Vos textes et poèmes

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chemin faisant
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Message par chemin faisant »

Patricia, Merci pour le plaisir que j'ai à te lire (je vous invite à aller sur son site de poésie, c'est vraiment magnifique, on fait de beaux voyages)

Amicalement
chemin faisant
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Message par chemin faisant »

Patricia, Merci pour le plaisir que j'ai à te lire (je vous invite à aller sur son site de poésie, c'est vraiment magnifique, on fait de beaux voyages)

Amicalement
Dernière modification par chemin faisant le dim. sept. 03, 2006 5:21 pm, modifié 2 fois.
pat075
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Petite aiguille d’horloge : 2ème prix concours Calliope

Message par pat075 »

Merci Cyrille pour ton appréciation enthousiaste et pour ton poème.
Je vous mets ci-dessous un de mes poèmes qui vient de gagner le deuxième prix du concours Calliope de poésie, thème "le temps".
Bises


Petite aiguille d’horloge
-------------------------------


Dans la grande horloge murale,
Drapée d’un colossal ennui,
La petite aiguille poursuit
Sa partenaire qui cavale.

La régularité spirale
De ses pas dévide la nuit
En faisceau de chagrins détruits
Par l’aurore aux lueurs d’opale.

Elle s’achemine sans bruit
Vers le matin nouveau où luit
Un soleil à la joie lustrale.

Poussée par le quartz qui conduit
Sa marche aux enjambées égales,
Elle prie que le temps s’emballe.
sandoval

Message par sandoval »

Bon c'est pas des trucs joyeux mais bon ^^

Boa constricteur

Une marionette aquatique quitte la terre
Sous la fusion euphorique
De détails pressants

"Je suis bien coiffé?
J'ai mauvaise haleine ?
Ils pensent que je suis coincé"

Darwin a du se tromper quelque part
Je ne sais pas d'où je viens
Quelques hommes ont déambulé sur de sauvages plaines
Ils se sont tenus la main
Ils ont aimé
Ils ont copulé sous des draps de mammouths
Je suis une erreur?

"Les jeunes dansent
Ils achètent des capotes
Ils prennent du plaisir"

Gentil lapin nain
Où cours tu ainsi?
Je cours partout dans les escaliers
Et sous les fauteuils

Coenurose songeuse
Viens dans mes bras
Vois les 21 petits toboggans
Et sauve toi d'ici

Trouble du jeune saumon
Jeune poisson
Jeune saumon
Tu es aussi narcissique qu'un iceberg en plein août
Tu es bloqué dans la cargaison
Avec la pieuvre entre les cartons
Un jeune pêcheur malhabile va tout faire rater
Il va...Il...va t'empoigner et te frapper avec un bout de bois
Ou alors il va t'ébouillanter sans le vouloir
Il a un léger sourire au coin des lèvres
Et toi jeune saumon tu rates tout
Tu vas mourir et tu n'as pas réglé toutes tes questions

Fini les escapades sur le dos de la rivière
Parmi tous les oeufs y'a t-il une mère inconnue qui se cache
Une femme qui recherche son petit à l'autre bout de la Terre
T'a-t-elle abandonné ?
T'a-t-elle aimé?

N'importe quel bras de mer offre des nageoires à son rejeton
Et puis je t'offense toi la mère adoptive et aimante
J'ai envie de te dire tout ce que j'ai sur le coeur
Je ne suis qu'un jeune saumon

Dormir sur les épaules de la Scarpe
Dans une autre vie je serais à l'autre bout de la terre
Peut-être serais je bon pour le caviar?

Un pêcheur malhabile vient de me sortir de l'eau
pat075
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À bas demain matin

Message par pat075 »

Bises
Patricia

mon recueil : sur le site de la maison d'édition :
http://www.edveri.com/

mes sites de poésie mis à jour le 17 juin 2006 :
http://perso.wanadoo.fr/patricia-guenot/
http://patricia.guenot.free.fr/


À bas demain matin
--------------------------

Les barges bâtissent des banlieues bariolées
Le Basque barjo batifole
Le baobab bascule dans le bateau
Le barbu barbote des bananes
La baleine baguenaude dans la baignoire
Le baryton baragouine au baptême
Le badge balance les bavards
La barboteuse bave sur le bar
Le badaud bâille au balcon
Le barde barbe les barbares
Le balèze bâillonne le bagagiste
La baraka se barre aux Bahamas.

