphore filée à la con) qui finalement ne fait plaisir qu'à son auteur mais qui laisse le spectateur de marbre, et enfin ce dernier type de film qui est celui difficile d'accès, mais qui fait sens, qui fait réfléchir, dur à avaler comme une cuillère d'huile de foie de morue, mais qui retourne l'organisme et réagence les idées. Comme un remède dur à avaler mais qui remue. Et je classerais ce film dans cette 4e et dernière partie.
La rhétorique culturellement assez lourde (et parfois tapant parfois comme avec délice dans le cliché) qu'il emploie m'a au départ tellement hérissée que j'étais quasi-sûre de détester ("C'est comme dans le paradoxe de Zénon, vous êtes Zénon, et l'orgasme c'est la tortue", non mais franchement, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ...), mais je me suis faite eue, parce que finalement ça a été un moyen de capter mon attention et de me rendre ultra attentive au film, un moyen comme un autre de me faire réfléchir (ne serait-ce que pour chercher la faille).
Parce que, il faut admettre que s'il tape dans le cliché, c'est surtout parce qu'il cherche des archétypes culturels, finalement comme des prétextes. Et s'il donne dans le cliché culturel, si on parle de Beethoven c'est pour mentionner la lettre à Elise, tout ça est très bien mené car jamais entièrement vain. En fait, il y a beaucoup de classicisme dans ce film à vouloir tout rattacher à des références culturelles, historiques, mystiques. Cela lui confère un certain ton conférencier qui peut franchement irriter parfois, mais qui n'est autre que le regard du personnage de Selligman. Et puisque l'expérience in situ de la sexualité féminine est forcément pour le réalisateur quelque chose d'inatteignable, son regard sur la vie de Joe se traduit par le regard de Selligman, figure monacale et masculine... jusqu'à la fin.
J'ai trouvé certaines métaphores un peu creuses et galvaudées, mais d'autres, beaucoup plus implicites, ont beaucoup plus fortement résonné en moi. Cette idée du lien humain, à la fois lien de survie et lien de contrainte. Cet inévitable retournement de l'amour. Aimer, nouer, et si on ne peut ensuite dénouer, si on est prisonnier, alors couper. Whatever it takes. Et aussi, le fait qu'on soit tous, absolument tous prisonniers de cet enchevêtrement. Nul ne pouvant tôt ou tard y échapper. Bon, il y a une bonne grosse vision d'inspiration biblique derrière, la vallée de larmes, tout ça tout ça. Qu'importe. L'intérêt du film est de remettre au même niveau toutes les pulsions, de vie, de mort, qu'elles soient perverses ou non, et de rappeler qu'humains, on est tous dans la même merde, personne ne peut être juge impartial, et donc de questionner la norme de la bien-pensance qui se met naturellement toujours en place (selon des modalités et des règles différentes suivant les époques)
Je crois qu'il y a (grosso modo) 4 types de films. Ceux qui nous caressent dans le sens du poil mais ne nous contraignent à aucune réflexion, ne résonnent pas, n'éveillent rien qui ne soit déjà auto-contenu dans le langage du film ("The medium is the message" qu'il disait Mac Luhan), ceux qui nous flattent tout autant mais arrivent en outre à faire vibrer quelque chose en nous, ceux qui nous rebutent, qui nous heurtent, dont l'accès est pour une raison ou une autre rendue difficile (peut-être à dessein) mais par pur gribouillage intellectuel masturbatoire (oui bon, c'est de ton avec le sujet du film duquel j'essaie de parler, là, 'permettez la métaphore filée à la con) qui finalement ne fait plaisir qu'à son auteur mais qui laisse le spectateur de marbre, et enfin ce dernier type de film qui est celui difficile d'accès, mais qui fait sens, qui fait réfléchir, dur à avaler comme une cuillère d'huile de foie de morue, mais qui retourne l'organisme et réagence les idées. Comme un remède dur à avaler mais qui remue. Et je classerais ce film dans cette 4e et dernière partie.
Re: Les nouvelles sorties au cinéma
Bah je confirme, c'était vachement bien.Sarablue a écrit :La fin est très surprenante (pour moi en tout cas), l'idée de base est intéressante, les mots inventés, le jeu du personnage principal.Blinded a écrit :Innovant ? Dans quel sens ?Sarablue a écrit : Bon ben c'était très intéressant et inattendu. Et innovant.
Merci. De rien. Au revoir.
J'ai trouvé ça bête mais rafraîchissant.
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Queen of Leon
- Messages : 1072
- Inscription : jeu. mars 15, 2012 8:27 pm
Re: Les nouvelles sorties au cinéma
Je rejoins les avis précédents sur Dallas Buyers Club. Je me suis pris une énorme claque. Le jeu des acteurs est hallucinant. Allez le voir !
Re: Les nouvelles sorties au cinéma
Bon, et donc je reviens ici pour parler des Jours heureux, après l'avoir vu.
