Vos textes et poèmes

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amélie-sens
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Message par amélie-sens »

mais c'est un sonnet!!! :lol:
Katy Mini

Message par Katy Mini »

amélie-sens a écrit :mais c'est un sonnet!!! :lol:
oui c'est une manie, ça finit toujours en sonnet, quand j'écris sans trop réfléchir à la forme => sonnet, c'est facile et chantant.
y'a un beau de l'air qu'a sifflé, entre deux tétées de houka, "parce que la forme est contraignante l'idée jallit plus intense"... je suis pas sûr que ça me concerne, mais j'aime croire que je suis vip!!!
amélie-sens
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Message par amélie-sens »

moi aussi j'ai été arrêtée par cette forme il y a bien longtemps, et je persévère....
Lexto
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Message par Lexto »

Kliban a écrit :@Dryss

Tu le lui donnes. Oui.

Tu enlèves juste la dernière phrase. Vraiment. Elle est en trop. Elle lui fera mal. Et elle semble demander quelque chose. Et elle... elle laisse un arrière goût désagréable au reste de ton message : on a l'impression que tu lui écris parce que tu te sens coupable, plus que reconnaissant. Qu'au fond tu ne lui dis pas "je t'aime" pais "dis-moi que je ne suis pas aussi mauvais que je le crois".
Oui, vire cette dernière phrase. Et vire-là de ta tête, sauf s'il y a des faits concrets, et même si ça doit prendre plus de temps. Elle est fausse. Ou elle sonne faux. Sauf si tu as commis des actes criminels et qu'il y a cela entre vous.

Le reste, est assez bouleversant/touchant pour toute mère.
un gros + 1!
Aaron
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Tourmenté entre le fantasme et le désespoir...

Message par Aaron »

Un regard, un avis, sur tous les êtres qui croisent mon chemin.
Hier j'ai recontré un cousin,
Je n'ai pas pu m'en empêcher.
Fantasmer, rêver, regarder, baver, délirer...

Cela tourne à l'obsession,
sur le net je tourne en rond,
à la recherche de la moindre photo, de la moindre info
de l'homme qu'aujourd'hui et hier j'ai trouvé beau.

Libérez-moi de ces pensées.
Je n'en peux plus de craquer,
Sur les acteurs de films érotiques.
Cela reste fantasmagorique.

Cela finit toujours par,
une saleté de désespoir.
L'être rêvé, ne faisant que passer,
Me laisse seul, sur le bas-côté.

S'ils vous plaît Seigneur,
Ablatissez-moi,
De ces faux moments de stupeur,
Plus longtemps, un tel traitement je ne supporterai pas...
yellowfaith
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Message par yellowfaith »

beurk beuark beurk...

Le dégou-mignonisime me donne la gerbe.
sF'ghrfluuurrp !

oups' j'ai fais caca.
:roll:
Viridis
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Message par Viridis »

voici une vieille chute de mots ... 8)


Fenêtre(s)

Au-delà de cette fenêtre
Y avait un champ de blé
Qui n’a plus lieu d’être
Puisqu’il a été fauché

Depuis le ciel s’est recouvert
D’une couverture molletonnée
Presque grise comme cette poussière
Qui s’installe d’années en années

Au-delà de cette fenêtre
Y avait un champ de lin
Qui n’a plus lieu d’être
Pourtant c’était beau le matin

Depuis les maisons ont poussées
Comme des champignons douteux
Trop grandes pour ces gens blasés
Qui souffriront quand ils seront vieux

Au-delà de cette fenêtre
Y avait un champ de blé
Mais pas encore cette fenêtre
Qui me lance ses reflets

Au-delà de cette fenêtre
C’était la vie à la campagne
On pouvait voir les boutons d’or
Des carottes sauvages et bien plus encore

Depuis j’en ai installé une autre
Je peux y mettre ce que je veux
Un champ de fleurs ou un lagon bleu
Peut-être même les deux

Au-delà de cette fenêtre
Il se passe tellement de choses
Comme assembler des lettres
Pour écrire cette prose

Au-delà de cette fenêtre
Y a plus de son que d’images
De quoi me faire oublier cet entourage
Qui n’a plus lieu d’être
Drlrleu
Messages : 434
Inscription : lun. févr. 23, 2009 9:00 am

Message par Drlrleu »

yellowfaith a écrit :beurk beuark beurk...

Le dégou-mignonisime me donne la gerbe.
sF'ghrfluuurrp !

oups' j'ai fais caca.
:roll:
Je te trouve injuste. Je te rappelle qu'Aaron a revu sa copie et qu'il a pondu depuis quelque chose de bien meilleur :

"Seigneur,
comme ils sont beaux,
ces baigneurs,
de dos.

Tu m'en mettras deux kilos."

J'imagine qu'avec ça, il devrait faire taire définitivement les critiques.
yellowfaith
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Message par yellowfaith »

OFF-Topic :
[quote="Drlrleu"][quote="yellowfaith"]beurk beuark beurk...

