Un article bien touchant qui démontre, une fois encore, combien il est difficile, lorsque l'on est différent des autres, d'être soi-même dans notre société actuelle, aussi avancée et permissive soit-elle.
Cyrille a écrit :
J’avais honte de mes désirs homo, aujourd’hui, je suis fier de les accepter, et j’ai envie de les vivre, de vivre, d’être moi-même, enfin!
Sache que nombre d'entre nous sont passés par ce stade, moi y compris.
Aujourd'hui, je vois les choses différement.
En effet, lorsque l'on parle de "honte", il faut savoir que la honte est un sentiment que l'on éprouve lorsque l'on sait avoir fait quelque chose de mal aux yeux des autres.
As-tu fais quelque chose de mal? Avons-nous fait quelque chose de mal?
Le fait d'être soi-même est-il quelque chose de "condamnable"?
Non, j'en suis persuadé. Je crois que, dans ton cas, comme dans celui de chaque personne de notre communauté, la "honte" n'est pas en nous et ne doit y être.
Si elle doit être ressentie par quelqu'un, c'est aux autres de la ressentir, à toutes celles et ceux qui ne comprennent pas, qui ne veulent pas comprendre, qui ne sont pas capables d'accepter les différences, qui ne savent pas faire preuve de tolérance.
Alors, n'ai pas(plus) honte. Soit toi-même et vis la vie que tu t'es choisi !
Cyrille a écrit :“Je voudrais qu’il existe une potion à avaler pour ne plus ressentir cette attirance, ces envies”. Et moi je me dis “même si cette potion existait, je ne la boirais pas.”
J'ai relevé cette phrase issue de ton article car elle me fait songer à un passage de la Bible.
Précisément le moment où, le Christ, sur la croix s'adressant à Dieu lui dit à peu près ceci :"Père, s'il en était possible, fait que cette coupe s'éloigne de mes lèvres...".
En disant cela, IL montrait son désir de rester "vivant parmis les siens", un peu comme toi tu le dis, à ta manière (
même si cette potion existait, je ne la boirais pas...).
En quelque sorte, ton renoncement à ton statut d'hétérosexuel et l'acceptation de tes désirs homosexuels sont quelque part un peu comparables à cette "crucifixion".
C'est l'abandon d'une vie pour une autre.
Il est seulement dommage que cela t'entraine au divorce et à la séparation d'avec tes enfants. Cependant, si vos relations avec ta femme sont restées disons "courtoises", je pense qu'ils n'auront pas trop à en souffrir.
Maintenant, il y aura bien évidement un moment où il faudra répondre à leur question, leur envie de savoir le pourquoi du comment de la séparation. Ce sera encore une épreuve que ce jour là.
Quoi qu'il en soit, je te souhaites bon courage pour la suite, que dis-je pour la suite, pour cette seconde naissance !