Rapidement, c'est un documentaire qui retrace l'origine du programme du Conseil National de la Résistance, qui a réuni dans la clandestinité entre 1943 et 1944 tous les mouvements politiques qui comptaient (partis, syndicats, mouvements résistants) pour pondre un programme qui a jeté les bases, entre autres, de la sécurité sociale, de la nationalisation de l'énergie et de certaines banques, etc.
C'est pas hyper glamour, mais c'est une leçon d'éducation civique que je n'avais jamais eue, et que je suis heureux de m'être "infligée". Les résistants interrogés sont plein d'humour et d'optimisme, et c'est très instructif et pédagogique.
La mise en perspective de l'histoire passée (d'où vient ce Conseil, ce programme, pourquoi, comment et avec quels objectifs) et récente (comment les responsables de partis actuels parlent de cet héritage, et comment ils le (mal)traitent dans leurs décisions) est très intéressante.
Et puis c'était quand même assez marrant de voir ça dans un cinéma de gauchistes. J'aimerais bien voir ça aussi dans une salle de Neuilly-sur-Seine, pour mesurer l'accueil fait au film (quoique, ptet pas, en fait).
Vraiment, si ça passe par chez vous et que vous avez envie d'avoir un peu plus de clefs pour comprendre la politique actuelle, allez-y.
Rapidement, c'est un documentaire qui retrace l'origine du programme du Conseil National de la Résistance, qui a réuni dans la clandestinité entre 1943 et 1944 tous les mouvements politiques qui comptaient (partis, syndicats, mouvements résistants) pour pondre un programme qui a jeté les bases, entre autres, de la sécurité sociale, de la nationalisation de l'énergie et de certaines banques, etc.
C'est pas hyper glamour, mais c'est une leçon d'éducation civique que je n'avais jamais eue, et que je suis heureux de m'être "infligée". Les résistants interrogés sont plein d'humour et d'optimisme, et c'est très instructif et pédagogique.
La mise en perspective de l'histoire passée (d'où vient ce Conseil, ce programme, pourquoi, comment et avec quels objectifs) et récente (comment les responsables de partis actuels parlent de cet héritage, et comment ils le (mal)traitent dans leurs décisions) est très intéressante.
Et puis c'était quand même assez marrant de voir ça dans un cinéma de gauchistes. J'aimerais bien voir ça aussi dans une salle de Neuilly-sur-Seine, pour mesurer l'accueil fait au film (quoique, ptet pas, en fait).
Vraiment, si ça passe par chez vous et que vous avez envie d'avoir un peu plus de clefs pour comprendre la politique actuelle, allez-y.
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Cactus moribond
- Messages : 2207
- Inscription : jeu. août 26, 2010 4:28 pm
Re: Les nouvelles sorties au cinéma
J'ai envie d'aller voir "minuscule"
Re: Les nouvelles sorties au cinéma
J'y suis allée!! C'était vachement bienCactus moribond a écrit :J'ai envie d'aller voir "minuscule"![]()
Re: Les nouvelles sorties au cinéma
[Mode Geek Beauf = on] LEGO THE MOVIIIIIIEEEE !!!!
[Mode Geek Beauf = off]
Re: Les nouvelles sorties au cinéma
Ok mon post sur le film Lego a cassé l'ambiance ! 8)
J'ai vu la Belle et la Bête !!! Alors c'est très joli. Les décors sont magnifiques, les effets spéciaux poétiques. Mais du coup c'est super contemplatif. Léa Seydoux dans le rôle de Belle ne fait passer aucune émotion (zéro Alchimie avec Vincent Cassel impeccable dans la Bête) et l'histoire passe à côté du principal : l'histoire d'amour entre les deux protagonistes. C'est à peine s'ils se voient pendant le film au contraire de la relation entre Belle et son père qui occupe bien l'écran. Conclusion : on a re-regardé le Disney une fois à la maison !
N.B. Audrey Lamy est un vrai bonheur dans son petit rôle de soeur pourrie gâtée.
Bref ça se laisse regarder mais petite déception pour ma part.
J'ai vu la Belle et la Bête !!! Alors c'est très joli. Les décors sont magnifiques, les effets spéciaux poétiques. Mais du coup c'est super contemplatif. Léa Seydoux dans le rôle de Belle ne fait passer aucune émotion (zéro Alchimie avec Vincent Cassel impeccable dans la Bête) et l'histoire passe à côté du principal : l'histoire d'amour entre les deux protagonistes. C'est à peine s'ils se voient pendant le film au contraire de la relation entre Belle et son père qui occupe bien l'écran. Conclusion : on a re-regardé le Disney une fois à la maison !
N.B. Audrey Lamy est un vrai bonheur dans son petit rôle de soeur pourrie gâtée.
Bref ça se laisse regarder mais petite déception pour ma part.