Le dégou-mignonisime me donne la gerbe.
sF'ghrfluuurrp !

oups' j'ai fais caca.
:roll:[/quote]

Je te trouve injuste. Je te rappelle qu'Aaron a revu sa copie et qu'il a pondu depuis quelque chose de bien meilleur :

"Seigneur,
comme ils sont beaux,
ces baigneurs,
de dos.

Tu m'en mettras deux kilos."

J'imagine qu'avec ça, il devrait faire taire définitivement les critiques.[/quote]

JE visais pas Aaron mais Dryss avec sa lettre à maman. :twisted:

Comme d'habitude, dreleueueue et à côte de la plaque....
'Vas voir sous un train si j'y suis
Dis le petit rikiki,
Cet idiot dépourvu de cerveau,
répondis "oui ma grande"...
Juste une seconde.

Mais c'est qu'il veut que de sa perche je le transperce ?

Je suis pas TA grande.

T'as qu'a regarder les aiguilles: on a changé de millènaire.
Pourtant,
je n'ai pas changé, je t'ai jamais aimé.
J'aime pas les pds.
Alors pour t'appartenir, tu peux encore viellir.

Moi je veux être la toute petite rikiki,
ou la grande d'un d'autre.
Mais de toi je ne suis rien.
Même pas le reste d'un caca boudin. :P
Drlrleu
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Message par Drlrleu »

Une belle journée de travail. Chapitre 1 : l'entrée de l'artiste.

Huit heures vingt. Le regard perdu loin vers la fenêtre, je concentre mon attention sur la colonne de véhicules qui s’étire lentement le long du périphérique intérieur. Je compte, recompte, vérifie, compare modèles et couleurs ; m’efforce d’occuper mon esprit.

A quelques mètres de moi, un rituel fascinant s’organise. Mais chut : le maître de cérémonie entre en scène. Nous l’appellerons Mortimer, dans le souci désuet de préserver son intimité. Mortimer c'est british, chic, un rien sophistiqué ; Mortimer, c'est ce collègue qui partage mon bureau, la moitié de ma journée, la partie la plus sombre de ma vie. Son charisme de bête féroce affole les midinettes ; son allure de panthère trouble les femmes les plus accomplies. Dans un feulement, il se glisse dans la pièce. Je sens aussitôt sa présence. Son entrée en matière est tranchante comme une lame de rasoir : il sifflote nonchalamment la soukadance.

Une lecture minutieuse de mon code génétique ne lui conférerait pas une meilleure connaissance de mes aversions : je sais avant même de me retourner que son impeccable chemisette sport sera solidement arrimée à sa paire de jeans bon marché. Je comprends ce que ressentaient mes frères chrétiens lorsqu’ils se retrouvaient nez à nez avec une bande de lions en goguette. Je voudrais fuir, je suis paralysé.

Mais alors que je prie Datu Mangayanon de bien vouloir me sortir de là, la réalité me rattrape. Mortie grommelle un « bonjour, shruummm lele lele » qui doit m’être adressé. Il faut l’interpréter comme « je te souhaite la pire des journées et je vais tout faire pour qu’elle le devienne, je te blaire encore moins qu’hier et à peine plus que demain ». Tu noteras au passage, cher lecteur, chère lectrice, la formidable économie de vocabulaire dont fait preuve le divin collègue : c'est une caractéristique que partagent tous les grands orateurs.

Sur de son fait, notre brillant intellectuel se dirige vers la scène : un parterre de vestiaires en ferraille entreposés dans un coin de la pièce et qu’il illumine de sa grâce féline. Pour s’assurer de mon assiduité, il entonne son chant lancinant, une petite musique douceâtre qui captive tout mon être.

Soudain, sans prévenir, il entame sa brusque mue. C'est la première chose que fait Mortimer quand il arrive au travail : enfiler cet uniforme qu'il croit prestigieux.

Les deux pieds solidement arrimés à la moquette, le soukadanceur se met à s’agiter frénétiquement. Son bassin est un pinceau fou qui dessine d’hallucinants cercles concentriques. Il vibre, se trémousse, convulse ; va-t-il ôter son pantalon à la seule force de sa pensée ? Une prochaine fois peut-être, car ses mains descendent maintenant vers sa ceinture alors que ses yeux se révulsent. Poupée désarticulée possédée par un démon lubrique, il miaule, ricane, gémit comme un damné. En un clin d’œil pantalon, chemisette, tricot de corps et chaussettes volent aux quatre coins du bureau. Des rayures jaunes, éclairs dans un ciel d'orage, zèbrent le gris chiné de son cache-sexe.

La créature s'agite d’ultimes soubresauts, sa sueur glougloute crânement sur son torse roux.

Un jour, ami(e) des lettres, je te raconterai l’étape suivante : le concassage des croissants rassis. Je comprendrais que tu frémisses.
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