Vos textes et poèmes
-
MecheRebeL
- Messages : 906
- Inscription : dim. oct. 19, 2008 9:47 pm
Hélas je n'ai pas fini la série .. j'ai pas réussi à m'en tenir à cette forme ! Mais c'est un projet que je garde dans un coin de ma tête.MecheRebeL a écrit :S'il y avait hiver c'est qu'il y a d'autres saison?
J'en met un autre (en pseudo-vers cette fois)
Il était une fois la petite fille aux prunelles d’argent
Qui portait en elle un sourire bien trop grand
Qui disait oui, puis disait nan,
Mais une seule fois seulement.
Le verbe bien haut… accroché au balancier du beffroi.
Sonne alors le clocher, de rire ou d’effroi
Mais combien de fois s’entend ?
Plus d’une seule fois, vraiment.
Ses pupilles décrivent la course du temps,
Piégées par ce grand pendule d’argent
Qui oscille, oscille tant et tant …
L’enfance n’est qu’un long printemps
Suspendu aux lèvres des enfants
Mais il était encore une fois …
Il était une fois la petite fille aux joues de feu
Qui quelquefois, à la faveur d’autres jeux
Jeux de dupes, faute de mieux
Qui un cœur de toupie mit en jeu
Il tourne encore, tourne si bien que,
Le balancier se décroche
Une toupie au fond du sac,
Ou peut-être un cœur au fond de ta poche,
L’été ne dure qu’un instant fillette, le temps lui souffle tic-tac …
Vient récupérer ton cœur tes mots tes cliques et tes claques,
L’avenir : ce printemps ou cet automne,
Le prochain battement du métronome,
La mort : cet été ou cet hiver,
Le souvenir d’un passé-poussières.
-
MecheRebeL
- Messages : 906
- Inscription : dim. oct. 19, 2008 9:47 pm
Vas-y mollo sur les compliments, c'est pas bon pour mes chevillesMecheRebeL a écrit :C'est une chanson? car j'aimerai l'entendre chanté tellement les mots sont beaux!!!
(Chanté ce serait une bonne idée, mais en fait je n'ai aucun talent - en fait ce serait même plutôt un contre-talent
Je continue le squatt... je crois bien que bientôt, je vais amener la tente et le matelas de couchage
Quelques mots de plus, quelques mots de moins
Comme une image
Comme une icône
Elle se dérobe
Quand il me frôle
Combien d'étages
Combien de fantômes
Faut-il que j'étreigne
Faut-il que j'enrôle
C'est une fin de règne
C'est une fin d'étang
Faut-il que j'éteigne
Ma veilleuse en suspens
Quelques mots de plus, quelques mots de moins
Comme une image
Comme une icône
Elle se dérobe
Quand il me frôle
Combien d'étages
Combien de fantômes
Faut-il que j'étreigne
Faut-il que j'enrôle
C'est une fin de règne
C'est une fin d'étang
Faut-il que j'éteigne
Ma veilleuse en suspens
Sacrifions ces quelques mots pour que tu te sentes moins seule
Petite ébauche sur le thème du séducteur
Je suis l'être fantasque à l'esprit vagabond
Celui qui te pose la même récurrente question.
Un choix à faire, une tentation,
Une sombre énigme au devenir incertain.
Je pourrais être pour toi le pire des poisons
Tout comme le brillant soleil d'un heureux matin.
Je suis le tentateur qui te nargue subtilement,
Avant de t'offrir mon coeur tremblottant,
Je suis l'infâme voleur d'espoir
Qui te quitte, le matin, ou le soir,
Ayant fiché dans ton coeur un éclat de grès.
Je suis ton malheur, le Voleur de Coeurs.
Petite ébauche sur le thème du séducteur
Je suis l'être fantasque à l'esprit vagabond
Celui qui te pose la même récurrente question.
Un choix à faire, une tentation,
Une sombre énigme au devenir incertain.
Je pourrais être pour toi le pire des poisons
Tout comme le brillant soleil d'un heureux matin.
Je suis le tentateur qui te nargue subtilement,
Avant de t'offrir mon coeur tremblottant,
Je suis l'infâme voleur d'espoir
Qui te quitte, le matin, ou le soir,
Ayant fiché dans ton coeur un éclat de grès.
Je suis ton malheur, le Voleur de Coeurs.