Mes balivernes bassinent les barbons
Ma ballade balbutie son baratin
À bas demain matin.
sandoval

Message par sandoval »

La cloche


Hé je dors les yeux ouverts
Hé j'ai si peur de toi
Hé j'ai les doigts engourdis de froid
Hé je suis ta petite reine flocon
Je parcoure la vie à tort et à travers
Courageuse mais si seule

C'est la dernière cargaison
Ma dernière déraison pour te garder en vie
Respire sous le sable
Perce le secret des rochers

Hé j'ai besoin de toi encore un peu
Hé nous sommes si vieux
Hé je perds le contact avec médaille et pendule
Hé ma gorge est sèche
Hé voici ta petite princesse chauve-souris

Cela vient du fond des âges, sous la plaque de glace
Les fauves nocturnes patientent
Tu es patient
Le ciel n'a plus de fond, on étend les mains et toutes les colères du monde jaillissent à nouveau
J'ai passé trop de temps ici
J'ai médité des heures sur ton cas...résolumment à part
J'ai approfondi la matière et les organes supérieurs
Concevoir des larves ou des fossiles dans la fleur de l'âge
J'abandonne

Hé promets moi de prendre soin de toi
Hé quand je ne serais plus là, range mes affaires, mon bureau, les bibelots, les montres, les coquilles, les dessins d'arbre, les animaux empaillés
Prends soin de toi
Hé quand on te diras du mal, ou qu'on voudra te blesser
Quand tu te sentiras au fond du trou, un peu largué
N'oublie pas je serais là, te guidant, avec mes cailloux invisibles
Hé tu vois la mer là? J'y suis
J'aimerais être aussi pur que l'écume
J'aimerais mourir sur une plage mélancolique
Hé n'oublie je serais toujours
Hé n'oublie pas, je suis toujours là
sandoval

Message par sandoval »

Je ne sais pas
Je connais un garçon qui vit au milieu des champs et des éoliennes
Un garçon qui court après le vent
Un garçon aux yeux trépidants
Intriguant quand il s'agit parler
Impensable dans nos villes
Le danger fourmille sans cesse dans ses jeux
Un direct du gauche
Un baiser fougueux lorsque je me suis trop approché

Il joue aux petits soldats de plomb
Il collectionne des bouteilles dans des bateaux
Je fais mine de ne pas le voir
Quand la terre toute entière danse
Je me rapproche j'ai des ailes
On se frôle
Agacé
Maladroit
Imperturbable au milieu des années fleurs
Un mirage droit dans le coeur

En milieu de soirées
Les enfants-champagnes font la tournée
Des indiens se bousculent
La lune s'écrase par terre comme essouflé d'avoir trop crié
Les tables et les chaises se frottent
Quand les pieds et les mains se trouvent côte à côte
De joues rouges
De chemises débrayées
De pluie et de projection nucléaire
D'épis de vin et de terre
Sa main parcoure mon torse
Jeune seigneur timide
Dis moi raconte moi tes secrets

Nous sommes dans la jungle amazonienne
Les fauves pourchassent des ombres
Le fleuve se gondole de plaisir
Et nos lèvres fusionnent
Un cri électrique
Un rire
Nous échappe
Je me perds au beau milieu de tes regards
Lance moi une bouée de sauvetage
Tes soupirs
Tes souffles
Se pâment
Je vais me perdre en toi
pat075
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Inscription : jeu. mars 30, 2006 11:39 am

Prince du macadam

Message par pat075 »

Bises
Patricia

mon recueil : sur le site de la maison d'édition :
http://www.edveri.com/

mes sites de poésie mis à jour le 22 juin 2006 :
http://perso.wanadoo.fr/patricia-guenot/
http://patricia.guenot.free.fr/

Prince du macadam
---------------------

Prince du macadam, à la brusque tendresse
Cachée sous ton blouson d’intrépide motard,
Tu rêves de taxer une grosse Jaguar
Pour conduire au plumard de lascives déesses.

Voyou dégingandé au jean souillé de graisse,
En voyant les poupées que lèvent des tocards
Pendant que tu t’ennuies, seul avec ton pétard,
Tu te laisses gagner par un flot de tristesse.