-
sandoval
J'aime beaucoup!Indigo a écrit :Sacrifions ces quelques mots pour que tu te sentes moins seule![]()
Petite ébauche sur le thème du séducteur
Je suis l'être fantasque à l'esprit vagabond
Celui qui te pose la même récurrente question.
Un choix à faire, une tentation,
Une sombre énigme au devenir incertain.
Je pourrais être pour toi le pire des poisons
Tout comme le brillant soleil d'un heureux matin.
Je suis le tentateur qui te nargue subtilement,
Avant de t'offrir mon coeur tremblottant,
Je suis l'infâme voleur d'espoir
Qui te quitte, le matin, ou le soir,
Ayant fiché dans ton coeur un éclat de grès.
Je suis ton malheur, le Voleur de Coeurs.
Bonne continuation!
La clef
Je voudrais t'enfermer
Me pendre à la clef
Dans la vitrine t'admirer
Au milieu de ces poupées
Aux lèvres siliconées
Comprendre le sens caché
De tes gestes déplacés
Pour une nuit m'oublier
Dans tes rêves réaliser
Nos fantasmes inavoués
Chaque jour se raccrocher
A nos sentiments sacrés
De te savoir enfermé
Pour enfin retrouver la clef
Ouvrir cette boîte à secrets
Et savoir ce qu'est d'aimer
L'appel
Je suis la plume écorchée d'un ange blessé
Mes mains sur le cœur, le corps en absence,
En mode dégradé, j'écoute comme condamné
Ce rythme qui ne tient plus la fréquence
Et je saigne seul, en silence, en souffrance
Mes larmes de regrets, d'un passé enterré
Esclave de non sens, d'une attente sans réponse
Mon cœur empaillé, se meurt écorché
Mais mon âme refuse de se joindre au ciel
Encore un soupir, le dernier, et retentit l'appel
A quoi peuvent bien nous servir ces ailes
Si elles nous coupent de ceux qu'on aime?
Je voudrais t'enfermer
Me pendre à la clef
Dans la vitrine t'admirer
Au milieu de ces poupées
Aux lèvres siliconées
Comprendre le sens caché
De tes gestes déplacés
Pour une nuit m'oublier
Dans tes rêves réaliser
Nos fantasmes inavoués
Chaque jour se raccrocher
A nos sentiments sacrés
De te savoir enfermé
Pour enfin retrouver la clef
Ouvrir cette boîte à secrets
Et savoir ce qu'est d'aimer
L'appel
Je suis la plume écorchée d'un ange blessé
Mes mains sur le cœur, le corps en absence,
En mode dégradé, j'écoute comme condamné
Ce rythme qui ne tient plus la fréquence
Et je saigne seul, en silence, en souffrance
Mes larmes de regrets, d'un passé enterré
Esclave de non sens, d'une attente sans réponse
Mon cœur empaillé, se meurt écorché
Mais mon âme refuse de se joindre au ciel
Encore un soupir, le dernier, et retentit l'appel
A quoi peuvent bien nous servir ces ailes
Si elles nous coupent de ceux qu'on aime?
De vos futures réactions, que j’imagine fort nombreuses et élogieuses, dépend une - oserais-je mettre mon cœur à nu ? - carrière.
[Yop, j'ai refait la métrique... Je sais que j'ai des fans qui passent leur temps à relire tous mes posts. Ceci est pour vous]
____________________
Ronron et Marcel
Biou biou les zirondelles,
Gazou les p’tits pizons,
Il s’appelait Marcel,
Vivait rue Le Breton.
Il n’avait plus d’boulot,
Mais tourné alcolo,
Il maudissait le vent,
Les affres de ces temps.
Mais surtout l’proprio,
Ce fils de moricaud,
Qui voulait le virer,
Et toujours s’engraisser.
"Salop'rie d’immigrés,
'Nous piqu'ront tout not' blé.
Mais où il est passé,
Ce débile de Gaston ? »
Et les piafs tout naïfs,
Se sentaient mélomanes,
Arriva l’mal de crâne,
A s’arracher les tifs,
Marcel sortit d’ses gonds,
S’arma d’sa carabine,
Et après trois bibines,
Alla vers le balcon.
Ca n'dura qu'une seconde,
D'se sentir l'roi du monde.
" Papa, qu'est-ce qu'y t'a pris ?
T’es qu’un vieil abruti »
Marcel n'était pas fier,
Il s'allongea par terre,
Pensa à sa misère,
Et même à feu sa mère.
Tant d’années de labeur,
De sang et de sueur,
Ainsi récompensées,
Par une vie à chier.
Biou biou les zirondelles,
Gazou les p’tits pizons,
Il s’appelait Marcel,
Vivait rue Le Breton.
Reprit sa carabine,
Mais laissa la bibine,
Monta vers le grenier,
Se prit pour Allende*.
Et en cherchant Ronron**,
Entrant dans le grenier,
Gaston a murmuré
"Bien fait, t’as eu raison".
______________________
Dieu que ça avait l'air moins triste quand je l'ai écrit, avec une petite mélodie toute guillerette dans la tête.
* Président socialiste (unité populaire [coalition hétéroclite de gauche]) chilien qui s'est suicidé le 11 septembre 1973 avec un fusil - que lui avait offert son ami Fidel Castro - dans le Palais de la Moneda en flammes suite au coup d'Etat du général Pinochet.
** Célèbre chat persan (gris velouté) à la fois libre penseur et conscience politique de son temps. A terminé sa vie dans la débauche et la luxure suite à un grave accident de bouteilles de lait (à l'époque en verre, rappelons-le) lui ayant coûté six de ses vies d’un coup d’un seul.
[Yop, j'ai refait la métrique... Je sais que j'ai des fans qui passent leur temps à relire tous mes posts. Ceci est pour vous]
____________________
Ronron et Marcel
Biou biou les zirondelles,
Gazou les p’tits pizons,
Il s’appelait Marcel,
Vivait rue Le Breton.
Il n’avait plus d’boulot,
Mais tourné alcolo,
Il maudissait le vent,
Les affres de ces temps.
Mais surtout l’proprio,
Ce fils de moricaud,
Qui voulait le virer,
Et toujours s’engraisser.
"Salop'rie d’immigrés,
'Nous piqu'ront tout not' blé.
Mais où il est passé,
Ce débile de Gaston ? »
Et les piafs tout naïfs,
Se sentaient mélomanes,
Arriva l’mal de crâne,
A s’arracher les tifs,
Marcel sortit d’ses gonds,
S’arma d’sa carabine,
Et après trois bibines,
Alla vers le balcon.
Ca n'dura qu'une seconde,
D'se sentir l'roi du monde.
" Papa, qu'est-ce qu'y t'a pris ?
T’es qu’un vieil abruti »
Marcel n'était pas fier,
Il s'allongea par terre,
Pensa à sa misère,
Et même à feu sa mère.
Tant d’années de labeur,
De sang et de sueur,
Ainsi récompensées,
Par une vie à chier.
Biou biou les zirondelles,
Gazou les p’tits pizons,
Il s’appelait Marcel,
Vivait rue Le Breton.
Reprit sa carabine,
Mais laissa la bibine,
Monta vers le grenier,
Se prit pour Allende*.
Et en cherchant Ronron**,
Entrant dans le grenier,
Gaston a murmuré
"Bien fait, t’as eu raison".
______________________
Dieu que ça avait l'air moins triste quand je l'ai écrit, avec une petite mélodie toute guillerette dans la tête.
* Président socialiste (unité populaire [coalition hétéroclite de gauche]) chilien qui s'est suicidé le 11 septembre 1973 avec un fusil - que lui avait offert son ami Fidel Castro - dans le Palais de la Moneda en flammes suite au coup d'Etat du général Pinochet.
** Célèbre chat persan (gris velouté) à la fois libre penseur et conscience politique de son temps. A terminé sa vie dans la débauche et la luxure suite à un grave accident de bouteilles de lait (à l'époque en verre, rappelons-le) lui ayant coûté six de ses vies d’un coup d’un seul.
Dernière modification par Moilux le mar. avr. 21, 2009 6:28 pm, modifié 2 fois.
-
sandoval
Ce matin même...
Les cervicales
Sur le bas côté
Tu n'as plus rien à perdre
Bientôt les voitures amphibies
T'éloigneront de moi
-----------------------------
Chat des fougères. Houx dans ma tempe blessant. Tu n'a jamais eu les ambitions suffisantes pour respirer. Tes baisers de ronce, supposés, tes épaules. Je ne suis pas un soldat diaphane. Un vent descendu des écailles vient se poser sur tes phalanges repliées.
Les lamproies, un collet qui m'empêche de ressentir ta pression. Je ne suis pas un soldat remarquable.