Justicier des cités, tu dérouilles les gars
Qui donnent tes copains à d’affreux poulagas
Pour éviter l’horreur d’un séjour en cabane.

Tyran de la banlieue au regard de bandit,
Quand un clodo bourré prend un coup de tatane,
Tu l’emmènes pioncer dans ton crasseux taudis.
pat075
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Inscription : jeu. mars 30, 2006 11:39 am

Fleur de macadam

Message par pat075 »

C'est vraiment peuplé le macadam... de princes, de fleurs.
Bises
Patricia

mon recueil : sur le site de la maison d'édition :
http://www.edveri.com/

mes sites de poésie mis à jour le 3 juillet 2006 :
http://perso.wanadoo.fr/patricia-guenot/
http://patricia.guenot.free.fr/


Fleur de macadam
--------------------

Lascivement drapée d’un poisseux maquillage
Qui cache le dégoût niché dans son regard,
Elle aguiche les gars au coin du boulevard,
Sous les yeux des condés planqués dans les parages.

Experte patentée dans l’art du racolage,
Insensible aux jurons des gosses goguenards,
Elle s’offre aux clients qu’un relent de cafard
Jette subitement loin de leur femme sage.

Lorsque son souteneur lui vole son argent,
Elle espère en secret le secours des agents,
Enchaînée au poison qui réchauffe ses veines.

Dans les ombres ténues du brouillard matinal,
Elle entrevoit l’espoir d’une évasion prochaine
Loin de la cruauté de ce monde infernal.
GrayWolf
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Inscription : mer. avr. 19, 2006 7:58 pm

Message par GrayWolf »

Un Amour comme tant d'autres

C’était un après-midi comme les autres. Nous étions en cours de sport, comme tous les jeudis. Je le regardais jouer sur le terrain de basket, sans se soucier d’autre chose que la balle, son équipe et ses adversaires. Le prof siffla la fin du match et les joueurs quittèrent le terrain. Quant à moi, je continuai de fixer le beau garçon blond. Il passa à côté de moi, et remarqua mon regard. Il s’arrêta et me sourit. Il me demanda si ça allait, et j’acquiesçai, me noyant dans son regard bleu et perçant, qui semblait pouvoir lire au plus profond de mon âme. Je détournai les yeux en rougissant légèrement. Je ne sais s’il savait que je l’aimais. Toujours est-il qu’il me sourit de plus belle, de ce sourire qui faisait battre mon cœur. Il s’assit à côté de moi. Mes mains tremblaient légèrement, et il dut le remarquer car il me demanda si quelque chose n’allait pas. Je pris sur moi et mentis, disant que tout allait bien. Je ne pouvais lui avouer à quel point je l’aimais, de peur d'attirer les railleries des autres élèves. Je plongeai à nouveau mon regard dans le sien, et une fois encore, avec un sourire, il le soutint jusqu’à-ce que je lâche prise en rougissant. De nombreuses émotions malmenaient mon cœur ; j’étais triste, et pourtant jamais je n’avais ressenti de joie aussi intense. Nous partagions un instant très intime, et malgré tout, je me sentais terriblement loin de lui. J’avais envie de pleurer, de le prendre dans mes bras, qu’il me dise qu’il m’aime et qu’il caresse mes cheveux. Il était si proche de moi que je sentais son parfum, qui se mariait subtilement au mien, dans une alliance insolemment provocante. Nous ne parlions plus, mais nos odeurs respectives le faisaient pour nous. Cette intimité presque sensuelle rendait l’atmosphère pesante, quasiment palpable. Mes mains étaient devenues moites, et ma bouche sèche. Le prof appela mon équipe. Je me levai à contre-cœur, non sans lui adresser un dernier regard qui voulait dire ‘Je t’aime’, auquel il répondit par un doux sourire qui m’arracha une larme, une seule larme de douleur.

Un Amour comme tant d’autres

GrayWolf, le 1-VII-2006


Je ne sais pas si ça plaira, le but était de montrer que l'Amour n'a pas de sexe, ce au travers d'un texte dans lequel le personnage qui raconte n'a pas de sexe défini. Je l'ai posté sur le blog où je posterai dorénavant mes textes.
Mon petit atelier
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