Ta joue urticante. Un fond de rivière évoqué par tes lèvres. Regarde-moi.
Ta cavalerie patauge depuis des jours. Ta nuque de marécage, impatiente.
Sous tes paupières de héron, un soleil blanc.
Tes cils de loup efflanqué.
Des moitiés d'anguilles pour l'écarlate main.
-----------------------------------
Ce qui provient de tes mains bleutées. Un espace entre les tigres et le crépuscule. Je n'aime plus la buée de tes lèvres ni même les cartilages égarées de tes cheveux. Je veux ton souffle, tes impressions inédites, tes instants pré-découpés dans le corail.
Prends la voiture amphibie et les murènes te descendront avec leur flingue. Je veux que tu me descendes avant que le ciel ne soit mauve.
Ce n'est pas si grave tu sais. Tes réminiscences attendront. Lorsque je te surprendrais parmi les ronces, tu viendras m'étouffer.
Dans tes mèches de nénuphar rouge, je devine tes déraisons.
Lorsque le sang de lavande t'électrocutera tu me feras rire. Tu penches la tête, les fougères rougissent.
Ce qui provient de tes mains bleutés. Un adage reptilien, une forme d'amour interdit.
La lettre de Marion
Un grand gaillard aux sourcils de luciole
Me regardait
Je ne sais pas combien de secondes
Peut-être les hématomes
Des larmes de coccinelle dans ses poches
Omnibus engendré par un sursaut de neige
Matinée
Chatons inquiets
Bleuet inhumé pour l'occasion
Il a disparu
---------------------------------
Léopard des neiges
Sur tes lèvres
Gentiane de morgues
Incube sans ta main
Je reste confondu
----------------------------
La lettre de Romain
Squame d'évier
Demain je serais étendu
Romain mon meilleur Kilcrop
Viendra poser ses mains d'amphisbène
Sur mon crâne
Pour toujours
Les cervicales
Sur le bas côté
Tu n'as plus rien à perdre
Bientôt les voitures amphibies
T'éloigneront de moi
-----------------------------
Chat des fougères. Houx dans ma tempe blessant. Tu n'a jamais eu les ambitions suffisantes pour respirer. Tes baisers de ronce, supposés, tes épaules. Je ne suis pas un soldat diaphane. Un vent descendu des écailles vient se poser sur tes phalanges repliées.
Les lamproies, un collet qui m'empêche de ressentir ta pression. Je ne suis pas un soldat remarquable.
Ta joue urticante. Un fond de rivière évoqué par tes lèvres. Regarde-moi.
Ta cavalerie patauge depuis des jours. Ta nuque de marécage, impatiente.
Sous tes paupières de héron, un soleil blanc.
Tes cils de loup efflanqué.
Des moitiés d'anguilles pour l'écarlate main.
-----------------------------------
Ce qui provient de tes mains bleutées. Un espace entre les tigres et le crépuscule. Je n'aime plus la buée de tes lèvres ni même les cartilages égarées de tes cheveux. Je veux ton souffle, tes impressions inédites, tes instants pré-découpés dans le corail.
Prends la voiture amphibie et les murènes te descendront avec leur flingue. Je veux que tu me descendes avant que le ciel ne soit mauve.
Ce n'est pas si grave tu sais. Tes réminiscences attendront. Lorsque je te surprendrais parmi les ronces, tu viendras m'étouffer.
Dans tes mèches de nénuphar rouge, je devine tes déraisons.
Lorsque le sang de lavande t'électrocutera tu me feras rire. Tu penches la tête, les fougères rougissent.
Ce qui provient de tes mains bleutés. Un adage reptilien, une forme d'amour interdit.
La lettre de Marion
Un grand gaillard aux sourcils de luciole
Me regardait
Je ne sais pas combien de secondes
Peut-être les hématomes
Des larmes de coccinelle dans ses poches
Omnibus engendré par un sursaut de neige
Matinée
Chatons inquiets
Bleuet inhumé pour l'occasion
Il a disparu
---------------------------------
Léopard des neiges
Sur tes lèvres
Gentiane de morgues
Incube sans ta main
Je reste confondu
----------------------------
La lettre de Romain
Squame d'évier
Demain je serais étendu
Romain mon meilleur Kilcrop
Viendra poser ses mains d'amphisbène
Sur mon crâne
Pour toujours